mercredi 31 janvier 2007

Sans voeux, sans famille

voeux aux rosesA la Sainte Marcelle on recoiffe la toque sauf à s'enrhumer. (dicton poldève)

Quoi de plus vrai ! Un mois tête nue, il n'en fallait pas plus pour qu'un virus m'investisse qui me déclarerait la rhinite rebelle. 38,5 ce matin, et 30 jours que Dieu fit, à attendre que mon prince paraisse au balcon des souhaits de saison, comme disent les rosbifs. Hélas je n'ai pas reçu cette année la lettre de cadrage qui me permet de croiser le fer cybernétique avec les contempteurs de la monarchie fédérative éclairée participative universelle et portable à la fois !
Pourtant de l'an dernier j'avais tout eu, les trois voeux, les trois axes, les trois combats ; et ça commençait ainsi :

" La France, le déclin du courage ou le début d'une prise de conscience ? Mes amis, notre monde est éclaté. L'illusion semble vouloir être une drogue apaisante pour conjurer le sort ... ainsi est-on gouverné. On tente de trouver un équilibre entre des forces centrifuges, tandis que notre civilisation forge lentement le chaos."

J'avais osé mon remerciement que l'on peut excaver des archives en cliquant ICI.

On me dit dans l'oreillette que les voeux de la maison d'Orléans sont réservés cette année aux cadres de l'Institut. Moi qui attendais le jour où je les lirai comme tout le monde dans le carnet du Figaro ou même en page intérieure entre Rioufol et Slama. Pourquoi pas dans Le Monde ou chez Rothschild. Point de Vue n'a pas osé (Delorme dort), Paris-Match non plus. De dépit, je suis accouru à l'Institut de Bourbon qui est l'ambassade parisienne de mon prince d'outremer. Des voeux et des cerceaux, et vite !, criais-je au balcon qui me menaçait de tout son poids.
Que nenni, le Bourbon est au polo, il ne me souhaite rien.

Comme je n'attends rien de Busset, Parme ou Deux-Siciles, j'ai décidé d'en faire mon deuil, et de souhaiter juste cinq cents signatures de parrainage au don Quichotte de l'Alliance Royale qui monte lance basse à l'assaut des conseils généraux pour apparaître dans les lucarnes de l'élection présidentielle. Un fou ! Du roi peut-être, mais un fou quand même !

Il a du mérite, non pas que ce combat soit perdu d'avance, promouvoir une idée oeuvre à sa notoriété, mais parce qu'il a plus de mal avec les "siens" qu'avec les autres. Or l'offre monarchiste semble en avoir grand besoin ... de notoriété malgré cinquante ans d'activisme en chapelle.

Savez-vous qu'il est de bons esprits fleurdelisés pour débiner le candidat qui aurait le tort de clamer le nom du roi à la face du peuple alors que les experts, au fait de nos moeurs politiques, formés à l'empirisme universitaire, savent dès leur naissance politique que le nom du roi seulement se murmure, entre soi. C'est un code.
La perfection du modèle est telle qu'il ne souffre l'exposition ou la critique, qui pourraient le faner ou l'entamer. Alors surtout pas de "coming-out" !

Et le piéton du roi persiste à soutenir qu'il n'est d'avenir royaliste que populaire.

D'ailleurs un blogueur de référence, le Partisan Blanc, ne prouvait-il pas dans une analyse pertinente de la couronne britannique, que la force de persuasion de la reine plus que sa légitimité qui n'est pas discutée, réside dans son assise populaire. Ce socle est primordial. Il ne serait en revanche rien dans un pays "plébéien" comme le nôtre ? Bizarre !

En attendant que le Grand Jour se lève, acclimatons l'idée du roi dans l'opinion des gens honnêtes,simples et sincères, le plus largement possible, par tous moyens actuels de communication, de propagande. La campagne présidentielle en est un excellent puisque c'est la période d'écoute maximum des gens pour la chose politique.

Au fait, il m'a souhaité les voeux, Adeline ?

voeux du journal

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