mardi 16 décembre 2008

Occides

Pompicide¹ du commandeur
al ZaïdiJ'en vois d'aucuns, l'oeil égrillard, anticiper un billet sur notre Félix Faure national. Nous n'oserions pas, tant de lycées portent son nom.
Il ne s'agit aujourd'hui que de l'autopromotion d'un journaliste va-nu-pied d'al-Baghdadia, Mountazer al-Zaïdi, qui a passé ses nerfs sur le président des Etats-Unis d'Amérique en conférence de presse à Bagdad, en lui jetant ses chaussures au cri de "chien", l'injure suprême.
L'affaire est plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord car nous sommes en Orient au royaume des susceptibles. Si la godasse est l'outil de l'insulte arabe et sa semelle une marque de mépris, la perte de face est double : George Bush était l'hôte de Nouri al-Maliki, même si le Pentagone pense encore le contraire, et l'insulte rejaillit sur le Premier ministre irakien qui a laissé humilier son invité ...

Ce qu'ont très bien saisi les services de la sûreté irakienne qui lui ont mis une trempe lors de son transfert - des traces de sang étaient visibles à l'endroit où il a été remis aux autorités irakiennes - et ensuite dans les locaux de garde à vue. Il a un bras et des côtes cassées, et il est blessé à l'oeil et à une jambe (source AFP). Détenu par Mouaffak al-Roubaie, conseiller à la sécurité nationale, son pronostic peut être réservé.
La présidence Bush se termine piteusement.

Daticide du garde
Mme DatiSemaine des "cides". La presse people et la presse politique convergent au daticide du garde des Sceaux. Celle à qui l'on trouvait hier de l'allant, du caractère et la pointe de caprice féminin qu'il faut, est devenue frivole, avide de bijoux et toilettes, méprisante et bientôt presque "marie-couche-toi-là". Si elle a accumulé les fautes, c'est surtout dans le domaine de la Communication qui fait 50% des occupations de ce pouvoir surmédiatisé. Car après tout, Rachida Dati, quoiqu'on en dise personnellement, se tape les réformes les plus difficiles à appliquer : Le corps de la magistrature n'est pas celui de la préfectorale ; on ne le commande pas à la baguette par mutations, son corporatisme est très fort, sa prétention à tout mieux savoir est légendaire. La chancellerie l'oriente par la construction du projet budgétaire qui détruit des moyens ici, en crée de nouveaux là. Les juges en sont agacés et attaquent ad hominem.
L'audimat la tuera.

Fondicide juif
Le plus gros de la semaine est le fondicide perpétré par la Madoff Investment Securities LLC de New York : 50 milliards de vent ! Cavalerie classique des fonds pyramidaux à laquelle se sont laissé prendre les pointures de la banque française, mais pas qu'elles. Madoff a monté un gigantesque et classique "Ponzi" dans lequel les investisseurs les plus anciens sont rémunérés avec l'argent apporté par les nouveaux et non avec le produit des investissements réalisés. La crise financière ayant tari les entrées d'argent frais, Madoff Investment s'est retrouvé tout nu à marée basse.
Curieusement sauf exception à venir, les banques américaines ne se retrouvent pas sur la liste des pigeons ; on murmure sur Wall Street que Madoff Investment puait la combine ! Ce qui n'a pas alerté la SEC qui certainement en mourra !

Mr MadoffOn dit aussi que l'accès des particuliers (privés ou fondations) à Madoff Investment était "réservé" à la communauté de l'étoile à six branches, et que le cannibalisme financier est notoire au sein de cette communauté. Son sobriquet dans les milieux financiers new-yorkais était d'ailleurs le « Bon du Trésor juif ».
C'est en Europe, en Suisse et en Asie qu'on râle le plus, mais ce sont bien les fondations privées américaines d'origine juive qui paient la note la plus lourde, rapportée à leurs fonds propres :
North Shore-Long Island Jewish Health System perd 5 milliards, la Foundation's Common Investment Pool (LA) perd 17 millions, la Robert Lappin Foundation perd 8 millions et ferme, la Fondation Elie Wiesel pour l'Humanité risque de couler comme Mort Zuckerman, propriétaire du New York Daily News et du US News & World Report ; une fondation² de Steven Spielberg est aussi coulée mais ce n'est apparemment pas, grâce à Dieu, sa Fondation des Survivants de la Shoah qu'il avait créée après La Liste de Schindler.
Le système de Ponzi de la Madoff était approvisionné par des "fonds-conseils" comme le fund of funds familial Fairfield Greenwich Advisors qui est à la périphérie de la communauté. Il aurait rabattu des milliards sur Madoff par sa société Fairfield Sentry Fund et serait pris de 7 milliards ; au même titre que Tremont Group Holdings Inc. (3,1 Mds$ coincés chez Madoff). Leur rémunération était de 1% sur les actifs placés et de 10 à 20% sur les profits. D'autres advisors comme Access International Advisors (coincé pour 1,4 Mds$) ont rabattu des fonds mais pour le moment, on (Bloomberg) fouille car personne ne se vante d'avoir alimenté la pompe Madoff. L'affaire tombe à point pour détourner l'attention des fraudes commises par ailleurs chez Citigroup et AIG !

Pour la petite histoire, Bernie Madoff faisait tenir la comptabilité de son énorme trust comme une épicerie arabe par deux copains comptables en Floride ! Le film est en préparation à Hollywood.

Note (1): french translation of "shoe-icide" in familiar tongue
Note (2): il s'agit de la Wunderkind Foundation (source Le Temps, Genève)



Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires sont modérés. On peut utiliser les balises a, b et i dans leur rédaction. Pas de commentaires "anonymes".

Printfriendly