samedi 10 octobre 2009

Erreur de casting

FMNationalistes de toute soie, serrez les fesses. Le Monde risque l'apoplexie (de rire) à lire les frasques du déjà regretté ministre français de la Culture nationale. Après la Suisse, le Siam, la Réunion. On disait jadis à la Chambre sur les bancs de gauche, quand j'entends le mot "Kultur", je sors mon Druon, et la pique était bonne. Aujourd'hui, je sors mon "Freddie" ou ma "Queue" ! Qu'advient-il de notre malheureuse nation après cela ? Ecoutez la rue ... elle s'en fout !
Pauvre Freddie M., que n'est-il resté dans le milieu interlope du showbiz où le gris est de mise ! Tout le monde à la coule connaissait sa vie décalée, mais ceux du bord franc lui pardonnaient tout pour son talent d'initiateur hors pair à la culture, et, disons-le aussi, pour la jolie plume qu'il avait dévoilé dans son livre aujourd'hui catastrophe, "La Mauvaise Vie". Et puis il aime les familles royales disparues et les raconte si bien qu'il profitait de l'indulgence des royalistes ! Dont le piéton du roi. Mais si !

De l'étranger, nous passons pour des décadents depuis les années 70 - nous en avons diffusé tous les modèles en de nombreux domaines de l'art -, voire de vrais pourris depuis l'affaire Polanski, et les images glauques qui défilent maintenant dans l'imaginaire collectif nous enlèvent le peu d'autorité que nous avions encore. Nos atouts sont minces, on le sait, et la moindre des précautions est de les maintenir, de les préserver. La culture est un de ces quelques atouts, presque le second derrière l'aérospatial. On ne peut laisser la politique culturelle, et donc l'exposition médiatique des responsables publics de ce secteur, à la merci des pères-la-pudeur anglo-saxons ou ... chinois ; il faut répudier la femme de César. Justement !

Carla B.Déjà, notre président est méprisé en Asie, non pas pour sa petite taille (Deng Xiaoping était moins grand) ni même pour montrer ses semelles à ses interlocuteurs - on pardonne au barbare de ne rien savoir des usages - mais pour une chose que nous n'imaginons même pas : on a vendu aux enchères à Londres l'an passé des photos de son épouse nue, et Internet foisonnent d'images suggestives de la même. Ces peuples orientaux sont très en retard sur nous qui sommes fiers d'avoir une première dame si belle, la preuve en détails, du moins n'ont-ils pas encore accepté la publicité des moeurs intimes comme nous savons le faire. Ils en rient la main devant la bouche, très gênés. Ne cherchez pas trop loin le ton condescendant de la Chine envers nous, peuple bouffon mené par un ludion.
On notera en passant le ton comminatoire que prend à notre endroit le directeur des Antiquités égyptiennes pour quelques fresques recelées par le musée du Louvre. La relation privilégiée semble bien avoir vécu, depuis la cabale israélite contre Farouk Hosni à l'UNESCO, et toutes ces histoires nauséeuses que l'on enfile à paris comme perles à pourceau. M. Freddie, sinon lui, quelque caviardiste abonné aux petits grooms de la Mamounia peut-être, serait-il passé par Le Caire ?

président GülLe président turc Abdullah Gül sera sans doute le dernier à se laisser prendre en photo avec notre actuel ministre de la culture, dès fois qu'on ressorte le cliché dix ans plus tard à la suite de quelque "breaking news" pédérastique, à l'heure du démon de minuit. Jacques Chirac a pas mal souffert des portraits qu'il a fait avec Saddam Hussein. Je ne vois pas les loups de la politique risquer une future campagne électorale sur cette "bévue". Hillary Clinton - très échaudée par les récentes représentations ethniques du ministre Kouchner - ne serrera jamais la main de M. Mitterrand. Si les Anglais - que Edith Cresson taxait de "queers" quand elle était à Matignon - ont les idées larges, je ne vois pas non plus David Cameron faire un crochet par la Rue de Valois lors d'un périple français de pré-campagne. Etc, etc.

Ce n'est pas la faute à Rousseau qui s'appelle aujourd'hui Mitterrand. C'est la faute à Sarkozy. A force de jouer au "casteur" d'émission de télé-réalité et d'organiser son conseil des ministres comme un plateau de chaîne, il a décrédibilisé son gouvernement, dans le pays comme à l'étranger, et quand on parle dans Le Figaro de Mme Christine Lagarde à Matignon, on écorne le travail en studio. Il faut un publiciste de talent, un bateleur infatigable, littérateur par moment et pianiste un peu : c'est Jacques Séguéla qui devrait être nommé premier ministre, lundi matin.


Séguéla
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3 commentaires:

  1. Amusant et je retiens la suggestion Séguela. La manière dont nous considère l'ogre chinois est fort intéressante.

    L'écroulement général de la société se précise, la question étant de savoir s'il adviendra dès les mois qui viennent et en tous cas avant même 2012... Le problème éternel restant les récupérateurs de métier, tels que le centriste FB qui compare les choses à l'empire romain... Il n'a pas tort, ce sont ceux qui ne se seront pas organisés en mouvement uni et solidaire qui auront tort une nouvelle fois devant l'avenir.

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  2. Petit geste de reconnaissance pour votre hospitalité dans un débat qui se poursuit par ailleurs ...

    http://www.fdesouche.com/articles/71643/comment-page-23#comments

    ( message 2298 )

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  3. Merci.
    Le site FDS est devenu quasiment un monstre, au-delà même de la mouvance zid.
    Mais je ne partage pas l'acharnement contre FM. Trop d'arrière-pensées chez ses adversaires. On dénonce, ça suffit. On passe à autre chose. Il ne mérite pas tant d'opprobre.

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