mercredi 14 octobre 2009

Le salut par le réveil

RER tagué PoliceS'il vous arrive de prendre le RER le matin très tôt, avant 6 heures, vous aurez la première fois la surprise de trouver les voitures garnies, les places assises libres dispersées, et tout le wagon en sommeil. Ensuite on s'habitue. A l'heure du laitier ou de Paris s'éveille, le petit peuple des jobs pas drôles transhume depuis les cages à poules de la banlieue vers les cages à folles de la capitale. C'est si vrai que les trains qui reviennent de Paris sont peu chargés, sauf d'ivrognes blafards. On peut noter aussi que les usagers sont presque uniformément noirs. Vigiles, caristes, techniciennes de surface, maîtres-chiens, plongeurs (sans bouteilles), toutes petites mains sous l'ampoule électrique...
A cette heure, on entre en soute ! Noir, c'est moins salissant.

Bizarrement, dans un pays où l'Etat est banqueroutier, soixante-dix pour cent de nos jeunes voudraient devenir fonctionnaires de cet Etat failli, sauf le fils du président qui préfère commander les fonctionnaires et faire ministre de La Défense tout de suite. Tant de chances pour la France, qu'on en redemande. Arrêtez l'immigration et passez des concours, sauf si vous pouvez faire autrement comme le ministre sus-cité.

Un imbécile heureux à l'accent de Ouaga me fit la remarque dans la rame qu'il n'y avait pas des concours de soutier faute de candidats, même en supprimant la Princesse de Clèves du programme. Diantre. A la prochaine station, je cours interroger les experts du Front National.
Justement ! Ils me tendent un tract sur l'immigration choisie que je dévore immédiatement. Pétaing, 36 milliards ? D'accord sur tout. Euhhh, sauf à la fin..., l'in cauda me démobilise déjà !
« - L’application de la préférence nationale dans les domaines de l’emploi, du logement et des aides sociales ».

Qui va-t-on préférer pour emplir les voitures matutinales du RER ? Je vous le donne en mille. J'attends... On désignera des volontaires, pardi ! Et hop !
En attendant vos idées qui prendront le pouvoir, RER et métro passent par des ouvrages maintenus par ces jobastres crève-la-faim débarqués d'on ne sait où, pour faire ici tout ce qui ne se voit pas. Dans les arrière-cuisines, au fond des parkings, dans les caves de la confection, dans les tunnels, des gens pas clairs nous volent du travail. Et avec la Crise nous n'en avons pas de reste. La preuve en images :


Préférés de la Nation
levez-vous !
Tôt !



montre à 4 heures
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