lundi 14 décembre 2009

Attention à la berlusconisation

Silvio en campagneSur le marché d'images le président Sarkozy est un acteur de poids. L'alpha et l'omega de la démocratie étant le trompe-couillon, tout est bon pour le convaincre, le couillon. A ses frais, bien sûr ; où serait le plaisir sinon. Ainsi, de mauvaises plumes nous dévoilent que la "communication" de l'Elysée est devenu un gros bizness sous le règne du petit reître qui vit son rêve de star. Pour sept millions d'euros par an, cinquante communicants à temps plein organisent l'autofocus présidentiel et déplacent quarante-cinq caisses de matériel de prises et d'éclairage à chaque déplacement de sa majesté [source]. Plus les tabourets en poupée russe.

Ajouté à cela la main mise du pouvoir sur les médias mainstreet par réseau interposé et nous nous retrouvons dans la configuration italienne où le pouvoir médiatique est devenu le pouvoir tout court.
Sauf que !


L'outrance convoque parfois sa copine la violence et qu'un cassage de gueule n'est pas à exclure, à la réserve près que chez nous le "déséquilibré" serait mort ! Je suis allé voir la presse italienne pour qu'elle me parle de ce grand malade. Non, non ! de l'agresseur, Massimo Tartaglia ! tare-ta-gueule en français. Il est soigné depuis dix ans en psychiatrie et la société italienne convient que la popularité ou l'impopularité ne peut absoudre la violence physique. La violence sociale, fiscale ou pénale ? Là n'est pas la question. On est sûr d'une chose : les critiques de la presse peuvent débonder les pires instincts, messieurs les journalistes, retenez-vous, sinon vous serez convaincus de complicité.

sarkozyLes journalistes du Parisien qui ont allumé l'Elysée, posent la question qui tue : « Mais pour quel résultat ? Depuis la rentrée, sa communication [celle de NS] semble grippée, débordée par des polémiques à répétition, démunie face à sa chute dans les sondages. Mezzo vocce, certains se demandent même à l’Elysée si, à trop parler, le président n’a pas totalement brouillé son message…».
Autrement dit, trop de com tue la com.
Surtout quand on ouvre des sujets "grande gueule" comme l'identité nationale et qu'au moment où le débat d'insultes s'installe en préfectures - à ce que disent les fuites organisées - nos doux voisins de la montagne à vaches déclarent à la face de l'Islam conquérant : « Même pas peur ! ».

Berlusconi fut interpelé hier comme "bouffon" par son agresseur. Et pourtant l'Italie est la patrie de la commedia dell'arte. La France est plutôt pire dans son genre.


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3 commentaires:

  1. Le pire est à venir,
    la grande pyramide ,
    le musée ,
    la statue en BRONZE
    ...

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  2. Mouais... Pourtant fracasser le visage de Berlusconi, c'est avoir la tête sur les épaules.

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  3. Pauvre Silvio. Il est le meilleur contre-exemple du pouvoir démocratique, et nous sert à le dénoncer.

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