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lundi 30 mai 2011

Une odeur de vomi

Peu me chaut que le directeur général du FMI n'ait pu se retenir de vider ses génitoires au sortir de la salle de bains, il n'était pas mon candidat. Il est dommage pour l'image du French Lover qu'il ait violenté une jolie femme de chambre, entrée là pour raison de service (sans esse), et qu'il l'ait traitée comme un cadeau Bonux du groupe Accor qui n'en fait pas. Dans cette journée fatidique du 14 mai, combien de gens braves ou crapules auront perdu la vie dans la Grosse Pomme ? Nafissatou Diallo a perdu, elle, sa laborieuse tranquillité, et son adversaire est politiquement mort, dès avant de se suicider peut-être.
En quoi devrais-je m'émouvoir qu'un obscur député-maire de banlieue ait des distractions puériles à masser les pieds de ses secrétaires pour leur voir la culotte ? Le pouvoir est aphrodisiaque au premier soupçon ...de pouvoir, et le maire d'un trou perdu fait vite le costaud de sous-préfecture. Alors le "maître du monde", imaginez !

Le Parti est accusé
Ce qui m'irrite au plus haut point, c'est l'enfumage "démocratique" des sources de pouvoir, partis et médias, qui, bien au fait d'obsessions bizarres de leur champion du jour, n'ont pas une minute envisagé de s'en détourner, au contraire, l'ont mis sur le pavois des sondages avec la complicité des donneurs d'ordres (voir ci-dessous) car il augurait de somptueux bénéfices pour chacun d'entre eux, dans les charges ministérielles et périmétriques, conseils, commissions et autres commissariats.
La bitardise de M. Strauss-Kahn était notoire sans être du Cartel des gauches, mais au motif que les réflexes induits par la tentation n'entamaient pas ses capacités d'analyse et décision, ses thuriféraires remettaient le destin de la France pour cinq ans à un type qui pincerait les fesses de la reine Rania de Jordanie, sublime beauté dont tout royaliste est amoureux.

La presse est accusée
Denis Jeambar n'en peut plus de honte bue, et aurait (je ne trouve pas l'article) révélé dans Marianne, les dîners secrets de la presse et du prince pour mettre au point la campagne médiatique qui devait accompagner la déclaration de candidature du sauveur socialiste. On sait la connivence de certains journalistes avec les détenteurs du pouvoir mais dans ce cas précis - le pouvoir était à portée mais pas encore assuré - il s'agit d'une mise au service d'une cause partisane choisie délibérément. Libération d'Edouard de Rothschild, le Nouvel Obs de Claude Perdriel et Marianne de Maurice Szafran sont les journaux qui ont mangé. Qu'en attendaient-ils, outre l'envie de se voir un jour dans les rangs des licteurs de Cæsar ? Pure vanité, si l'on sait que l'Etat leur distribue déjà beaucoup d'argent sous forme de publicités publiques et para-publiques, et de subventions diverses à la production et à la diffusion.
Ces gens parlent d'indépendance de la presse la bouche pleine. Que valaient leurs sondages ? L'Obs donnait en novembre 2010, DSK gagnant par KO contre Sarkozy avec 62% des voix ! Gag !

Le régime est accusé
Les politiciens des partis ne sont pas mieux. Toute la Dream Team strauss-kahnienne savait à quoi s'en tenir des émois irrépressibles du champion. Réussissant dans leur projet, ils prenaient délibérément le risque, sauf opération préventive pratiquée au Maroc, d'une humiliation de notre Etat qui, dans ses fondamentaux et ses comptes publics, n'a vraiment pas besoin d'être moqué dans les enceintes décisives. Or l'humiliation d'un Etat rejaillit durablement sur la Nation et ses "nationaux", à voir la "haute" considération que nous avons, nous Français, à New York ces temps-ci.
Nous sommes dans l'hyper-avidité : crève la France tant pis, si j'ai le maroquin tant convoité et mon nom dans l'Histoire. C'est ce que viennent de me faire comprendre MM. Moscovici, Cambadélis, Le Guen, Michel Destot, Alain Richard, François Pupponi, Jérôme Cahuzac, Gérard Collomb, Mme Marisol Touraine, Mme... madame ? tiens, il n'y a pas beaucoup de femmes dans le "board DSK", l'influence du Grand Orient de France peut-être.

Martine Aubry dont on parle de plus en plus pour succéder au proscrit dans le coeur des électeurs de gauche est une bûcheuse. Elle ne pouvait ignorer le talon d'Achille de celui qui signa avec elle le pacte de Marrakech en 2010. D'une certaine façon, elle est complice par omission, et tout ce beau monde n'a aucun sourcillement à lancer le programme en trente points du Parti Socialiste au sortir du chaos (clic). Il faut sans mollir appâter le client, car la démocratie c'est d'abord des clients.
Ces comportements sont tous conformes à la loi d'absolution du suffrage universel comme nous la dénoncions dans un billet précédent, Constitutionnellement sale.

Enfin, il ne suffisait pas d'avoir l'équipe de Communication & Propagande¹ la plus puissante du moment, staffée des meilleurs spinning doctors français [euh... jusqu'à ce qu'ils sortent la Porsche Panamera], fallait-il encore avoir un bon candidat, comme disait de Lionel Jospin le pianiste de bordel dépité Séguéla, au soir du 21 avril 2002 !
Les communiquants avaient pu écraser en France l'affaire Piroska Nagy (collaboratrice hongroise au FMI forcée par son directeur général), mais le NYPD a sa propre agence de com et ne leur obéit pas.
Politiquement, DSK est un éjaculateur précoce !


Note (1): Stéphane Fouks (Euro RSCG), Gilles Finchelstein (Euro RSCG), Anne Hommel (Euro RSCG) et Ramzi Khiroun (comité exécutif de Lagardère)... (plus ici).

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