Index alphanumerique

mardi 13 mars 2012

Le retour des taxeurs


Même Le Figaro, la Pravda du Faubourg, a du mal à suivre la guerre des taxes, son lectorat hyper-sensible à l'impôt, faisant partie de cette moitié de Français qui en paient.
La chasse au scoop que mènent les équipes de propagande des candidats ne s'embarrasse d'aucun frein au déconnement ni de morale, dès lors que l'effet est obtenu : grimper dans ces pétaings de sondages qui servent à dire aux électeurs ce qu'ils pensent (Coluche)!
Quand l'énarque Hollande surtaxe les hauts salaires avec la seule ambition de faire parler de lui à sa gauche - il a explicitement convenu que la mesure n'entrerait pas un euro dans les caisses publiques - le président-candidat, un ancien ministre du Budget, invente le lien nationalité-fiscalité. L'ange est dans les détails, à lire bien, la taxation d'office ne serait appliquée qu'aux exilés fiscaux volontaires et non pas aux expatriés en mission. En clair, on va vers un décret Johnny Halliday ou anti-Gstaad. Les ONG d'optimisation fiscale vont réétudier la question, vidant l'éventuelle loi de tout effet. Mais M. Sarkozy aura fait deux points de mieux.

Au même moment, Le Bruit-et-la-Fureur exige un salaire maximum en entreprise, vidant ainsi les projets précités de toute assiette. Va-t-il négocier ce point crucial de résoviétisation de notre espace économique avec le candidat socialiste entre les deux tours ? Gag !

M. Rocard, bien calé au dossier de l'Aventin, est agacé par une campagne électorale qui surfe sur l'écume de choses triviales sans aborder la trame du drame. Or l'illuminati de Conflans-Sainte-Honorine - International Advisory Board, Friends of Europe, Terra Nova, Collegium international éthique scientifique et politique - voit notre avenir en noir, bien loin des couillonnades de préaux de ces messieurs. La vieille Europe est définitivement vieille au seuil de la sénilité, sa croissance - la vraie potion d'Astérix des programmes électoraux - sera nulle (ou bidonnée), par l'effet du renchérissement des matières premières et ressources raréfiées arrachées à la planète par les masses émergentes, si ce n'est pas la guerre.
Réagir ? Construire une société qui gratifie «les valeurs authentiques» et donc renonce au travailler plus ; chercher le bonheur ailleurs qu'au travail. Rocard rejoint ses bases d'origine, nous dit Eric Le Boucher dans Les Echos, pour souhaiter «une autre société, moins marchande, tournée vers le temps libre». La question à vingt dollars est de trouver les ressources pour faire manger tout le monde trois fois par jour dans une société qui prendrait le hamac pour emblème.
Easy, mec !

Taxer les derniers récalcitrants qui travaillent !



Note à l'attention des studieux :

Le Club Praxis n'attend pas l'embellie pour proposer une réforme fiscale de fond.
Cinq principes et neufs propositions sont déroulés sur le blogue de Turgot. Voici les 5 principes, les 9 propositions (tiens, tiens, encore un nonagone) sont accessibles en cliquant en fin de note :
Objectif : réduction des dépenses publiques mais sans arbitraire dans un cadre fiscal cohérent et optimal, qui interfère le moins possible avec la croissance économique.
- principe de clarté du champ d’action de l’Etat
- principe de justice fiscale
- principe de simplicité
- principe de stabilité
- principe de transparence
Vers le blog de Turgot...
Print Friendly and PDF

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires sont modérés. On peut utiliser les balises a, b et i dans leur rédaction. Pas de commentaires "anonymes".