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dimanche 13 janvier 2013

No Gas no War !

L'opération Serval - minou-minou - est orienté techniquement vers la destruction des stocks d'essence et des véhicules utilisés par les freux du désert. Les colonnes d'islamistes montées sur pick-up Toyota sont faciles à détecter en mouvement par le satellite ou le Bréguet Atlantic. Elles peuvent être traitées par les Mirage d'attaque au sol, les Caracal ou les Tigre, ou les drones armés (Harfang) sans qu'il soit nécessaire de s'y confronter. Les Rafale posés au Tchad s'y sont mis aussi. Nos troupes vont occuper les positions libérées en attendant la présence statique des bataillons africains en cours de constitution. Elles pourront être également parachutées sur les arrières de l'ennemi pour compliquer sa retraite, voire la diriger sur un azimut favorable à sa destruction. La guerre au désert étant une guerre de mouvement, on sait déjà que les Mujao, Ansar-Dine et autre Aqmi n'auront pas la part belle. Reste pour eux à se retrancher dans les montagnes arides, et partant de se fixer. Ce qui devient vite dangereux comme nous le montre le travail d'éradication continue mené par la CIA au sud-Waziristan. Quid des stocks de nourriture, d'eau et de munitions, après avoir fait la croix sur l'essence ?


D'aucuns, habitués à critiquer tout ce que la France peut faire de force, commencent à parler du bourbier malien et il est vraiment surprenant d'entendre le Setter Fou déclarer qu'au Mali, aucune des conditions de la réussite n'est réunie. Nous nous battrons à l'aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d'AQMI sont autant de guerres différentes (Dominique de Villepin au JDD ce matin). Pour qu'il y ait bourbier, il faudrait un peu plus de "couvert" et d'humidité, mais ceci dit, nous n'avons pas à affronter une hostilité déclarée des populations maliennes à notre endroit, qui, à l'exception peut-être terminée à l'heure où nous écrivons, des Touaregs, est à l'unanimité pour notre intervention et la libération du territoire envahi de dangereux psychopathes. La destruction des mausolés islamo-animistes a finit par convaincre ceux qui doutaient ! Nous n'ajouterons rien sur les fractures ethniques entre noirs et berbères du désert qui fragilisent la coalition d'intérêts qui a tenu tant qu'elle était triomphante à bon compte et sans pertes !


Le troisième point soulevé en France est la mise en danger de nos otages. C'est certainement le volet le plus pénible de l'opération. Nous sommes entrés en guerre mentalement le jour de la prise d'otages à la mine d'Arlit (Niger) quand il s'est avéré qu'il ne s'agissait que de rançon. Je ne parle pas du grand malade parti seul de Mauritanie pour se jeter dans la gueule du loup sans sa boîte de médicaments ; il fait partie de ceux qui osent tout ! La vie des otages étant vendue fort cher par leurs détenteurs, on peut considérer que ce prix les protège. Mais d'autres arguent que dans la tourmente ils peuvent aussi bien être exécutés dans l'effervescence de la guerre psychologique ou tout simplement en cours d'opération ne visant pas spécialement à les libérer. Il est éprouvant pour les familles des otages de les savoir menacés et l'incertitude quant à leur sort est insupportable. En l'absence de négociations (au Burkina-Faso) - absence invérifiable par définition - on a du mal à accepter qu'ils soient reclassés aujourd'hui en "dommages collatéraux" par l'état-major.






Derrière le clavier, nous ne pouvons souhaiter que trois choses :
- que l'affaire aille vite
- que les pays entourant la zone d'effort tiennent leurs frontières fermées du mieux possible (avec l'aide du satellite américain)
- que les colonnes soient éradiquées en totalité quand elles sont traitées




Pour suivre l'opération depuis son écran
un seul site crédible : 
Le Mamouth
(Jean-Marc Tanguy)





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7 commentaires:

  1. Le Mamouth certainement ! L'autre site très médiatisé "Secret Défense" est entré déjà dans le compassionnel dégoulinant après la première victime de l'Opex Serval, un officier de l'ALAT.
    Merchet ne va pas tarder à mettre en cause l'engagement contre les dangereux fondamentalistes. 20 ans chez Libération, on ne se refait pas !

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    1. Il y a longtemps que nous l'avons retiré des liens recommandés chez RA.

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  2. L'Algérie a ouvert dimanche son espace aérien aux avions français (et anglais). Le premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra est à Alger depuis samedi pour faire bloquer la frontière.
    La clarification de la position algérienne jusque là ambiguë est tout à fait bienvenue, après que de sérieux doutes aient accompagné ses velléités de négociation à outrance avec les fondamentalistes.
    Celles-ci dont la reprise était programmées le 21 janvier à Ouagadougou ont été annulées hier. A leur place le gouvernement burkinabé envoie un bataillon de 500 hommes à Bamako.

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    1. D'autres sources indiquent qu'il s'agit plutôt de Diango Cissoko en visite à Alger, le nouveau premier ministre, même s'il semble assez scabreux de quitter Bamako en ce moment !

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  3. Bouclage de la frontière mauritanienne -
    L'armée mauritanienne s'est redéployée lundi pour « boucler la frontière » avec le Mali, où les combattants jihadistes qui contrôlent le nord du pays sont soumis à une campagne de bombardement par les forces françaises, a indiqué une source militaire à Nouakchott. « Notre armée s'est redéployée le long des zones limitrophes des combats, en vue de mieux sécuriser notre pays et de boucler ses frontières »,« Des renforts ont également été envoyés dans la zone comprise entre Bassikounou (sud-est) et de Kobenni (plus à l'ouest), tandis que notre aviation multiplie les sorties de surveillance et de contrôle »,« L'objectif est de mieux cerner le mouvement dans cette zone »

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  4. Les Touaregs du MNLA se sont dits, lundi, prêts à aider la France dans ses opérations menées au Mali. Un soutien annoncé par l’un des responsables du Mouvement national de libération de l'Azawad. Ces combattants furent enrôlés dans la garde rapprochée du raïs libyen et sans doute savent-ils à quoi s'attendre...

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  5. L'Algérie et la Libye ont fermé officiellement leur frontière méridionale. Les choses ne s'emboîtent pas si mal, mais les vaillants djihadistes vont sans doute se planquer dans les jupes des femmes comme d'hab ! Les Maliens vont servir de boucliers humains !

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