mardi 25 avril 2017

Si la droite française...

...n'était la plus bête au monde, ses députés reliraient calmement la constitution qui règle la vie politique de ce pays et découvriraient que le régime est parlementaire, et non pas présidentiel*. Tout commence et tout finit à l'Assemblée nationale. Le président élu au suffrage universel indique les axes sur lesquels doivent serrer les cabinets qu'il nomme, mais à partir de là, c'est le chef du gouvernement qui prend en charge la conduite des affaires, conduite dont il n'est responsable que devant l'Assemblée nationale.
(*) dans un pays de droit écrit, la pratique le cède au texte

Ainsi M. Cazeneuve pourrait parfaitement se maintenir à Matignon après le 8 mai et ses ministres dans leurs ministères jusqu'au verdict des élections législatives. Il mettrait alors la poursuite de ses objectifs aux voix, et mis en minorité, remettrait son mandat au nouveau président qui nommerait à sa place le chef de la majorité parlementaire. Ce serait une gestion bien plus saine des affaires courantes que de voir se précipiter aux maroquins une bande déphasée sinon inexpérimentée, toute à la joie de la prébende acquise et des cocardes qui vont avec.

Aussi, les élus LR et UDI devraient-ils laisser tomber la présidentielle perdue, ne pas oser donner de consignes de vote que leurs électeurs ne suivront sans doute pas, et commencer dès à présent la campagne électorale des législatives.

Oui mais voilà ! Chacun des candidats de droite (ou du centre) attend le programme officiel, l'investiture officielle, clés détenues par l'oligarchie cholestérolisée qui n'en attend que sa propre perpétuation sur le payroll de la République. Et ce sont les Raffarin, Accoyer, Larcher, Retailleau, Longuet, Sarkozy... qui vont s'y mettre ?

La colère des gens a franchi la barre des quarante-cinq pour cent (NDA + MLP + JLM + PhP + NA = 47,31%) et Les Républicains retournent en cuisine pour commencer la dispute des chefs. Rien appris, rien compris !

Il suffirait(?!) de présenter le programme de Juppé aux élections législatives et d'obtenir une majorité relative pour qu'il y ait osmose entre le programme présidentiel probable (largement adaptable) et celui de la Chambre basse. Mais on ne peut repartir avec une palanquée de vieux c*ns battus !

Importons le seppuku dans notre vie politique et perfusons du sang neuf, sinon ce sera révolution, charrettes et lanternes !


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