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Affichage des articles du 2005

Voeux de Royal-Artillerie

Amis royalistes, artilleurs et piétons du roi, L'année européenne de la France s'achève dans la confusion de la République qui accumule maintenant les causes d'un déclin inéluctable de notre nation en l'état présent des forces qui l'enserrent. Rejeté par une Europe qui lui reproche de se cramponner becs et ongles à des privilèges désuets qui obèrent les productions de l'intelligence, seules chances de l'Occident à moyen terme, ridiculisé par une insurrection générale des quartiers pauvres qu'il aura fallu un mois à réduire, humilié par la mise en cause de ses soldats en mission sur les théâtres extérieurs d'opérations, abandonné par un président diminué et indolent, l'Etat français doit annoncer en plus sa déconfiture financière à la face du monde. Désormais nos élans, nos projets, nos bonnes idées, seront freinés par notre impécuniosité et par le défaut de crédit que nous feront sentir nos partenaires habituels. Comment avons-nous pu atteindre

Voeux Princiers

Dans notre série de voeux de Noël et de Nouvel An, nous commençons par ceux de Charles-Edmond de Bourbon. Vœux de Mgr Charles-Louis-Edmond de Bourbon « A quelques jours de Noël, ma pensée va particulièrement à tous ceux, hélas toujours plus nombreux, qui connaissent de grandes difficultés matérielles. Je suis ému des très nombreux courriers qui me parviennent quotidiennement et qui témoignent d'une extension considérable des difficultés pour beaucoup de familles françaises, mais aussi pour beaucoup de gens âgés trop souvent isolés. Cette souffrance-là est discrète, parfois muette, insoupçonnable. Elle ne brûle pas les voitures, les écoles ou les églises. Elle n'insulte pas la police et n'exige pas,la menace à la bouche,l'aide de l'Etat, pourtant en grande part,responsable d'un appauvrissement général. Le spectacle magnifique de le crèche nous renvoie l'image éternelle de cette pauvreté courageusement affrontée,cette pauvreté qui ne ménage pas sa pe

L'Accession

La procédure électorale n'est pas plus solide que celle du coup d'état pour restaurer ou instaurer une monarchie en France. Dans des circonstances normales telles que nous les vivons aujourd'hui et tenant compte de ce que les média participent à un jeu de rôles avec l'establishment politique, il ne sera pas possible de développer une offre politique monarchiste devant l'Opinion sans qu'elle ne soit pilonnée par les clichés les plus ringards, à commencer par la revanche de l'aristocratie dans sa morgue, les gènes rampants du régicide, la loi d'un seul et pas forcément génial, le déni de souveraineté populaire, quand ce ne sera pas l'écrasement par l'impôt des classes laborieuses et démocratiques au profit de la caste privilégiée, et au mieux, la marionnette du prétendant ou des prétendants dans les fils du grand capital. Nous connaissons tous les réponses à ces fantasmes, mais nous n'aurons jamais le droit ni le temps de les donner. Sauf à les

Aux Suisses de la Garde

"Invictis pax per vitam fortes" "sub iniqua morte fideles" C'est la phrase qui orne la plaque helvétique à la mémoire des Suisses massacrés à Paris par les Révolutionnaires de 1792 et que le maire a refusé de voir visser au mur de la Chapelle Expiatoire. Certains ont l'élégance rabougrie par le racolage démocratique, d'autres font très naturellement le singe du Pont au Change, celui-ci est de ceux-là. La garde suisse du roi de France date de Charles VIII qui créa les Cent-Suisses en 1497. Formés de mercenaires volontaires, elle fut reconnue rapidement comme une unité d'élite sur laquelle on pouvait appuyer la sûreté de l'Etat. Charles IX l'étoffa en la portant à la valeur d'un régiment, puis ses successeurs conservèrent l'idée. Louis XIII pérennisa le régiment de gardes suisses en 1616 et si l'unité des Cent-Suisses fut dès lors chargée de la sûreté intérieure du palais, le régiment participa aux campagnes militaires de la mona

A Charlotte Corday

Quoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes, Des lâches, des pervers, les larmes et les plaintes Consacrent leur Marat parmi les immortels, Et que, prêtre orgueilleux de cette idole vile, Des fanges du Parnasse un impudent reptile Vomit un hymne infâme au pied de ses autels ; La vérité se tait ! Dans sa bouche glacée, Des liens de la peur sa langue embarrassée Dérobe un juste hommage aux exploits glorieux ! Vivre est-il donc si doux ? De quel prix est la vie, Quand, sous un joug honteux, la pensée asservie, Tremblante, au fond du coeur, se cache à tous les yeux ? Non, non. Je ne veux point t'honorer en silence, Toi qui crus par ta mort ressusciter la France Et dévouas tes jours à punir des forfait. Le glaive arma ton bras, fille grande et sublime, Pour faire honte aux dieux, pour réparer leur crime, Quand d'un homme à ce monstre ils donnèrent les traits. Le noir serpent, sorti de sa caverne impure, A donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre Le venimeux tissu de

Ces Français oubliés

Lettre électronique du comte de Paris, novembre 2005 publiée par l'Institut de la Maison Royale de France . En ce onze novembre , espérons que ce soit vraiment l'armistice et non pas simplement une trêve dans le chaos de nos banlieues. Afin d'éviter que le sang ne coule, que la révolte ou même la révolution ne s'installent durablement, ayons le courage de constater que toutes les politiques menées jusqu'à ce jour en ce domaine ont échoué. Les habitants des banlieues sont au bord du colaps. Le drame n'est pas loin. Le premier volet de l'échec de la politique des banlieues concerne l'Education Nationale . Qu'elle soit laïque ou confessionnelle, l' école devrait avoir pour vocation première de forger des êtres humains, de former des citoyens libres et responsables capables de s'assumer et de s'insérer dans la vie du pays. Or depuis que les voitures brûlent, que les écoles partent en fumée et que le tissu économique de nos villes se désag

Monarchie Populaire (Leonidas)

Louis XVIII a-t'il dit qu'il fallait "royaliser la nation et nationaliser la royauté" ou fut-ce Descazes, qu'importe.... Il le disait dans une optique bien précise, pour faire coaguler l'aristocratie et la bourgeoisie, sans trop se soucier encore du Quart-état, le peuple. Mais viendront bientôt les Trois Glorieuses (Juillet 1830) et la révolution ouvrière de février 1848. Le peuple devra être compté. Les anciens rois savaient la force du lien affectif et y répondaient plus ou moins adroitement par un souci de protection des gens ordinaires contre l'arrogance des grands. Mais l'amollissement des moeurs politiques de l'aristocratie concurremment à l'exaltation des droits populaires jusqu'au fameux bon sauvage de Rousseau, avaient lancé ceux-ci et ceux-là vers le carrefour des collisions dont on saurait tirer parti du côté de la classe moyenne en plein développement. Le peuple prendrait un jour conscience de la manipulation démagogique au mo

La Crise Triple

Le pays se réveille sonné par dix-neuf nuits d'émeutes "nationales". Etat d'urgence soft model pour trois mois, couvre-feux circonscrits, et des dizaines de millions d’euros de destructions. Tout le monde est usé, casseurs, policiers, politiques et blogueurs. Le discours du président de la République de lundi n'était pas plus attendu qu'il était convenu, se limitant à passer en revue les faits et les causes sur un ton compassé. Cela faisait un peu soirée "Connaissance du Monde" à l'Alcazar de Tulle. La crise est donc triple : "C'est une crise de sens, une crise de repères, c'est une crise d'identité. Nous y répondrons en étant fermes, en étant justes, en étant fidèles aux valeurs de la République" . Oui, triple, puisque depuis Descartes tout va par trois dès qu'un Français explique quelque chose. Faites un test. Sens ? moral, civique sans doute. Repères ? familiaux, religieux peut-être (le gros mot est lâché). Identit

Monseigneur Louis au Pré Catelan

L'Institut de la Maison de Bourbon publie le "remerciement" de Mgr Louis-Alphonse de Bourbon au cocktail donné en son honneur au Pré Catelan le 26 septembre dernier à Paris. DISCOURS PRONONCE PAR MGR LE PRINCE LOUIS DE BOURBON Chère Grand-mère, Monseigneur le Nonce Apostolique, Monsieur le Duc, Messieurs les Ministres, Messieurs les Généraux, Madame et Monsieur les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs, Chers Amis, Pour prolonger l'invitation officielle qui nous a été faite hier de commémorer la Fondation de l'Institution des Invalides par mon aïeul le Roi Louis XIV, vous avez eu la délicate attention d'organiser cette réception en notre honneur. Soyez-en infiniment remerciés, vous Monsieur le Duc et Cher Cousin malgré le deuil si cruel qui vous accable, pour l'avoir organisée, et vous tous chers amis pour être présents. Cette réception permet, pour la première fois depuis notre mariage, à ma Chère Epouse, la Princesse Marie-Marguerite, de rencontrer offi

Turgot trop en avance

Préambule Le futur roi fut-il influencé par cette conception idyllique, inspirée de Bossuet, d’une monarchie patriarcale, bienveillante et pacifique, clef de voûte de l’harmonie sociale. Ainsi, malgré un apprentissage scientifique hors pair qui lui laissa d’excellentes connaissances en mathématiques, physique, cartographie, marine, anglais, espagnol, italien, le jeune prince fut, malgré les avertissements du détesté mais lucide Choiseul, éduqué suivant le credo politique idéaliste des dévots, autrement dit, mal préparé au métier de roi. Malgré cela, Louis XVI n’était pas resté fermé à l’esprit des Lumières, comme en témoigne l’entrée de Turgot et de Malesherbes au gouvernement, saluée par le parti philosophique. Précipitées et audacieuses, les réformes de Turgot touchaient aux fondements mêmes de la société d’Ancien Régime, prenaient le parti du peuple contre les privilégiés, mais elles recevaient le soutien ferme du roi contre une opposition parlementaire qui dénonçait le despotisme

Monarchie 21

"Qui inscrira le royalisme dans le XXI° siècle ?" dit un jour la tortue, lassée d'avancer à son pas vers la concrétisation de ses espérances qui à chaque mètre gagné reculait d'autant. Elle résume complètement mon angoisse métaphysique des années qui passent "en vain", et aussi mon exaspération tant le royalisme de témoignage occupe le maigre espace médiatique arraché aux barons de presse, cachant soigneusement comme mal honteux le royalisme doctrinal du combat politique. Mais pour répondre à la tortue faut-il encore apprécier le siècle nouveau pour ce qu'il est vraiment. Sont-ce les Royalistes de coeur les mieux placés ? Je doute. Ne faudrait-il pas commencer par étudier et deviner le marché politique réel des trois premières décennies de ce siècle ? Beaucoup d'études et ouvrages traitent de mouvements structurants et déstructurants pour notre monde global, et des bienfaits et dommages collatéraux sur notre quotidien. Essayons les sérier en vrac sa