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mardi 12 février 2013

Satan enfanté à Tunis

Une fois n'est pas coutume, nous faisons le billet sur une contribution étrangère au blogue. Malek Triki est un journaliste tunisien de Al Quds Al Arabi qui revient sur l'assassinat de Chokri Belaïd, leader d'un parti d'opposition de gauche à la règle islamique imposée par Ennahda, parti ayant accédé aux affaires démocratiquement. Immergé dans l'actualité tunisienne et bénéficiant des remontées d'information vers son journal, il trie les motifs et les motivés, et prend le risque de dénoncer.

Sauf à avoir organisé les premières élections libres dans l'histoire de ce pays, l'élite politique tunisienne n'a rien accompli du tout durant ces deux dernières années. Ces élections libres causèrent fierté et optimisme, mais ils s'évanouirent aussi vite que que le printemps orphelin fut rincé de tout bienfait conséquent par une atmosphère politique barbare. Cela vira au cauchemar - l'un parmi beaucoup dans la Tunisie nouvelle qui retourna la bénédiction en malédiction.
Ce qui demeura spécial dans ces élections est qu'elles donnèrent une majorité relative en voix (et pas de majorité absolue) à une formation dont les partisans et les jeunes croient en toute sincérité avoir acquis une « légitimité par le scrutin » voire un « mandat », la clef de toute porte, le baume à toute plaie. Dans leurs croyances, ceux qui obtiennent la majorité des voix sont les représentants de la vérité absolue, et cette cette vérité absolue est en eux-mêmes. Ils deviennent infaillibles au moins aussi longtemps que dure le mandat électoral. Selon eux, la Charia (mandatée ou légitimisée) est la pierre d'angle sur laquelle tout l'univers pivote. La légitimité est le Sidrat al-Muntahā, le lotus des confins dont la lumière marque l'accès au septième Ciel. Ce mandat électoral est une vérité indiscutable. Nul ne peut la mettre en doute. Ainsi le peuple a-t-il parlé. Et puisque le peuple a le dernier mot, il n'y a aucune question permise. Ecoutez bien païens, ennemis du parti Ennahda en charge des affaires, vous qui détestez son juste gouvernement : Stop ! Ne vous jetez pas sur les épines de la légitimité, ne vous insinuez pas entre l'ongle et la chair de son mandat légal. Décampez ! Partez ! Trouvez-vous un coin pour pleurer les larmes de votre sordide infortune. « Ô laïcs infidèles, vous les « zéro-pour-cents » qui jouez sur les mots, sur l'éphémérité des élections, prenez avec vous votre notoriété et vos martyrs et quittez notre légitimité¹ ».

Feu Chokri Belaïd
C'est exactement avec cette logique d'un dogme religieux que les partisans d'Ennahda appréhendent toute critique ou tout appel au gouvernement actuel pour remédier aux manquements. Pour cela, ils ont créé des dizaines de comptes Facebook qui appellent ouvertement au meurtre en pleine lumière. Il faut ajouter à cette énigme la masse des extrémistes (non pas des partisans d'Ennadah) qui courent la campagne et pratiquent une violence désormais reconnue contre d'innocents citoyens, des intellectuels, artistes, journalistes, brûlent le saint Coran (!) et incendient les mausolées de saints musulmans. Ces éléments prouvent l'existence d'une alliance entre les militants du parti dirigeant, Ennahda, et des extrémistes dans les rangs desquels on nomme abusivement des « salafistes » (fondamentalistes), une alliance entre les faucons d'Ennahda et les brutes d'une nouvelle secte kharajite. Cette alliance a un ennemi : le civil tunisien qui croit en la liberté et fuit l'idéologie.

Cette hostilité (enracinée de manière frappante dans l'obscurité profonde d'instincts tribaux immoraux) est organisée contre une société tunisienne libre et la conduit au seuil d'une ligne de fracture jamais vue auparavant : l'abîme des assassinats politiques.
Attendre une enquête concluante sur le meurtre ne veut pas dire annuler des évidences : le meurtre du militant de gauche Chokri Belaïd ne provient pas des partis d'opposition aux dirigeants actuels, ou des opposants à l'idéologie dite « Islam politique », ni même aux ennemis du dogme des Kharajites puritains ignorants. Plus vraisemblablement que moins, dans le contexte de haine et de ressentiment tellement omniprésents dans le pays, les tueurs doivent appartenir au camp des « révolutionnaires » protecteurs de l'actuel « mandat électoral », leurs extrémistes et leurs associés tenants de la ligne dure (plusieurs partis y compris le président et le leader du parti républicain avaient averti le martyr que sa vie était en danger). Ces extrémistes sont les coupables les plus vraisemblables dans le meurtre de ce Musulman citoyen dont les deux filles jeunes deviennent orphelines sans pitié. Il n'est pas exagéré d'arguer que celui qui a commis le meurtre, plus vraisemblablement que moins, est parti en espérant que ce crime atroce lui sera compté sur la liste de ses bons points à la droite de Dieu.

C'est la tragédie de la Tunisie d'aujourd'hui. Une bête malfaisante est sortie de la matrice de cette pure et bonne mère, qui dévore maintenant ses enfants. Sauf à se repentir et accepter comme un fait accompli la « légitimité » éternelle des nouveaux dirigeants, elle est condamnée à rester « malheureuse et désespérée² ». En vérité, cette « légitimité » est un mandat éphémère dans une obscurité absolue mais éphémère.

Malek Triki
8 février 2013


(1) le texte évoque trois vers du poète palestinien Mahmoud Darwish
(2) “malheureuse et désespérée” est une citation directe du « Moment d'euphorie de Soumaya », texte publié par Soumaya Ghannoushi, fille du leader d'Ennahda, Rached Ghannoushi, et épouse du présent ministre des affaires étrangères, Rafik Abdelssalem, lui-même mouillé jusqu'au cou dans l'affaire du Sheratongate. Le 23 octobre 2012, elle a posté sur sa page personnelle Facebook un message euphorique qui a créé beaucoup d'effervescence et chaud débat sur la blogosphère tunisienne. Elle y disait : « Puisse chaque cycle électoral être l'occasion pour vous d'être malheureux et désespérés ».


Postsriptum
Merci à Lofti Hermi pour son aide sur ce morceau de bravoure.
Original arabe sur Al Quds Al Arabi.
 Al Quds Al Arabi - La Jérusalem arabe - est un quotidien panarabe édité à Londres, réputé pour sa pugnacité et le large spectre de couverture des événements, un journal de « la rue arabe ». On pourrait le comparer au Parisien libéré.


jeudi 7 février 2013

L'Afrikistan en panne

L'Afrikistan est mal barré. Ce qui doit bien ennuyer les éditocrates et think-tankistes qui vivent de l'alarme. On peut dire que le pas de clerc des bandes terroristes islamisées au Mali fonçant sur Bamako a porté un coup sérieux au projet verdâtre des fondamentalistes musulmans déroulés dans les amphis de géopolitique. Les séismes dont on annonçait les répliques sont au nombre de cinq, et paraissent plus que jamais réparables. Ce qui en soi n'est pas une mauvaise nouvelle, et d'abord pour le continent africain qui n'a pas besoin de perdre du temps avec ces foutaises théologiques. Les défis économiques et sociaux sont des falaises autrement plus hautes à grimper que le salut dans l'au-delà par l'asservissement des âmes. Il faut déjà vivre un peu avant de mourir.

Voici les cinq foyers cancéreux dans le sens des aiguilles, et notre pronostic sans frais :

(AA) Parti islamiste Ennahda au pouvoir en Tunisie

Rached Ghannouchi
Parti de l'étranger dirigé par des émigrés revenus cueillir les fruits d'une révolte dans laquelle ils ne se sont pas mouillés, il s'avère incapable d'améliorer le sort des gens à divers motifs dont le plus évident est la crasse idéologique qui bloque les rouages économiques comme du cambouis. Ce parti instrumentalise des bandes salafistes et les gros-bras de la LPR (le SAC d'Ennahda) qui sous-traitent une "petite terreur" au quotidien pour faire tenir tranquilles les braves gens (la majorité silencieuse de là-bas).
L'insatisfaction monte rapidement dans une population qui vient de comprendre qu'elle a été bernée par les agents électoraux du parti Ennahda qui avait passé la promesse dans les villages : un vote, un emploi. La population tunisienne, plus éduquée que la moyenne des habitants de la rive sud de la Méditerranée, n'adhérera pas, l'argumentaire islamiste étant tout simplement trop bête. L'assassinat du chef de parti Chokri Belaïd peut dégoupiller une réplique de la révolte de 2011 capable d'emporter tout. L'impudence du pouvoir à vouloir passer en force en articulant un double langage qui ne trompe plus personne, convoque la complicité de l'armée qui est loin d'être acquise. Notre pronostic est une raclée électorale pour Ennahda dans un scrutin anticipé.

(BB) Frères musulmans au pouvoir en Egypte

Mohamed Morsi
A l'inverse d'Ennahda, c'est un parti "souchien" qui a 70 ans de travail de fond dans les quartiers défavorisés et dans les campagnes. Si c'est bien la "démocratie" qui a porté les Frères au pouvoir, le principe "un homme-une voix" n'a rien résolu quand à la légitimité des vainqueurs. Comme en Tunisie mais avec un coefficient 8, ce vieux pays a une culture ancestrale et une bourgeoisie éduquée. Il est aussi un vecteur de "modernisation" dans tout le Proche Orient. L'indigence (voire l'absence) des programmes économiques et la duplicité puérile du président Morsi ont disqualifié aux yeux de l'Opinion ces doctrinaires ne sachant que parler ou menacer, et les dérives salafistes que l'on rencontre en Tunisie n'ont déjà plus cours en Egypte, la "rue arabe" s'étant ressaisie !
Le "café" et le souk se gaussent des prétentions fraternelles à vouloir bâcher les compagnes ! Les villes du canal qui font l'Opinion sont en quasi-insurrection. Il y a plus urgent que la charia car la misère galope dans l'artisanat, le petit commerce, les petits boulots et combines paisibles car l'argent ne circule pas. Dans le vivier électoral traditionnel des Frères - les fellahs pauvres du delta - les choses ne vont pas mieux car le tourisme a disparu et l'activité vivrière est désorganisée. Notre pronostic est un pronunciamiento finissant la supercherie islamiste car l'armée est intacte.

(CC) Pirates islamisés de Somalie

Les Shebbab somaliens sont maintenant dans la tenaille de deux puissances régionales qui ne négocient plus mais sont décidées à les tuer. Le ratissage français au Mali qui ne fait pas de prisonniers les y encourage. Ainsi Kenya et Ethiopie vont-ils pratiquer la solution finale, surtout le Kenya qui avait été durement secoué par les bombes d'al-Qaïda. Depuis octobre 2011 - date de la prise d'otages de 4 travailleuses humanitaires blanches - ses raids ne sont plus des manoeuvres de pacification mais de destruction. L'Ethiopie inquiétée sur sa frontière nord par l'Erythrée, Corée du nord africaine qui soutient les insurgés de l'ex-Somaliland, veut en finir maintenant.
En mer, la piraterie étant directement liée à la prospérité des Shebbab, sa réduction est impérative et c'est sans doute la seule fenêtre de collaboration affichée avec le monde extérieur au continent. On peut concevoir que de plus en plus de pirates seront ramenés devant les tribunaux kenyans, la vieille punition "haut et court" n'étant plus d'application malgré son indéniable dissuasion ; mais on sera plus discret en coulant les barques. Notre pronostic est une liquidation générale des Shebbab avec malheureusement des dommages collatéraux dus à leur propension à se réfugier dans les jupes des femmes.

(DD) Boko Haram du Nigeria

Abubakar Shekau
Cette secte nombreuse sévit dans les provinces du nord, contiguëment au Niger. Ayant adopté les codes islamistes et le terrorisme d'application qui va avec, elle est combattue par les forces nigérianes qui hachent leurs rangs sans état d'âme. Des éléments nombreux sont montés au Mali renforcer AQMI mais il semblerait qu'ils se soient débandés devant la réplique française et nigérienne, ce qui est plus facile pour eux qui sont majoritairement des Haoussas (noirs). Si les pertes encourues n'entameront sans doute pas la ressource au Nigéria surpeuplé, elles encourageront l'action d'éradication des forces nigérianes (police et infanterie) et notre pronostic est la liquéfaction de la secte par découragement ou moindre propension au sacrifice. Des vierges, il y en a de très belles sur terre et Boko Haram vient de déclarer un cessez-le-feu ! Nous ne faisons pas de pronostic pour le moment.

(EE) AQMI-MUJAO au Sahara

Le groupe islamiste touareg Ansar Dine doit être dissocié des deux groupes arabes, même s'ils sont interpénétrés. Il est probable qu'une paix forcée entre le MNLA-MIA et le pouvoir noir de Bamako, réglant la question de la représentativité douteuse de ces Touaregs insurgés, conduise à une autonomie jouable à condition qu'elle soit couplée au développement économique du nord. Le dispositif retenu affaiblira terriblement l'élan de la rébellion islamiste touarègue qui pour la première fois ne dictera pas ses conditions. Son chef charismatique à demi-fou, Iyad ag Ghali, se terrera dans une grotte des Iforas à guetter l'hydravion blanc du Qatar qui viendra l'emporter, tandis que ses troupes même bien armées seront débandées par les escadrons méharistes des nations voisines convenablement soldés et sous appui-feu continu. On compte sur les Tchadiens, et les Touaregs ralliés qui se referont un pucelage et,... nous-mêmes un peu.

Abdelmalek Droukdel, émir AQMI
Restent les deux composantes terroristes versées dans le narco-trafic¹ pour faire court. Les motivations religieuses affichées ne sont plus crédibles au sein des habitants du pays après la découverte des atrocités commises dans les villes prises. Il leur sera difficile de prospérer dans l'Adrar des Iforas avec l'hostilité déclarée ou contrainte des populations des vallées alentour. S'étant dévoilés comme des bandits cruels, ils ne pourront pas se muer en talibans afghans² vivant au milieu du peuple comme un poisson dans la rivière. Ils sont en plus perçus comme des "étrangers". C'est une courte vie de proscrits cernés qui les attend. Elle deviendra vite intenable quand les gardes-frontière des pays voisins auront été renforcés - l'Algérie a descendu 1400 hommes en renfort sur sa frontière - et qu'ils devront affronter sur leurs seules réserves Tchadiens, Maures et Touaregs marchant à la prime. En plus j'ai vu passer sur mon écran deux canons Caesar³ français qui montent vers le nord ! La chambre de décompression libyenne utilisée par Belmokhtar (Mister Malboro) qui joue à "chat perché" sera de plus en plus inaccessible par la reconstitution des forces libyennes.
La profession de djihadiste incandescent ne durera qu'aussi longtemps le permettra le trésor accumulé par le trafic et la prise d'otages. Notre pronostic est la neutralisation des zones de parcours par les Français et l'éradication par les drones américains des derniers noyaux durs protégeant leur fric, quand les plus fragiles seront retournés à la garde des chèvres.
Restent nos otages.

Actu: Ont été sauvés de l'incinération aérienne par les Touaregs les chefs de groupe terroriste Mohamed Moussa Ag Mouhamed (Ansar Dine) et Oumeïni Ould Baba Akhmed (MUJAO), capturés à In Hallil le 2 février. Direction sans doute le TPI.


(1) on lira avec profit un billet dédié au narco-trafic et à son extension au-delà des groupes terroristes par ici.
(2) les Talibans afghans commencent à se rendre... selon Al-Jaezira.
(3) canon semi-automatique de 155mm Caesar porté sur camion, qui met 8 coups/minute à 40 kilomètres, acquisition des données et calcul automatique en temps masqué ; c'est une arme de saturation.



Il y a de bonnes raisons de croire en la défaite de l'Afrikistan, mais la meilleure garantie de bonne fin sera une vraie gouvernance qui coupe les ponts avec la corruption endémique, permettant d'injecter des fonds de développement efficaces. Tous les pays africains sont concernés, tous y compris les pays non africains impliqués dans les projets !


Nairobi




lundi 16 juillet 2012

Ennahda du rêve à la réalité


De notre correspondant alangui à Djerba.
Le parti islamique tunisien vient d'achever son congrès fondateur de parti de gouvernement. La realpolitik a pris le dessus en cherchant à copier le modèle éprouvé de l'AKP turc. Peu préparés à gérer au sens plein, les cadres musulmans, s'ils sont intarissables sur la criminilisation des blasphèmes, peinent à saisir les rouages d'une administration moderne pour se cantoner jusqu'ici dans l'épuration. Qu'ils épurent la justice de Ben Ali n'est que justice, même si le cadi local ne va pas suppléer aux juges formés à la fac de droit. Pareil chez la police, bien que les vrais salopards se soient depuis longtemps réfugiés... en France. Il leur reste à écrire une constitution, ce qui leur fera une belle jambe, sous le hijab.

La question pénible que le congrès a esquivé reste ce p... de chômage qu'Allah n'a pas supprimé en nommant au palais Dar el Bey un croyant spécialiste de thermodynamique. Et pourtant, c'est bien l'absence de travail et la corruption notoire dans les procédures de recrutement qui ont ouvert les vannes de la révolution de jasmin dans la Tunisie profonde. Si les agents d'Ennahda ont parfaitement fait le job (comme l'AKP jadis en Anatolie) en expliquant que seul le parti religieux apporterait travail et morale au fin fond du pays, ils ont quitté leur zone d'effort dès que la victoire fut acquise, laissant les populations avec le soupçon métaphysique de se l'être fait mettre. Il n'y a pas plus de travail qu'avant, sinon moins quand les patrons ont fui.

L'AKP a sauvé sa conquête par la croissance à marche forcée, l'émigration des surnuméraires et une gestion avisée de ses adversaires. Mais ce sont des Turcs et le pays est grand. La Tunisie est une maquiladora, on y vient produire à bon compte depuis l'étranger, il n'y a pas de marché intérieur et les frontières économiques du Maghreb cassent toute perspective régionale, sauf en paroles lors de rencontre des "pays frères". Si la charia rampante ou évidente est de peu d'effet sur les usines, il n'en va pas de même pour le secteur tertiaire tourné vers l'étranger, et le tourisme d'abord qui fait 15% du PIB avec de l'argent frais. Même si le développment du pays n'est pas cantoné au tourisme - c'est tout de même un pays touristique de rêve - la Tunisie d'Ennadah ne pourra faire l'économie de cette "exportation statique" à des motifs idéologiques. Le gouvernement tiendra-t-il sa base partisane ? Parviendra-t-il à briser les groupes salafistes qui lui font une contre-publicité à l'extérieur ? Va-t-il à son tour encager ses opposants ? Rien n'est moins sûr.

Le dernier scrupule dans la chaussure est la question des femmes. Les femmes tunisiennes sont réputées pour leur entregent et leurs capacités à tous niveaux. D'ailleurs Ben Ali n'était-il pas gouverné par sa coiffeuse de femme ? La prévention pavlovienne du parti islamique à leur endroit pourrait bien priver le pays de compétences appliquées au bénéfice de compétences purement cérébrales dont il n'a jamais eu moins besoin.
Au vu des insuffisances qui se dessinent et mettent en péril autant la "réislamisation" que la rénovation économique, le paradoxe serait un monitoring de l'ambassade de Turquie à Tunis sur certains ministères, renouant par là avec la vieille Régence.


L'économique d'abord, la politique suivra !





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