mardi 20 novembre 2018

Islam en France, LE rapport

Prologue

Al-Mawlid an-nabaoui ou Naissance du Prophète est célébrée le 12 rabîʿ al awal (3è mois du calendrier musulman) et ça tombe aujourd'hui. Christophe Castaner, ministre des cultes, lance le travail d'une réforme des lois anti-cléricales de 1905 à destination de l'islam (et des évangéliques aussi), une occasion comme une autre de faire le point sur la controverse qui enfle chaque jour un peu plus, jusque sur les barrages jaunes du Tiers Etat aux cris de "Rentrez chez vous !" : sommes-nous (1)envahis, (2)devenus "terre de mission" ?
@(1) : oui
@(2) : oui
La France est une vieille amie des Musulmans. Sans remonter aux professeurs arabes de l'École de médecine de Montpellier ou au pacte de François & Soliman, la fréquentation des Maures et des Turcs n'a jamais cessée dans notre histoire. Ce fut dans l'armée du Second Empire que s'établit plus largement le dialogue entre deux préhensions du monde et ce, dès la guerre de Crimée où les Turcos (algériens) tinrent leur place de belle façon. Puis au Mexique, puis en 1870, toujours devant ! On pourrait parler de la Grande Guerre qui motiva l'érection de la Grande Mosquée de Paris, de la Seconde et du Tata de Chasselay etc... Il en reste un régiment de Spahis et un de Tirailleurs dont les tenues ou les insignes parlent d'eux-mêmes.


Cette collaboration s'est doublée après-guerre d'une population de travailleurs berbères puis arabes dans nos usines et sur les chantiers de plein vent, population que l'on vit aussi sur les marchés, dans des échoppes orientales où se vendaient de l'huile en jarre et des olives en vrac. A la différence des intégristes d'aujourd'hui, ils ne voulaient ni nous convertir, ni nous imposer leur mode de vie dans l'espace public et, de vous à moi, ne pratiquaient pas beaucoup, sauf à fêter les dates rituelles de l'islam. L'islam endormi, dirait Ferhat Mehenni, dirigeant kabyle en exil à Paris. Tout a changé !

Le débat du grand remplacement agite autant de craintes que de bêtises et personne de sensé ne le nie. Il suffit de sortir de chez soi, jusque dans la plus paumée des sous-préfectures, on croisera un homme à barbe et babouches en chemise de nuit. Est-il là pour nous remplacer ou vient-il tel le coucou dans le nid d'autrui vivre sa charia chez les autres ? Le pays est islamophobe au sens littéral qui veut dire qu'il a peur. Les phobies ne sont pas bonnes conseillères en France où l'on a toujours massacré autrui pour desserrer l'étau de l'angoisse, et de nous proclamer "civilisés" ne sert qu'à enfouir cette pulsion de détruire la cause du tourment au plus profond de nous-mêmes sans l'annihiler pour autant. Les pouvoirs publics refusent de prendre la mesure de cette fermentation parce qu'elle les condamne : cela fait presque vingt-cinq ans que la mèche a été allumée (sous Chirac) et que la classe politique dite de gouvernement a refusé d'en suivre la pyrotechnie. Que faire, que dire ? Pourquoi le saurais-je ?






Par contre l'Institut Montaigne a publié le travail d'un normalien passé aux affaires, qu'il présente en quelques mots:
Hakim El Karoui, agrégé de géographie, a enseigné à l’université Lyon II avant de rejoindre le cabinet du Premier ministre en 2002. Après un passage à Bercy, il rejoint en 2006 la banque Rothschild. En 2011, il rejoint le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger où il est co-responsable de l’Afrique et du conseil au gouvernement français. En 2016, il fonde sa propre société de conseil stratégique Volentia. Il est également essayiste et entrepreneur social et il a créé le club du XXIe siècle et les Young Mediterranean Leaders.

Le rapport qui ne mérite pas le tiroir fait 620 pages que vous pouvez télécharger ici. L'institut en offre en plus gracieusement, deux moutures plus digestes : une version abrégée (clic) de 90 pages à lire dans le métro et un résumé exécutif (clac) de 8 pages destiné aux journalistes des chaînes d'information continue ; mais sur son site, il développe le travail avec honnêteté. C'est la conclusion que nous allons reprendre ici, et pour la critiquer il faut au moins avoir ingéré d'abord la version abrégée. Le Piéton n'est pas d'accord avec toutes les propositions formulées par M. El Karoui, mais à défaut de pouvoir proclamer le Grand Rembarquement, il essaie de les comprendre et de les retenir.

Le long article de l'Institut Montaigne "La Fabrique de l'islamisme" avec animations, tutoriels et liens méthodologiques vers d'autres travaux dans le même domaine est accessible ici. C'est assez énorme. Voici les conclusions exécutoires et un petit avis de Royal-Artillerie à chaque fois (RA1...7):


« Il ressort de notre analyse (ndlr: c'est el-Karoui qui parle) que l’islamisme est une véritable idéologie, très mal connue en Occident, un récit global qui vise à donner une explication au monde, un sens à la vie, un destin collectif aux musulmans ; il pense par lui-même avec ses propres concepts, sa grille d’analyse et sa vision du monde. Les valeurs portées par l’islamisme sont bien souvent orthogonales aux valeurs occidentales, d’où le sentiment de confrontation que beaucoup d’Occidentaux ressentent face à l’islamisme. Et ce n’est pas la peur qui doit nous guider pour imaginer une réponse. C’est plutôt la raison. »

RA1 : Première déduction, les deux paradigmes occidental et oriental pour faire court ne sont pas miscibles. Il faut du courage pour continuer à raisonner, mais l'auteur a su montrer qu'il en avait pas mal. On dit aussi qu'il a l'oreille du président.

« En France, il faut créer une institution chargée d’organiser et de financer le culte musulman (formation et rémunération des imams, construction des lieux de culte, travail théologique et lutte contre l’islamophobie et l’antisémitisme) : l’association musulmane pour l’islam de France (AMIF)... Par ailleurs, il est essentiel de disposer d’un discours religieux musulman en français alternatif à celui aujourd’hui dominant sur les réseaux sociaux, le discours salafiste. A l’image du dispositif PREVENT mis en place par les Britanniques, la France doit se doter de moyens et de réseaux importants pour diffuser ce contre-discours. »

RA2 : On comprend que la queue de trajectoire serait d'extirper l'islam de ses origines bédouines, mais serait-il pensable d'expurger la Bible pour la mettre à la "mode d'aujourd'hui" ? Cet aggiornamento lèvera contre lui toutes les forces intégristes de l'islam. Qui sera capable de résister ? D'expulser en masse les imams étrangers ? Castaner ? Macron ? Wauquiez ?

« Réinvention de la promotion du discours républicain. L’islamisme prospère sur de nombreux ressorts, parmi lesquels le sentiment, dûment relayé, d’un vide du discours public qui va bien au-delà du simple discours politique. Or, la République doit affirmer son modèle comme un modèle ouvert mais fondé sur des valeurs, des principes et des règles dont la normativité n’est pas discutable. »

RA3 : le problème est que le discours républicain n'est plus d'acception commune. Il est de plus en plus discuté, au début par les extrêmes des deux bords, maintenant au sein de la classe moyenne centriste qui voit ses propres valeurs dévorées par les normateurs de l'oligarchie. Les "valeurs" proclamées et jamais explicitées ne sont rien moins que les valeurs naturelles à l'humanité. Elles ne seront pas suffisantes à contrer le fanatisme du discours intégriste qui créé une humanité nouvelle de droit divin jusqu'à soutenir en chaire au fin fond des déserts que la terre est plate.

« Mobiliser le ministère de l’Éducation nationale : former les cadres et les enseignants à la laïcité qu’ils ne connaissent pas toujours. Leur apprendre à interpréter les manifestations de l’extrémisme religieux aussi. Comprendre ce qui est admissible au nom de la liberté de croyance et ce qui ne l’est pas parce que cela viole cette même liberté de croyance (qui est aussi celle de ne pas croire) est crucial. »

RA4 : On demande beaucoup au corps professoral, déjà insuffisamment formé à son métier de passeur des savoirs et franchement mal payé. La réforme des esprits ne peut tout entière s'opérer à l'école, même si des cours de morale seraient bienvenus. C'est d'instruction qu'il s'agit d'abord, le reste est à négocier hors les murs de l'Éducation nationale qui a déjà échoué sur son propre titre. Quant à proposer la langue arabe dans les options scolaires comme le demande le rapport, c'est un autre débat qui ne croise pas nécessairement l'organisation de nos défenses culturelles.

« L’État doit mieux s’organiser pour savoir d’abord précisément ce qu’il se passe, au-delà des questions liées directement à la sécurité et à l’ordre public. Si des mesures fortes et utiles ont été prises pour gérer les individus les plus violents, tout ce qui se situe en amont du phénomène est méconnu et peu pris en charge. L’État se doit d’améliorer la connaissance des tenants idéologiques et des aboutissants politiques et sociaux de l’islamisme... La question diplomatique est également cruciale dans le dispositif de résistance à l’islamisme. Tout d’abord, un travail d’explication doit être entrepris vis-à-vis des pays qui financent et tentent de contrôler leur communauté d’origine tout en ayant des leviers politiques sur la France. »

RA5 : Le renseignement intérieur n'est qu'une question budgétaire. On sait faire depuis Fouché. Par contre les contre-feux diplomatiques demandent une certaine force de conviction appuyée sur des finances en ordre et des armées plus "impressionnantes" que les nôtres aujourd'hui, outre les moyens d'intervenir où bon nous chante pour jouer notre avantage. Ce ne sont que des rapports de force que l'on peut dissimuler derrière des communiqués apaisants, mais à la base, c'est du brutal.

« Une coopération religieuse avec le Maghreb et les pays du Golfe est à envisager sérieusement. Nous avons donc des intérêts communs dans le champ religieux. Dès lors, la coopération devrait se pencher, outre le développement d’un contre-discours face aux terroristes et l’organisation du pèlerinage, sur un travail théologique dont l’objectif serait de trouver les bonnes réponses aux concepts salafistes saoudiens qui posent tant de problèmes en France. C’est le paradoxe de la situation : la propagande saoudienne est à l’origine du développement du salafisme. Mais, l’on ne combattra pas efficacement le salafisme sans l’Arabie saoudite. L’arrivée de Mohamed Ben Salmane, le prince héritier, est de ce point de vue une opportunité. »

RA6 : c'est raté !

« La montée de l’islamisme est également un sujet européen. Il mérite la mobilisation des institutions, notamment le Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE), pour faire évoluer leur façon d’aborder la problématique et s’atteler à partager les enseignements et bonnes pratiques de chaque membre. »

RA7 : La machine européenne est inadaptée au contrôle des esprits (la preuve par Orban, Kaczyński, Salvini et consorts) et trop lourde à opérer. Chaque pays doit agir en fonction de ses propres besoins sans appliquer encore des directives tombées du ciel sur la libération des âmes. Il n'y a rien de commun entre les problématiques française et tchèque par exemple, sauf des pitons où pendre le voile de l'insuffisance des politiques publiques comme le hijab ou tout autre vêture exotique, des épiphénomènes qui détournent de l'essentiel.


سأصل حيث تغرب الشمس


Conclusion

Il n'en demeure pas moins que le rapport est bienvenu parce qu'il n'est pas tout dans ses conclusions mais dans des analyses fouillées qui resserviront. C'est un monument et l'idée de ce blogue aujourd'hui n'est que de le signaler à ses lecteurs fidèles, parfois assourdis de commentaires définitifs d'éditocrates douteux... que je ne citerai pas pour ne pas dévier du sujet. Tableau-cadeau de Zo :


Le Rêve du Croyant d'Achille Zo


Epilogue

Lors de la première mouture de cet article didactique, nul n'imaginait que le parti algérien du FLN allait propulser Abdelaziz Bouteflika dans la campagne présidentielle d'avril 2019 pour un cinquième mandat. Il n'y a pas lieu ici de "juger" de la pertinence de ce candidat, cette annonce semblant relever de la politique politicienne dans les antichambres ministérielles algéroises.
Si l'incroyable se réalisait, le chaos probable déclencherait un vrai tsunami d'une jeunesse sans emplois vers le nord de la Méditerranée, et la question de notre rapport à l'orient compliqué deviendrait prégnante.
Il ne s'agira pas alors de trois ou quatre mille désœuvrés mais peut-être d'un million de désespérés de culture musulmane qui parlent notre langue et tenteront de se sauver du néant. S'y prépare-t-on dans les hautes sphères de l'orgueil énarchique ? Ça m'étonnerait. Le Quai suit-il ?

dimanche 18 novembre 2018

En attendant l'oracle...

Si j'étais président de la république j'aurais pris le temps de lire notre Constitution et compris à la fin du 5è article que tous les problèmes de mes prédécesseurs venaient justement d'une forfaiture qui a consisté à réunir tous les pouvoirs, même les plus triviaux, dans les mains du titulaire. La Constitution dispose que « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État...». Il est donc l'arbitre des effets produits par la politique du premier ministre qui conduit l'Etat en application de ses propres pouvoirs constitutionnels (art.20 et s.).

En respectant le paradigme original, monsieur Macron aurait pu apparaître à la télévision samedi soir à 21 heures pour demander publiquement au cabinet Philippe de revoir sa copie de la transition écologique pour les trois années à courir jusqu'à la fin du quinquennat et pour lui proposer l'inversion des tâches qui privilégierait les mesures de saine économie et de purification de l'air avant que de passer à l'écologie punitive en fin de processus s'il devait contraindre pour faire aboutir une réforme essentielle.

Mais M. Macron s'est mouillé depuis le premier jour dans la politique du quotidien et les désagréments de la campagne des gilets jaunes contre lui le laissent à nu. Il voulait tout faire, dire et trancher, il est bloqué, non par les institutions, mais par la "résistance populaire" qui a cessé d'entendre et comprendre. Nous sommes en démocratie crient les docteurs de la loi, le président a cinq ans pour déployer sa politique et sa légitimité procède de l'élection de mai 2017. Oui, sauf que les "gens" n'entendent plus la rengaine démocratique chantée par la bourgeoisie aux affaires : « vous avez voté pour nous, on fait ce que l'on veut !» Or les citoyens peuvent assez simplement gripper les rouages, mais nous nous dispenserons de le leur expliquer pour ne pas apparaître sur les radars de la Stasi. Ceux de Tarnac vont s'en charger :-)

Un observateur professionnel mais pas moins payé au mois a déclaré sur une chaîne de désinformation que le voyage au Reichtag aujourd'hui ressemblait un peu à celui de Baden Baden en mai 68. Squeezé au plan intérieur, le président part se faire reluire devant le Bundestag au titre de l'écrasement des armées allemandes de 1918 pour verser dans les chopes le sirop de la réconciliation. Ce dont tous se tapent là-bas, leurs problèmes étant plus prégnants que la commémoration de leur double humiliation. En son absence, les ministres à Paris sont tétanisés et se taisent*. L'oracle sera de retour ce soir.

Musardant hier soir sur mon écran plat à 20% de TVA, j'ai aperçu celle qui a lancé la pétition contre la hausse des carburants, Priscillia Ludosky. Visage net, grande maîtrise, ne coupe pas la parole à la pie bavarde élue de Paris que le parti majoritaire a délégué pour promouvoir la transition technocratique, elle écoute et répond d'une phrase, complète, précise, documentée, assassine. Impressionné ! On aura retenu que les pouvoirs publics sont allés au plus facile finalement, par paresse ou arrogance, sans creuser de vrais problèmes polluants mais plus difficiles à résoudre que d'assommer simplement de taxes le citoyen qui roule. Qui a pensé une transition juste et durable ? Qui serait capable de l'expliquer ? Le président s'est disqualifié, le premier ministre sent le sable mou sous ses pieds et pense à la belle métropole du Havre comme un autre rêvait de Lyon, le ministre en charge de Rugy est au climax du principe de Peter. La communication est en panne puisqu'elle n'imprime plus, et les Européennes arrivent !

C'est dans cinq mois que la conséquence de l'autisme gouvernemental va apparaître. Sauf révolte générale à tous motifs ou pour seulement le plaisir gaulois de foutre le bordel, le divorce et partage de la nation va se lire dans les urnes. Le débordement des partis va déclencher une boucherie politique pendant la campagne électorale pour capter le mécontentement qui sauvera la prébende à Strasbourg. Les listes d'opposition systématique ont, pour le moment, le vent en poupe comme d'ailleurs dans bien d'autres pays européens. Si les partis de la négation font un vrai score au parlement européen, ce seront autant de sièges en moins pour les partis du ronronnement démocratique et par conséquent des majorités à requalifier pour les débats à venir, dont les principaux sont l'élection du président de la Commission avec les mesures de sauvegarde découlant du Brexit, sans parler évidemment d'élargissement de l'Union.

Quand le jeune général Buonaparte se saisit d'un drapeau régimentaire de la 51è Demi-Brigade d'infanterie, il force le pont de bois d'Arcole mais tombe au marais à la merci des Autrichiens. L’adjudant-chef Belliard et les grenadiers de la 51ème l'arrachent à son funeste destin et permettent pour les deux jours qui suivent l'expression de son génie tactique ; la bataille d'Arcole ne fait que commencer. Qui peut faire la liste de ceux du gouvernement actuel qui se jetteront dans le marais pour sauver le général en chef, à part Benalla bien sûr mais ils l'ont viré. Nous sommes en démocratie, le maillon faible suscite invariablement l'évaluation par chacun de ses propres chances de se mieux placer voire de succéder. C'est le régime qui veut ça, le régime de l'envie, le régime du combat politique permanent. L'accueil au Bundestag n'aura aucun impact, ni mémoriel, ni diplomatique. Le cirque recommence lundi matin où tous attendent le lion devenu vieux.


(*) PS de 22:00 - La prestation d'Edouard Philippe chez Laurent Delahousse au journal de 20h de FR2 confirme qu'il est ligoté dans la dialectique de l'Elysée sans pouvoir dépasser les banalités d'usage qui ont été convenues par la cellule de crise. Les éléments de langage sont les mêmes que ceux employés par François de Rugy et Christophe Castaner, une volière de perroquets. Cette robotique du déni ne peut que conforter le mécontentement des laissés pour compte. Le pouvoir n'aura évité aucune erreur.

samedi 17 novembre 2018

Badawi, l'autre blogueur en danger

Après le démontage vivant de Jamal Khashoggi sur la table du consulat séoudien d'Istamboul, le Québec s'inquiète du sort d'un blogueur emprisonné au royaume d'Arabie pour avoir appelé à la liberté de conscience. Son épouse Ensaf et leurs trois enfants étant réfugiés à Sherbrooke, c'est le gouvernement provincial qui a rallumé le mouvement d'opinion en faveur de la libération de Raef Badaoui, prix Sakharov 2015, par le truchement d'une bande dessinée déroulant les circonstances de cette histoire.

Radio France internationale fait le point complet de l'affaire avec une autorisation de republier dont nous nous sommes saisis. N'hésitez pas à ouvrir les liens proposés par la rédaction de RFi pour mieux connaître ce dossier exemplaire de la toxicité de certaines constructions mentales.



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