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samedi 21 janvier 2012

"Cyberwar" première


Qui trouverait normal de payer un centime la page pour la consultation d'ouvrages à la bibliothèque municipale ? Que faites-vous sur la photo sinon copier des idées d'autrui dans votre mémoire. Ce "pillage" n'est apparemment pas encore décelé par la police des esprits, quoique le Patriot Act américain s'y soit intéressé, en faisant obligation aux bibliothécaires de remettre les fiches de consultation sur demande des services, voire de signaler les requêtes déviantes de leur propre initiative s'il veulent concourir au "bibliothécaire patriote du mois".
Ce que l'on accepte à la lecture, on le refuse à l'ouïe. Vous avez le droit de transférer gratuitement de la connaissance dans votre cerveau sur une base papier à travers le nerf optique, vous n'avez pas celui de transférer à l'oeil la même connaissance par le nerf auditif. Votre nerf optique sera néammoins coupable si cette connaissance qu'il lit a été produite sur une machine de cinématographie au lieu de la banale presse d'imprimerie. Et on en vient à la production et au droit d'auteur associé.

La diffusion mondiale de la connaissance et des idées, images, obsessions, cauchemars fabriqués par le cerveau humain, au moyen d'un simple clic de souris, a bouleversé le mode de production et celui de réception. On peut faire cent lignes de punition pour expliquer cela, mais on peut aussi ramasser cette révolution en quelques mots. Les clés du moteur production-réception ont changé. La monétisation du transfert cède le pas au flux gratuit de grand débit. Le schéma de la cascade d'acteurs économiques est obsolète dans toutes les activités humaines virtuelles, dont font partie les activités intellectuelles. Cela peut aller très loin, comme on le voit dans les batailles de brevets entre les géants de l'informatique où l'on dépose des bouts de codes de programmation en prévision d'une attaque judiciaire lancée à partir du vieux droit, dans le seul but de freiner ou de tuer le concurrent. La vieille industrie en vient même à attaquer l'intention non concrétisée, comme on l'a vu au combat logiciel entre la Communauté du Libre (GNU-Linux... etc) et Microsoft.
HADOPI, PIPA, SOPA sont de la même veine. Ces lois antipirates au motif impeccable pédagogisent le respect de la propriété intellectuelle (sans réfléchir à son incongruité récente). Toute pédagogie est une propagande, en l'espèce, celle des fabricants de l'ancien monde des lampes à huile. Un aspect moins reluisant de ces organisations est le bureaucratisme caporalisant qui soutient mordicus que n'est légal que ce qui est autorisé. La première réaction de la présidente de la HADOPI au premier coup de canon du FBI sur MegaUpload est explicite : « Ce qui s'est passé aux Etats-Unis est une bonne chose. Megaupload est un site qui offre des services pour lesquels il n'a jamais eu d'autorisation ». Tout le problème est là, dans le meilleur des mondes, ce qui n'est pas autorisé est interdit. Chine, Corée, Iran, France, Etats-Unis demain?, même combat. Il semblerait toutefois que la Maison Blanche ait entraperçu le faisandage des maisons de disques et des majors de cinéma prétendant détenir un monopole de production ; on ne gagnera pas la guerre de novembre avec des morts-vivants. En France, le gouvernement en fin de piste est le fondé de pouvoir des agonisants. Que sera le prochain ? Syndic des artistes engagés ?


Le monde nouveau c'est l'encyclopédie WIKIPEDIA (sauvée récemment par ses utilisateurs et contributeurs) et tous ses dérivés en "wiki", ce sont les moteurs de recherche dans la production humaine universelle comme Google, Bing, Yahoo, Baïdu, Exalead, Altavista, Ask Jeeves..., les fonds d'archives numérisés des universités du monde entier, et maintenant tous les livres libres de droits mis en ligne par scanner ; mais aussi les modes d'emploi de n'importe quoi en libre service sur son écran domestique et tous les services imaginables, jusqu'à la livraison chez soi d'une laitue sur simple clic. Il y a abondance de possibilités. Proprement insupportable pour les tenants du rationnement monétisé.
La limite à cette liberté nouvelle de diffusion reste par contre la marchandisation des copies, même si le copisme est enregistré comme religion au royaume de Suède. La copie gracieuse n'est pas le vol. Voler c'est soustraire, copier c'est multiplier. Mais les artistes meurent-ils ?

Justement non. L'année 2011 a vu le box-office exploser en France avec 215.590.000 entrées en salles, soit 4% de plus qu’en 2010 (206,8 millions d’entrées), résultat nettement supérieur à la moyenne des dix dernières années qui était de 191 millions. Et cette année fut celle où l'on a le plus téléchargé de films. Pourquoi ? Parce que spectateurs et chargeurs sont souvent les mêmes. C'est pareil pour le spectacle vivant sur scène. Les théâtres et music halls sont pleins (si l'artiste est bon), les tournées marchent bien, et le téléchargement aussi. Même constat, c'est le même public. Par contre, ceux qui ne touchent pas autant qu'avant sont les maisons de conserves, les PicardSurgelés du showbiz qui voient le succès se faire sans eux. Le public va au rayon frais ! C'est tout le logiciel de la filière qu'il faut rénover et se dire peut-être que dans notre civilisation, on ne fera plus fortune avec des ritournelles moulinées à la console de mixage.

Revenons à l'affaire MegaUpload. La presse nous compte tout ça par le menu, à l'affût d'une guerre cybernétique qu'elle va suivre avec gourmandise, en apprenant les codes à mesure du récit. Les services américains ont sous-estimé la réaction universelle. MegaUpload est aussi un hébergeur de gros fichiers et la fermeture de cette bibliothèque pénalise des centaines de milliers d'internautes, y compris des thésards, des scientifiques, même des professionnels qui ont archivés à bon compte. Les blocages de rétorsion ne font que commencer, et pour une fois ce ne seront pas les hackers américains qui prendront la tête du mouvement mais tous les autres. La raison est le Patriot Act promulgué contre le terrorisme islamiste. Par le Patriot Act le prévenu connaît l'infraction qui motive son arrestation après inculpation. Les services administratifs ont toute liberté pour appréhender qui bon leur semble avant même un constat d'infraction pour "trouver" l'infraction, avant de le déferrer à la justice. C'est un schéma semblable à celui de la HADOPI française qui prend à son bon plaisir un pouvoir judiciaire remis à sa bureaucratie. Contrairement à notre service de police dépassé, les autorités américaines sont bien outillées avec la NSA (National Security Agency) qui a accès à toutes les communications sur son territoire mais déploie en plus un bataillon de hackers trentenaires retournés à son profit avant jugement - c'est avec nous ou bien c'est 30 ans - et qui vont mener la vie dure aux Anonymous, donc les effectifs sont faits de jeunes geeks très doués certes mais moins expérimentés dans le "crime". Les revers qu'ils essuieront déclencheront-ils le soutien de hackers plus affûtés, capables de mettre en l'air toute la communication gouvernementale des Etats associés contre les pirates ? Ce sera plus intéressant que notre misérable campagne électorale.
En attendant, le sites d'hébergement lourd et de partage vont se multiplier avec des logiciels d'exploitation plus sophistiqués et des localisations plus difficiles à attaquer. Les "pirates" quitte le côtre de Jean Bart pour le sous-marin. Combien de satellites militaires faudra-t-il mobiliser pour les réduire ?



vendredi 30 décembre 2011

HADOPI la bataille

dinosaure SACEM
Nicolas Sarkozy au Forum de la culture d’Avignon : « Certains d'entre vous se sont inquiétés quand j'ai dit que j'étais prêt à un Hadopi-3. J'ai bien conscience que la technologie évolue. Ce qui compte, c'est de protéger les droits d'auteur. Si la technologie nous permet une nouvelle évolution, eh bien on adaptera la législation (18.11.11).» Quelle mouche a piqué le petit reître ? Les lobbies qui vivent du droit d'auteur (ô combien plus que les auteurs !) entrent eux-aussi en campagne contre la nouvelle économie d'abondance et vont assieger le lit des candidats à la présidentielle pour en sonder les reins et les coeurs. Le Centre national du cinéma (CNC), celui du livre (CNL), celui en gestation de la musique (CNM) et la SACEM vont verser leurs forces dans une structure de pression, l’ACCEN (Assemblée pour la création et la culture à l’ère numérique). Cette confédération des has-been va traiter d'égal à égal avec la fronde des fournisseurs d'accès, Orange, Free, Bouygues et Vivendi. L'affaire est porteuse de tapage, un candidat ne peut s'en extraire ; il doit faire du bruit sur les tréteaux électoraux. Revenons aux débuts.

Second anniversaire de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, créée par le décret n°2009-1773 du 31 décembre 2009. A souhaiter qu'il ne soit pas le deuxième, même si Flanby tremble d'un bord à l'autre chaque mois : il faut dire qu'il y a "droit" dans droit d'auteur, c'est pavlovien pour un socialiste un peu sincère, mais l'affaire est d'un autre niveau. Dans la guerre planétaire des Etats contre les nations, la bataille cybernétique est primordiale, à voir d'ailleurs les leviers déclencheurs de la révolution arabe et l'énormité des moyens mobilisés en Chine pour contrer l'information libre du Net. Les réseaux sociaux réinventent la démocratie directe, la pire menace pour les démocraties auto-proclamées que leur classe politique est parvenu partout à transformer en démocraties représentatives afin d'asseoir leur carrière et établir leurs familles. C'est contre cette dérive de la transformation que se sont levés les internautes et l'on peut dater cette insurrection de 2002, quand le Parlement européen dut débattre du "brevet logiciel". Les batailles se sont succédées au fur et à mesure des Directives de contrainte, groupées sous le nom de Paquet Télécom, puis à l'occasion des lois de protection d'une industrie phonographique obsolète mais rusée jusqu'à faire marcher devant elle ses propres artistes exploités, comme les femmes en youyous précèdent l'infanterie trouillarde de certains pays orientaux. Les morts-vivants du spectacle en conserve cachent (mal) la prise de contrôle des oligopoles sur les libertés publiques en plein accord avec la caste au pouvoir qui s'agace d'être doublée dans les divers compartiments de l'information. Le droit d'auteur a bon dos. La démocratie directe c'est l'enfer pour tous les gouvernements... dès fois que nous, les irresponsables non diplômés, décidions un beau matin, par exemple au hasard, d'araser les minarets ou de fermer les frontières !

Ainsi voit-on se liguer pour le filtrage généralisé de la Toile, riches crapules de l'entertainment, prébendiers du prêt-à-penser et idiots utiles de la lutte contre la pornographie comme certains UMPopulaires en chasse sur les terres du Front. En second lieu viendra vite l'éradication des sites rebelles à l'Ordre établi, la qualification du crime restant de l'appréciation d'une Administration courtisane et docile. La lutte des voraces contre les coriaces a dit le député Brard. Puissent les coriaces être nous. Les voraces quant à eux semblaient irrémédiablement perdus quand le ministère de tutelle de leurs appétits s'avisa de leur vitesse d'attrition dans un rapport commandé par M. Mitterrand et publié le 30 septembre dernier sous le titre « Création et diversité musicale à l'ère numérique ».
On y apprend que la profession est à la ramasse et les pleureuses de subventions de brandir la destruction de 4000 emplois en dix ans. Que le spectacle vivant ait augmenté sa billetterie de 60% en quatre ans ne compense pas le désastre puisque l'argent ne va pas dans les mêmes poches ! Et oui, le spectacle vivant rémunère d'abord la sueur, un concept anarchiste. Alors, "au secours l'Etat !" Pourquoi soutenir la filière cinématographique et pas la filière phonographique ? M. Mitterrand va donc lancer un grand "fromage" républicain, le Centre National de la Musique, pour y recevoir ses amis et 145 millions d'euros de nos impôts pour commencer, et maintenir sous perfusion les rats crevés des maisons de disques. Heureusement que la Crise réglera l'affaire par défaut de crédits de paiements. Que les artistes se produisent donc au rayon frais plutôt qu'en surgelés, ils y gagneront beaucoup en vérité et reconnaissance du public, à voir l'affluence en festivals et music-halls, et des sous aussi. Et tant pis si c'est peanuts pour la production d'art industriel !

Le 13 novembre 2009, quarante auteurs¹ de tous horizons avaient réuni leur défense de la liberté cybernétique dans le petit bouquin que je vous présente ci-dessous et qui mérite bien ses 9 euros. En voici la quatrième de couverture qui suffit toute à sa présentation :
« La bataille Hadopi » dessine les prémices d'une guerre qui ne fait que commencer. La Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet est devenue plus que l'acronyme d'une propagande, c’est désormais un symbole. Le symbole d'une entreprise de contrôle des techniques et des usages d'Internet.
Les technologies numériques sont en effet au cœur de nos vies : apprentissage, échange, travail, amour, participation démocratique..., nos sociétés sont transformées de fond en comble. Nous sommes aujourd'hui tous acteurs de ce bouleversement, dont le point nodal est la liberté d'expression et la liberté d'accès à Internet. Blogs, réseaux sociaux et autres sites participatifs sont désormais au centre du processus démocratique, et du plein exercice de la citoyenneté.
Face à l'autodiffusion et l'autopromotion sur Internet d'artistes talentueux dans tous les domaines de l'Art (musique, cinéma, littérature, art plastique…) on nous oppose l'image stéréotypée du « pirate », alors que nous sommes de plain-pied dans les nouvelles pratiques de contribution et de dissémination des œuvres en libre échange, basées sur le modèle du copyleft.
La guerre déclarée pour contrôler Internet se déroule en France, en Europe et dans le monde. Le syndrome Hadopi le montre parfaitement, les lobbies menés par les industries culturelles, prétextant la défense de la création, veulent transformer Internet en minitel² et imposer une société fondamentalement injuste où le partage serait criminalisé.
La loi Hadopi élude les questions de rémunération des auteurs, propose un arsenal de répression coûteux qui ne rapportera pas un centime supplémentaire aux créateurs et plongera l’internaute dans une insécurité juridique totale. Seuls les anti-Hadopi auront proposé des solutions concrètes visant à améliorer les revenus des artistes et garantissant le respect des droits fondamentaux des internautes avec la Licence Créative ou le Mécénat Global.
Hadopi est un sujet vaste et complexe, recouvrant de nombreux domaines. C'est pourquoi 40 auteurs, opposés à cette loi, ont décidé de participer à la rédaction de ce livre (politiques, sociologues, enseignants, militants associatifs, journalistes, artistes, auteurs, juristes, poètes, etc.).
Cet ouvrage, document sociologique et politique rare, vous propose leurs réponses, points de vue complémentaires et analyses. Une autre vision de demain, loin de l'erreur Hadopi »
.

Un extrait pris les yeux fermés et qui résume bien la situation : c'est d'Olivier Auber, artiste-ingénieur-inventeur-muséographe qui n'a pu entrer dans aucune case (clic) : « Trois corps tentent de surnager dans la tourmente : les « auteurs », les « consommateurs » et le corps des « intermédiaires ». L’Internet rend multipliable à l’infini les productions des premiers. Il facilite leur appropriation par les seconds, au prix d’une insécurité de leurs droits, de leurs données et de leurs identités. Il menace, voire réduit à néant le rôle des troisièmes. Un quatrième corps, celui des politiques, tente de planer au dessus de l’étendue liquide, mais il est ballotté au gré des courants et menacé lui-aussi d’engloutissement. La tempête est rude, car c’est la notion même de « valeur » que l’Internet dissout, c’est-à-dire ce qui permettait il y a peu de distinguer les corps entre eux et les individus qui les composent. Au final, c’est l’argent, tel qu’il a toujours été conçu, qui fuit.»

Le bouquin est édité sous licence Creative Commons par In Libro Veritas. Il fait 386 pages en petit format 105x150mm (version bronze, isbn 978-2-35922-015-5), facile de lecture dans les transports en commun saturés. A lire pour bien comprendre les enjeux et prévenir la victoire de l'éteignoir national, le Propriétaire !
Les rats pourront satisfaire leur curiosité à l'oeil en cliquant ici.

Note (1): HADOPI : liste des auteurs plus connus:
Alain Lipietz - Accès Internet droit fondamental
Benjamin Bayart - La neutralité du réseau
Bruno Mauguil - Les lobbies d'abord
Daniel Cohn-Bendit - Hadopi et le paquet Télécom
Francis Lalanne - Le gueux, le marchand et le prévôt du roy
♰ Francis Muguet - Le mécénat global
Jean-Pierre Brard - Le combat des voraces contre les coriaces
Jacques Attali - Quand la propriété devient le viol
Jérémie Zimmermann - La charpente vermoulue de l'Hadopi
Laurent Chemla - A ceux qui les ont conduits au désastre
Maxime Rouquet - Hadopi et le Parti Pirate
Michel Sitbon - La paix de Big Brother
Nicolas Dupont-Aignan - Hadopi, quand les lobbies s'attaquent aux citoyens
Patrick Bloche - Sanction pédagogique : la censure du Conseil constitutionnel
Note (2): Minitel est pris ici pour son architecture radiale (typique du modèle de contrôle social développé par le Commissariat au Plan) par opposition à Internet qui est une toile d'araignée avec d'innombrables fils transversaux, fournie par une multitude de serveurs de toutes tailles dispersés partout.

Poscriptum
En 2012, nous suivrons avec un intérêt spécial la mise en pression des sociétés de pouvoir par l'organisation anarchiste altermondialiste "We are Anonymous". Son développement en quelque sorte de cerveau global du piratage informatique, aussi noble qu'en soient les buts affichés, inquiète tous les systèmes de contrôle d'opinion et les équipes de sécurité des sociétés publiques et assimilées. Tournant le dos au culte de la personnalité d'un Julian Assange chez Wikileaks, les Anonymous fonctionnent réellement à ce qu'on en peut voir comme une société égalitaire de "neurones". L'expérience confirmera ou pas le modèle de résistance à la Connerie. Ils recrutent des hackers sans limite d'âge, dès la pré-adolescence.

Surveillez vos gamins !


Surveillez vos mamies !


Màj. du 3 janvier 2012
Le box office 2011 a fait 215 million d'entrées, un record depuis 40 ans.
Cherchez l'erreur.

Màj. du 30 janvier 2012

PETIT PRÉCIS DE LA RIPOSTE GRADUÉE HADOPI
Moins invasive que le Patriot Act américain auquel on l'a parfois comparée, la loi française « Création et Internet » limite le champ d'investigation aux ordinateurs des prévenus mais sans aucune décision de justice. Le fonctionnement de la machine à débusquer les « voleurs d'art » est bien réglée. Le moteur de toute l'affaire est entre les mains des majors habilités(1) par la CNIL, qui sous-traitent le moulinage des données circulant sur Internet à la société nantaise Trident Media Guard. Ils lui fournissent chaque semaine la liste des empreintes électroniques à créer pour dépister l'échange de produits sensibles, et les machines de TMG chargent ces marqueurs sur les flux d'échange de données pour identifier les contrevenants par leur IP(2). La liste de numéros est envoyée aux majors qui vont vérifier la légalité des droits, et le paquet passe chez la Haute Autorité. Celle-ci soumet la liste des IP aux fournisseurs d'accès pour qu'ils mettent un nom et une adresse sur chaque numéro. A partir de là, commencera la procédure dite de riposte graduée(3), vocable emprunté à la guerre atomique, que nous déroulons dans un version simplifiée ici : avertissement sans frais de l'abonné et rappel à la loi (sans lui indiquer le fichier téléchargé qui l'a fait tomber), second rappel à la loi par lettre recommandée aux récidivistes dans une période de six mois, coupure d'un mois de l'accès à Internet des récalcitrants à la troisième fois en un an, avec inscription au casier judiciaire, cette sanction est prononcée par un juge. Et pour ceux qui récusent leur responsabilité derrière l'écran, il est créé un nouveau délit, la négligence caractérisée par défaut de sécurisation de l'ordinateur (art. L335-7-1 du Code de la propriété intellectuelle). Les peines encourues sont la contravention de 1500 euros au troisième rappel au titre de la négligence caractérisée et 3750 euros en cas de réabonnement ailleurs pendant la coupure.

Notes:
(1) SCPP: Société civile des producteurs phonographiques, SDRM: Société civile pour l’administration du droit de reproductions mécaniques, SACEM: Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.
(2) IP = Une adresse IP (Internet Protocol) est un numéro d'identification qui est attribué à chaque branchement d'appareil à un réseau informatique
(3)  l’article L331-24 du code de la propriété intellectuelle fixe un délai de saisie de l’HADOPI par les majors : des faits plus anciens que six mois seront prescrits concernant les sanctions administratives, riposte graduée et suspension de l’accès Internet.

vendredi 18 septembre 2009

Noyez le poisson !

tract PPMaxime Rouquet, candidat Pirate à l'élection législative partielle de la X° des Yvelines dimanche, affirme que le téléchargement massif tue la filière mais pas les artistes. On s'en doutait un peu à entendre les cris d'orfraie des majors du phonographe au tir de barrage parlementaire, bien plus bruyants que les cris des vedettes plus rares.
Qu'à l'heure du Web, le vecteur filaire ou hertzien soit plus économique que la galette de polycarbonate, remasterisée, pressée, pochettisée, emballée, palettisée, chargée, charriée, déchargée, décartonnée et mise en bacs, qui en disconviendrait ?
Que les "maisons" de production se goinfrent au motif qu'elles prennent un risque gros de déception à lancer un chanteur chez les copains radiophoniques, est d'acception commune. Johnny Halliday mit trente ans pour le comprendre et quitta Universal. On écoute le candidat :

« Bonjour à toutes et à tous,

Vous êtes nombreux à nous faire part de votre préoccupation au sujet de la légalisation du libre échange hors cadre commercial : vous craignez que les artistes n’y perdent et ne soient plus rémunérés. Nous souhaiterions expliquer ici pourquoi les artistes ont au contraire tout à y gagner.

maxime RouquetLa première chose à comprendre est que la vente de titre n’est pas la seule source de revenu des artistes. Nous ne proposons pas de supprimer les revenus issus des concerts, ni ceux venant des pubs pendant la diffusion des titres à la radio, à la télévision ou sur les sites de streaming. Les musiques utilisées dans des films ou des spots continueront d’être rémunérées, même si les gens ont le droit de les écouter gratuitement chez eux.
En ce qui concerne les achats de titres, nous l’avons déjà expliqué, le fait de pouvoir facilement et gratuitement récupérer des œuvres sur Internet n’empêche pas les citoyens de continuer à acheter. Si ces mêmes consommateurs continuent d’acheter aujourd’hui alors que rien ne les empêche de télécharger illégalement, pourquoi craindre qu’ils changeront leurs habitudes et arrêteront de payer les artistes qu’ils aiment ?

Certains artistes, excédés par la ponction colossale opérée par leur maison de disque, claquent la porte et se lancent dans la distribution de leurs œuvres sur Internet. Des groupes comme Radiohead, qui a proposé un album à prix libre, constatent que beaucoup de consommateurs qui payaient continuent de le faire même quand ils n’y sont pas obligés.

Le groupe Nine Inch Nails a lui-même placé une partie de son dernier album sous licence libre autorisant le partage, alors qu’il le vendait dans le même temps sur Amazon. Pour le remercier les fans ont acheté massivement l’album qui s’est retrouvé meilleure vente de l’année 2008 et a généré plus d’un million de dollars en moins d’une semaine. Sans tous les intermédiaires habituels de distribution, d’édition ou de production qui viennent prélever leur dîme.

Bien sûr, ces exemples ne sont pas représentatifs, il est difficile d’estimer combien Radiohead aurait gagné pour cet album en passant par une maison de disque, ou à quel point le succès incroyable de Nine Inch Nails pourrait se reproduire pour un groupe n’ayant pas une telle communauté de fans. Mais ils prouvent que permettre le libre accès aux œuvres culturelles ne signifie pas que les gens arrêteront de payer.

A l’heure actuelle, la diffusion des œuvres a un coût bien moindre qu’il y a dix ans, et les frais à gérer pour l’édition des CDs disparaissent là où la vente d’un ou d’un million de fichiers numériques ne coûte rien. Les marges des éditeurs devraient diminuer proportionnellement à ces frais, mais ils refusent de baisser leurs prélèvements.

pavillon pirateCe n’est pas un hasard si depuis qu’Internet existe, de plus en plus d’artistes s’auto-produisent ou font appel à des petites sociétés qui ne prélèvent pas 90% des ventes. C’est parce qu’enfin les artistes ont une chance de percer sans passer par un des syndicats puissants de la musique, et le mouvement commence aussi pour d’autres œuvres comme les films. Internet est une chance pour les artistes, et s’il représente un danger, c’est avant tout pour les marges des industries du divertissement et des éditeurs.
C’est pourquoi il était anormal de confier l’écriture de la loi HADOPI au patron de la FNAC. Pourquoi il n’est pas dans l’intérêt des artistes de confier la prochaine version à sept représentants des industries et syndicats d’éditeurs, et de ne jamais consulter ni écouter les artistes ou les citoyens, exclus des soi-disants accords de l’Elysée, alors que de nombreuses associations ont leur mot à dire.

Nous ne nous inquiétons pas pour les artistes des changements apportés par Internet, ils vont dans le sens d’un rééquilibrage des revenus entre créateurs et producteurs, et si les seconds refusent de s’y adapter, ils permettent aux artistes de plus facilement s’émanciper. Et les citoyens n’arrêteront pas de les rémunérer, que le téléchargement soit légal ou illégal.

Ceci étant mis au point, le Parti Pirate est favorable à une réflexion en profondeur pour adapter le financement de la création artistique à l’ère numérique. Nous détaillerons nos espoirs et nos doutes vis-à-vis des solutions possibles dans un prochain article... »

A Rambouillet, le 15 septembre 2009




Avec le concurrent UMP, y a pas photo ! Ça non !


JF poisson en majesté
Rambolitains et tous électeurs de la Forêt profonde, votez dimanche prochain pour "noyer le poisson" et renouveler l'air aux Guignols de Bourbon.
Que suive vite le succès d'un assaut sur la circonscription du même département remise en jeu par disqualification du titulaire UMP, condamné par les tribunaux pour corruption succube :
- 11 octobre, législative partielle sur la XII° des Yvelines, Poissy, pour remplacer le prévaricateur Masdeu-Arus. David Douillé, le cerveau, est sur les rangs : incitation à combattre.

Le site de campagne Pirate avec toutes les déclarations du candidat par ici.





Réveillez-vous !

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vendredi 4 septembre 2009

Le Parti Pirate

logo PPKézako le Parti Pirate ?
C'est une machine à couler les droits d'auteur en organisant l'anarchie du téléchargement sur Internet sans le Pouvoir. "L'ordre sans le pouvoir" : connaîtraient-ils la formule qu'on les rattacherait à Proudhon mais ils n'ont aucun ancrage dans le passé. Leurs grappins ont été lancé à l'abordage du futur. Si ...! ils savent malgré tout que "la Propriété c'est le Vol". Enfin presque.

L'utopie proudhonienne a déjà percuté ailleurs : c'est l'affaire de la Communauté du Libre, GNU/Linux et Wikipedia pour les sachants. Son fondateur Rikhard Stallmann n'est pas un gourou gonflé au coquelicot afghan, il attaquait les copyrights classiques de manière construite en leur substituant les licences alternatives. Par le choix de telle ou telle licence, l'auteur définit précisément quelles libertés il souhaite accorder : liberté de reproduire l'oeuvre, de la modifier,... mais également sous quelles conditions il concède lesdites libertés : obligation de mentionner son nom, par exemple. De telles licences, de ce fait, si elles sont plus permissives que le "droit d'auteur" légal, sont tout de même plus contraignantes que le Domaine public, véritable cimetière des droits : on peut donc régir dans la liberté. C'est l'évolution qui attend le Parti Pirate qui va se dé-radicaliser pour embrasser plus large et gagner en efficacité ce qu'il perd en doxa.
Royal-Artillerie est édité sous une licence Creative Commons spécifique.

président KalkvingeC'est sa condamnation à trente millions de couronnes suédoises par un juge vendu au lobby des copyrights qui a lancé Piratpartiet en Scandinavie. C'est la loi HADOPI qui a lancé le Parti Pirate en France.
Combattre les droits d'auteur excessifs, les brevets de blocage et l'invasion de la sphère privée par la police d'Etat, l'idée est suédoise¹. Depuis 2006, l'affaire a pris des proportions jusqu'à ce que Piratpartiet fasse 7% aux Européennes et gagne un siège au parlement de Strasbourg pour son vice-président. Son homologue allemand a aussi un siège au Bundestag. Si ce n'est pas encore du lourd, c'est déjà du sérieux.
Quand je vous aurai dit que le parti est ultracapitaliste, vous aurez de quoi satisfaire votre perplexité :« Les conservateurs ne sont pas pour le capitalisme pur. Ils sont une espèce de poules mouillées sociales-libérales. (...) Je me définis comme ultracapitaliste, et c’est à partir de ce positionnement que je me suis impliqué politiquement. (...) La bataille maintenant se joue sur les droits des citoyens, qui est le sujet majeur. Plus important que le système de santé, l’éducation, le nucléaire, la défense et toute cette merde dont on débat depuis quarante ans. » (Rickard Falkvinge, président)

Ça change !
Enfin pas tellement : la filiale gauloise s'est déjà subdivisée en trois partis Pirate, le PPF, le canal historique (PPFCH) et le PP-Cérésiani qui est peut-être la taupe de Beauvau sinon de Solferino, comme en Corse ou en Roycoland. Faut pas désespérer des us et coutumes du royaume.

Pour finir, la première proclamation des candidats : rambouillet
Longtemps attendue, cette candidature est un signal fort à l’échelle européenne en faveur du libre accès à la culture et à l'information, le respect de la vie privée des citoyens et la refonte du code de la propriété intellectuelle, face aux brevets et aux droits d'auteur. Cette élection intervient, précisément, dans la période du vote de la loi Hadopi et précèdera l'ouverture du débat sur la future loi Loppsi : cette candidature porte la voix des citoyens qui souhaitent dénoncer les choix de société que compte nous imposer le gouvernement actuel.
Chaque voix compte !
Porteurs d'idées nouvelles, nous comptons sur chacune et chacun d'entre vous pour affirmer avec force vos convictions citoyennes. Si chacun d'entre nous le souhaite et se mobilise pour aller voter, alors, ensemble, nous saurons offrir à la politique nationale le renouveau qui s'impose pour relever les défis de notre temps, et envisager plus sereinement ceux à venir.
- Maxime Rouquet et Laurent Le Besnerais -


On les aura ! Sus à la 10° !

Plus sur le Parti Pirate en passant par la Wikipedia.


Note (1): ...d'où la voile de drakkar du logo



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jeudi 3 septembre 2009

De l'anarchie au roi

logo A+1L'anarchie est une utopie infatigable : l'homme né libre ne supporte pas le joug. Le boeuf, si ! Ceci explique pourquoi l'Etat est par essence un hongreur. Il lui faut couper les élans individuels en abaissant la testotérone par la normalisation minutieuse des moeurs, réflexes et pensées. L'Europe occidentale, pour s'en tenir là, a atteint un degré inouï dans le calibrage des citoyens-consommateurs, bien aidée par les médias de masse qui promeuvent le modèle accepté et débinent toute évolution libertaire. La liste de "tout ce que nous ne pouvons plus faire" est longue, et la perversité du blacklisting est dans le "bon motif". Chaque ligne de la liste est écrite pour mon bien ou préserve l'intérêt général, m'assure-t-on.
En fait, nos sociétés découragent le "génie" auto-porté et encourage l'entropie grise du format, si facile à gérer. Les royalistes n'échappent pas à cette tentation de réguler les moeurs et pensées, et se planquent les uns, derrière le catéchisme catholique, les autres, derrière le catéchisme maurrassien, d'autres de plus en plus nombreux, derrière le manifeste légitimiste. Mais quelle que soit la porte d'accès, il en résulte le même catalogue de "valeurs" incontournables sous peine d'excommunication. Finalement ils remplacent un Etat invasif et hostile par un Etat sympathique tout aussi invasif, alors qu'il s'agit d'abord de brider l'Etat.

L'anarchie est-elle la seule réponse ? Je serais plus enclin à la promouvoir si elle n'était pas si difficile, à concevoir d'abord, à appliquer ensuite. Il n'en demeure pas moins qu'une société anarchique n'est distinguée d'une autre que par les limites qu'elle publie à leur intention, limites qui marquent l'éloignement maximum du pôle de référence qui la représente chez les autres et dans les enceintes internationales de décision. Bien sûr, l'instrument d'une identité "anarchique" est refusé comme tout autre par les adeptes, mais c'est un premier réflexe qui s'estompe par le raisonnement.
L'institution royale peut servir de pôle d'aimantation à une société anarchique, sous réserve bien sûr que le magnétisme ne dérive pas en fourrier d'une autorité morale universelle. Le réglage fin de la dialectique entre un roi et l'anarchie n'a jamais été fait, à ma connaissance. Mais il n'est pas interdit d'y réfléchir (on me dit dans l'oreillette que l'interdiction ne va pas tarder).

affiche bombe
Redéfinissons déjà l'anarchie pour les retardataires : ses gourous proclament que « l’anarchisme n’est pas une de ces doctrines qui emmurent la pensée et excommunient brutalement quiconque ne s’y soumet pas en tout et pour tout. L’anarchisme est, par tempérament et par définition, réfractaire à tout embrigadement qui trace à l’esprit des limites et encercle la vie. Il n’y a, il ne peut y avoir ni credo, ni catéchisme libertaires ».
Au delà du "ni dieu, ni maître" des tatouages, cette philosophie politique récuse les cadres de l'autorité de tous ordres, laissant ses citoyens-atomes se moléculariser au gré des intérêts individuels dans la gestion des contraintes économiques, physiologiques et morales de la vie en commun. Ainsi deviennent facultatifs les cadres naturels et artificiels créés par l'espèce en évolution : il y en a quatre : la famille, le "cadastre" ou la propriété, la religion et l'Etat. L'explosion des cadres présuppose que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".

Sauf à ne sélectionner que des bisounours en couveuse, il est bien évident que l'arrogance propre à l'espèce et le machisme biologique se conjugueront vite pour former des clans, des bandes, des sectes avec leurs codes, leurs haines ou leurs phobies, au détriment de la société du bonheur et du concept proclamé. Il conviendra donc d'assurer le minimum vital d'ordre à la société anarchique pour que foisonnent les libertés, que soient débondées les énergies individuelles et que s'expriment sans entraves les talents et particularités d'une diversité décrétée enrichissante.
Ce minimum vital est un champ aimanté appliqué "sous" la société et que l'on peut définir concrètement par les quatre fonctions essentielles que d'expérience il est plus facile de confier à un Etat distinct des tribus (Etat qu'on peut désigner autrement, bien sûr) qu'à la génération spontanée locale. Cet Etat doit être limité à l'exercice de ces quatre pouvoirs, strictement limités mais denses et efficaces, sous l'autorité absolue du roi. C'est la marotte du bouffon de Royal-Artillerie. Nous les rappelons :
pendule de foucault

I.- pouvoir de justice
En se défiant de la république des juges, procureurs et greffiers, il faut assurer une confrontation des contestations dans des enceintes dédiées, qui seront jugées à l'aune du bon sens par un magistrat indépendant des parties. Un codex de procédures est-il nécessaire ? Devons nous nous inspirer de l'adaptabilité des juges anglais ? Tout est à construire, dès lors que notre justice actuelle est devenu la plus mauvaise possible, si l'on en croit les analyses d'experts convoqués à la réforme de l'Instruction. (clic Libé)

II.- pouvoir de police
Les règles visibles de la vie en commun doivent être protégées par un corps de "gardiens de la paix" investi localement ou de plus loin, qui préviendront les conflits directs ou répareront leurs effets. Mais la police criminelle ne peut être sous la coupe d'intérêts locaux (comme aux Etats-unis). Elle garantit son impartialité par la distance qu'elle maintient entre elle et son champ d'enquête. Une police du roi qui n'a pas besoin d'être asservie à des règles bureaucratiques si elle est recrutée dans un champ d'excellence, est tout à fait capable d'inculper à bon escient. Les limites de son action peuvent même être dressées localement.

III.- pouvoir diplomatique
La société anarchique ne peut être représentée vis à vis des sociétés tierces es qualité. Il convient de confier ses intérêts extérieurs prépondérants à une structure professionnelle du meilleur niveau qui les défendra en guettant et prévenant les atteintes étrangères. Ce pouvoir débouche fatalement sur le suivant dès lors que les intentions des tiers au pays sont explicitement hostiles.

IV.- pouvoir de guerre
S'il est un domaine où l'anarchie est inopérante, c'est bien la guerre. Lorsque une société y est contrainte, il est sage d'avoir forgé d'abord l'outil de réplique implacable qui la dégagera des menaces de conquête ou destruction auxquelles le destin convoquera sa réponse. Un roi et son armée sont plus sûrs que les milices patriotiques et la levée en masse, qui d'ailleurs aujourd'hui n'en lèvera pas des masses !

Ceci étant posé, asseyons-nous sous la treille et observons depuis le palais royal les lemmings en anarchie. C'est peut-être une posture littéraire plus qu'un précipité de physique sociale. Un prochain billet dans lequel nous donnerons aussi quelques recettes de recrutement des fonctionnaires de cet Etat minimaliste, nous fera vivre en anarchie.


bandeau anar
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mercredi 2 septembre 2009

10° des Yvelines

Royal-Artillerie soutient le Parti Pirate dans la partielle¹ du 20 septembre sur la 10° circonscription² des Yvelines. Royalistes de la forêt de Rambouillet, bougez-vous et marquez un but contre les Bureaux !
La campagne du Parti Pirate est lancée sur un blogue dédié à cette élection particulièrement bien fait. Nul doute que la Liberté triomphera à la barbe des lobbies gramophoniques qui cherchent à nous abrutir et contre leurs fidei-commis politiques qui passent par la faille pour envahir notre sphère privée à des motifs scabreux. L'Anarchie plus Un, c'est maintenant, du moins pour le premier terme.



Contre l'étatisme, pour la liberté...
en attendant le Roi !




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Note (1): Christine Boutin ne se représente pas à la députation.
Note (2): Ablis, Allainville, Auffargis, Auteuil-le-Roi, Autouillet, Bazoches-sur-Guyonne, Béhoust, Beynes, Boinville-en-Gaillard, Boissy-sans-Avoir, Bonnelles, Bullion, Clairefontaine-en-Yvelines, Coignières, Emancé, Flexanville, Galluis, Gambaiseuil, Garancières, Gazeran, Goupillières, Grosrouvre, Hermeray, Jouars-Ponchartrain, La Boissière-Ecole, La Celle-les-Bordes, La Queue-lez-Yvelines, Le Perray-en-Yvelines, Le Tremblay-sur-Mauldre, Les Bréviaires, Les Essarts-le-Roi, Les Mesnuls, Longvilliers, Marcq, Mareil-le-Guyon, Maurepas, Méré, Millemont, Mittainville, Montfort-l´Amaury, Neauphle-le-Château, Neauphle-le-Vieux, Orcemont, Orphin, Orsonville, Paray-Douaville, Poigny-la-Forêt, Ponthévrard, Prunay-en-Yvelines, Raizeux, Rambouillet, Rochefort-en-Yvelines, Saint-Arnoult-en-Yvelines, Sainte-Mesme, Saint-Germain-de-la-Grange, Saint-Hilarion, Saint-Léger-en-Yvelines, Saint-Martin-de-Bréthencourt, Saint-Rémy-l´Honoré, Saulx-Marchais, Sonchamp, Thoiry, Vicq, Vieille-Eglise-en-Yvelines, Villiers-le-Mahieu, Villiers-Saint-Frédéric.

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