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dimanche 19 septembre 2021

Existent-elles encore ?

actrice afghane
Après le lâcher de belphégors devant l'université de Kaboul, tout le monde a noté que les premières mesures du nouveau pouvoir afghan, avant même l'installation de son gouvernement provisoire, a été de confiner les femmes chez elles, comme si tout son combat idéologique trouvait là son aboutissement. Cette sociopathie est plus ou moins prononcée selon les provinces, et Kaboul tente de la freiner en attendant l'ouverture des vannes à cash des institutions internationales. Avant pas longtemps, des ONG proches du pouvoir nous adresseront des reportages sur la famine en campagne qui touche les enfants afghans (comme au Biafra) afin de débloquer l'aide étrangère, même si les libertés individuelles des femmes restent niées. Elles méritent que l'on tienne bon en serrant le volant des vannes. Pour le moment elles ont quitté les rues où on les bat, et se sont réfugiées sur les réseaux sociaux tant que les talibans n'en comprennent pas la gestion. Espérons que la Chine ne va pas les y aider. Quand même pas !

Ce billet bizarre - vous avez dit bizarre ? est donc un hommage aux femmes admirables d'Afghanistan que j'ai vues dans ma lucarne bleue provoquer les mollahs pipi-de-chat dans les rues des grandes villes, avec un courage d'approche qui force le respect. Jusqu'à hier, elles avaient pratiqué la boxe, le criquet, le football, la scène et même le charme. Elles sont les vraies féministes, qui déclassent au rang d'hystériques nos remèdes à l'amour hurlant ici sur les plateaux télévisés pour défendre des femmes qui ne veulent pas d'elles et préfèrent... les hommes.
Tiens, les avez-vous entendues cette fois nos hures en cartons bouillis défendre les Afghanes menacées par la barbarie islamique ? C'est compliqué, chère Médème, il ne faut pas désespérer le peuple en cave des cités et finir lapidées. Non mais, quand même ! Et que dirait Tariq, le grand urinateur, et tous les autres de l'intersectionnalité décoloniale ?

Pour marquer le coup sur le terrain des libertés du second sexe, plutôt que du catch féminin, trop brutal, voici un quintet qui a largement débordé la parité pour notre plus grand bonheur. Kitty, Daisy & Lewis (merci, mon filleul), ce groupe anglais a défoncé les charts ! Comme quoi l'inclusion a du bon, même si le guitariste reste hors-concours. Ils ont tous les trois les mêmes dents parce qu'ils sont frère et sœurs. Et jouent de n'importe quel instrument, à tel point qu'on ne sait jamais qui va faire quoi dans le morceau d'après. La prise la plus improbable est celle de Say You'll Be Mine dans le dress-code des années 50. Je suppose que les renforts à la guitare-basse et à la contrebasse sont les parents. Notez que la voix acide de Lewis arrive à s'extraire du souffle puissant de ses sœurs. Sinon, l'escale de Kaboul a été retirée de leur tournée 2022 en Asie. La bio du groupe est en pied de page (original anglais seulement, désolé). Allez-y au casque, elles le méritent !




Biographie de Kitty, Daisy & Lewis mise en ligne sur Musicianbio.org:

Three siblings from North London, Kitty, Daisy & Lewis possess set the UK roots rock scene on its ear using their infectious energy and authentic method of rockabilly, vintage country, and first-generation rhythm & blues — not forgetting the fact how the youngest person in the trio hadn’t yet reached her teens if they released their first single in 2005. Kitty Durham, Lewis Durham, and Daisy Durham had been born right into a musical family members — their dad, Graeme Durham, can be a guitarist who’s also a high engineer at among London’s leading record learning services, The Exchange, while their mom, Ingrid Weiss, performed drums using the pioneering post-punk music group The Raincoats. In 2002, while going to a day rockabilly gig hosted by Big Steve as well as the Arlenes using their parents, Lewis was asked to sit along with the music group on banjo, while Kitty hopped behind the drum package and kept period. Next time Big Steve performed in the Durhams’ regional pub, Lewis and Kitty had been once again raised to the level, while Daisy became a member of in on accordion, and the youngsters decided it had been time to create a music group of their personal. Wanting to complete their audio, Graeme was drafted being a tempo guitarist and Ingrid used upright bass to become listed on the family members combo. As the children started displaying a larger range of skill — Lewis has guitar, lap metal, and piano combined with the banjo, while Kitty holders percussion, harmonica, ukulele, and electric guitar and Daisy sings and has piano aswell as drums — they truly became an act to view over the U.K. Americana circuit, and started recording their very own material. Lewis come up with a makeshift studio room in their house using classic analog recording equipment, and in 2005, the youngsters released their initial one, “Honolulu Rock and roll” with Kitty 12 years, Lewis 14, and Daisy the oldest at 16. Another one, “Mean Son of the Gun” strike shops a calendar year later ; it had been released being a 7″45rpm and in a limited-edition 10″78rpm pressing. In 2008, Kitty, Daisy & Lewis released their eponymous full-length debut record, featuring the one “INCREASING the United States”. The trio’s sophomore work, "Smoking cigarettes in Heaven" (preceded with the one “I’m Therefore Sorry”/”I Am Going Back again”), was slated for discharge in-may of 2011. In 2015, the trio came back with Kitty, Daisy & Lewis the 3rd featuring production in the Clash’s Mick Jones (19.09.2020).

Ils ont un site web, misérable, mais bon, ça les vend (clic) ! Cadeau Bonux : du rock-garage à trois fois rien sauf une grosse bague, pris avec les moyens du bord : Polly Put The Kettle On.

Y a plus qu'à mourir en rêvant aux belles Afghanes qui rêvent de scène, de podium, de gaîté, de bonheur, qui rêvent de nous !

mardi 3 août 2021

Summertime(-IV) in Bamako

Au moment où la France réduit la voilure au Mali au seul motif qu'à l'impossible nul n'est tenu*, vous n'avez jamais entendu depuis notre entrée à Tombouctou en 2013 le delta blues du Sahel. Hona est un morceau de Boubacar Traoré, une légende de la musique malienne (clic), aussi puissant que le blues planteur du Mississipi.
Vincent Bucher l'accompagne à l'harmonica, comme le ferait Sonny Boy Williamson. En prime, quelques rushes de Bamako qu'on ne voit pas aux informations. Enjoy !




*Ceux des lecteurs qui sont revenus de vacances et retrouvent leur sérieux peuvent lire l'éditorial de Bernard Lugan sur l'opération Barkhane en cliquant ici. On y apprend que l'OPEX n'a jamais visé à faire la paix, ce qui obligeait à passer par une recolonisation temporaire de l'espace en jeu, mais à affronter les insurgés dans le but de les "réduire" ou de les... (ndlr: dégoûter) de nuire. Selon la hauteur du vin de palme dans le verre, on peut penser que les succès militaires de la coalition sont indéniables mais, comme les vieux africanistes s'y attendaient, les situations politiques nationales ne sont pas en phase, la grille ethnique primant tout !

lundi 26 avril 2021

Le Réveil de Dilsey

Qui, s'abandonnant au plaisir de lire et d'écrire, n'a jamais eu la folle ambition de structurer son passe-temps dans la publication de son imaginaire sous la forme d'un roman, forcément autobiographique un peu sur les bords, quitte à la fin à donner "son" bouquin invendable, imprimé à compte d'auteur, à la famille et le reste à l'héritage ? Retiré des affaires, le Piéton s'est laissé convaincre par le démon de l'écriture au moins trois fois, un roman de triade entre la rivère des Perles et le phare d'Agincourt, un scénario de road-movie entre Châteauroux et Poissy, et les aventures immorales de deux sicarios d'une entreprise internationale de prêts bonifiés sans confirmations. Ce troisième est en cours, les mecs sont en fuite à Port-Moresby et ne veulent toujours pas mourir ! Qu'importe, à défaut d'entendre dire un jour que vous êtes bien l'auteur-qu'on-cause-pour-le-prix-qu'on-court, vous vous rabattrez sur un fanzine littéraire ou sur un blogue, en vous appliquant un peu. Jusqu'au jour du réveil de Dilsey ! Là, toute vanité qui aurait survécu aux réalités sera purgée bien plus sûrement que dans l'Ecclesiaste, et vous vous contenterez d'écrire de petits billets, laissant Marcel Proust dormir tranquille.

Mama noire fumant

« 8 avril 1928 - Le jour se levait, triste et froid, mur mouvant de lumière grise qui sortait du nord-est et semblait se fondre en vapeurs humides, se désagréger en atomes tenus et vénéneux, comme de la poussière, précipitant moins une humidité qu'une substance voisine de l'huile légère, incomplètement congelée. Quand Dilsey, ayant ouvert la porte de sa case, apparut sur le seuil, elle eut l'impression que des aiguilles lui transperçaient la chair latéralement. Elle portait un chapeau de paille noire, perché sur son madras,et, sur une robe de soie violette, une cape en velours lie de vin, bordée d'une fourrure anonyme et pelée. Elle resta un moment sur le seuil, son visage creux insondable levé vers le temps, et une main décharnée, plate et flasque comme un ventre de poisson, puis elle écarta sa cape et examina son corsage.
Sa robe, de teinte royale et moribonde, lui tombait des épaules en plis mous, recouvrait les seins affaissés, se tendait sur le ventre pour retomber ensuite légèrement ballonnée par-dessus les jupons qu'elle enlevait un à un suivant la marche du printemps et des jours chauds. Elle avait été corpulente autrefois, mais, aujourd'hui, son squelette se dressait sous les plis lâches d'une peau vidée qui se tendait encore sur un ventre presque hydropique. On eût dit que muscles et tissus avaient été courage et énergie consumés par les jours, par les ans, au point que, seul, le squelette invincible était resté debout, comme une ruine ou une borne, au-dessus de l'imperméabilité des entrailles dormantes. Ce corps était surmonté d'un visage affaissé où les os eux-mêmes semblaient se trouver en dehors de la chair, visage qu'elle levait vers le jour commençant avec une expression fataliste et surprise à la fois, comme un visage d'enfant désappointé, jusqu'au moment où, s'étant retournée, elle rentra dans sa case dont elle ferma la porte.»
(Le Bruit et la Fureur de William Faulkner dans la traduction de Maurice-Edgard Coindreau, moulée à la main sur l'original avec la précision mathématique du français)


Et en direct de Yoknapatawpha, l'immortel Mississipi John Hurt :


mardi 16 juillet 2019

Sonny Boy Williamson (2)

Apparemment, beaucoup de lecteurs découvrent Sonny Boy Williamson et le Delta Blues. Aussi vous est-il proposé ce soir une compilation d'une heure trente réalisée par Mr German Tubes que je remercie, à partir d'extraits choisis sur "The American Folk Blues Festival European Tour 1963-1964" i.e:

- I´m Tryin´ To Make London My Home (audio) en support de sa bio abrégée
- Bye bye Bird
- In My Younger Days
- Keep It To Yourself
- Gettin´ Out Of Town
- Nine Below Zero
- Got My Mojo Working par Muddy Waters (exceptionnel) avec SBW à l'harmonica
- Black Snake Blues par Victoria Spivey avec SBW à l'harmonica
- Careless Love par Mae Mercer dont la voix de mezzo-soprano fit la fortune de Memphis Slim dans les cabarets parisiens (avec SBW à l'harmonica)
- My One Room Little Cabin
- I´m A Lonely Man
- Your Funeral, My Trial
- What Will Happen When I´m Gone
- You´re My Baby
- Goin´ Home... It´s Only A TV Show (version improvisée)
- Bye Bye Baby, Good Bye
- Tous en scène... avec entre autres Willie Dixon à la basse et Memphis Slim aux ivoires !
- Trying to make London my Home (audio) avec les paroles
- Dernière rencontre de Robbie Robertson avec Sonny Boy Wiliamson peu de temps avant sa disparition.

Connaissant son caractère insupportable et querelleur, j'aime bien Nine Below Zero (en farenheit) où il se moque de lui-même d'une certaine façon. Sinon, tous les musiciens sont au top ! Régalez-vous...







En prime, Pinetop Perkins au piano-garage à 95 balais, clope au bec... il tiendra encore deux ans et jouera jusqu'au bout. Il mourra en laissant un stock de concerts impayés ! Il était né en plantation comme tous les autres.



Sonny Boy Williamson II

Certains lecteurs avaient découvert l'harmoniciste Sonny Boy Willianson II sur le blog mort Steppique Hebdo. En français, la meilleure "entrée" est la Wikipedia en cliquant ici sinon il y a plus maniable, la bio de Linda Davis par ici !

Voici une prestation suédoise (©GazellRecords AB) qui le résume assez bien.



Youtube propose aussi un disque complet en ligne de lui, plus jeune dans sa carrière. Je ne sais s'il restera longtemps accessible sans payer de droits. Alors enjoy !
Cliquez là !

Au fait ! Va peut-être falloir parler de la défense européenne dans quelques jours, ou pas !

lundi 15 juillet 2019

Missie Mizik

Avec le départ de Laurence Sailliet chez Cyril Hanouna, nous pouvons raisonnablement penser que le fond de la piscine politique est atteint !
Aussi, en attendant les rappels CMRDS de la série torride Bikes & Girls, le blogue Royal-Artillerie vous offre de la musique choisie. Pour commencer, un fond de guitare Delta Blues sur lequel vous pouvez chanter les paroles de votre composition. A vos plumes, vos casques, et lancez-vous :



A suivre un classique de Muddy Waters, tout simplement :




Puis Sonny Boy Williamson II tout en finesse :




Et avant de mourir ce soir.... "Dedicated to Cherry"



Busted flat in Baton Rouge, waiting for a train And I's feeling nearly as faded as my jeans. Bobby thumbed a diesel down just before it rained, It rode us all the way to New Orleans. I pulled my harpoon out of my dirty red bandanna, I was playing soft while Bobby sang the blues. Windshield wipers slapping time, I was holding Bobby's hand in mine, We sang every song that driver knew. Freedom is just another word for nothing left to lose, Nothing don't mean nothing honey if it ain't free, now now. And feeling good was easy, Lord, when he sang the blues, You know feeling good was good enough for me, Good enough for me and my Bobby McGee. From the Kentucky coal mines to the California sun, Hey, Bobby shared the secrets of my soul. Through all kinds of weather, through everything that we done, Hey Bobby baby kept me from the cold. One day up near Salinas, Lord, I let him slip away, He's looking for that home and I hope he finds it, But I'd trade all of my tomorrows for one single yesterday To be holding Bobby's body next to mine. Freedom is just another word for nothing left to lose, Nothing, that's all that Bobby left me, yeah, But feeling good was easy, Lord, when he sang the blues, Hey, feeling good was good enough for me, hmm hmm, Good enough for me and my Bobby McGee. La la la, la la la la, la la la, la la la la La la la la la Bobby McGee. La la la la la, la la la la la La la la la la, Bobby McGee, la. La La la, la la la la la la, La La la la la la la la la, hey now Bobby now Bobby McGee yeah. Na na na na na na na na, na na na na na na na na na na na Hey now Bobby now, Bobby McGee, yeah. Lord, I'm calling my lover, calling my man, I said I'm calling my lover just the best I can, C'mon, where is Bobby now, where is Bobby McGee, yeah, Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lord Hey, hey, hey, Bobby McGee, Lord! Yeah! Whew! Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lord Hey, hey, hey, Bobby McGee.

lundi 8 avril 2019

Avis d'interruption



Ce blogue est stoppé momentanément 
pour cause de deuil.




À ma sœur libérée !

samedi 22 octobre 2016

Ne donnez pas aux mendiants !


Battez-les ! Le vice de la manche est irrémédiable, fils de sa mère l'oisiveté. Ce billet est interdit aux blaireaux et aux éjaculateurs précoces de la bienpensance. Il est tout au degré deux, inaccessible aux cons.
Malbrunot et Chesnot m'apprennent que des carriéristes politiques se sont abaissés jusqu'à demander des sous à l'ambassadeur du Qatar, à porter des Rolex doubaïotes, à voler gratis sur Emirates. Et d'aucune que l'on savait fellateuse en diable selon ses propres lapsus linguæ, aurait tendu... la main. La mendicité est dans l'ADN du politicien. Extraire le gène mendiant de la spirale le tue !

Pauvres de nous, nous sommes en saison de quémandeurs de voix, en pré-campagne électorale, la cour des miracles bat son plein de menteurs et de faux hommes, d'habiles sympas et de rusés entrepreneurs en extraction de suffrages ! De retour à la case, ils se moquent de nous, nous les sans-dents et les ploucs. Alors que nous ne sommes que des manants... mais du roi ! Et plus que jamais, du roi !

A voir la pantalonnade démocratique, l'horrible caravansérail de la prostitution politique, le fard programmatique des putes à plateaux, le carrousel des endives, on ne peut que souhaiter revenir au vieux modèle monarchique pour avoir, comme nos cousins du Nord et du Sud, un chef d'État propre sur lui, attaché à nous, affectionné, soucieux de sa famille qui fait partie intégrante du poste, un chef d'État qui nous représente partout où il va, en dignité, qui en impose. Exactement le contraire de tout ce que nous propose cette République de l'Envie en phase gazeuse terminale. Ce pays se noie dans sa crasse mentale, il est addict au poison de l'égalité sans risques, de la solidarité à sens unique, de la caporalisation des consciences, et pis que tout, admiratif de la Bêtise.
Au roi, et vite !

Pour changer, voici l'harmonica magique de Sonny Boy Williamson II dans The Sky is Crying et derrière, Movin'out, avec Matt "Guitar" Murphy et Memphis Slim au piano. C'est très relevé. Ça n'a rien à voir avec le sujet !


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