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Quinte floche royale : un projet politique

Suite à pique et dés noirs
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Spécial royco ! Comme nous l'avons souvent dit, l'offre politique monarchiste ne percera que si elle est compréhensible du plus grand nombre. Non tant qu'il faille en convaincre beaucoup, que pour désarmer les foules ameutées jusqu'à l'hystérie par les milices de la bourgeoisie régnante contre tout projet la menaçant. Parler du roi lèvera le vacarme d'un retour des tyrans orchestré auprès des médiats de masse par les profiteurs du régime actuel, aussi conviendra-t-il d'être fort et clair en toute compagnie ! Il n'y aura pas de place ni le temps pour les biais dialectiques, les arrières-pensées qui passent devant, les complots en chemin, pis que tout, le combat des grimoires.

Dans l'état de calamités avancé où se trouve notre pays - ce qui n'empêche pas un président à crédit d'aller faire le coq à Bruxelles - il sied de sauver l'essentiel pour qu'il ne soit pas emporté par la crue des taux d'intérêts que les banques centrales annoncent, au milieu de tous les déficits qui plombent déjà notre société avachie et son économie déglinguée. L'essentiel, comme son nom l'indique, c'est le "régalien". La nation française demeure par son Etat. En France c'est comme ça. Ce sera peut-être la rupture de paradigme du siècle : il faut sauver l'Etat dans sa quintessence, soit les cinq domaines qualifiés que sont la Justice haute, la Guerre, la Sûreté, la Diplomatie et le Trésor.

Ces cinq domaines doivent être arrachés à la dispute démocratique qui clive la nation et derrière laquelle se cachent des intérêts catégoriels puissants, souvent antagonistes, afin qu'en cas d'embolie économique et financière, il reste un socle solide d'où repartir. Le meilleur gardien des domaines régaliens est un roi en ses conseils, parce qu'il est détaché de toute contingence partisane capable autrement d'influencer le choix du référent et le gouvernement quotidien des hommes. On a pu penser mettre un conseil permanent de sages comme autorité suprême, voire un président one-shot, pour sept ans comme dans les constitutions de 1875, 1946 et 1958, mais il est prouvé que ces clefs de voûte sont friables, influençables, quelquefois vénales, parfois inadaptées (et la voûte tombe comme en 40!).

C'est d'un pacte qu'il s'agit.

Un deal à passer entre le peuple et le nouveau pouvoir royal. Aux uns le domaine public, aux autres le domaine régalien. L'accord doit être tranché par un référendum à majorité qualifiée (2/3 ?) et doit comporter une clause de non-ingérence réciproque afin que la souveraineté des uns et des autres soit pleine et entière dans leur champ d'application. Et c'est pourquoi le domaine régalien préservé doit avoir un périmètre fixe délimité strictement et non invasif. Si jusqu'ici on a compris ce qui revenait à la monarchie, qu'en est-il du domaine public gouverné par le peuple en ses parlements, voire directement à l'helvétique ? Tout le reste, aussi loin que se portera l'envie de collectiviser la nation ! Voulez-vous que l'Etat se mêle de tout ? Cotisez, cotisez tous, puisque la Providence est morte, le socialisme l'a tuée. Payez vos impôts en chantant et que soient affichés aux portes des mairies les rôles fiscaux de tous les contribuables comme on le fait ailleurs ! Et commencera la dispute sur l'étendue du champ d'application des politiques publiques. On peut faire une courte liste qui additionne les deux dés de l'image :

  • Assurance maladie nationale, privée, hôpitaux généraux, hôpitaux spécialisés, dispensaires publics, cliniques privées
  • Assurance vieillesse nationale, privée, fonds de pensions, allocations et secours
  • Instruction publique nationale, régionale, départementale, municipale, privée
  • Universités, recherche fondamentale, grandes écoles, écoles techniques, apprentissage
  • Justice basse, tribunaux d'instance et justice consulaire, cours d'arbitrage, adm. pénitentiaire
  • Ecologie pratique et météo, polices municipale, cantonale, des voies, des marchés et des sols, monopoles du quotidien (postes, tabacs...)
  • Aménagement du territoire, ponts et chaussées, ports et canaux, transports (Plan, pas plan...)
  • Recherche et sécurité énergétique (production, surveillance et transport)
  • Recherche et développement industriel, aérospatial, militaire, arsenaux d'Etat
  • Recherche agronomique et gestion des espaces agricoles
  • Gestion des zones économiques exclusives et de la pêche
  • Gestion du budget de la nation, fisc
Ces douze ministères sont responsables devant le parlement national (pour moi, monocaméral) qui élit périodiquement un premier ministre sur la base des résultats électoraux. Nous reviendrons décrire les cinq domaines régaliens plus tard. Il ne reste plus qu'à rédiger un projet de constitution, en évitant de l'encrasser de réminiscences anciennes, et surtout en se gardant qu'il se mêle de tout après avoir constaté la ruine du modèle total antérieur. Le temps de la philosophie politique est passé. On rentre tout sur six pages ? Et on détaillera dans des "capitulations" séparées. Chiche ?

Il ne restera qu'à verser le liant du pacte dans le nouveau moule pour le péréniser. Le seul ciment qui tienne est l'affect des peuples pour leur roi, leur reine. C'est un facteur indispensable dont la définition dépasse les capacités analytiques du Piéton. Dans cette équation nouvelle pourra entrer l'héritier d'une dynastie anciennement régnante, s'il en a le talent et la permission du Ciel, puisqu'il sera toujours à lui lié.

Quelques mots des cinq domaines régaliens - on en a beaucoup parlé sur ce blogue déjà.

  • La Justice haute : essentiellement des cours d'appel auxquelles s'adresseront les cours régionales : Cassation, Cour d'appel de Paris, Conseil d'Etat, Cour des Comptes, Cour d'arbitrage, CSM, la direction des cultes. La fonction de garde des Sceaux attachée à l'Etat régalien prendra tout son sens.
  • La Guerre : le pays devra être prêt en toutes circonstances à soutenir une guerre contre lui. Il ne s'agit pas de gérer une crise, mais de riposter de manière décisive tant sur le théâtre métropolitain que sur les théâtres d'outremer. Nos armées ont été concues pour entrer en premier sur des territoires en crise ne disposant pas de la parité tactique. Pour faire la guerre, la vraie, il faut doubler le budget militaire selon le général Lecointre, ancien chef d'état-major ; le but étant toujours de faire peur !
  • La Sûreté : douanes, gendarmerie et police nationale seront déployées en symbiose sur des missions bien définies pour préserver la paix civile et mener les enquêtes criminelles.
  • La Diplomatie : ayant un des premiers réseaux diplomatiques au monde, nous n'aurons aucune difficulté à le maintenir, s'il reste dans les clous de nos intérêts propres. Elle déploiera les agences d'influence actuelles, Alliance française, COFACE, Business-France, FranceAgriMer, etc.
  • Le Trésor : avec les grosses banques et caisses publiques de développement comme la BDF, la CDC, la BPI etc. Même si l'émission de monnaie et la fixation des taux de pension sont fixés collectivement par la Banque centrale européenne où nous devrons prendre toute notre part après être redevenus sérieux, il restera à financer les budgets votés, et à gérer les effets d'une dette centenale sur les politiques publiques, en réduisant le poids du service de la dette qu'assureront les générations montantes. France-Trésor est un bel outil, qui devra être réorienté.

Voilà l'ébauche. Il y a des trous, des redondances mais on peut phosphorer dessus ad libitum. Chacun peut prendre un domaine et l'emplir de ses observations, sans perdre de vue qu'il s'agit d'un nouveau pacte national : le régalien héréditaire est détaché du domaine public rendu au peuple en ses Etats. Est-ce assez clair ? Vos commentaires bienvenus.



LE REGALIEN AU ROI

LE PUBLIC AUX GENS

LA COURONNE AUX DIEUX




Ce billet est le troisième d'une séquence "Rénovation" qui forme la deux millième contribution du Piéton du roi au blogue Royal-Artillerie. Elle se compose des trois articles suivants : NB: Le dossier sera bouclé par une note d'ordre (un canevas de consultation) à la fin du mois.

Commentaires

  1. Où l'on parle d'un Conseil National de la Reconstruction (de notre Etat) : c'est dans la Revue politique & parlementaire, un long article d'Alexandre Malafaye, publié la semaine dernière sous le titre Pour gouverner, le volontarisme ne suffit plus, il faut de la méthode ! (clic). A lire avec méthode donc, dans l'optique du pacte national qui fait l'objet de notre article, pour ce qui concerne la réorganisation du "domaine public" rendu au peuple.

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  2. Supprimons les doublons, les triplons et autres multiplions administratifs. Cessons les usines à gaz technocratiques du genre des savants dosages entre "deconcentration" et "decentralisation" ou plus personne ne sait qui fait quoi. Et dans le cadre de la sécurité publique, prenons l'exemple des Belges qui ont fusionné toutes leurs forces de police en un seul corps. Italiens et Suisses dans ce domaine ont également simplifié et rationalisé leurs forces de l'ordre. Pas sur que cela plaise aux syndicats à Beauveau ou au corps jupitérien des officiers de gendarmerie, mais la simplification et le taillage dans le gras est la condition première et indispensable! "Yka, focon? Tous les autres l'on fait, il est temps de s'y mettre

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    1. Rapportée aux moyennes spécifiques de l'OCDE, la France a environ deux millions de fonctionnaires de plus (ou de trop). La République créé des emplois publics contre des votes en sa faveur.
      C'est une autre question que le projet "Qinte Floche" et je pense que ce défi ne pourra s'affronter qu'au niveau des régions voire des départements si on descend le fisc à ces niveaux, en visibilisant les services demandés et les taxes applicables à leur fonctionnement. Mais cela coupe à angle droit le principe d'universalité budgétaire qui interdit le fléchage des recettes.
      De toute façon, quand les taux d'emprunt remonteront, la question se posera avec acuité, vu notre niveau extravagant d'endettement public, rapporté aux déficits en tous domaines. Insurrection ?

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  3. Bonsoir,
    Je retrouve dans cette secession du domaine régalien un dispositif approchant la plateforme politique du parti de l'Alliance Royale qu'avait montré Adeline. Mais c'est moins compliqué ici.

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    1. René, c'est moins compliqué parce que l'article n'entre pas dans les détails où se cache le diable.
      Yve-Marie Adeline avait phosphoré sur les institutions en bouchant les trous possibles, mais à la fin, la synthèse était devenue difficile à appréhender. Je ne parle pas du mode de scrutin législatif par collèges que je n'ai jamais compris.

      Plusieurs articles de ce blogue ont présenté jadis la plateforme institutionnelle de l'AR et il n'est pas douteux que le Piéton en a été imprégné. Aussi, les similitudes sont le résultat d'une assimilation antérieure.

      Le problème (comme cela sera le cas du projet "Quinte Floche") est que personne ne connaît la plateforme politique de l'Alliance Royale après tant d'années. On en revient au fric de la propagande sans lequel rien ne tient.

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  4. Je me suis mal fait comprendre. Je me méfie du monarchisme "à la française" car il est imprégné de centralisme , d'ailleurs bien antérieur aux lumières. Je prenais l'exemple des forces de l'ordre car je pense que aussi bien dans le domaine de la sécurité des biens et des personnes comme dans celui du maintien de l'ordre , ce n'est pas à l'etat central d'intervenir. Inspirons nous des états fédéraux ou l'intervention de l'état se limite à certains domaines comme le renseignement, le judiciaire de grande ampleur ou le terrorisme. Chez nous l'état veut tout gérer, mettre son nez de partout et le résultat est le suivant: tout le monde fait tout et plus personne ne comprend rien. Les gendarmes s'occupent de problèmes de stationnement pendant que les polices municipales en IdF font du maintien de l'ordre la nuit . En Suisse, aux USA en Allemagne, la sureté publique est délégué aux échelons locaux. Pas de préfets ou de fonctionnaires centraux basés dans la capitale qui interviennent dans tous les domaines. Le "dédoublement fonctionnel" qui fait des maires des supplétifs de l'administration centrale n'existe qu'en France. Le problème date de la monarchie ou (exemple) les lieutenants de police étaient nommés par l'autorité royale alors que les corps d'exécution demeuraient locaux. En plus on avait attribué à l'armée (la maréchaussée) la surveillance des routes. L'exemple des pompiers est flagrant: les sapeurs de base sont recrutés localement mais les officiers sont nommés par le préfet. Ce n'est pas une question du nombre de fonctionnaires mais bel et bien du fait que l'état n'a pas à s'occuper de tout, partout, tout le temps ,(parfois au nom du principe de subsidiarité) parasitant par là les premiers intéressés . Alors oui, vive la monarchie mais à condition qu'elle soit fédérale. Le centralisme républicain ou monarchiste est un cancer.

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    1. Fils du Midi, je ne suis pas celui qui poussera à la centralisation. Le Midi fut conquis et de sauvage façon, il n'a jamais "voté" aucun rattachement à la Couronne :)
      Ses institutions, ses cours de justice, ses officiers, ses subdélégués furent toujours supérieurs à ceux des Francimans. Nos ponts et chaussés faisaient l'admiration de tous quand au nord il fallait emprunter fleuves et canaux pour voyager sans se rompre les os. Et nous avions l'esprit bien plus ouvert sur nos voisins que nous ne menacions pas par principe, comme le firent les rois sur leurs frontières du nord et du nord-ouest enfilant les guerres l'une après l'autre jusqu'à tout perdre.

      D'ailleurs, je pense que la centralisation de Louis XIV a mis en germe la désintégration de la monarchie française, puisqu'il a suffi de prendre ensuite Paris pour avoir tout le reste !

      Pour les forces de l'ordre, je ne suis pas expert (en rien d'ailleurs vu mon âge) mais une autorité extérieure à la satrapie régionale ou locale ne peut faire de mal si elle oeuvre à contenir les gens dans l'observance des lois. Même locales d'ailleurs. Mais dans la décentralisation, tout est question de niveau des élites politiques, particulièrement bas en France. Nonobstant, l'Etat-nation France est constitué et il faut partir de là.

      Quant à la gestion actuelle des carrières et des TED, elle prête à sourire quand on voit au moindre problème, surgir devant la caméra un képi étoilé ! Que font tous ces généraux de gendarmerie à courir les bivouacs ? Et les observer dans la cohue officielle du ministre en ballade au point chaud m'a toujours fait marrer. Ces généraux n'ont rien à foutre de la journée, c'est clair, et il y en a beaucoup.

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    2. L'autre jour, le préfet au cou de poulet sous une trop grande casquette, Lallement le bien nommé, surgit dans les lucarnes pour annoncer que Paris sera fermé aux convois de la liberté.
      A sa droite, un général de brigade** de gendarmerie, à sa gauche un général de corps d'armée**** de gendarmerie, comme des serre-livres afin de bien rentrer dans le champ de la caméra.
      La prestation a duré trente secondes et les deux n'ont rien dit. Ces gens font quoi sinon ?

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