mardi 30 avril 2019

L'ère Reiwa commence au Japon

©Getty images
Il s'est passé quelque chose d'important au Japon, une ère impériale nouvelle s'ouvre sur l'abdication du fils de Showa Tenno (Hirohito de son vivant), empereur controversé qui s'abandonna au projet de conquête du Pacifique que poussait le pouvoir militaire nippon pour établir son hégémonie sur les ressources de ses voisins, denrées qui faisaient défaut dans l'archipel.
Akihito a passé sa vie à réparer l'outrage à l'humanité que furent les guerres de cette époque. Epuisé, il cède la place à son propre fils, Naruhito, qui a déjà souhaité continuer sur le même axe de compassion pour les petits, les sans-grades, les victimes de l'économie intérieure, et pour la réconciliation des peuples d'Asie à l'extérieur de l'empire. Cet axe n'est pas l'orientation privilégiée par le premier ministre Shinzo Abe qui veut dissuader la Chine de confiner le Japon dans un second rôle sur la zone qu'elle laissera sous son contrôle.

M. Guibourg Delamotte [Inalco] a donné une note de synthèse à Radio France internationale que nous reprenons ci-dessous :
L'empereur n'a pas à avoir de rôle, il doit être dans une mesure constante, ne doit pas avoir d'action qui ait une coloration politique. Dans cette mesure, Akihito a été parfait, c'est à dire qu'il n'a jamais émis un avis sur un projet de loi, ne s'est jamais immiscé dans la conduite de la politique. Et en même temps, cet empereur, paradoxalement, avec toute sa discrétion, a réussi à avoir un rôle éminemment politique. D'abord parce qu'il incarne véritablement la nation, ce qui est son rôle. Les Japonais l'aiment énormément et ont beaucoup de respect pour lui. Il a su avoir les gestes forts en direction de son peuple, manifester toujours une compassion dans les moments difficiles, en particulier Fukushima. Il s'est déplacé pour voir les réfugiés. Il était assis avec eux dans les gymnases où ils étaient réfugiés. Et en même temps, il est connu pour être un personnage modéré, pour être favorable à une réconciliation avec la Chine et avec la Corée du Sud. Il est parvenu à se positionner comme une figure libérale au sens anglo-saxon, c'est à dire plutôt à gauche. Sur un plan politique, institutionnel, il a changé le rôle de l'empereur et sa fonction.

L'article d'Igor Gauquelin libre de droit sur RFi est à lire ici :



L'évènement a été traité par dessus la jambe aujourd'hui par les chaînes françaises qui ont caricaturé la tradition impériale, en s'abandonnant à des micros-trottoirs pour capter le désintérêt des passants, agacés, paraît-il, par un jour férié contraint. Lamentable as usual. Hier dimanche, seule la chaîne Euronews nous a offert de suivre les législatives espagnoles en direct, les autres chaînes d'abrutissement restant coincées sur la politique politicienne intérieure française, sauf à proclamer partout ce matin la victoire du Parti socialiste ouvrier espagnol. C'est bon de pouvoir écrire "socialiste" et "victoire" à la Une, même si c'est... à Madrid.



Addendum du 2 mai 2019 :

Podcast du commentaire avisé de Vincent Hervouet sur Europe 1. Synthèse élégante, amusée et complète :



dimanche 28 avril 2019

In VOX We Trust

L'avant-veille du scrutin législatif espagnol, le prince Louis de Bourbon encourageait sur sa page Facebook ses Friends à voter POUR l'Espagne traditionnelle en ces termes :
El 28A España se juega su futuro :
- La Unidad Territorial
- La educación de sus hijos
- La defensa de la familia y de la vida
- El respeto a su bandera, a su himno, a su historia, a su cultura, a su lengua y a la religión
- El cumplimiento de la Ley
- El apoyo a los Cuerpos De Seguridad del Estado
Hier il appelait à porter le parti VOX aux Cortès de Madrid :
Basta de votar a disgusto o con los ojos o la nariz tapados : hay que VOXtar con ilusión y esperanza de una España Mejor.
. Vota Con Ilusion
. Vota Con Esperanza
. España Viva

Les ducs d'Anjou (cliché El País 2016)

Contrairement à ses cousins de France, le prince est connu du grand public chez lui en Espagne, plus particulièrement par son ascendance* mais aussi par sa vie de famille exemplaire et ses relations mondaines et professionnelles. Il est l'aîné des Capétiens d'où procède la Casa Real. Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú et Maria Margarita Vargas Santaella (du Banco Occidental de Descuento de Maracaïbo) font souvent leur page glacée dans les magazines people de la Péninsule, mais aussi de la presse quotidienne par son inlassable défense du généralissime Francisco Franco dans ses choix et ses œuvres. On saura ce soir s'il a été entendu.

(*) il est l'arrière-petit-fils en ligne directe du général Franco mais aussi pareillement du roi d'Espagne Alphonse XIII.

Le programme de VOX se décalque parfaitement sur les recommandations du prince Louis mais le soutien qu'il lui apporte n'aurait pas été aussi explicite si le président du gouvernement sortant, Pedro Sanchez, n'avait fait mousser l'exhumation de Franco en Valle de Los Caïdos à des fins électoralistes. Négociant en plus avec les séparatistes catalans un futur détesté par la droite et la majorité des Espagnols, Sanchez a fait de VOX ce parti d'appoint indispensable à une coalition de droite, qui a permis de renverser la table en Andalousie, province socialiste, assistée du berceau à la tombe jusqu'à maintenant.

Si, au-delà de la querelle dynastique française, d'aucuns ici s'interrogeaient sur les intentions politiques de Louis de Bourbon pour la France, il leur suffirait de connaître ce qu'il demande pour l'Espagne :

- l'unité du territoire de la nation
- l'éducation de ses enfants
- la défense de la famille et de la vie - il paraît dans des conférences internationales sur le premier sujet -
- le respect du drapeau, de l'hymne national, de l'histoire du pays, de sa culture, de sa langue et de sa religion
- l'état de droit
- l'appui aux forces de sûreté du pays

On peut trouver une majorité de Français sur ce faisceau de convictions ; mais aussi une forte minorité issue des forces de déconstruction et d'affaissement moral à l'œuvre depuis quarante ans parce que l'esquisse induit de fortes exclusions. Deux absences importantes dans le programme - il y en a quelques autres - sont l'économie et les finances, ce qui ne laisse d'étonner chez un banquier. S'il reste très critique du libéralisme social ou sociétal, je n'ai pas le souvenir de l'avoir entendu sur le libéralisme économique, le capitalisme, la globalisation. Les fan clubs légitimistes français, plutôt que d'exposer son combat catholique qui ne fait aucun doute, enrichiraient le débat en l'interrogeant sur ses convictions dans ces chapitres déterminants pour notre futur. Quoique on puisse soutenir que le réarmement moral de la nation doit précéder la reconstruction du pays qui l'héberge.

Royal-Artillerie souhaite à l'Espagne que triomphe ce soir le meilleur de ses traditions dans le droit fil des espérances du prince de Bourbon.



Addendum du 28/04/2019-23:05

Avec une participation de 75% les cartes ont été rebattues à l'intérieur de chaque camp, à droite et à gauche, mais sans en avantager aucun. Le PSOE de Pedro Sanchez passe en tête et cherche à former un front populaire pour gouverner mais Podemos a rétréci. Le PP s'effondre mais Ciudadanos s'envole. VOX a obtenu 2,5 millions de voix et entre aux Cortès avec 24 députés. Même si le score du parti nationaliste est inférieur à ses attentes, à quarante-trois ans seulement, Santiago Abascal est là pour longtemps.


vendredi 26 avril 2019

Au comptoir du Canon des Ternes



En décembre dernier, ce blogue déplorait la trop forte hauteur de marche entre un connétable de France et un capitaine de gendarmerie après avoir analysé les brillantes insuffisances de monsieur Macron. Vers le trou noir d'une révolution... titrions-nous alors ! C'était au temps de l'Acte V, nous en serons demain à l'Acte XXIV ! Il n'y aura pas de révolution parce que le peuple, abruti par le modèle socialiste à dose homéopathique, ne veut pas la faire pendant les vacances scolaires ni les vacances d'été. Alors notre président de la République déroule le one man show de plus (pas encore de trop) qui tel un discours de premier ministre à la chambre basse sur la politique générale programmée de son gouvernement endort les plus attentifs. Le pays n'est pas en révolte, il est en décomposition. Faudra-t-il attendre qu'il soit pourri à l'os, qu'il schmoute de partout, pour qu'à l'exemple de l'Algérie et du Soudan les éléments encore sains renversent les institutions calamiteuses de cette République anachronique avec l'accord tacite des forces de sécurité ? La révolte des ronds-points annonçaient l'an dernier quelque chose de profond. Les défilés de Gilets jaunes de cette année sont un défouloir scénarisé par quelques vedettes du mouvement et leurs correspondants de la rue des Saussaies. Malgré les maladresses, le pouvoir finira pas dissoudre le mécontentement dans l'acide de la lassitude. La conférence de presse de l'Elysée devait être le clap de fin, le jour où un jeune et fringant président renverserait la table de toutes les vieilleries qui nous encombrent ! Discours construit, aisance au pupitre, forte corrélation des diagnostics et des remèdes... une révision générale de la voiture ! Il n'y a pas eu de clap, ni de choc qui auraient précipité la foule en nation.

Il eut fallu deux ou trois mesures emblématiques qui se seraient attaqué au cancer de base, le socialisme hérité de la Libération. On attendait "un" Margaret Thatcher ! Nous avons eu le lauréat du Concours général de la Somme, un gamin intelligent aux épaules étroites et aux pattes trop longues !



jeudi 25 avril 2019

Culture à l'ISSEP

« La culture, c'est ce qui demeure dans l'homme lorsqu'il a tout oublié » [Emile Henriot (1889-1961) entre autres]. L'aphorisme fit florès, on l'attribua même au président radical-socialiste Edouard Herriot pour l'avoir cité dans son ouvrage Notes et Maximes. Qu'importe finalement s'il ne s'agit que d'expliquer l'importance d'une imprégnation culturelle dans la vie en société en insistant sur les moyens de l'obtenir.
Si Montaigne militait (comme Rabelais d'ailleurs) pour des têtes bien faites plutôt que bourrées, il anticipait l'avalanche de paradigmes nouveaux qu'il faudrait bien comprendre sans fouiller toutes les archives de l'humanité. Quoi de plus utile que de construire en chacun son laboratoire intellectuel. La directrice de l'ISSEP de Lyon est sur cet axe. Elle développe Montaigne à sa façon. Cela nous change des ravins abrupts du Rassemblement national familial :





DE L’IMPORTANCE DE LA CULTURE GÉNÉRALE


Avant de plaider pour l’intégration de la culture générale dans la formation des futurs dirigeants politiques, rappelons d’abord ce que la culture générale n’est pas.

La culture générale n’est pas une simple accumulation de connaissances. Elle est la tête bien faite, autrement dit, l’intelligence transversale capable de rassembler des informations, apte à puiser dans différentes matières sans être enfermée dans un domaine d’expertise et disposée à confronter le présent au passé pour en tirer des leçons, une analyse, un jugement.

Il ne s’agit ici pas de quantitatif mais de qualitatif. Il ne s’agit pas d’avoir mais bien d’être. La culture générale n’est pas faite pour briller en société, elle aide à penser, à vivre, elle façonne la personne et sa façon d’appréhender le monde. Qui a lu Balzac, qui a entendu Chopin, qui a admiré les statues du Bernin, qui a vibré au récit de la bataille de Patay ne perçoit pas les murmures du monde de la même manière.

A l’heure où la gouvernance et l’administration des choses ont remplacé le gouvernement des peuples, où le langage et la pratique managériale ont remplacé la Politique, il est important de rappeler que la capacité à conduire des Hommes émane moins de techniques toutes-faites de management que d’une bonne connaissance des tréfonds de l’âme humaine (à ce titre, la qualification désuète d’Humanités pour désigner la culture générale prenait tout son sens) et d’une réelle capacité de discernement. Le Général de Gaulle résumait parfaitement ces bénéfices dans son ouvrage Au fil de l’épée : « La véritable école du commandement est celle de la culture générale. Par elle, la pensée est mise à même de s’exercer avec ordre, de discerner dans les choses l’essentiel de l’accessoire [...] de s’élever à ce degré où les ensembles apparaissent sans préjudice des nuances. Pas un illustre capitaine qui n’eût le goût et le sentiment du patrimoine et de l’esprit humain. Au fond des victoires d’Alexandre, on retrouve toujours Aristote…»

Dans un monde où les expertises sont rapidement obsolètes, où l’intelligence artificielle commence à concurrencer l’intelligence humaine, où les professionnels sont amenés à changer plusieurs fois, non pas de postes, mais de métiers, il est indispensable de comprendre rapidement, de savoir construire un raisonnement, de développer son esprit critique. Telle sont les véritables compétences attachées à la mobilité si souvent citée comme nouvel impératif dans le monde du travail.

Un futur dirigeant politique ne peut se dispenser de s’enraciner dans une culture et une histoire pour s’imprégner de l’inconscient du peuple, de sa mentalité et de ses mœurs en vue de lui donner un cap auquel il adhérera. Comme le disait André Charlier dans l’une de ses lettres adressée à ses élèves: « l’âme d’une maison, comme celle d’un peuple, est faite de beaucoup de fidélités silencieuses ».

S’inscrire dans le temps long c’est accepter d’être le dépositaire de ces fidélités qui nous dépassent. C’est en comprendre la valeur et la fragilité, car la fraternité humaine est un sentiment que l’on ne peut imposer ou décréter. Il est le fruit mûr du temps et d’échanges séculaires qui façonnent la reconnaissance de soi en l’autre au point de se sentir responsable de lui.

Le politique qui s’amuse à déstructurer cette fraternité par méconnaissance, inadvertance ou pire, par lâcheté ou cynisme est terriblement coupable. S’attaquer à ce legs est la pire des trahisons car il constitue le socle de notre société et la condition de son harmonie.

Rechercher une culture générale est un exercice d’humilité.

Effleurer l’immensité des savoirs qui nous ont précédés permet de mesurer à quel point nous ne savons rien ou si peu. Cet exercice aide à se prémunir contre la grande vanité frappant chaque génération, qui consiste à se croire bien supérieure dans la morale et l’esprit à la précédente. Tous ces savoirs nous invitent à pratiquer la prudence, cette vertu que la philosophie grecque puis la doctrine chrétienne présentent comme cardinale.

Voilà pourquoi l’ISSEP place la culture générale au cœur de son projet pédagogique. Afin que les futurs dirigeants politiques que nous formons abordent la politique pour ce qu’elle est : une science de l’Homme, l’art de son gouvernement, la poursuite de ce qui sied à sa cohésion et à son bien-être.


Marion MARÉCHAL
Directrice générale de l’ISSEP
(original ici)

mercredi 24 avril 2019

Parce qu'il le vaut bien !

 


Hommage au rocker sympa Hervé Forneri, niçois de naissance et de cœur. R.I.P.


samedi 20 avril 2019

Équerres et compas



Toute la France et ses amis sont entrés en sidération au spectacle de l'embrasement de la flèche et des toits de Notre-Dame de Paris. Le vaisseau majestueux est maintenant décapoté, ouvert aux intempéries ; on doute aujourd'hui de la résistance des parties de maçonnerie qui, pour certaines, ont subi un feu direct de huit cents degrés. Sachant que depuis les Romains les constructions de pierres amalgament du fer et du plomb à leurs assemblages, on peut raisonnablement questionner la solidité de quelques sections contiguës aux effondrements. Pour la charpente de bois, c'est "réglé", elle a disparu ; il faut la refaire complètement, du temps, de l'argent, pas de surprise particulière. Reste le défi de reconstruction de la flèche d'Eugène Viollet-le-Duc de 1859 !
Est-ce le péché d'orgueil de l'architecte le plus fameux de l'histoire de France ? Culminant à 93 mètres au-dessus du sol, elle pesait sept cent cinquante tonnes, posées sur les quatre piliers de transept comme nous l'explique la notice du site (clic) avec de magnifiques photos du chef d'œuvre disparu.
Comme pour l'abondance des dons financiers destinés à consolider et reconstruire l'ouvrage le plus emblématique du monde, ce pays malade dans son identité et oublieux des racines qui l'ont nourri depuis vingt siècles, se dispute déjà sur la contemporanéité du design retenu pour la nouvelle flèche ! Avouons que les horreurs à la mode ont de quoi susciter une saine crainte de défiguration de l'ouvrage. Que veut dire notre premier ministre quand il évoque un concours international d'architecture ? Qu'il a perdu les plans de la cathédrale ?
Une flèche identique visuellement à celle de Viollet-le-Duc ne sera pas obligatoirement le monstre de 750 tonnes (500T de bois et 250T de plomb) que les matériaux du temps avaient obligé à créer. Au moins a-t-on retrouvé dans les cendres le coq-reliquaire intact qui nous assure déjà qu'il terminera le nouvel ouvrage. Sauvés du chantier avant sinistre, les "douze apôtres" de cuivre repoussé permettront de retrouver la vraie silhouette. Le plus simple et le plus rémunérateur en termes d'image est de refaire la flèche que le monde entier connaît. Le reste est arrogance insupportable.


Garde-nous des cons, Seigneur, tant ils pullulent !





Avant de tourner la page, une visite du site ésotérique Hermetism.free.fr s'impose.


lundi 15 avril 2019

Ouverture de la Semaine sainte !



Avec Notre Dame de Paris en cendres disparaît l'orgueil d'un peuple déjà disparu.
Méditons sur le symbole purificateur et sur les chapitres 17 et 18 de l'Apocalypse.
Immense tristesse ! Désastre national...
Funeste mélancolie...





Pendant de nombreuses générations, tant que la nature du dieu se fit sentir suffisamment en eux, ils obéirent aux lois et restèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés. Ils n’avaient que des pensées vraies et grandes en tout point, et ils se comportaient avec douceur et sagesse en face de tous les hasards de la vie et à l’égard les uns des autres. Aussi, n’ayant d’attention qu’à la vertu, faisaient-ils peu de cas de leurs biens et supportaient-ils aisément le fardeau qu’était pour eux la masse de leur or et de leurs autres possessions. Ils n’étaient pas enivrés par les plaisirs de la richesse et, toujours maîtres d’eux-mêmes, ils ne s’écartaient pas de leur devoir. Tempérants comme ils étaient, ils voyaient nettement que tous ces biens aussi s’accroissaient par l’affection mutuelle unie à la vertu, et que, si on s’y attache et les honore, ils périssent eux-mêmes et la vertu avec eux. Tant qu’ils raisonnèrent ainsi et gardèrent leur nature divine, ils virent croître tous les biens dont j’ai parlé. Mais quand la portion divine qui était en eux s’altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina, incapables dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent indécemment, et à ceux qui savent voir, ils apparurent laids, parce qu’ils perdaient les plus beaux de leurs biens les plus précieux, tandis que ceux qui ne savent pas discerner ce qu’est la vraie vie heureuse les trouvaient justement alors parfaitement beaux et heureux, tout infectés qu’ils étaient d’injustes convoitises et de l’orgueil de dominer. Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces sortes de choses, s’apercevant du malheureux état d’une race qui avait été vertueuse, résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages. A cet effet, il réunit tous les dieux dans leur demeure, la plus précieuse, celle qui, située au centre de tout l’univers, voit tout ce qui participe à la génération, et, les ayant rassemblés, il leur dit.. (Platon in Critias).

dimanche 14 avril 2019

Une famille comme on les aime


Les ducs d'Anjou nous offrent leur dernière photo de famille avec le petit dernier-né, Enrique de Jesús Borbón Vargas. Sous l'œil amusé de l'aînée, Eugénie, une très belle jeune fille de douze ans déjà, posent les deux jumeaux Louis et Alphonse, âgés de huit ans, tous les enfants étant nés aux Etats-Unis. Famille de classe naturelle comme on les aime au Roycoland, des parents attentionnés, sportifs, promouvant la famille traditionnelle, la vie, la foi chrétienne et le souvenir des ancêtres.

Certes, le prince Louis de Bourbon s'est engagé totalement dans la défense de son aïeul Francisco Franco dont les cendres devraient être exhumées de la basilique en Valle de Los Caïdos par le gouvernement socialiste et son chef dont il s'est fait un ennemi personnel à l'occasion des élections législatives espagnoles. Mais un prince en colère pour sauver sa nation, ça nous change un peu des postures raisonnées et raisonnables de la famille dite de France ici, qui s'embourbe dans la quête de faveurs de la République et dans les rancunes familiales. On peut suivre la guerre à Pedro Sánchez sur son compte Facebook. Un prince qui ne se prend pas pour le messie et ouvre la Semaine Sainte en ces mots, ça me va :

Con el #DomingoDeRamos iniciamos la #SemanaSanta, recordando la entrada triunfal de #Jesús a Jerusalén, aclamado por la multitud, días antes de su #pasión, #muerte y #resurrección.




Quelques photos sur Hola.com là.


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