mercredi 17 janvier 2018

SED LEX !

Les Français ne reprocheront pas au président Macron la réunion de la Zone à Défendre à la République, de laquelle elle n'aurait jamais dû sortir, parce qu'il est dans son cœur de métier, le "régalien".

Il restera une frange de plus en plus minoritaire de la population à invoquer la supériorité d'une démocratie directe conforme aux résultats souhaités, mais dans l'ensemble de l'opinion, force reste à la Loi. Le plan d'évacuation est clair, réouverture des routes, expulsion des occupants sans titre, cession du foncier exproprié. Yapuka !

On espère quand même le mutisme absolu des responsables politiques impliqués dans ce naufrage de la décentralisation durant les vingt dernières années.

Photo Ouest-France à Nantes Atlantique

Si les gens qui nous gouvernent aujourd'hui ont l'intelligence qu'on leur prête, ils mettront à profit la générosité qui s'est exprimée sur Notre-Dame des Landes pour favoriser un projet alternatif de mise en valeur de terres ingrates mais humides comme le suggérait José Bové dans son projet de sortie de crise dont votre blogue préféré s'est fait l'écho il y a quelques temps (clic).

Pressé par la vitesse du tapis roulant de l'information, il sera difficile de prouver définitivement le bien-fondé de l'abandon de l'Aéroport du Grand Ouest au profit de Nantes-Atlantique réaménagé avant cinq ans. Cinq ans, soit 2023, et un trafic aérien qui n'aura pas beaucoup augmenté, à ce que laissent prédire les chiffres détaillés de l'activité actuelle communiqués par l'Union des Aéroports Français (clac). La croissance de la billetterie est dans le tourisme low-cost qui représente plus de la moitié des passagers internationaux, mais ce tourisme n'est pas du "développement". Le Breton qui part bronzer à Minorque ne développe rien à Nantes. Dans l'ensemble c'est surtout la capacité d'emport des avions qui fait la hausse puisque les mouvements d'appareils stagnent.

Cinq millions de passagers est un chiffre très moyen même pour un aéroport mono-piste, et la proximité de la ville de Nantes n'est pas un handicap à l'exemple de bien d'autres villes dans le monde, à tel point que le référendum de Loire-Atlantique n'a pas vraiment convaincu les Nantais qui ont voté un timide oui au transfert à 50,06% (clic)!

Justement, les perspectives affichées par la classe politique locale sont-elles raisonnables ? Si la région et la ville de Nantes se sont bien développées en trente ans, rien n'assure que la croissance doive continuer. Aucun grand projet structurant n'est dans les cartons ; la grosse usine est toujours Airbus à Bouguenais (qui utilise NA).

Même appelée "Grand Ouest" la province bretonne est une zone périphérique de l'Union européenne qui peine à se montrer au niveau international. Qui connaît Nantes dans le monde ? Toute infrastructure aéroportuaire entre aujourd'hui dans les turbulences d'une concurrence débridée. Le maillage des aéroports régionaux et le lien rapide sur le hub parisien sont la bonne réponse aux défis actuels. Les compagnies aériennes recherchent toutes la profitabilité à peine de mourir. Il en meurt chaque année. Ainsi que le montre un rapport remis à l'Airports Council International de Bruxelles l'an dernier... dans les années qui viennent, la concentration des compagnies aériennes en Europe, la pénétration des compagnies low cost sur les grands aéroports et leur arrivée sur les vols long-courriers et sur le trafic en correspondance viendront alourdir une pression concurrentielle déjà forte sur le marché aéroportuaire.

Rien n'est écrit d'avance.

Quelle compagnie viendra ou ne viendra pas à Nantes ? Nantes aura-t-elle le stock "passagers" nécessaire pour capter l'attention des groupes aériens concentrés ? On peut poser la question différemment : "De quels éléments crédibles disposaient les caciques locaux que l'on voit aujourd'hui dans les lucarnes bleues, pour assurer un avenir radieux à l'Aéroport du Grand Ouest ?" Des pro-jec-tions !
Tout dépend donc du point zéro de la projection. En quatre ans (2016/2012) les mouvements d'avions à Nantes-Atlantique, tout confondu, ont augmenté de 0,4% et sont pratiquement au même niveau qu'en 2001 ! No comment !





samedi 13 janvier 2018

Des bouffons surpayés

Il fait grand vent dans le Landerneau royaliste contre les Grosses Têtes de Laurent Ruquier qui ont tourné en dérision le handicap mental du prince François d'Orléans décédé récemment. Le comte de Paris, père du défunt, a saisi le Conseil supérieur de l'audio-visuel pour atteinte à la dignité humaine et le CSA a bloqué la vidéo de l'émission, selon le Figaro.

De quoi s'agit-il en fait... parce que, bien sûr, quand on cherche un peu, on la retrouve l'émission des Grosses Têtes du 2 janvier sur RTL, mais en MP3 sans l'image :

[ Les Grosses Têtes du 2/01/2018 de 39:40 à 43:36 ]
(cliquer sur l'icône audio à la cinquième ligne)

Comme vous pouvez l'entendre, la blague d'Elie Semoun est méchante et renforcée par les rires de l'assistance. Ruquier aurait pu la couper au montage et passer directement à sa question sur le lieu de sépulture du prince.

Le sarcasme naît de la prétention de la maison d'Orléans à faire régner un handicapé mental. Le défunt comte de Paris (1908-1999) qui lui, avait un certain sens politique, avait bien vu tous les coups à prendre de maintenir son petit-fils aîné lourdement handicapé dans le jeu dynastique. Aussi l'avait-il remplacé par le cadet, Jean, d'autant que son successeur et propre fils, Henri VII d'Orléans, était en disgrâce pour avoir abandonné le foyer conjugal pour une connaissance (qu'il épousera plus tard), y laissant cinq enfants dont deux frappés sévèrement par la toxoplasmose. Dur, dur !

Comte de Clermont François d'Orléans (1961-2017)


Après la mort de son père, le nouveau comte de Paris rétablit son fils aîné François dans ses droits dynastiques, le titrant dauphin, ce qui fut perçu comme une attaque directe contre son fils cadet qui bien sûr lui reprochait ses mœurs exotiques et qui, entretemps, avait reçu en justice la tutelle de son aîné. Bref une querelle interne familiale s'ajoutait à la querelle dynastique entre Bourbons et D'Orléans. La mort de François remet les choses d'aplomb, tout le monde s'aime. Les photos des obsèques à Dreux le montrent*.

Ceci pour dire que les mésaventures de la maison d'Orléans et la moindre considération qu'elle obtient dans l'opinion sont souvent de son propre fait. Qu'était-il besoin de propager l'image d'un handicapé mental couronné, même si la monarchie n'était pas d'actualité ? Je n'en ai trouvé aucun motif positif.

Si Ruquier et Semoun sont des amuseurs publics que le Piéton n'apprécie pas, surpayés et pas drôles, l'historiette de Michelle Bernier à la fin de la séquence est par contre souriante, presque tendre avec nos frères si différents. Il faut savoir choisir ses sujets.


*diaporama Pure People

lundi 8 janvier 2018

L'Épilogue possible à Notre-Dame des Landes

Jolie cabane près de la Saulce en ZAD
Notre Dame des Landes, voie sans issue, sauf dans le schéma larzacien d'une petite république agricole. Etant acté l'abandon du projet le plus stupide* depuis longtemps parmi les infrastructures d'orgueil de la République des copains et des coquins - il y a pléthore d'exemples depuis le scandale UDR de la Villette - l'épilogue devrait cette fois être positif et non violent en appliquant le schéma proposé par José Bové.
Quel est-il ?

(*) il aura suffi de changer l'axe de la piste de Bouguenais pour régler le défi aéroportuaire !


Bien que le dispositif soit médiéval en diable, à la limite wisigothique, le projet Bové revient à bailler les terres libres de droits à une société foncière emphytéote qui se chargerait d'affermer des parcelles aux cultivateurs volontaires, l'idée de fond étant de développer une agriculture alternative adaptée au terroir.
Le plan Bové est diffusé sur Altermonde. On peut le lire en cliquant ici. Nous allons le synthétiser ci-dessous :

Zappatoc assagi
Il convient d'abord de clarifier la carte des droits à l'intérieur du périmètre de la ZAD. Certains ont vendu les terres et sont partis, d'autres qui sont restés veulent les récupérer, certains avaient refusé l'expropriation mais s'y étaient résolu pour des raisons diverses (souvent familiales ou pécuniaires), d'autres enfin étaient et demeurent réfractaires à toute cession de leurs parcelles à Vinci. Restent enfin les terres cédées et appartenant juridiquement au promoteur du projet d'aéroport ; ils sont les alleux de jadis. La carte prendra deux ans.

A partir de la carte et seulement à ce moment, on pourra dessiner au sol la société emphytéote capable d'affermer. Tous les habitants et les exploitants de la zone seront sociétaires, ce qui ne manquera pas d'alimenter débats voire disputes sur les usages proposés ou les méthodes d'exploitation à retenir ci ou là ; mais après la dureté des conditions du stage de résistance "ZAD-NDDL", José Bové compte sur la force de la démocratie locale pour surmonter les différents et rapprocher les points de vue pour un vrai développement de l'espace libéré. De notre point de vue d'Aveyronnais, c'est jouable quand les sociétaires décident de solutions concrètes à l'intérieur d'un périmètre précis de conscience politique. C'est aussi le projet de Jean Lassalle : communaliser au maximum possible l'action politique afin d'impliquer les citoyens dans leurs capacités contributives (clic sur les libertés basses).

En complément, on lira avec profit l'article de Reporterre Un plan de sortie heureux pour le conflit de Notre-Dame-des-Landes de Nicolino, Beaulieu et Besset, auquel article nous empruntons le zonage ci-dessous des deux mille hectares concernés :


On pourrait aussi dans le futur pédagogiser la démarche écologique en favorisant sur place une école agricole des zones humides, des ateliers de cultures à faible empreinte, etc, etc. Reste à faire confiance aux acteurs locaux et peut-être à desserrer les normes et règles du plus grand emmerdement possible qui étouffent la créativité française. Alors, si ça marche, pourra-t-on répéter le schéma sur des zones moins conflictuelles mais déshéritées de moyenne montagne qui aujourd'hui se désertifient alors qu'il y a des bras qui ne demandent qu'à s'employer.


Question subsidiaire sans intérêt : Le groupe Vinci va-t-il foutre à la porte monsieur Hagelsteen, ancien préfet de Loire-Atlantique, qui fut en charge de la mise en concession de l’aéroport Grand Ouest au mieux-disant et embauché l'année suivante par l'adjudicataire ? A leur place, je me vengerais :)

Comme une bille de flipper...

Michael Wolff
L'actualité est si riche qu'il faudrait un journal pour en parler et pas seulement un petit billet hebdomadaire : pensez à Donald Trump révélé par le bouquin Fire and Fury ; les quatre-vingt ans du roi émérite d'Espagne Juan Carlos ; l'accueil en Europe de l'islam de tolérance promu par SS Francesco, pontife raté ; les obsèques à Dreux du dauphin d'Orléans mort à 56 ans ; le barrage européen à l'intégration de la Turquie islamique ; la glaciation américaine due au réchauffement climatique ; la sorcière à brûler de Port Moresby ; les prénoms les plus donnés en 2017 (à Rodez c'est Jade et Jules et rassurant). Que choisiriez-vous ? A l'unanimité, Melania nue !

Cet enfoiré de Wolff jure sur le T de Thor que lorsque la belle Melania avertit son Donald de mari-candidat que circulaient des photos d'elle à poil datant de l'époque où elle était un des plus beaux mannequins à l'est du Pecos, elle avait été réconfortée par icelui en ces termes prémonitoires : « Tranquillise-toi, en novembre c'est fini !» Comme le soupçonnait le Piéton depuis Paris, Donald Trump utilisait la campagne présidentielle et un gros avion à son nom comme le plus formidable tremplin pour une nouvelle émission de téléréalité qui allait casser la baraque au box-office. Manque de pot, il fut élu ! Et le Crétin magnifique au chien de prairie mort sur le crâne entra à la Maison Blanche contre son gré ! Vous pouvez lire une recension du bouquin en cliquant ici et détester son auteur en cliquant là. Nous achèverons le chapitre par l'objet du délit :

Avant Air Force One !


Après cette mise en jambes, parlons d'autre chose, par exemple de Trump. Après la publication de Fire and Fury, le président a inondé le réseau Twitter de messages ronflants jusqu'à se déclarer être lui-même un génie. Il n'a pas tort si l'on veut bien cesser de rire une minute : performant en affaires, il a capitalisé son talent à millions ; extraverti au possible, il est devenu une vedette de la téléréalité ; du premier coup et contre tout l'establishment républicain, il est devenu le 45ème président des Etats Unis d'Amérique ! Génie ? génie médiatique assurément. Et tout le reste l'énerve, le gonfle, l'ennuie, lui mange du temps qu'il emploierait mieux à jouir de la vie et jouir tout court ! Aussi, à l'intérieur de la Maison Blanche, entre deux poses plus ou moins grotesques devant les caméras accréditées, court-il les inconvénients de sa charge comme une bille de flipper qui taperait d'un plot à l'autre ; c'est ce que dit le personnel.

Un ami impliqué en politique extérieure me demandait tantôt si Trump ferait un second mandat. A quoi je lui répondis que non. Pas par défaut d'électeurs mais par fatigue dans l'emploi. A l'été 2020, Donald Trump aura 74 ans pour prétendre à un nouveau mandat présidentiel qui l'amènerait à 78 ans ! Jusqu'ici, il a eu une vie très remplie de succès et de golf, d'échecs et de golf, de femmes et de golf, de salons dorés et de gloire, et tout laisse croire qu'il aura fait suffisamment le tour de la question politique, envahie de contrariétés, pour consacrer quelques années encore aux greens et aux siestes soyeuses.

En revanche rien n'indique aujourd'hui que son électorat de base lui fasse défaut pour une raison simple : l'économie va bien, le climat est aux affaires, même les petites affaires, les banquiers écoutent les projets d'investissement des entrepreneurs, même les petits entrepreneurs, il y a du travail pratiquement partout jusques et y compris dans les mines de charbon, et son discours est largement compris à demi-mot par l'Amérique profonde que je ne qualifierais pas pour ne pas être gratuitement désobligeant, surtout de la part d'un Français réputé assisté du berceau à la tombe.

Déjà avant lui, le pays avait eu besoin d'un président qui savait parler aux gens en anglais facile et qui avait compris que le moteur du redressement était de faire renaître la fierté nationale. Il mit en grand carénage les cuirassés de la guerre du Pacifique et les promena ci et là pour que le désastre moral du Vietnam soit effacé. Il s'appelait Ronald Reagan et joua le plus beau rôle d'acteur dans le seul film de catégorie premium qu'on ne lui ait jamais proposé. D'accord, il avait été aussi gouverneur de Californie. Trump lui ressemble un peu, au moins pour ce qui est du contact, le côté showman avec certes moins de classe, vulgaire même. Qu'importe, il serait facilement réélu en 2020 par les classes populaires, sauf à déclencher une guerre, et encore, va savoir !

En conclusion, les chancelleries du monde vont devoir supporter trois ans encore un enfant septuagénaire qui entre caprices et foucades, règne en maître sur la thalassocratie américaine, en espérant qu'il s'en fatigue le plus tôt possible. Auquel cas (de démission) le vice-président Mike Pence prendrait la suite. C'est un politicien cohérent et froid mais bien plus conservateur que Trump sur toutes les questions sociétales, qui affrontera sans mollir l'Amérique réfléchie. Ceci devrait faire le miel des Démocrates s'ils se décident à comprendre le schmilblick du vrai populisme qui n'est finalement que l'aboutissement de la démocratie de masse dont ils se revendiquent les champions exclusifs. Ce n'est pas pour rien finalement qu'ils ont choisi l'âne pour emblème et Bill de Blasio pour candidat (le scoop était à la fin).





mercredi 3 janvier 2018

Note de lecture (Poutine)


J'ai reçu avec plaisir pour Noël les "Conversations avec Poutine" d'Oliver Stone que je ne connais finalement que par sa guerre du Vietnam, terminée avec les honneurs militaires - il était volontaire en plus - le sachant également borderline sur certains sujets et soutien indéfectible du sénateur Bernie Sanders dans la course à l'investiture démocrate contre Trump. Ce ne pouvait être que passionnant et roboratif (400 pages). Et bien non !

Oliver Stone est le critique le plus féroce des administrations américaines successives, relançant de lui-même la "dénonciation" de certaines allégations plus ou moins établies, ce qui pousse son interlocuteur à parfois le réfréner dans sa furie pour ne pas créer l'incident diplomatique. J'ai aussi découvert un penchant du réalisateur de Platoon pour la plus mielleuse flagornerie à l'endroit du nouveau Csar, qui frémit d'aise sous le tonnerre d'applaudissements.

Mais que dit Poutine au fond, puisque c'est l'intérêt affiché du livre (et celui du documentaire associé) ? Que pense-t-il du monde, de la Russie et des autres empires avec lesquels il chevauche le tigre ?

Dès le début du livre et jusqu'à la dernière page, Vladimir Poutine enclenche l'orgue de barbarie russe, les cartes en ayant été perforées il y a bien longtemps, à tel point que si le lecteur est au fait des actualités géopolitiques, simplement par le canal des médiats mainstream, donc sans aucune recherche académique ou spécialisation, il n'apprend rien ou presque de ces conversations. J'ai fait l'effort assez pénible d'aller au bout de la purge. Mais bien sûr pour qui ne connaît pas le logiciel dialectique de Poutine, ce livre reste utile parce qu'il est complet, explique bien son obsession centrale, à savoir la défense de ceux que nous, Français, appellerions les pieds-noirs russes, dispersés autour de la Fédération de Russie et que l'effondrement de l'URSS a laissés à découvert. Il laisse deviner aussi par moment certaines inquiétudes derrière la posture du hiérarque impassible, notamment vis à vis de l'empire chinois revenu à l'extrême-orient et qui est l'ami obligé. Il se trompe lourdement sur le fonctionnement de l'OTAN, croupion des Etats-Unis, mais peut-être à dessein, l'assertion répétitive faisant partie du manuel.

Une critique professionnelle de l'ouvrage exigerait de citer quelques exemples de ce que j'avance, mais j'ai préféré rechercher des critiques sur Internet qui recoupent ma lecture du livre plutôt que de mettre en avant la petite bête dans des assertions traduites trois fois : une fois oralement, la prise de son du russe à l'américain, puis la révision en anglais littéraire; puis la traduction de l'anglais en français (avec pas mal de cuirs). Finalement c'est l'article de Daniel Vernet dans Slate critiquant le documentaire qui est le plus proche de mon ressenti et qui fournit la photo en tête de ce billet : La parole n'est qu'au Kremlin.

ECONOMISEZ 22 EUROS EN LAISSANT CE LIVRE CHEZ VOTRE LIBRAIRE



Vladimir Poutine dans Royal-Artillerie :

- Une politique caucasienne (2008)
- Refaire l'empire et le csar (2011)
- Le Csar au pied petit (2012)
- Vladimir Force B (2014)
- Le Génie des alpages hors le Fmurr (2014)
- Hollande, un pont trop loin (2015)
- La diagonale du fou (2016)
- Le pacte atlantique de Varsovie (2016)


mardi 2 janvier 2018

Ahed Tamimi

L'occupation israélienne de la Cisjordanie contre le gré des résidents (formulation diplomatique) convoque évidemment l'utilisation des forces armées. Et d'autant plus quand tu prends tous les points de captage d'eau et les terres alentours afin de nourrir des colons juifs venus de partout dans le monde pour continuer la saga biblique d'Abraham chez les autres !

Il faut plus que du doigté dans cette forfaiture, condamnée mais jamais combattue, et l'arrestation d'Ahed Tamimi est un bel exemple de connerie que se repasseront les écoles militaires d'oppression tranquille ; car il existe des manuels exposant comment gérer les moutons... mais aucun ne s'aventure à expliquer comment y arriver avec les loups.

Or la jeune Ahed est un petit loup qui promet de forts désagréments dans la confiscation des territoires palestiniens. C'est sans doute pourquoi le Tribunal des forces d'occupation a requis contre elle douze chefs d'inculpation, certains remontant à quelques années.

Quand on la regarde dans la presse du Proche-Orient, on ne peut éviter de penser à l'Irlande ; la carnation de peau, les cheveux blond-roux, le regard métallique, et ce menton volontaire qu'on ne peut pas lui faire baisser.

D'ici peu, elle aura conquis les cœurs républicains en Ulster et deviendra une icône de la résistance bien plus largement qu'en Palestine. L'imbécile et douteux Nétanyahou aura versé un peu plus de haine dans le tonneau de poudre. Mais cela, il n'a jamais pu le comprendre puisqu'il annexe aujourd'hui à Israël les colonies juives pour raccourcir la mèche.

À ses risques et périls !

Nous avons déjà pleuré !


La gamine a commencé tôt !

lundi 1 janvier 2018

Clic-clac !

©Jacky Lee S.K.

Meilleurs Vœux


Il n'y a pas eu élection de l'Âne du Roi en cette année 2017, même si de grosses pointures ont concouru à leur insu, je pense en particulier à Mariano Rajoy qui a fait fort comme capitaine des Gardes de SM Felipe VI, mais il en est un autre plus loin et pas piqué des hannetons, en Thaïlande par exemple, qui aurait pu exploser le compteur. Ce soupir, comme on dit au solfège, diminuera l'acidité gastrique chez le Piéton du roi.

Que souhaiter spécifiquement aux royalistes de France ?

D'atterrir ! D'ouvrir les yeux. De privilégier le concret aux lamentations. De juger sur pièces et moins par empathie. De ne pas accepter la propagande révolutionnaire des barons perdus de l'intelligentzia en péril, mais réviser l'histoire chez les bons auteurs. De regarder autour de nous où fonctionne une famille royale, creuser la question, ne pas se satisfaire des idées à l'emporte-pièce. Accepter que ce régime soit en réalité compliqué et qu'il ne fonctionne bien que par un réglage fin au sein d'un peuple éduqué et mature. Ce sera dur pour beaucoup qui se contenteraient du prêt-à-régner en vogue, mais la monarchie ça se mérite.

Alors peut-être, se lèvera l'aube d'une restauration quand un grand nombre de Français auront fait trois fois le tour de la question pour en conclure que c'est le régime gagnant-gagnant. N'attendez rien du ciel ou des princes enrôlés. Réfléchissez au principe plus qu'au titulaire, d'autant qu'il n'y en a pas en capacité d'emploi pour le moment. Comptons sur la génération montante si elle n'est pas dévoyée vers des sciences molles ou des mondanités.

Meilleure année enfin à tous ceux qui ont vraiment besoin que ça aille moins mal pour eux et aux personnes seules qui n'osent pas demander !




Articles les plus consultés

Compteur de clics (actif)