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samedi 19 août 2023

Pause stratégique, 宋祖英

Le colonel de l'Armée populaire de libération Song Zu Ying, qui est aussi dans la Wikipedia, se produisait en 2011 à Taïpei en République de Chine (ROC). Mais si, mais si ! C'était l'époque du rapprochement et d'un phagocytage consenti au nom de la règle "un pays, deux systèmes" noyée depuis dans la rade de Hong Kong. On avait ouvert les lignes de transport et communication entre l'île et Mainland ; accepté un quota de touristes continentaux venus voir les cousins du Détroit ; les capitaux taïwanais inondaient les zones industrielles du Fuxien et du Guandong.

Tout a changé depuis lors. Le protecteur Jiang Zemin de la belle colonelle est mort et Xi Jinping a tourné ses bouches à feu sur la clique de Shanghaï. Il a proclamé le rattachement effectif de l'île rebelle par tous moyens même légaux, et Taïwan (ROC) réarme à grandes enjambées soutenue par les Etats-Unis.

Même si l'île montagneuse est sur la défensive depuis la mort de Tchang Kaï-chek, son point faible reste malgré tout la mentalité de sa population qui, en dépit des libertés quotidiennes que lui procure le régime démocratique occidental, garde une fibre chinoise ; moins peut-être chez les autochtones formosans dont est issue la présidente Tsaï par sa mère. Mais le Kuomintang (ROC) continue à ramasser presque la moitié des suffrages, ce qui suggère une « collaboration » possible avec le régime communiste chinois pour peu qu’il mette les formes dans la « pétainisation » du pays. Mais l'arrogance dogmatique de Pékin laisse en douter.

L’objection majeure à l’invasion chinoise est malgré tout dans l’obligation d’un succès foudroyant des opérations amphibies, car après avoir chauffé à blanc son opinion, Xi Jinping ne peut pas échouer comme Poutine en Ukraine, ni se contenter des Pescadores, Quemoy, Wuqiu et Matsu. L’amirauté peut-elle le lui garantir ? A mon avis, non !


Pleurez ! Des sopranos de ce calibre, on n'en fait plus !

jeudi 1 décembre 2022

Pour changer...


En décembre, quand tout est gris dehors Je repense à mes bonheurs d'enfant du nord En décembre, mon cœur battait plus fort Et le vent soufflait du blanc sur le décor Moi j'apprenais mes premiers accords bien avant Que les saisons ne perdent le nord Je me souviens des chansons Qui réchauffaient notre maison Au pays de l'hiver Décembre à mes yeux d'enfant Étalait des peaux d'ours blancs Sur terre En décembre Mon cœur battait si fort D'impatience sous les lumières multicolores Moi j'apprenais Les Copains d'abord Je me souviens des chansons Qui réchauffaient notre maison « Mon pays c'est l'hiver » Décembre à mes yeux d'enfant Étalait de beaux sentiments Sur terre Depuis décembre a perdu la bataille Rien n'est plus comme avant Mon rêve blanc s'ennuie dans la grisaille Et pourtant Je me souviens des chansons Qui réchauffaient notre maison Au pays de l'hiver Décembre à mes yeux d'enfant Enveloppait de son drapeau blanc La terre En décembre, quand tout est gris dehors Je repense à mes bonheurs d'enfant du nord En décembre.

tableau de Claude Monet - La Pie
La Pie de Claude Monet - Etretat 1869 (Orsay)

jeudi 18 août 2022

La baston

Roman de gare estival - chapitre 7
C'est parti pour Amsterdam, la porte de la Scandinavie. L'armement de l'Amazon étant réalisé, il sied maintenant de faire le vrai voyage.

Le meurtre des deux copines de vacances de l'été dernier continuait à affecter les relations d'Alf et Med avec les filles qu'ils rencontraient. Mais d'avoir appris qu'elles étaient régulièrement mariées, juste en fugue, leur laissait croire qu'ils avaient fait un pas hors de l'épure "soleil, sexe et mer" en entrant dans des complications imprévisibles, ce qui les dédouanait au fond de leur sentiment diffus de culpabilité.

Trois jours avaient passé. Le camping international était plein. Beaucoup d'Anglais venus par le ferry de Newcastle, et le reste de toutes provenances. Alf avait une liste de curiosités incontournables, le Rijksmuseum d'abord, une croisière dînatoire en bateau-mouche pour laquelle il serait mieux d'être accompagnés et surtout, le Musée maritime. On pouvait aussi louer un vélo. C'est la crosiière qui fit décoller le voyage. Il ne fallut pas grand effort pour convaincre deux françaises qui partageaient une Amstel avec nos deux brigands d'abandonner les sandwiches poulet-mayo-salade du kiosque pour un vrai repas assis, boisson à volonté, avec la ville qui défile derrière la glace. Mais c'est au Rijksmuseum le lendemain qu'on forma le "pack". Alf fit très fort devant une copie des Joueurs de cartes d'Hendrick van der Burch - Med le savait savant sur le siècle d'or hollandais mais quand même - la prise était de 1660 :

tableau hollandais
Le chapeau du joueur est en castor du Canada ; le motif des carreaux de sol est chinois ; le pichet en faïence de Delft imite la porcelaine de Canton ; le tapis est turc ; la carte marine invite à rêver ; le jeune serviteur d'importation aux boucles dorées en livrée chamarrée regarde le jeu, surpris par qualque chose. La fillette repose son chien sur un coussin en brocart de soie italienne à l'insu de sa mère qui bluffe. Les fenêtres nous séparent de l'ailleurs qui est partout présent dans la pièce. Fin de l'exposé sur la mondialisation occidentale. Mais c'est avec Wermeer que vous vous éclatâtes ! Alf avait la manière d'éveiller l'intérêt du nyctalope, celui qui entre dans la pénombre d'un tableau, et chaque pièce à deviner s'avérait intéressante. Que faisait dans La liseuse le gros cupidon dans son cadre sous le repentir découvert en 2017 ? il l'a remis dans La dame debout. Pourquoi cette obsession ? Qui se reflète dans le carreau de la liseuse ? le mari ? De qui est-donc la lettre ? Alf avait des réponses qu'il apportait avec une conviction telle qu'il était cru sans rire. Les filles n'avaient pas fait l'école du Louvre, mais de la bonne bourgeoisie lorraine elles rapportaient l'attention et le bagage. Il y avait donc un échange et cela était prometteur pour la semaine de vacances annoncée. Et voici, sans plus attendre, la minute à boire pour chasser le spleen batave (avec la traduction en dialecte) :

Your rainstorm creates spots On my pearlwhite mood My hands are on your hips But my mind is at the door They say it becomes a habit I tried But no matter how it turns My house protecs no more It rains harder than i can take Harder than i can drink It rains harder than the ground can take Harder than i can Your rainstorms are the clouds On my heavenly blue mood My hands are on your hips But my mind is at the door Your eyes remain grey Denying every color It's like there's no one living there Like there's nothing going on It rains harder than i can take Harder than i can drink It rains harder than the ground can take Harder than i can Your rainstorms are too dark For my heavenly blue mood Cause's my head is in the clouds And my hand is at the door Harder than i can take Harder than i can drink It's raining harder than the ground can take Harder than i can It's raining harder than i can take Harder than i can drink It's raining harder than the ground can take Harder than i can

Depuis l'ouverture du grand pont sans doute, le ferry si commode d'Amsterdam à Göteborg n'existait plus. Vous feriez donc une plage de la Frise pour le coup d'œil exceptionnel puis gagneriez Copenhague. On n'évite pas Copenhague s'il y a de la place pour quatre à l'auberge de jeunesse. Il y en avait ! Et un parking aussi à proximité. Depuis l'épisode du Rijksmuseum, le niveau du voyage s'était rehaussé, ce qui faisait marrer Alf quand il voyait Med distrait de ses obsessions de pitécanthrope : se nourrir pour se reproduire. Evidemment, on ne pouvait secouer ces dames comme des cagoles après qu'elles aient insisté au point-presse pour prendre un guide culturel de la ville plutôt que "Bars & Lounges". Mais Alf l'avait feuilleté rapidement pour retenir le nom de deux ou trois rues loin du désert de la soif. C'est ainsi que savamment guidée, l'équipe parvint à l'entrée du Wessels Kro, bar historique mais tendance et pas trop touristique, quoique ! Du poisson en smørrebrød, du porc grillé-persillé-patate, le plat national dit-on ; escargots à la canelle (c'est un petit gâteau pégueux) et des pintes de bière, eurent raison de l'appétit des dîneurs. L'addition et vous rentrâtes à pied. Riche idée pour se faire des souvenirs. De fait, sorti du night district - le red district était ailleurs - l'affluence avait beaucoup baissé et ils étaient trois qui barraient maintenant le trottoir en éructant dans un pâtois incompréhensible et pâteux, que même Shakespeare avait refusé d'insérer dans son Hamlet. Med avait assez bu pour tenter de négocier le passage mais Alf qui tenait mieux la mousse, rangea les filles derrière eux et s'adressant à Med lui dit d'une voix forte :
- Quand faut y aller, faut y aller !
Feintant du gauche il décocha un coup mortel dans les joyeuses de la plus proche des brutes, et Med recouvrant la mémoire de ses cours de noble art entra en mêlée de crochet en upercut. Les filles avaient reculé, Martha fouillait dans son smartphone le numéro des flics. Le problème est que les trois cochons danois étaient trop bourrés pour sentir les coups. C'est un vieux truc d'apache des fortifications que de ne pas engager des ivrognes. Alf et Med commençaient à l'apprendre et le manque d'assiduité à la salle de muscu se faisait sentir. Finalement c'était le 112. Liliane était partie relever la plaque de rue qu'elle avait photographiée à cause d'un nom imprononçable, et le temps de revenir, un petit attroupement s'était formé mais de renfort, point, ils étaient tous Danois ! Cinq minutes après, la sirène enfin. La Passat jaune et blanc arriva, suivie peu après par un fourgon, laissant supposer que la POLITI allait embarquer tout le monde pour démêler le vrai du faux au poste.


- Qui a appelé le 112, demanda un sergent de police.
Martha se retint à quatre de lever la main en réalisant qu'elle allait monter elle-aussi dans le panier à salade. Liliane et elle reprirent leur chemin vers l'auberge où elles attendraient des nouvelles. Elles étaient crevées en plus et passablement "intoxiquées". A l'éthylotest dans le fourgon, les trois Danois sortirent vainqueurs haut la main, ce qui rehaussa leur fierté. Chacun néanmoins se tenait à carreau, les flics ayant menacé d'enchaîner leurs invités aux mains courantes s'ils remuaient ou s'invectivaient. Arrivés au poste, la séquence papiers, interrogatoire, attente interminable faisait ressembler ce moment-là à une garde-à-vue. Alf et Med avait pris le parti de ne rien demander, de se tenir tranquilles et de somnoler. Med avait choisi un coin de la banquette pour se caler facilement. Il faut dire qu'étudiants, ils avaient déjà fréquenté les salles de police et même les cages pour Med. Deux heures étaient passées qu'on appela enfin Med pour sa déposition. Il fut bref et concis. Alf suivit qui n'en rajouta pas, sauf à admettre le coup de pied qui avait été apparemment signalé par le Danois. Puis il leur fut notifié en (mauvais) français qu'ils étaient libres de rentrer à l'auberge mais pas de quitter la ville avant que les résultats des examens médicaux des trois Danois ne soient tombés. Ils devraient donc revenir au poste avant de partir mais certainement pas demain.

- On leur a donc mis la branlée ? dit dehors Alf en riant.
- J'ai foutrement sommeil.
Il était quatre heures du matin et le ciel était déjà clair.
Ils ne se souvenaient plus du code et durent réveiller les filles pour l'obtenir et entrer se pieuter, morts !
(la suite au prochain numéro)

vendredi 22 juillet 2022

Le vent fraîchit au grau

Roman de gare estival - chapitre 3
Comme signalé déjà, le blogue du Piéton du roi profite de l'été pour publier une séquence musicale de divertissement "païen", célébrant la mer, le sexe et le soleil. Des pharisiens s'en sont émus, qui considèrent la cause qu'ils s'approprient sans titres, écornée par l'écriture strictement ludique d'une nouvelle de plage, mais la caravane passe. Donc, Alf et Med avaient précédemment conclu avec leurs voisines teutoniques et les jours s'écoulaient entre le sable et l'eau dans la pinède de la Tamarissière...

Une semaine déjà que le ménage à quatre tournait rond. Vous étiez même allés jusqu'à Narbonne voir la capitale successivement romaine, gothe et arabe de la Septimanie : un sujet épais comme le bras qui tenait la journée, facile ! Savaient-elles que Narbonne fut le Poitiers-732 puissance 2, puiqu'on y massacra toute l'armée sarrazine et les milliers de colons arabo-berbères coincés sur la plage au pied de La Clape sans pouvoir embarquer. Ce fut inscrit dans l'histoire comme la bataille de la Berre-737 mais puisque les Annales sont écrites au nord, on n'en parle jamais, bien que l'issue de ces combats soit le vrai marqueur du reflux arabe. Alexia et Marie ouvraient de grands et si beaux yeux qu'on leur en aurait conté des heures, et la région recelait tout ce dont on avait besoin pour distraire les dames, jusqu'au mystère de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château*.
Himmler jeune
Savaient-elle qu'Heinrich Himmler, le mec sévère avec les petites lunettes de Brasillach, avait commandé une mission spéciale pour rechercher le secret de Rennes-le-Château que les plus allumés des archéologues disaient n'être rien moins que l'Arche d'alliance pillée par Rome à Jérusalem et rapporté du sac de Rome par Alaric. D'ailleurs, puisqu'on en parle, le papa d'Alexia et Marie avait été un collaborateur des troupes française d'occupation. Chacun son tour mais comme il était Sarrois, c'était à moitié pardonné. Les jours passant, on entrait moins dans le réchauffement climatique et plus dans le water-polo. A quatre c'est plus simple. Bref, tout laissait comprendre qu'il y aurait une suite au roman de plage.
* Royal-Artillerie a déjà parlé de Rennes-le-Château ici.

Ce matin-là, Med prit la Onze pour aller en Agde faire des courses et ce jour-là Alf l'accompagna pour acheter des fruits frais chez des gitans de sa connaissance sur la vieille route de Vias et rapporter de l'agneau à prix coùtant. De retour à midi...
Elles s'étaient tirées !
L'emplacement était vide, nettoyé, les sacs poubelles enlevés, mais les vélos toujours enchaînés au pin.
Med gara la voiture avec précaution. Ils restèrent là, dans la voiture, un peu hébétés, sans oser demander au voisinage. Un gosse qui répondait au joli nom de Mouloud sortit de sous les pins derrière le bungalow attenant et s'avança, déjà prêt à leur raconter l'épisode. Il avait forcément tout vu puisqu'il badait les filles du matin au soir en cachette dans toutes leurs activités. Il s'arrêta à six mètres et attendit. Au bout de deux minutes, Alf leva la main, il vint et raconta en acceptant un coca frais.

La Mercedes était venue vers 10 heures. Une grosse bagnole gris foncé badgée 500 sur le coffre. Elle s'arrêta devant la tente des filles et deux mecs ouvrirent les quatre portes et la malle. Ils démontèrent la tente avec soin, la plièrent et chargèrent tous les sacs. Les deux filles montèrent derrière sans broncher, ni un mot, ni un refus, ni un battement de cil. Ni les uns ni les autres ne disaient mot, comme s'ils vivaient la fin de quelque chose d'attendu.
- C'est dommage, ne put s'empêcher de dire Mouloud.
- C'étaient quoi ces types, Mouloud ?
- A mon avis des Turcs, et probablement les maris. Ils n'ont même pas eu à parler.
- Comment ça ?
- S'avaient pas l'air de types à qui tu demandes cent balles. Les polos Ralph Laurens, les gourmettes, les bagouses en pierres de couleur, les futals à revers à quatre cent balles. Ils serraient pas des écrous chez Volkswagen.

Alf lui donna un paquet de Speculos qui était sur le dessus du panier, et ils déchargèrent la voiture. Mouloud ne partait plus, compatissant en un sens, ou curieux de voir comment ils allaient encaisser la gifle. Car il n'y avait pire gifle dans son imagination que de se faire larguer par une meuf. Heureusement qu'ils avaient la décapotable pour lever des filles et suffisamment de blé apparemment pour n'avoir pas à faire la cuisine chaque jour sur le petit réchaud ; ce qui aurait fait Mimile, avouons-le !

Port Mahon

Elles avaient passé une douzaine de jours de totale liberté, avait vécu l'idylle qu'elles étaient venues chercher avec des gars sympa, de vrais frenchies en décapotable - que demandent les Huns ? - elles avaient chacune inventé un personnage sans doute un peu plus jeune qu'elles, très tendance dans la mouvance écologiste, tout en ne parlant pratiquement jamais de leur vie quotidienne à Mannheim ; et elles étaient montées en ballon presque chaque nuit sans faire auparavant une heure de danse du ventre. Tiens, puisqu'on en parle, en blond caucasien, ça le fait aussi :


Vous n'aviez aucun élément pour remonter la piste et savoir ce qu'il adviendrait d'elles. Elles ne s'étaient pas comportées en professionnelles à la mer et probablement n'avaient-elles d'enfant ni l'une ni l'autre. Elles en auraient parlé et le sachant maintenant, pareils maris n'auraient pas lâché les deux sœurs sans surveillance avec une progéniture à couver. Peut-être avaient-elles laissé les cailloux du Petit Poucet d'ici au bureau de sortie du camping ; mais ils n'y croyaient pas vraiment. Avant d'aller à la paillotte de Daniel, il firent le tour par le bureau en demandant s'ils avaient vu passer Alexia et Marie qui de notoriété publique allaient et venaient avec eux depuis dix jours, au point de faire croire qu'il y avait un semblant de sérieux dans leur double liaison.
- Ah bon, c'est ça ! C'étaient elles dans la Mercedes fumée ?
Un type avait payé leur note en entrant. Il a fait salut de la main par la vitre en sortant. Elles, elles n'ont rien dit.

Alexia ressemblait un peu à Amber Heard et Marie plutôt à Léa Seydoux. Non, bien sûr, pas exactement mais vous comprenez. C'était juste pour mesurer la perte. On savait en revanche pourquoi les "maris" avaient fait le voyage pour venir les récupérer. Ils n'en avaient pas des tonnes de ce calibre dans leur communauté orientale. Au repas, Alf et Med convirent de lever le camp. Pour changer d'air et de souvenirs quotidiens mais peut-être et surtout pour ne pas subir les regards en-dessous et rigolards du voisinage qui avant l'apéro de ce soir serait tous au courant. Ils plièrent les affaires, donnèrent les provisions à Mouloud pour ses parents et chargèrent la Traction.
- Vous partez à leur poursuite ?
Alf sourit en hochant la tête.
- Je peux vous passez le canon scié que mon père tient dans la caravane.
- Il n'y en aura pas besoin, Mouloud. T'es un gentil garcon. Fais gaffe à toi, et où tu mets ton nez. Bye !
Et c'est comme ça qu'ils partirent finir la semaine qui leur restait dans une cure d'altitude par la A75. Ils en eurent pour quatre heures jusqu'au village d'Aubrac, et établirent leurs quartiers à l'auberge de jeunesse du Royal. Ils étaient sur la draille, c'était bon signe en un sens. Le monde allait et venait. La gérante leur fit l'avantage du garage fermé après avoir admiré la Traction de collection chocolat.
- Vous pouvez manger au village.

Ce fut mieux que bien et moitié moins cher qu'au Grau d'Agde.
Rentrés à l'auberge, les étages bruissaient déjà de jeux de société et de guitares. Mais Alf et Med avaient prévu de monter à cheval au bon air à Nasbinals dans un centre équestre qu'ils avaient réservé à la réception. Quel plaisir eurent-il à dormir au frais la fenêtre ouverte sans moustiques ! Il suffisait dès maintenant de laisser venir les rêves et leurs créatures. Med eut plus de mal qu'Alf à s'endormir, les créatures semblaient empêchées.

(la suite au prochain numéro)

lundi 18 juillet 2022

L'enfer de la Tamarissière

Roman de gare estival - chapitre 2
Il arrive que le blogue du Piéton du roi profite de l'été pour publier une séquence musicale de divertissement, célébrant la mer, le sexe et le soleil. Cette année, nous avons débarqué la semaine dernière deux copains au camping de la Tamarissière (Agde), et vous prendrez quelques jours avec eux. Sans obligation, bien sûr.


cul de lampe

la plage

Vous rentriez seuls tous les deux d'une boîte rive gauche, enfin une boîte en bambou, quand le vent s'est levé, tirant sur les piquets ; et c'est rare la nuit. Il avait changé de direction comme une pétasse éconduite vous annonçant du gros temps. Et si vous ne saviez pas où la mer monte de quatre mètres en trois coups de vagues, c'est bien à l'embouchure de l'Hérault. Le bouchon d'étoupe surgit aussitôt sur la mer écumante cachant les deux phares de la jetée du grau et très vite tous les luns de l'allée du camping disparurent ou sautèrent. Alf ton pote attendait les ordres. Il est du Nord, du grand Nord, de Zutkerque t'imagines, près de Calais... les noirs descendent de nuit dans la mer noire, t'imagines le rébus en verlan ? Il ne savait pas que le vent du Midi arracherait les piquets plantés profond certes mais dans le sable. Le premier sauta qui entraîna un second. Au maillet de bronze - ça rentre dans la Traction - vous renfonciez le premier au ras du sol, même en dessous, et vous approchiez du second quand un bras vous dépassa à droite et de longs cheveux fouettèrent votre visage quand on saisit le piquet tombé pour le mettre à frapper. Vous enfonciez ras-la-planche et vous vous retourniez : "le temps d'un éclair j'ai compris qu'elle était Allemande". Sa soeur se tenait derrière à surveiller les autres. J'en profitai pour aplatir toute la série. Ben... elles avaient monté leur guitoune à côté ce soir et enchaîné leurs vélos au pin. Vous étiez voisins... et c'est vous qui aviez la tire. Le cauchemar ne tarda pas, allongé sur le lit Picot : comment monter deux vélos sur la malle plate de la Traction ? Demain serait un autre jour. La pluie se déchaîna.

Ça tombe bien, ça vient de sortir, c'est Suédois et dans l'OTAN :


- Alf, tu dors ?
- Mmmm...
- Tu crois que la Onze pourrait remonter en Allemagne ?
- Parce qu'il faut remonter au fond de la Rhur peut-être pour se les faire alors qu'elles ont fait tout ce chemin pour se faire sauter ici ?
- Non, mais on peut "établir une relation". J'avais levé une campeuse de Düsseldorf au camping ouvert des Saintes Maries de la Mer il y a dix ans. Ils auraient dû mettre l'enseigne du Lotus Bleu. Les yeux verts. Je l'ai remontée à Düsseldorf.
- Et pourquoi t'es là ?
- Elle s'est barrée,...
avec une copine !
- Tu t'en vantes pas ?
- Non, bonne nuit !

Cela faisait une semaine que vous étiez encalminés à la Tamarissière avec une pile de boîtes de conserves vides qu'il faudrait se résoudre à porter au recyclage, et sauf deux passes ancillaires dans les dunes, vous aviez fait beaucoup de périssoire mais pas de kite-surf. Pourtant c'était un spot réputé pour le kite-surf. Finalement la zone était très familiale et pour entrer dans le vif des sujets il aurait fallu aller au camp du Grau, sauf que... il était nudiste. Médéric (Med) se demandait si le plan était si bon que ça quand on appela du seuil de la tente. Les Teutonnes apportaient des croissants. Alf se mit au café. Il avait changé la cartouche hier. Elles sentaient bon, l'algue et la dune à la fois. Germaines en tout comme sur un chromo, visiblement un peu plus âgées que la nuit passée. La conversation démarra lentement comme à chaque fois. Elles entravaient le français de bar. Alf comprenait l'allemand, Médéric moins, mais c'est lui qui parlait le plus. Au bout d'une demi-heure vous vous rendites compte que vous n'aviez pas parlé de vacances, d'un programme de visite, ni de soirée furieuse à venir, non ! du temps, uniquement du déréglement climatique et fatalement des risques de tsunami ! A la Tamarissière ? Alf se frappa le front. Mais c'est bien sûr, elles sont vertes ! Ça sera pas coton de conclure avec des militantes, même fumables tout à fait. D'accord, elles n'étaient pas des remèdes à l'amour comme les coupe-burnes françaises mais attention quand même. En plus, elles risquaient tout à fait d'être nudistes pour peu qu'elles viennent du nord du pays. Les nudistes sont désinhibées au point d'en perdre toute libido ! Med pensait la même chose et secouait la tête lentement, perplexe mais souriant intérieurement de la complexité nouvelle. Vous décidâtes de faire la plage ce matin pour parfaire le bronzage d'importation, on déjeunerait léger à la paillotte de Daniel, puis on roulerait vers Sète manger des glaces sur le canal et se faire une toile éventuellement, sinon on irait leur montrer la tombe de Brassens. O.K ? O.K ! Il préparait déjà les cassettes pour la Supplique en chemin (clic). Ah oui ! Elles s'appelaient Marie et Alexia.

On fit comme on avait dit jusqu'au cimetière, en passant par le carré allemand, quatre-vingt croix quand même, puis on partagea deux soles meunières sur le port à la tombée du soir, avec une mauvaise bouteille de rosé des sables, un Listel gris de gris, qu'elle trouvèrent "zupère" ! Elles s'étaient coiffées de la même façon, cheveux raides foncés blond à l'épaule, mais ce qui les distinguait des autres filles en terrasse c'était leurs yeux. Comment dire ? Miel. C'est ça, elles avaient l'une et l'autre les yeux miel, Alexia plus foncés, en amande comme les avait formés quelque ancêtre slave importé par Frédéric de Prusse pour travailler aux mines. Sans avoir des mensurations d'alcôves, elles étaient plutôt rebondies, pas trop grandes et en bonne santé, le vélo sans doute. C'est la conversation... qui pêchait. Après la haveuse à lignite, "grande comme l'immeuble que tu vois là", on entra dans une curieuse histoire de houilles qu'elles classaient par grade selon les nuisances émises à la combustion. Alf tenait à montrer qu'il était natif des mines lui-aussi et vous partîtes dans un débat corne-cul sur la valorisation des crassiers, tandis qu'elle parlaient entre elles pour tenir la dragée haute aux pollueurs, ayant cru comprendre que vous n'étiez pas si pressés de couvrir l'espace de moulins à vent - impossible de leur faire prononcer "éoliennes" - ni de fermes solaires sur nos causses arides. Pas de vaches ? pas de forêts ? c'est aride ! Med se garda bien d'ouvrir le chapitre nucléaire ; elles risquaient de rentrer en stop.

La route du lido dans la vieille décapotable fut un enchantement - le soir le moteur refroidit mieux - avec bien des appels de phares de sympathie avant que la nuit n'ait épaissi. En prenant l'entrée du camping, on entendit les flons flons de la soirée au Grau d'Agde, mais la journée avait été assez remplie pour n'avoir pas à passer encore le fleuve. Alf prit quatre mousses au fond de la glacière qui avait fondu et, chacun sa rabane sous le bras, vous partîtes vers la plage voir les étoiles que l'orage de la veille avait lavées. Etonnants silences. Les anges passèrent, puis la suite de la soirée fut conforme aux canons de la théorie de l'évolution et les lares paillards de la Tamarissière se resservirent une tournée.
(la suite au prochain numéro)

traction bordeaux

samedi 16 juillet 2022

Été première !

Traction décapotable
Demain commence l'été des plages. Après huit heures de décapotable de collection sous un soleil oxyacétylénique, et deux pleins, vous voilà rouge sang faisant la queue à la pharmacie pour un tube de combo vaseline-paraffine-glycérol marqué "Pierre-Fabre" de Castres (méfiez-vous des imitations américaines). Avec un pot de crème à bronzer siouplait ! Mais si vous êtes malin vous aurez acheté deux kilos de graisse à traire dans un store agricole en chemin.

...... La nuit tombe déjà ; il est temps de sortir boire en paillotte des mojitos en bouffant des tapas au citron, des churros pour caler et des trucs indéfinissables mais "in" que vous aura proposés la barmaid vénale et teinte. Les doigts pleins d'huile, pas facile d'amorcer les timides mais ce n'est que le premier jour !
J'ai eu du mal à trouver un tube de qualité, la production de plage 2022 est un vrai shitstorm. Donc il faut revenir aux valeurs sûres, un clip cubain par exemple. Oui, c'est un clip de propagande, une façon d'avoir les crédits de tournage (faut tout leur dire):



Savez-vous pourquoi les Cubaines sont si belles ? C'est la faute à la souche ancienne de métissage. Ces enfoirés d'Espagnols y débarquaient le premier choix, comme nous-mêmes le faisions à Port-au-Prince. Rassurez-vous pour nos autres Antilles, le fond de cale était laissé à Charleston. Bon, c'est la première nuit au camping de La Tamarissière. Demain sera un autre jour sans coup de soleil. On se fait un petit corps-à-corps virtuel avec la reine réunionaise du zouk caraïbe, pour huiler les articulations avant d'aller au page. Et ça commence par une splendide Indian Chieftain Dark Horse noir mat !




Indian motorcycle
Ne pas choisir !

vendredi 7 janvier 2022

Musique 2000 !

studio d'enregistrement

On a tiré le 2000ème article de Royal-Artillerie. Mais on ne va pas boucler la série sans dire merci à ceux qui nous ont suivi dans la section musicale de Royal-Artillerie (et de Steppique Hebdo). Ce sera donc en ouverture LE TUBE des eighties, Billie Jean de Michael Jackson, chimère insurpassable de la pop, extra-terrestre du circuit, à donf ! Il n'a jamais fait semblant.... jusqu'à la mort ! Nous avons choisi la version en live de Munich 1997 où il y a tout, sur un fond de scène noir. Respect !

Billie Jean



On enchaîne (il y en aura cinq) avec Amy Winehouse dont la psychopathie m'a toujours mis les poils. Pas étonnant qu'elle se soit foutu en l'air, elle devait se trouver insupportable, et pourtant !!!

You Know I'm No Good



C'est l'heure de Patricia Kaas. C'est perso, tordue en tout sens et désirable, en voix et corps. En boucle comme un Russe, deux heures, Kaas, je peux.

Une fille de l'Est



Pour finir, Steve Goodman et sa chanson-culte reprise par toutes les pointures de la country, de Johnny Cash à Willie Nelson, la country music, un genre qui restera pour moi le plus agréable divertissement musical autour d'un verre de 1792-Small Batch qu'on me rapporte d'Owensboro (c'est une commande) :

City Of New Orleans



Il y en aurait cent autres. L'encre de tes yeux de Cabrel, le tango de Leonard Cohen Dance me to the end of love, Horse de Patty Smith ou Fuir le bonheur, on n'a pas la place.

Voici la cinquième, russe, juive, tragique : Barbara dans la chanson française à texte, la plus classique et la plus au point qui soit ! Et ce jeu du regard à la caméra !

Ma plus belle histoire d'amour c'est vous



Merci quand même (eh oui !) aux diffuseurs de musique comme Youtube, Dailymotion, Sound Cloud, Deezer, Archives qui nous offrent un choix extraordinaire d'un claquement de doigt sur la souris. Voilà, c'est fini. Euh... non ! Bonus dédié à monsieur Mélenchon :

Santimantal, le top du zouk, au casque les yeux fermés



Tchao, à plus !

mercredi 22 septembre 2021

Summertime VII (7/7)

 

Baigneuse

L'été finit ce soir. On va mettre une petite laine et repasser par la plage. Vous allez voir, c'est jeune, c'est frais :




Dans la séquence Summertime de Royal-Artillerie il y a forcément un écran sportif, du shuffle classique venant du temps béni où les libertés basses et sans masque ne se discutaient même pas, avant les talibans quoi !




Enfin ! le tube de l'été que personne n'a vu venir, qui est pourtant en odeur de synthé ou de schnouf. Prévenez la folle à barbe dans son château-cage que le grand remplacement est terminé. Voici la version karaoké que M. Macron aurait dû écouter avant d'aller à Marseille :




Un petit slow-paillotte pour la route (clic) ? Et on démonte !

dimanche 19 septembre 2021

Existent-elles encore ?

actrice afghane
Après le lâcher de belphégors devant l'université de Kaboul, tout le monde a noté que les premières mesures du nouveau pouvoir afghan, avant même l'installation de son gouvernement provisoire, a été de confiner les femmes chez elles, comme si tout son combat idéologique trouvait là son aboutissement. Cette sociopathie est plus ou moins prononcée selon les provinces, et Kaboul tente de la freiner en attendant l'ouverture des vannes à cash des institutions internationales. Avant pas longtemps, des ONG proches du pouvoir nous adresseront des reportages sur la famine en campagne qui touche les enfants afghans (comme au Biafra) afin de débloquer l'aide étrangère, même si les libertés individuelles des femmes restent niées. Elles méritent que l'on tienne bon en serrant le volant des vannes. Pour le moment elles ont quitté les rues où on les bat, et se sont réfugiées sur les réseaux sociaux tant que les talibans n'en comprennent pas la gestion. Espérons que la Chine ne va pas les y aider. Quand même pas !

Ce billet bizarre - vous avez dit bizarre ? est donc un hommage aux femmes admirables d'Afghanistan que j'ai vues dans ma lucarne bleue provoquer les mollahs pipi-de-chat dans les rues des grandes villes, avec un courage d'approche qui force le respect. Jusqu'à hier, elles avaient pratiqué la boxe, le criquet, le football, la scène et même le charme. Elles sont les vraies féministes, qui déclassent au rang d'hystériques nos remèdes à l'amour hurlant ici sur les plateaux télévisés pour défendre des femmes qui ne veulent pas d'elles et préfèrent... les hommes.
Tiens, les avez-vous entendues cette fois nos hures en cartons bouillis défendre les Afghanes menacées par la barbarie islamique ? C'est compliqué, chère Médème, il ne faut pas désespérer le peuple en cave des cités et finir lapidées. Non mais, quand même ! Et que dirait Tariq, le grand urinateur, et tous les autres de l'intersectionnalité décoloniale ?

Pour marquer le coup sur le terrain des libertés du second sexe, plutôt que du catch féminin, trop brutal, voici un quintet qui a largement débordé la parité pour notre plus grand bonheur. Kitty, Daisy & Lewis (merci, mon filleul), ce groupe anglais a défoncé les charts ! Comme quoi l'inclusion a du bon, même si le guitariste reste hors-concours. Ils ont tous les trois les mêmes dents parce qu'ils sont frère et sœurs. Et jouent de n'importe quel instrument, à tel point qu'on ne sait jamais qui va faire quoi dans le morceau d'après. La prise la plus improbable est celle de Say You'll Be Mine dans le dress-code des années 50. Je suppose que les renforts à la guitare-basse et à la contrebasse sont les parents. Notez que la voix acide de Lewis arrive à s'extraire du souffle puissant de ses sœurs. Sinon, l'escale de Kaboul a été retirée de leur tournée 2022 en Asie. La bio du groupe est en pied de page (original anglais seulement, désolé). Allez-y au casque, elles le méritent !




Biographie de Kitty, Daisy & Lewis mise en ligne sur Musicianbio.org:

Three siblings from North London, Kitty, Daisy & Lewis possess set the UK roots rock scene on its ear using their infectious energy and authentic method of rockabilly, vintage country, and first-generation rhythm & blues — not forgetting the fact how the youngest person in the trio hadn’t yet reached her teens if they released their first single in 2005. Kitty Durham, Lewis Durham, and Daisy Durham had been born right into a musical family members — their dad, Graeme Durham, can be a guitarist who’s also a high engineer at among London’s leading record learning services, The Exchange, while their mom, Ingrid Weiss, performed drums using the pioneering post-punk music group The Raincoats. In 2002, while going to a day rockabilly gig hosted by Big Steve as well as the Arlenes using their parents, Lewis was asked to sit along with the music group on banjo, while Kitty hopped behind the drum package and kept period. Next time Big Steve performed in the Durhams’ regional pub, Lewis and Kitty had been once again raised to the level, while Daisy became a member of in on accordion, and the youngsters decided it had been time to create a music group of their personal. Wanting to complete their audio, Graeme was drafted being a tempo guitarist and Ingrid used upright bass to become listed on the family members combo. As the children started displaying a larger range of skill — Lewis has guitar, lap metal, and piano combined with the banjo, while Kitty holders percussion, harmonica, ukulele, and electric guitar and Daisy sings and has piano aswell as drums — they truly became an act to view over the U.K. Americana circuit, and started recording their very own material. Lewis come up with a makeshift studio room in their house using classic analog recording equipment, and in 2005, the youngsters released their initial one, “Honolulu Rock and roll” with Kitty 12 years, Lewis 14, and Daisy the oldest at 16. Another one, “Mean Son of the Gun” strike shops a calendar year later ; it had been released being a 7″45rpm and in a limited-edition 10″78rpm pressing. In 2008, Kitty, Daisy & Lewis released their eponymous full-length debut record, featuring the one “INCREASING the United States”. The trio’s sophomore work, "Smoking cigarettes in Heaven" (preceded with the one “I’m Therefore Sorry”/”I Am Going Back again”), was slated for discharge in-may of 2011. In 2015, the trio came back with Kitty, Daisy & Lewis the 3rd featuring production in the Clash’s Mick Jones (19.09.2020).

Ils ont un site web, misérable, mais bon, ça les vend (clic) ! Cadeau Bonux : du rock-garage à trois fois rien sauf une grosse bague, pris avec les moyens du bord : Polly Put The Kettle On.

Y a plus qu'à mourir en rêvant aux belles Afghanes qui rêvent de scène, de podium, de gaîté, de bonheur, qui rêvent de nous !

mercredi 11 août 2021

Summertime - V

La séquence d'été de Royal-Artillerie passe aussi des tubes français.
Quelle sera la chanson gagnante dans les boîtes de plage ? Il y faut du rythme, une voix pas trop perchée ou électronisée qui arrive à vaincre le beat, un appel à chorus (ah-ah); le châssis n'est pas important sauf pour l'image mentale du teuffeur. Après avoir dit ça, on peut mentir et proposer Clara Luciani (Corse et Marseille) qui a ces qualités au centuple. Il y a aussi du Mylène Farmer là-dedans. Oyez :


Ah-ah, ah-ah, ah-ah, ah-ah ?
Ah-ah, ah-ah, ah-ah, ah-ah ?

Elle respire l'odeur des corps
Qui dansent autour d'elle dans l'obscurité
Ils s'effleurent sans timidité
Une insolence chorégraphiée

Elle veut pas s'asseoir, elle veut s'oublier
Elle veut qu'on la drague, qu'on la regarde et qu'on la fasse tourner
Elle veut pas s'asseoir, ça a trop duré
L'immobilité forcée, ce soir la vie va recommencer
Il faut qu'ça bouge, il faut que ça tremble
Il faut qu'ça transpire encore
Dans le bordel des bars le soir
Débraillés dans le noir
Il faudra réapprendre à boire
Il faudra respirer encore
Il faut qu'ça bouge, il faut que ça tremble
Il faut qu'ça transpire encore
Dans le bordel des bars le soir
Débraillés dans le noir
Il faudra réapprendre à boire
Il faudra respirer encore

Souvent sa nuque frôle le dance floor
On croit qu'elle flanche mais elle s'en sort
Le rythme de son cœur
S'aligne aux stroboscopes et bat un peu plus fort

Elle veut pas s'asseoir, elle veut s'oublier
Elle veut qu'on la drague, qu'on la regarde et qu'on la fasse tourner
Elle veut pas s'asseoir, ça a trop duré
L'immobilité forcée, ce soir la vie va recommencer
Il faut qu'ça bouge, il faut que ça tremble
Il faut qu'ça transpire encore
Dans le bordel des bars le soir
Débraillés dans le noir
Il faudra réapprendre à boire
Il faudra respirer encore
Il faut qu'ça bouge, il faut qu'ça tremble
Faut qu'ça transpire encore
Dans le bordel des bars le soir
Débraillés dans le noir
Il faudra réapprendre à boire
Il faudra respirer encore

Allez respire encore
Allez respire encore, allez, allez, allez, allez
Allez respire encore, allez, allez, allez
Allez respire encore, allez, allez, allez, allez
Allez respire encore, allez, allez, allez, allez, allez, allez

Oh, il faut qu'ça bouge, il faut qu'ça tremble
Il faut qu'ça transpire encore
Dans le bordel des bars le soir
Débraillés dans le noir
Il faudra réapprendre à boire
Il faudra respirer encore
Il faut qu'ça bouge, il faut qu'ça tremble
Faut qu'ça transpire encore
Dans le bordel des bars le soir
Débraillés dans le noir
Il faudra réapprendre à boire
Il faudra respirer encore

Allez respire encore
Allez respire encore
Ah-ah
Ah-ah-ah-ah
Ah-ah-ah-ah-ah
Ah-ah, ah-ah, ah !

Pour le tube de l'été, Clara Luciani a un concurrent sérieux avec Maître Gims associé à la belle albanaise Dhurata Dora : Only You (clic). Tous les ingrédients du succès sont dans la potion !
Quoique dans le genre "guinche-paillotte", il sera toujours difficile de battre la référence :




Mira lo que se avecina A la vuelta de la esquina Viene Diego rumbeando Con la luna en las pupilas Y su traje agua marina Van restos de contrabando Y donde mas no cabe un alma Allí se mete a darse caña Poseído por el ritmo ragatanga Y el DJ que lo conoce Toca el himno de las doce Para Diego la canción mas deseada Y la baila, y la goza, y la canta Y aserejé ja de je De jebe tu de jebere Sebiunouva Majabi an de bugui An de buididipí Aserejé ja de je De jebe tu de jebere Sebiunouva Majabi an de bugui An de buididipí Aserejé ja de je De jebe tu de jebere Sebiunouva Majabi an de bugui An de buididipí No es cosa de brujería Que lo encuentre to' los día' Por donde voy caminando Diego tiene chulería Y ese punto de alegría Rastafari afrogitano Y donde mas no cabe un alma Allí se mete a darse caña Poseído por el ritmo agatanga Y el DJ que lo conoce Toca el himno de las doce Para Diego la canción mas deseada Y la baila, y la goza, y la canta Aserejé ja de je De jebe tu de jebere Sebiunouva Majabi an de bugui An de buididipí Aserejé ja de je De jebe tu de jebere Sebiunouva Majabi an de bugui An de buididipí Aserejé ja de je De jebe tu de jebere Sebiunouva Majabi an de bugui An de buididipí...ad libitum

mardi 3 août 2021

Summertime(-IV) in Bamako

Au moment où la France réduit la voilure au Mali au seul motif qu'à l'impossible nul n'est tenu*, vous n'avez jamais entendu depuis notre entrée à Tombouctou en 2013 le delta blues du Sahel. Hona est un morceau de Boubacar Traoré, une légende de la musique malienne (clic), aussi puissant que le blues planteur du Mississipi.
Vincent Bucher l'accompagne à l'harmonica, comme le ferait Sonny Boy Williamson. En prime, quelques rushes de Bamako qu'on ne voit pas aux informations. Enjoy !




*Ceux des lecteurs qui sont revenus de vacances et retrouvent leur sérieux peuvent lire l'éditorial de Bernard Lugan sur l'opération Barkhane en cliquant ici. On y apprend que l'OPEX n'a jamais visé à faire la paix, ce qui obligeait à passer par une recolonisation temporaire de l'espace en jeu, mais à affronter les insurgés dans le but de les "réduire" ou de les... (ndlr: dégoûter) de nuire. Selon la hauteur du vin de palme dans le verre, on peut penser que les succès militaires de la coalition sont indéniables mais, comme les vieux africanistes s'y attendaient, les situations politiques nationales ne sont pas en phase, la grille ethnique primant tout !

jeudi 29 juillet 2021

Summertime - III

canal de Palavas
Si tu es né aux Sources du Lez, tu ne peux qu'aimer cette bluette d'Anthony Dupray tirée du Dorothée Club, À Palavas-les-Flots ; mais si tu préfères quelque chose de plus construit, c'est Julien Doré qu'il te faut :



Que faire à Palavas-les-Flots hormis la plage ? Monter dîner au restaurant Le Phare (château d'eau) à la nuit tombée, après avoir visité le musée Dubout pour acheter un poster (ça, oui !). Prendre l'estran vers la Grande Motte, le matin tôt ou le soir tard, le long des plages du Petit Travers (le pont sur le grau de Carnon est derrière le bassin de plaisance) et celles du Grand Travers, avec cette odeur inoubliable des lis de mer et des roseaux. Ou flâner sur le quai du canal pour lever une allemande ; en saison, il y en a même avec des yeux verts.

Résider à Palavas à l'année est possible ; la ville, établie sur ce site depuis plus de cent ans, offre tous les services utiles ; et quand la mer "ramène" si le vent est tombé, on s'adonne au surfcasting de nuit en crapahutant jusqu'à la pointe d'un épi rocheux, de ceux qui freinent le courant littoral du Rhône. Attention, la mer y tourbillonnant creuse de véritables fosses !

C'est bien aussi d'avoir un chien, qui aime l'eau !

dimanche 18 juillet 2021

Summertime - I

Commence aujourd'hui la séquence d'été.
Il y aura de tout, et tous vivants cette fois.
Latin hits first.
L'ouvrir par Jennifer Lopez, chanteuse catholique assumée, est de bon augure pour la suite.
Enjoy ! Bonnes vacances !



Bim-bom, bara-bara Bom, bara-bara Bom, bara-bara Ella vive la vida como un tango Pero ahora quiere fuego entre sus labio' Él no merece tenerla en sus brazos Ella lo sabe, ella lo sabe Ahora le toca a ella Tomarse la botella Y salirse a divertir And it goes like this 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso Cambia el paso Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Su vida está mejor ahora sin él Sabe que su' cadera' no le fallan No necesita a nadie pa' estar bien Ella no fa-, ella no falla Baile, tú quiere' baile Yo 'toy pa' darle así como ves Ahora me hacen fila con mis amigas Matando la liga así como ves, eh Ahora le toca a ella Tomarse la botella Y salirse a divertir And it goes like this 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso Cambia el paso Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Soltera Se queda Ahora se come El que ella quiera Soltera Se queda Ahora se come El que ella quiera (Ra-Rauw) Lo dejó porque no se dejó Se puso pa' la vuelta, ahora fue que apretó Ella está deliciosa Mami, tú ere' otra cosa La pinta que lleva e' costosa Yo no tengo miedo y tú ere' peligrosa Anda en la' misma' que yo No está puesta pa' la' relacione' En la disco lo prendió Que le digan algo sin cojone' Con la nota se elevó Jugamo' el mismo juego Le mentiste y no te quedó Rompiste lo' código' y ya te olvidó 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso Cambia el paso Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Ra-Rauw Rauw Alejandro J. Lo, oh Oh, yeah Oh, yeah All she wanna do is just dance, dance, dance, dance


Jennifer Lopez, de son vrai nom, Jennifer Lopez, est née dans le Bronx il n'y a pas si longtemps que ça, à croire ce que nous dévoile l'enveloppe charnelle qui emprisonne une âme de feu et un timbre de voix, limite vulgaire, à faire bander tous les chicos de la Frontière.
Fille des institutions catholiques newyorkaises, elle se dévouera au plus grand nombre de cinéphiles dans des rôles appréciés, dont Selena* qui déclencha l'émeute !
Plus sur la Wikipedia avec modération.


chiffre de Jennifer Lopez


Nota *: Selena Quintanilla-Pérez (1971-1995) fut une chanteuse prodige de la musique Tex-Mex très prisée au Texas, qui fut abattue à 24 ans à Corpus Christi par la co-gérante de sa chaîne de boutiques de mode. Le 16 avril, jour de sa naissance, est le Selena Day au Texas. Cadeau !

mercredi 26 août 2020

Du sable sans masque

L'été en pente douce, on annonce la pluie. Ce clip est spécialement dédié à la brigade de gendarmerie des Saintes-Maries de la Mer qui ne ménage pas ses sueurs, et il participe aussi au jubilé du MLF - cinquante ans déjà - qui fit le martyre des plumards à l'antique. Par précaution, on n'y voit aucun sein nu et la prise a été exterritorialisé au Brésil, hors d'atteinte des bigots et des jalouses. La lambada fut la danse la plus torride de l'été 1989 pour le bicentenaire de la Révolution française. Non c'est une blague, Kaoma ne le savait pas ! Malgré le souci d'authenticité qui gouverne ce blogue, ce n'est pas le clip officiel mais un mixage du plus bel effet qui nous finira la semaine. Remarquez que les modèles sont tous au naturel et ignorent les cliniques de l'avenue Alphand. Que de la race !


Et pour ceux des boomers qui veulent impressionner encore les millennials, voici les paroles en version originale à apprendre par cœur (c'est du lusitanien) avant de se jeter sur la piste :

Chorando se foi quem um dia so me fez chorar
Chorando se foi quem um dia so me fez chorar

Chorando estara ao lembrar de um amor
Que um dia nao soube cuidar

Chorando estara ao lembrar de um amor
Que um dia nao soube cuidar

A recordacao vai estar com ele aonde for
A recordacao vai estar pra sempre aonde for

Danca sol e mar guardarei no olhar
O amor faz perder encontrar

Lambando estarei ao lembrar que este amor
Por um dia um instante foi rei

A recordacao vai estar com ele aonde for
A recordacao vai estar pra sempre aonde for

Chorando estara ao lembrar de um amor
Que um dia nao soube cuidar

Cancao riso e dor melodia de amor
Um momento que fica no ar

A recordacao vai estar com ele aonde for
A recordacao vai estar pra sempre aonde for

Chorando estara ao lembrar de um amor
Que um dia nao soube cuidar

Cancao riso e dor melodia de amor
Um momento que fica no ar


dimanche 21 juin 2020

Ma Fête de la Musique


Pour nous ce sera du jazz, avec le solo impossible de Joe Morello (1928-2011), quasiment aveugle, à la batterie dans une reprise de Blues for Joe à Juan-les-Pins en 1967 avec le Dave Brubeck Quartet ! La crème des musiciens, en cravate !



The Dave Brubeck Quartet est un groupe de jazz fondé en 1951 par Dave Brubeck (1920-2012) et Paul Desmond (1924-1977). Il créa les standards Take Five et Blue Rondo a la Turk. Tout au long de son existence, la formation connaîtra plusieurs configurations : Joe Morello ou Alan Dawson ou Randy Jones à la batterie, Eugene Wright ou Michael Moore à la contrebasse, Gerry Mulligan au saxophone, Paul Desmond ou Bobby Militello au saxophone alto ou Willie Smith à la clarinette. Le Quartet élargit son public de jazz en luttant contre la ségrégation raciale en intégrant dès 1959 l'excellent Eugene Wright de Chicago
(réécrit de la Wikipedia).




Suit maintenant un peu de lyrique avec la Revolution (1969) de Nina Simone (1933-2003). C'est de saison, ça n'a pas vieilli.


And now we got a revolution
Cause I see the face of things to come
Yeah, your Constitution
Well, my friend, its gonna have to bend
I am here to tell you about destruction
Of all the evil that will have to end

Some folks are gonna get the notion
I know they'll say I am preachin hate
But if I have to swim the ocean
Well I would just to communicate
Its not as simple as talkin jive
The daily struggle just to stay alive

Singin about a revolution
Because I am talkin about a change
Its more than just evolution
Well you know you got to clean your brain
The only way that we can stand in fact
Is when you get your foot off my back



Premium ! A tchao bonne nuit !


samedi 18 avril 2020

In memoriam Bevilacqua

Il faut marquer le coup au départ avancé de Christophe (1945-2020) parce qu'il le vaut bien :

Je l'ai rencontrée sous un ciel si bleu
Ce jour-là, j'n'avais pas mis de veste
Elle bronzait sans maillot de bain
Au fond de son jardin
En cueillant la rose pour ma boutonnière
J'lui ai dit "C'est pas sûr que je reste
J'ai toujours un billet open pour les pays chauds"
J'l'ai pas touchée, elle voulait pas
Je n'ai pas posé de question
C'est beaucoup mieux comme ça

Je l'ai rencontrée sous un ciel si bleu
Ce jour-là, j'n'avais pas mis de veste
Elle attend et je sens bien
Je sens bien qu'elle me teste
Elle voit l'incendie, encore du rouge
Elle me dit "D'accord, mais juste un zeste"
Elle me fait glisser tout entier
J'suis bien dans sa peau
J'l'ai pas touchée, elle voulait pas
Je n'ai pas posé de question
C'est beaucoup mieux comme ça

J'l'ai pas touchée, elle voulait pas
Je n'ai pas posé de question
C'est beaucoup mieux comme ça

Je suis reparti sous un ciel si bleu
Ce jour-là j'n'avais pas mis de veste
Elle a mis les voiles sur la jonque
D'un vieux joueur de coco
Où va-t-elle aimer?
Où va-t-elle mieux?
Où va-t-elle dormir quand elle me laisse?
Elle me fait glisser tout entier
J'l'ai pas touchée.

Source : LyricFind Paroliers : Boris Bergman/Daniel Bevilacqua


Voilà. Tout y est ! Et au format Scopitone en plus !
Bon voyage, Christophe, au paradis des chanteurs surdoués.



Le regard bienveillant de Serge Gainsbourg en dit long...

samedi 29 février 2020

À la Saint-Oswald !


Pour franchir l'épidémie de Coronavirus chinois, il serait avisé d'apprendre à marcher sur la Lune puisque c'est la dernière station sur la route du paradis de Bételgeuse où nous allons arriver tous un jour, demain, dans quatorze, vingt-huit, cinquante-six jours ? jamais ? non ! la langue des mortels ne connaît pas "jamais". Ça nous fera un peu de rythme car, pour passer la Saint-Oswald une fois chaque quatre ans il faut, déjanter le pneu des conventions bourgeoises, des bagnoles impossibles, de la musique, même électronique, du malt à défaut de Coca qui fait grossir, des bikers revenus des enfers et Ladyva aux ivoires pour finir.


Après cette mise en jambe, nous évoquons la "bagnole ultime" - combien de temps encore ? - la voiture de la NASCAR, plus de 3 heures à 300km/h sur un V8 culbuté et boîte 4 manuelle. J'entends les evzones de l'Auto-Journal débiner une technique obsolète ! Le choix d'une technique ayant motorisé soixante années de production automobile américaine vise à limiter la course à l'armement et permettre ainsi à des écuries locales de concourir. Le moteur standard est un V8 aspiré de 5,9 litres à arbre à cames central qui envoie 800 chevaux et pousse jusqu'à 320 km/h (200mi/h) dans les 9000 tours/minute. On comprend que tenir 3h40 à cette cadence convoque une métallurgie de qualité et les moteurs ne sont pas stock contrairement à ce que dit la lettre "S" de Nascar ! Il s'agit aujourd'hui de la course victorieuse de Chase Elliot sur la Chevrolet ECR N°9 de Hendrick Motorsports au Superspeedway de Talladega en 2019. La prise, qui fait plus de trois heures, commence par un drapeau jaune et un passage au stand. Enjoy !


On finit la journée à l'apéritif. Français, nous tuons plus de deux cents millions de bouteilles de whisky par an. Le mieux n'est-il pas de le boire avec un connaisseur ? Il sait tout, de l'évaporation jusqu'aux trois gouttes d'eau qui développent l'arôme. C'est sérieux. Cheers !






Le 29 février on fête aussi saint Oswald de Worcester. C'est à l'origine un Danois né en 925, éduqué en Angleterre dans une famille d'ecclésiastiques, formé à l'abbaye de Fleury (Loiret). Abbé de Ramsey (Bénédictins), évêque de Worcester, il obtint l'archevêché d'York en 972 et rejoignit son créateur ce même jour de l'an de grâce 992. On lui attribue d'importantes réformes de la règle de saint Benoît, sous la férule de l'archevêque et conseiller du roi Edgar, le grand Dunstan de Cantorbéry.










ET VOILÀ, C'EST FINI !
À DANS QUATRE ANS...

dimanche 2 février 2020

Pipes and drums


Pour marquer le premier dimanche "libre" au Royaume-Uni, voici l'expression festive la plus british qui soit, le Royal Military Tatoo d'Edimbourg. Enjoy l'édition de 2013 (au casque pour les voisins).
Dieu bénisse l'Ecosse !

lundi 20 janvier 2020

Miserere mei Deus !

Le plus beau des miserere, le Miserere d'Allegri (1639) sur le psaume 50 du roi David en l'abbaye de Lagrasse, born 779 still going strong !


Miserere mei, Deus : secundum magnam misericordiam tuam.
Et secundum multitudinem miserationum tuarum, dēlē iniquitatem meam.
Amplius lavā me ab iniquitate mea : et peccato meo mundā me.
Quoniam iniquitatem meam ego cognōscō : et peccatum meum contra me est semper.
Tibi soli peccāvī, et malum coram te fēcī : ut justificeris in sermonibus tuis, et vincās cum judicaris.
Ecce enim in iniquitatibus conceptus sum : et in peccatis concepit me mater mea.
Ecce enim veritatem dilexisti: incerta et occulta sapientiæ tuæ manifestasti mihi.
Asperges me, Domine, hyssopo, et mundābor : lavābis me, et super nivem dēalbābor.
Auditui meo dabis gaudium et lætitiam : et exsultabunt ossa humiliata.
Averte faciem tuam a peccatis meis : et omnes iniquitates meas dele.
Cor mundum crea in me, Deus : et spiritum rectum innova in visceribus meis.
Ne projicias me a facie tua : et spiritum sanctum tuum ne auferas a me.
Redde mihi lætitiam salutaris tui : et spiritu principali confirma me.
Docebo iniquos vias tuas : et impii ad te convertentur.
Libera me de sanguinibus, Deus, Deus salutis meæ : et exsultabit lingua mea justitiam tuam.
Domine, labia mea aperies : et os meum annuntiabit laudem tuam.
Quoniam si voluisses sacrificium, dedissem utique : holocaustis non delectaberis.
Sacrificium Deo spiritus contribulatus : cor contritum, et humiliatum, Deus, non despicies.
Benigne fac, Domine, in bona voluntate tua Sion : ut ædificentur muri Jerusalem.
Tunc acceptabis sacrificium justitiæ, oblationes, et holocausta : tunc imponent super altare tuum vitulos.

samedi 18 janvier 2020

Requiem de Neukomm pour Louis XVI


Résultant d’une commande de Talleyrand au compositeur autrichien Sigismund Ritter von Neukomm, ce requiem en ut mineur fut créé le 21 janvier 1815 au Congrès de Vienne en présence de tous les souverains et représentants diplomatiques des plus grandes puissances, réunis pour reconstruire l’ Europe sur les décombres de l’Empire français. Dédié à la mémoire du roi Très Chrétien Louis XVI, il fut donné en la cathédrale Saint-Etienne avec la participation de plus de trois cents chanteurs répartis en deux chœurs dirigés respectivement par Neukomm et Salieri (source Chœur & Orchestre Sorbonne Universités).

Cette œuvre est proposée sur inscription au public ce jeudi 23 janvier à Saint-Louis des Invalides à 20 heures.

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