Le colloque Action Française du 13 mai précèdera le cortège traditionnel AF de Jeanne d'Arc du lendemain dimanche. Son thème est "La France en danger" et les intervenants sont énumérés dans l'affiche reproduite ci-dessous. Allez-y.
A côté des intervenants habituels qu'on ne présente plus, sont invités Laurent Henninger et Anne-Laure Bonnel.
Laurent Henninger est un spécialiste "défense" réputé qui a publié des ouvrages de référence sur la question. Il est certainement intéressant d'entendre quelqu'un qui est allé au fond du "danger" que représentent la méprise stratégique franco-russe et les sous-dotations des armées françaises dans un monde en révolution (Babelio).
Anne-Laure Bonnel est une journaliste d'extérieur, reporter de guerre qui va où d'autres vont moins (Donbass, ronds-points, Liban etc). Rapporter des réalités de terrain peut vous faire accuser de ménager la chèvre et le choux, mais revivifier la première victime de la guerre, la vérité, n'est jamais inutile dans un monde où la désinformation fait rage (Gala).
Espérons que ces deux-là auront la plus longue exposition dans ce colloque, puisqu'on connaît déjà ce que diront les autres.
La France en danger ? Parlons-en.
Puisqu'on a commencé par la guerre, faisons-en le premier paragraphe.
(1) Au plan stratégique, la France est en danger de vanité, d'abord sur ses outremers, mais aussi dans ses responsabilités continentales à tenir son créneau au rempart de l'Alliance. La guerre d'Ukraine a dévoilé au grand public des insuffisances graves dans l'équipement de nos unités appelées à combattre en haute intensité, sans même parler d'une masse critique pour le combat de mêlée qui n'existe pas. Les bons esprits (qui redoutent que des crédits sociaux soient détournés vers le réarmement) soutiennent que notre position géographique en fond de court nous dispense du déploiement de masses blindées sur le Rhin. Ils se trompent, car une guerre européenne, hybride et classique, n'aura pas de front. Elle sera partout.
Faute de disposer de moyens de défense conséquents, nous serons un poids mort, revenus de notre arrogance génétique et définitivement déclassés. Réarmons quoi qu'il en coûte !
En zone indo-pacifique, nous sommes à la merci d'intrusions de forces navales ou paramilitaires étrangères qui pourraient submerger certaines îles et s'y maintenir avec le concours d'une population retournée par une propagande habile. Certains ont vu comment nous nous sommes fait jeter du Sahel.
Simple aparté : si nous avions disposé en Nouvelle Calédonie d'une base navale défendue et dotée de moyens adéquats de projection, le retournement australien n'aurait peut-être pas eu lieu.
(2) Après ce sous-investissement, parlons du désinvestissement. Ce qu'on appelle la "fuite des cerveaux" n'est pas une expression galvaudée, comme le grand remplacement de Renaud Camus. Il y a un mouvement d'exorbitation de chercheurs et de jeunes entrepreneurs qui fuient une société sclérosée et revendicative pour se réaliser ailleurs. Exemples nombreux, jusque dans les couche CSP-. L'insuffisance crasse de la classe politique française et le goût technocratique des complications a fini par motiver d'aucuns coincés de partout malgré leur courage ou leurs bonnes idées à partir. Nous aurons bientôt une diaspora française dans tous les pays du monde comme les Chinois ont leurs Chinatowns. Les "quartiers français" (avec bordel de luxe obligatoire) seront autant de relais pour les migrants francophones. La valeur qui est ajoutée au loin ne l'est plus chez nous. Malheureusement l'horizon ne s'éclaircit pas, le tapage le plus bruyant contre nos blocages provenant des masses archaïques de la gauche plurielle agrippée au codex antique du socialisme à compte d'autrui comme la moule au bouchot. Le socialisme nous a coulé ; on en redemande !
Après la saignée des deux guerres mondiales qui ont couché la fine fleur du pays, voila que la dictature des bureaux fait décamper les praticiens de l'intelligence, mettant en danger la remise à niveau de notre pays, ouvrant ce faisant la voie du toboggan de notre inéluctable déclin. Il nous restera qui ?
Petit aparté : quand je vois partir de purs produits des communautés asiatiques sensées s'incruster, je doute encore plus de notre attractivité.
(3) Qui les remplace ? Eric Ciotti, en perdition dans le champ politique, vient de découvrir l'eau chaude de l'immigration soutenue qui menace nos us. Hélas, les migrations sont le propre de l'homme autant que le rire. Sinon nous serions tous encore dans la vallée du Grand Rift éthiopien. S'il est peu douteux que des technocrates onusiens cherchent à faciliter la montée des populations pauvres vers les nations riches, l'affaire se présente plutôt comme une simple mécanique des fluides : dépression, surpression, contrepression ou dit autrement sur Royal-Artillerie depuis trois lustres : entropie générale jusqu'au gap acceptable des niveaux de vie. La faible appétence des populations européennes à se salir dans les travaux pénibles appelle à son remplacement qui veut bien, des populations laborieuses sans espoir d'aucune amélioration de leurs conditions d'existence chez elles. C'est la surpression. La contrepression vient des mesures de freinage des Etats européens sans solution d'intégration des nouveaux venus, tant au plan économique et financier qu'au plan des frictions civilisationnelles. On a le cas aujourd'hui des réfugiés soudanais qui, où qu'on les questionne, au Tchad, en Egypte, au Sud-Soudan ou en Libye, déclarent tous vouloir atteindre l'Europe et sa pax romana. Ce n'est pas un mirage pour eux. Tout ça pour un concours de bites entre généraux soudanais en érection mentale. Et on touche là du doigt le moteur de l'émigration continue en Afrique : la contre-gouvernance des élites autoproclamées qui ont capté les pouvoirs civils presque partout. Rares en Afrique, mais il y en a, sont les pays gouvernés par la raison. La solution ? il n'y en a pas. Un peu comme avec la hausse des océans. Après on peut faire des moulinets contre le complot des illuminati...
Dernier aparté : les mesures de régulation de l'immigration sont connues, certaines peut-être moins:
(4) Le dernier danger avant le prochain est l'état de calamités des finances publiques en France au sens large, qui va nous autoriser à candidater pour un siège prestigieux à l'Union Africaine. On ne va pas y revenir aujourd'hui, ni lors du colloque du 13 mai apparemment ; sauf à redire quand même, que tant les marchés par le biais des taux de prise en pension de nos bons du Trésor que le Fonds monétaire international par ses remontrances appuyées, vont entamer notre souveraineté en encadrant notre gouvernement de contraintes semblables à une mise en tutelle.
Mais le jour où les jeunes générations comprendront qu'elles se sont fait baiser dans les largeurs par les hypothèques prises sur leurs têtes, bonjour les pogroms dans les EHPAD ! Anciens, séniors ou simplement vieux, ne vous départissez pas du sachet de ciguë !
A côté des intervenants habituels qu'on ne présente plus, sont invités Laurent Henninger et Anne-Laure Bonnel.
Laurent Henninger est un spécialiste "défense" réputé qui a publié des ouvrages de référence sur la question. Il est certainement intéressant d'entendre quelqu'un qui est allé au fond du "danger" que représentent la méprise stratégique franco-russe et les sous-dotations des armées françaises dans un monde en révolution (Babelio).
Anne-Laure Bonnel est une journaliste d'extérieur, reporter de guerre qui va où d'autres vont moins (Donbass, ronds-points, Liban etc). Rapporter des réalités de terrain peut vous faire accuser de ménager la chèvre et le choux, mais revivifier la première victime de la guerre, la vérité, n'est jamais inutile dans un monde où la désinformation fait rage (Gala).
Espérons que ces deux-là auront la plus longue exposition dans ce colloque, puisqu'on connaît déjà ce que diront les autres.
La France en danger ? Parlons-en.
Puisqu'on a commencé par la guerre, faisons-en le premier paragraphe.
(1) Au plan stratégique, la France est en danger de vanité, d'abord sur ses outremers, mais aussi dans ses responsabilités continentales à tenir son créneau au rempart de l'Alliance. La guerre d'Ukraine a dévoilé au grand public des insuffisances graves dans l'équipement de nos unités appelées à combattre en haute intensité, sans même parler d'une masse critique pour le combat de mêlée qui n'existe pas. Les bons esprits (qui redoutent que des crédits sociaux soient détournés vers le réarmement) soutiennent que notre position géographique en fond de court nous dispense du déploiement de masses blindées sur le Rhin. Ils se trompent, car une guerre européenne, hybride et classique, n'aura pas de front. Elle sera partout.
Faute de disposer de moyens de défense conséquents, nous serons un poids mort, revenus de notre arrogance génétique et définitivement déclassés. Réarmons quoi qu'il en coûte !
En zone indo-pacifique, nous sommes à la merci d'intrusions de forces navales ou paramilitaires étrangères qui pourraient submerger certaines îles et s'y maintenir avec le concours d'une population retournée par une propagande habile. Certains ont vu comment nous nous sommes fait jeter du Sahel.
Simple aparté : si nous avions disposé en Nouvelle Calédonie d'une base navale défendue et dotée de moyens adéquats de projection, le retournement australien n'aurait peut-être pas eu lieu.
(2) Après ce sous-investissement, parlons du désinvestissement. Ce qu'on appelle la "fuite des cerveaux" n'est pas une expression galvaudée, comme le grand remplacement de Renaud Camus. Il y a un mouvement d'exorbitation de chercheurs et de jeunes entrepreneurs qui fuient une société sclérosée et revendicative pour se réaliser ailleurs. Exemples nombreux, jusque dans les couche CSP-. L'insuffisance crasse de la classe politique française et le goût technocratique des complications a fini par motiver d'aucuns coincés de partout malgré leur courage ou leurs bonnes idées à partir. Nous aurons bientôt une diaspora française dans tous les pays du monde comme les Chinois ont leurs Chinatowns. Les "quartiers français" (avec bordel de luxe obligatoire) seront autant de relais pour les migrants francophones. La valeur qui est ajoutée au loin ne l'est plus chez nous. Malheureusement l'horizon ne s'éclaircit pas, le tapage le plus bruyant contre nos blocages provenant des masses archaïques de la gauche plurielle agrippée au codex antique du socialisme à compte d'autrui comme la moule au bouchot. Le socialisme nous a coulé ; on en redemande !
Après la saignée des deux guerres mondiales qui ont couché la fine fleur du pays, voila que la dictature des bureaux fait décamper les praticiens de l'intelligence, mettant en danger la remise à niveau de notre pays, ouvrant ce faisant la voie du toboggan de notre inéluctable déclin. Il nous restera qui ?
Petit aparté : quand je vois partir de purs produits des communautés asiatiques sensées s'incruster, je doute encore plus de notre attractivité.
(3) Qui les remplace ? Eric Ciotti, en perdition dans le champ politique, vient de découvrir l'eau chaude de l'immigration soutenue qui menace nos us. Hélas, les migrations sont le propre de l'homme autant que le rire. Sinon nous serions tous encore dans la vallée du Grand Rift éthiopien. S'il est peu douteux que des technocrates onusiens cherchent à faciliter la montée des populations pauvres vers les nations riches, l'affaire se présente plutôt comme une simple mécanique des fluides : dépression, surpression, contrepression ou dit autrement sur Royal-Artillerie depuis trois lustres : entropie générale jusqu'au gap acceptable des niveaux de vie. La faible appétence des populations européennes à se salir dans les travaux pénibles appelle à son remplacement qui veut bien, des populations laborieuses sans espoir d'aucune amélioration de leurs conditions d'existence chez elles. C'est la surpression. La contrepression vient des mesures de freinage des Etats européens sans solution d'intégration des nouveaux venus, tant au plan économique et financier qu'au plan des frictions civilisationnelles. On a le cas aujourd'hui des réfugiés soudanais qui, où qu'on les questionne, au Tchad, en Egypte, au Sud-Soudan ou en Libye, déclarent tous vouloir atteindre l'Europe et sa pax romana. Ce n'est pas un mirage pour eux. Tout ça pour un concours de bites entre généraux soudanais en érection mentale. Et on touche là du doigt le moteur de l'émigration continue en Afrique : la contre-gouvernance des élites autoproclamées qui ont capté les pouvoirs civils presque partout. Rares en Afrique, mais il y en a, sont les pays gouvernés par la raison. La solution ? il n'y en a pas. Un peu comme avec la hausse des océans. Après on peut faire des moulinets contre le complot des illuminati...
Dernier aparté : les mesures de régulation de l'immigration sont connues, certaines peut-être moins:
- Licencier tout le personnel politique à poste jusqu'au rédacteur de cabinet ;
- Déporter les mêmes aux Kerguelen, Saint-Paul, Nouvelle Amsterdam et Crozet, l'ivraie comme le chiendent repoussent ;
- Rapporter le regroupement familial ;
- Réguler les entrées licites aux quotas ;
- Récupérer et concentrer les clandestins pour puiser dans un vivier d'OS afin de fournir les secteurs en forte dépression ;
- Régulariser les travailleurs à temps plein cotisables (l'appel d'air est un leurre, il ne diminue jamais) ;
- Respecter la sueur d'autrui et dételer les chômeurs professionnels.
(4) Le dernier danger avant le prochain est l'état de calamités des finances publiques en France au sens large, qui va nous autoriser à candidater pour un siège prestigieux à l'Union Africaine. On ne va pas y revenir aujourd'hui, ni lors du colloque du 13 mai apparemment ; sauf à redire quand même, que tant les marchés par le biais des taux de prise en pension de nos bons du Trésor que le Fonds monétaire international par ses remontrances appuyées, vont entamer notre souveraineté en encadrant notre gouvernement de contraintes semblables à une mise en tutelle.
Mais le jour où les jeunes générations comprendront qu'elles se sont fait baiser dans les largeurs par les hypothèques prises sur leurs têtes, bonjour les pogroms dans les EHPAD ! Anciens, séniors ou simplement vieux, ne vous départissez pas du sachet de ciguë !


























