Affichage des articles dont le libellé est régionales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est régionales. Afficher tous les articles

samedi 4 novembre 2017

Comme qui dirait du jour au bout du tunnel !

Où bien Carles Puigdemont est le génie méconnu que la Catalogne attendait depuis Charlemagne, sinon quelque Salvador Allende en fuite avant que Rajoy-Pinochet ne le cloue à la porte de la Moncloa ! Le fait est que l'application stricte (dura lex sed lex !) des lois sédition et rébellion dévie beaucoup d'eau vers la turbine indépendantiste.

La cote de l'indépendance catalane a monté subitement dès l'incarcération des ministres séditieux à Madrid (après celle des deux chefs ultras, les Jordi) à tel point que dans l'hypothèse d'un scrutin législatif demain dimanche, la libération de la communauté autonome l'emporterait, de justesse certes, mais l'emporterait en droit ! L'Indépendant de Perpignan publie (clic) un sondage du Centre d’estudis d’opinió (CEO) de la Generalitat en date du 1er novembre, qui donne 48,7% d'opinions pour l'indépendance contre 43,6% de non (le solde ne sait pas). En juin, les résultats du CEO étaient inversés : 41,1% pour et 49,4% contre, ce qui conduisit la coalition catalaniste à mafiater le référendum du 1er octobre.

On comprend bien désormais pourquoi les partis indépendantistes se ruent sur les élections régionales organisées par M. Rajoy le 21 décembre (à l'exclusion de la CUP anticapitaliste qui boude). Favorisés par une fusion des partis rebelles, les résultats dans la droite ligne du sondage seraient une magnifique revanche sur la dictature espagnole. Imaginez déjà la libération des martyrs de la prison Soto del Real sous le crépitement des flashes et le retour de Puigdemont en gare de Gérone avec deux drapeaux catalans croisés au nez de la locomotive !

Comment l'opinion a basculé ?

Par l'émotion ! En démocratie, l'émotion joue des tours aux raisonneurs. Bien sûr que la Justice espagnole est indépendante et applique les lois. Les gens qui tiennent les stylos de la rigueur judiciaire, comme Carmen Lamela sont irréprochables. Mais l'affaire n'est pas qu'anticonstitutionnelle malgré les avertissements explicites du Tribunal constitutionnel aux dirigeants catalans ; elle fut, demeure et sera politique aussi. Ce qu'a bien vu le président en exil au point de presse de Bruxelles mardi 31 octobre. Accordons-lui d'avoir anticipé la conversion de l'opinion.

L'émotion submerge les réalités, les cruelles vérités économiques par exemple, et emporte les cœurs vers un plébiscite pour l'indépendance. Les lendemains ne chanteront pas, mais le dicton "mon verre est petit mais je bois dans mon verre" aura l'avantage, d'une courte tête ou mieux, va savoir !

Il serait présomptueux ici de prédire ce que fera le pouvoir espagnol en cas de victoire démocratique des indépendantistes au scrutin législatif du 21 décembre. Un référendum national ? Déclencher la lourde procédure de la révision de la constitution de 1978 ? Laisser partir la belle province à la dérive ? Il est plus intéressant de s'inquiéter de l'Europe.



Comment basculera l'Europe ?

Les dirigeants européens unanimes excluent déjà la province rebelle de la Communauté. Mais ça c'est avant ! Avant le 22 décembre 2017. Les traités, directives et règles tiendront-ils longtemps à la poussée d'une libération des peuples ? Car le 22, la Catalogne Libre ne sera plus seule. La casserolade va gagner tout le continent au seul motif d'une victoire sur l'oppression des Etats-nations obsolètes pour garantir le bonheur des peuples, etc. Que cela soit très romantique, voire enfantin, n'en diminue pas la force. Les peuples ne sont pas adultes, c'est pourquoi ils ont de temps en temps des tyrans.

On peut parier que le Roussillon français va défiler et faire le plus de bruit possible, les Corses profiteront de l'embellie souverainiste, les Basques sortiront le drapeau de l'Euzkadi à Saint-Jean de Luz. Mais ce sont les régions lourdes que les pouvoirs européens peuvent craindre, au premier chef desquelles le Pays basque espagnol, l'Ecosse, les Flandres belges, la Vénétie. Si le concert de protestation contre l'exclusion est bien réglé, la Commission ne tiendra pas le choc. S'y agrégeront ensuite les régions folkloriques menées par des suceurs de roue en Bretagne, Alsace, Lombardie, Bavière peut-être pour augmenter le vacarme et la vieille Galice. A partir de là, tout peut arriver. Même Poutine peut s'introduire dans le désordre européen. Super-gag !
Un absent de marque au débat espagnol : Don Felipe régnant !


Une question transcendantale : la gare de Perpignan restera-t-elle le «Centre cosmique de l'Univers» ?



lundi 16 novembre 2015

Roucasseries frontistes

Même si les attentats de Da'ech à Paris ont remis du charbon dans la chaudière à Marine, rien ne pouvait tomber plus mal avant les élections régionales pour le Nouveau-Front-national que le départ d'Aymeric Chauprade et de Jean Roucas. Le pitre que nous aimons bien s'est vu ostracisé par la profession et par les loueurs de salles ; il doit gagner sa vie en suant sang et eau comme tout un chacun depuis le départ d'Adam du jardin d'Eden. On comprend bien qu'il n'ait pu longtemps résister à la promesse de l'ermitage, d'autant qu'il est assez intelligent pour comprendre que les penseurs du Front, en sus de quelques bonnes idées, racolent sur un catalogue adaptable à chaque auditoire et n'ont aucune colonne doctrinale au-delà des incantations de préaux ! Les contradictions politiques sont légion en tous domaines et le chapitre économique parfaitement décalé voire ringard. Même Jean-Luc Mélenchon ne s'y risquerait pas autant ! On pourrait en faire la liste mais il est plus intéressant de comprendre avec Bertrand Renouvin pourquoi le FN est génétiquement stérile pour l'exercice du pouvoir. Nous utilisons son découpage comme guide-âne (clic) :

Le parti est (était) divisé en trois, ce qui augure mal de l'axe politique décisif à mettre en œuvre en régions, sans même parler des législatives de 2017 qui convoqueraient une fusion des courants.

Dans l'ordre d'apparition :

Premier bloc autour du fondateur Jean-Marie Le Pen et de son plus fidèle soutien Bruno Gollnisch : les « vieilles chemises » de l’extrême-droite qui cultivent un nationalisme xénophobe et ne reculent pas devant les contre-performances de déclarations outrancières qui ruinent l'effort de propagande précédent.

Deuxième bloc autour de Florian Philippot, énarque très présent dans les médias : un courant néo-gaulliste qui défend les services publics, le Plan quinquennal et réclame le retour à la monnaie nationale, sans insister sur l’immigration, qui sera traitée cas par cas avec déjà un quota acceptable depuis peu.

Troisième bloc autour d’Aymeric Chauprade, ancien professeur à l'Ecole de Guerre de Paris et de Kénitra, un courant qui endosse le « choc des civilisations », le grand remplacement camusien et appelle à la remigration surtout dirigée contre les musulmans. Sa vidéo de l'université d'été 2014 du FNJ est explicite :


On voit déjà que les trois blocs ne sont pas miscibles, donc en concurrence. Le thé dansant de la Waffen SS autrichienne ne peut cohabiter avec les gaullisteries de Philippot, qui lui même a du mal à percer le plafond d'érudition géopolitique d'un Chauprade.

Et là on en vient au problème Marine Le Pen. Laissons dire Renouvin qui est limpide sur la question : « Elle ne peut espérer se maintenir par des compromis car toutes les tendances du Front national proposent des ruptures radicales : sortie de la zone euro, nettoyage ethnico-religieux, rejet des élites… Ces radicalités juxtaposées permettent de rassembler le jour du scrutin des électorats très différents en jouant au législateur qu’on ne sera pas. » En résumé, l'essai de 2017 ne pourra pas être transformé car la majorité parlementaire sera improbable, les antagonismes étant trop forts. Les élections régionales, si elles permettent au Front national d'accéder par la proportionnelle à cet étage administratif, révéleront sans doute ce désordre qui sinon fusera sous le tapis jusqu'à la présidentielle.

Roucas n'a peut-être pas vu l'emboîtement du schmilblick mais Chauprade, si ! Apparemment (pour l'instant du moins), son départ clair et net n'entraîne pas le bloc camusien derrière lui. On va quand même récupérer au Figaro sa déclaration de rupture pour la suite. Ses motifs sont carrés :

1.- amour-propre : il a été déssaisi de toutes ses responsabilités par mafiatage du bloc Philippot ;
2.- amour-propre : ringardisation du programme économique. C'est invendable à l'étranger où il va souvent et passe pour un dinosaure marxiste dans ce segment primordial ;
3.- question d'ego : caporalisation au bureau politique qui lui reproche d'avoir extradé les pilotes d'Air Cocaïne en affaiblissant l'image du parti.





Conclusion

On savait que le Front national était le parti du mécontentement (et d'ailleurs légitimement). L'aggiornamento de la firme Le Pen par la fille du pirate, qui a priorisé le raccolage tous azimuts afin de crever le plafond des extrêmes droites françaises, l'a transformé en aggrégats de mécontents, parfois opposés. Comme le signale très justement Renouvin, la Vè République marche sur deux jambes, un exécutif fort et une caution démocratique par une chambre basse de godillots en soutien. Or les tendances ne sont pas miscibles et même avec un programme commun de gouvernement, il apparaîtra vite que chaque projet de loi divisera l'hypothétique majorité, jusqu'au renversement du cabinet Philippot et dissolution de la Chambre. Ce n'est pas le bloc ancestral qui renâclera à ruiner l'accession si on veut bien se remémorer le nombre de fois où le Menhir cassa la baraque électorale par des outrances hors d'âge !

Voter pour le Front national rénové ne peut l'être dans l'espoir de voir s'appliquer un programme performant de redressement du pays. Il n'existe pas ; ils ne l'ont pas. Voter pour le Front national est le choix d'un chaos politique d'abord, social ensuite et politique pour finir. Trois fois ! Le scénario est assez facile à écrire avec pour acteurs : le secteur protégé avec ses deux millions de surnuméraires, les régimes spéciaux soviétiques, les forces vives du secteur marchand, les partenaires étrangers aux champs politique et économique, les prêteurs sur gage qui nous permettent de faire la soudure entre le 10 novembre et le premier janvier. La décrépitude de la république sur tous les plans appelle à faire table rase d'un système irréformable. Le mieux-disant des systèmes de remplacement en termes d'efficacité est le système monarchique, à la réserve près que les monarchistes (ou royalistes) ne sont pas prêts, et loin s'en faut ! Le chaos frontiste fera une magnifique page d'histoire et un océan d'explications savantes, mais nul ne sait sur quoi il débouchera. La mise en tutelle comme en Grèce ? Je n'en sais rien.

lundi 2 novembre 2015

Le bonneteau corrézien

Marion Maréchal nettoiera les écuries de Vauzelle
Les élections régionales ne seront peut-être pas le désastre annoncé pour la Gauche officielle si le Front national perce dans deux régions au moins, le Nord-PDC et la région Provence-etc. Certes la Nomenklatura prendra deux paires de gifles mais elle a cela de très catholique qu'elle les supporte bien. Le pouvoir catalan qui ameute sans relâche contre les marinistes, braque le projecteur de DCA sur un pronostic favorable au Front à deux effets : banaliser la présence des marinistes dans le champ politique principal et donc booster les suffrages indécis en leur faveur ; noyer la communication des droites coalisées - émiettées bientôt après les Primaires des républicains - dans le secret espoir (secret, pas tant que ça) de voir le challenger à la présidentielle Bismuth terminer le premier tour en troisième position. C'est le coup (bien involontaire jadis) de Chirac en 2002. Contre Marine Le Pen et sa cour, la Promotion Voltaire garderait une chance d'un sursaut anti-fachiste tétanisant le pays survolté par les médias subventionnés. On a vu de quoi ils étaient capables en 2002 justement. La fille du Pirate n'a aucune chance d'accéder aux affaires contre la coalition de la peur et de la bien-pensance.

Même chassée des régions, la Gauche officielle pourra gouverner - d'une émeute à l'autre, mais la Garde veille sur les palais - comme le fit la Droite officielle en son temps, qui n'avait plus que l'Alsace dans sa giberne. C'est d'ailleurs là que l'on remarque combien cet étage administratif n'est pas une strate de gouvernement mais une sinécure pour les politiciens ou apparatchiks battus au plan national. Les régions ne font pas de politique ni la politique. Ce sont des bureaux déconcentrés et très chers à maintenir.

Victoire à la Pyrrhus pour la Droite, le team Sarkozy met pleins phares sur le cauchemar annoncé puisque gagner dix régions par exemple ne résout rien. D'où l'investiture d'une femme politique de division II à l'élection en Île-de-France, région qui est pourtant l'une des plus importantes d'Europe. La Gauche ne cherche pas non plus un candidat alléchant quand elle investit Don Bartolone, parrain du 9-3, président désormais fantôme de l'Assemblée nationale, une vieille carne de la démocrassie dénoncée par... la Cour des Comptes. On en arrive au cas Sarkozy.

Le même logiciel sans Buisson ? Du cirque ! 
Le piéton du Roi a relu quelques billets publiés sous sa présidence pour se voir confirmé qu'il n'a pas changé d'un iota. Il reste le Petit Reître, colérique et hyperactif comme les maîtresses d'école de jadis en attachaient au radiateur dans les classes primaires. Tout à sa réélection légitime - il a entendu le Cri sourd du Pays qu'on enchaîne - il navigue au plus près, comme avant, comptant sur son ingéniosité politicienne pour faire face aux déconvenues possibles. Il n'a pas l'air de voir plus loin que, dans son genre, Bernard-Henri Lévy. L'affaire Morano est exemplaire d'une brutalité retrouvée mais naturelle, qui accroche un wagon complet de mécontents au train du Front national. Fallait quand même le faire alors qu'elle avait toute la majorité silencieuse derrière elle.

Sarkozy gagnera-t-il les Primaires des républicains ? Je crois que oui, car il bénéficie comme Justin Bieber de forts contingents de groupies sans cervelle qui battent des mains comme les otaries à chacune de ses apparitions. C'est imparable, et tant monsieur Fillon que le géronte Juppé devraient bien se garder d'insulter l'avenir s'ils veulent avoir leur rond de serviette à la table du futur shadow cabinet, car ils se feront rincer en 2017.

La régie me demande dans l'oreillette ce que feront les royalistes. A quoi je réponds mezzo voce que je n'en sais pour l'instant rien, me retenant d'aller sur les sites de combat politique afin de détecter depuis l'extérieur le moment où leur audience publique brisera le mur de discrétion qui les enferme. Espérons des chapelains une démarche de notoriété pugnace en cette période de déclin national, propice aux opportunités de changement de paradigme. Mais pour ce faire il faut du nerf, le nerf de la guerre, de l'argent !

Sur ce, je propose de voter aux élections régionales pour un programme honnête et réalisable afin de ne pas jeter le bulletin puisque ce niveau d'expression démocratique est le niveau légitime le plus haut dans l'esprit monarchiste, en ce qu'il n'entame pas les pouvoirs régaliens. Trouverait-on une tête de liste qui mène une campagne intelligente et qui aurait prouvé une certaine maîtrise politique dans ses capacités d'assimilation de dossiers compliqués, que le vote sincère en serait de beaucoup facilité. Je cherche déjà... en vain.

Nous reparlerons du bonneteau hollandien pour 2017.

samedi 5 décembre 2009

Ça mousse en Septimanie

Frêche et GayssotGeorges Premier de Septimanie est un monarque indétrônable parce qu'il a sû capter l'affect populaire. Les stratèges en cabines de la rue Solférino ont voulu lancer le croiseur PS Canal-Dogmatique à l'assaut du vieux vaisseau de la gauche plurielle qui tient la région Languedoc-Catalogne de pied ferme. Macaboudeu ! Quand on a ouvert les portes de la cale sèche, il n'est pas entré un mètre d'eau. Frêche avait tout bu.
Avec plus de quatrevingt pour cent des voix militantes de la région, la liste socialiste Frêche & consorts coule bas la liste des socialistes notabilisés. Le chef des miquets parisiens, oubliant que le roi fut viré du parti pour racisme prouvé, va au rallye en exaltant le souverain juge, le peuple militant. C'est faire bon marché des caciques locaux en devenir, obéissants, C6 cuir et tout et tout, mais monter contre Frêche et perdre à Montpellier, c'est simplement mourir. Ton boucher ne te sert plus. Quels étaient donc ces jeunes présomptueux ?

maire de montpellierLe docteur Hélène Mandroux, maire de Montpellier et affublée de l'attribut "conne" par le président de l'Agglomération, Frêche. André Vézinhet, nomenklaturiste, ruthénois d'origine mais hors-garantie aujourd'hui, député-président du Conseil général de l'Hérault qui fut adjoint de Frêche à la mairie de Montpellier. Kléber Mesquida, député localier du PS sans avenir. Le professeur de Droit Paul Alliès, passionné de science politique théorique, simple conseiller régional de l'ancienne liste Frêche, s'est essayé à la pratique en tentant de faire endosser le putsch par Solférino. Pierre Bouldoire, socialiste lambda+, maire de Frontignan et conseiller général. On ne retrouve aucune "pointure" dans la Fronde. Elles serrent le vent et sont toutes venues chez Frêche.

président du CG de l'HéraultLes alliés naturels de la liste du roi sont les communistes emmenés par l'inénarable nullissimus Gayssot de Béziers (le seul que la Sainte Inquisition ait loupé après le Sac) et les radicaux de gauche, mais ceux-ci seraient, dit-on dans les cercles de crapette, traversés par un courant réformateur contempteur de l'ébranleur d'opinion, Baylet, la grosse saucisse de Toulouse. Frêche entend-il les remplacer par les Chasseurs & Traditions avec qui il a naturellement une conversation facile ? Extrait : « Il y a des tas de nullards qui ont la carte du Parti socialiste. Les "dirigeants" du PS feraient mieux de s’occuper un peu de toutes les régions où il y a des mecs qui piquent de l’argent. C’est marrant, ça n’a pas l’air de les gêner. Aubry, d’ailleurs, ne me connaît pas bien. Je crois qu’elle a de moi une fausse idée ».
Et dans un amphi aujourd'hui célèbre : « Les gens, ils ne fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes. La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête, c’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse » [la totale ici].

Bon courage à ceux qui veulent encore lui passer sur le ventre. Il lui faudra quand même compter sur les mélenchonistes du Parti de Gauche qui peuvent lui pomper les purs. Il en reste là-bas, autant que de culs blancs vignerons.

manif viticole
Première région française pour la consommation de pétards, la Septimanie est aussi leader pour le pinard et queue de liste pour l'alcoolisme, on ne peut pas emporter tous les premiers prix. Par contre ses viticulteurs sont redoutables à jeun, et craints par les CRS qui leur ont abandonné jadis¹ un mort. Il ne suffira pas d'être "grande gueule" pour les faire retourner aux chais. C'est le grand défi de Frêche s'il réussit à conserver sa région, car l'Etat se désengagera d'un contentieux dangereux pour l'ordre public et pour "l'identité nationale". Les 24000 vignerons languedociens, renforcés peut-être de leurs confrères catalans, peuvent faire précipiter tous les mécontentements qui sont nombreux, dans une région plus revendicative [archives de la grande révolte de 1907] que laborieuse. Quoique ! Dans la viticulture, les efforts coûteux de la profession pour monter en qualité ont été récompensés par l'invasion de piquettes industrielles de l'hémisphère sud que l'on oublie trop souvent d'analyser avant la mise en libre pratique sur le marché unique. Heureusement que la sécheresse australienne détruit en ce moment leurs fermes à vin.
On lira avec intérêt le rapport très documenté (et bien écrit) des députés Philippe-Armand Martin et Gérard Voisin, publié par l'Assemblée nationale sous la cote 3545.

Pour participer au cirque électoral des régionales, en Septimanie ou ailleurs - chaque région a sa sciure - veillez à être inscrit sur les listes ad hoc de votre commune avant le 31 décembre.

Note (1): A Montredon le 4 mars 1976, les CAV (comité d'action viticole) ouvrent le feu sur les CRS et tuent le commandant Joël Le Goff ; la riposte tuera un vigneron, Emile Pouytès. [source]. La CEE entend la colère, ouvrent les vannes des subventions et les modérés reprennent la main sur le terrain, mais il était plus que temps. En juin 2008, deux véhicules de gendarmerie ont été incendiés à Montagnac par les fils des CAV. La situation de la viticulture est pire aujourd'hui.



Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

Articles les plus consultés

Compteur de clics (actif)