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Articles

Affichage des articles du septembre, 2008

Refonte du blogue

Cette rentrée est l'occasion de reprendre le squelette de Royal Artillerie qui dérivait vers une sorte de portail royco avec une colonne pleine de liens qui distrayaient par trop de l'objectif éditorial : participer à la réacclimatation du royalisme en France, au sein tout au moins d'une certaine Opinion ... cybernétique. Les temps sont proches où le capitalisme occidental va être mis en cause par toute la Planète, du moins jusqu'à la fin de la cicatrisation du système à plaie ouverte que nous voyons se déchirer aujourd'hui. Cette période sera celle d'un grand brassage d'idées autour des modèles sociaux les plus à même de protéger l'espèce humaine. Les royalistes ont quelque chose à dire, s'ils osent se libérer de leur propre gangue doctrinale pour revaloriser un concept éternel qui a fait ses preuves, mais qui exige de nombreux réglages pour être utile au monde actuel, monde tellement différent de tous ceux que l'histoire a accumulés dans la

2010 ou 2009 ?

Me faisant trop d'honneur, mes convives du vendredi - le jour sacré du poisson au domaine - me posèrent la question qui tue : "c'est quoi cette crise mondiale en fait ?" puis se bousculant, d'ajouter la question cachée : "et et et ... que risque la France, et et ... que peut faire Sarkozy ?". Le plus facile était in cauda , chère Médème. Réponse : " Rien ! " Les rois-mages s'appellent Ben Bernanke(1), Tim Geithner(2), et Hank Paulson(3), pas Sarkozy, ni Gordon Brown, moins encore Merkel. Dans trois mois M. Sarkozy redevient le premier producteur de pinard de la planète ; point-barre ! L'Etat n'a pas mis ses oeufs dans le bon panier ; au lieu d'acheter des châteaux de crus et des fermes à foie-gras, il a investi dans la fabrication d'automobiles (15% de Renault), celle d'avions (EADS), de navires (Chantiers de l'Atlantique), de centrales atomiques (AREVA), tous secteurs ébranlables par la crise puisqu'ils ne

Anarchie devant

En revenant d'Athènes, le "crétin profond" de Gauchet Marcel disait : « la brève destinée de ce que l'on appelle la démocratie dans l'Antiquité m'a fait sentir que le propre de ce régime n'est que de consommer ce que les périodes d'aristocratie ont produit. [...] Des biens que les générations ont lentement produits et capitalisés, toute démocratie fait un grand feu de joie [...] Etre nationaliste et vouloir la démocratie, c'est vouloir à la fois gaspiller la force française et l'économiser, ce qui est l'impossible » Il est des démocraties capables de saine gouvernance, elles sont en général réduites au périmètre de conscience politique de leurs administrés. Par contre les démocraties étendues sont toutes en perte parce que le gigantisme des masses mues tant dans le domaine de la production que dans celui des finances, foisonne sur des moyennes qui ne correspondent que rarement aux cas individuels et parce que les détournements opérés par l

Steagall firewall

Nous vivons dans une collectivité qui est organisée de telle sorte qu'un voile d'argent recouvre un large espace entre les biens eux-mêmes et le propriétaire des richesses. Le propriétaire apparent des biens eux-mêmes s'en est assuré la propriété en empruntant de l'argent au véritable possesseur de la richesse. C'est surtout par l'intermédiaire des banques que tout cela s'est fait. C'est-à-dire que les banques ont en échange d'un dédommagement fait intervenir leur garantie. Elles tiennent la place entre emprunteur et prêteur véritable. C'est pourquoi une diminution des valeurs monétaires aussi sérieuse que celle qui se produit actuellement, menace de faire s'écrouler toute notre structure financière. Les banques et les banquiers sont aveugles de nature. Ils n'ont pas vu ce qui allait arriver [...] Un banquier sensé n'est hélas point un banquier qui voit venir le danger et l'écarte, mais un banquier qui, lorsqu'il se ruine, le

Austérité annoncée

Ainsi l'expert international en gestion macroéconomique que le monde nous envie, celle qu'on entend venir comme Sarah Bernhardt, avoue s'être vautrée dans ses prévisions de croissance pour 2008. La faute aux "services". Malgré les quolibets des économistes patentés, Bercy maintenait à la fin de l'hiver contre vents et pets sa croissance française de 2,25%, puis 2% pour 2008, jusqu'à ce que les autorités supérieures (OCDE, FMI) lui signalent que le reste de la planète Finances n'était pas sensible à sa propagande. Au mois de mars les "services" déclaraient par la voix du ministre : « L’économie française est plutôt plus solide et plus résistante que celle de nos voisins européens », ce qui donc justifiait complètement notre optimisme et le différentiel annoncé avec l'Allemagne qui ne savait pas faire, et descendait sa propre prévision à 1,70% déjà ; elle va terminer l'année à 1,80%. Le pourcentage politique de Mme Christine Lagarde d

Une armée d'élite

Dans son blogue militaire, Jean-Dominique Merchet de Libération, donne la confirmation d'un avion "air force one" pour la présidence française. Le plus simple est de cliquer ici pour lire son billet. On peut légitimement se poser la question de la pertinence d'une parade aérienne de M. Sarkozy à l'échéance de sa présidence européenne, quand le premier janvier 2009 il redeviendra le simple chef d'état d'un pays endetté jusqu'au cou, sans finances ni pouvoirs autres que rhétoriques. N'aurait-il pas été plus judicieux de doter la présidence européenne de ce type d'outil de commandement s'il s'avère utile, et de reporter la dépense française sur deux hélicoptères armés neufs ? Certains dictateurs africains ont caressé ce type de projet avant d'en être dissuadés par les bailleurs de fonds et les ajusteurs structurels qui préféraient voir l'argent national suivre leurs traces plutôt que de se perdre dans le kérozène surtaxé et les

Le sou du fossoyeur

Il est d'usage de donner la pièce au fossoyeur avant qu'il ne prenne la pelle, un lointaine évocation du sou de Charon peut-être, sinon pour dissuader le vilain d'ouvrir la bière et d'arracher le demi-louis à la bouche du mort ? Ce triste usage s'est répandu depuis quelques années dans la sphère financière où l'on apaise le courroux de l'incapable par un salaire extraordinaire, remis en une seule fois, pour solde de tous comptes sauf moraux. Serge Tchuruk est un fossoyeur de première, et donc très riche ! Après avoir plié la chimie des Charbonnages de France, on lui donne les rênes de Total où il ne restera que 5 ans avant de prendre la succession sulfureuse du sultan Suard chez Alcatel-Alsthom en 1995. Il divisera le groupe, reprendra Alcatel seul à son compte, le mariera à l'américain Lucent, et pour abandonner la direction générale d'Alcatel à Patricia Russo contre la présidence du nouveau groupe, il exigera une indemnité de plus de cinq millio

Jambles 2008

Dans l'Ancien Testament, l'archange Michel apparaît quand Dieu s'adresse aux hommes. C'est lui qui pèsera les âmes lors du Jugement dernier et qui les emmènera au Paradis ou ... bien plus bas. On dit qu'il est psychostase et psychopompe. En mythologie, un dieu psychopompe, du Grec ψυχοπομπóς, littéralement « guide des âmes », est le conducteur des morts dans la Nuit finale. L'épithète s'appliquait entre autres à Apollon, Hermès ou encore Orphée. Beaucoup de croyances et de religions possèdent des esprits, des déités, des démons ou des anges qui ont la tâche d'escorter les âmes récemment décédées vers l'Autre monde ; ils sont souvent associés à des animaux tels que les chevaux, les corbeaux, les chiens, les chouettes, les moineaux ou encore les dauphins. Chez les chrétiens, c'est l'archange Saint Michel qui fait tout le travail, en sus de commander la Milice des Anges. (selon Wikipedia²) . En attendant votre dernière heure, le CLIP nous dit ..

Quaerere Deum

Du premier voyage en France du pape Benoît XVI, c'est le passage par le collège rénové des Bernardins qui restera dans les mémoires. L'auditorium cistercien a hébergé la chaire pontificale, le temps d'un cours magistral sur le monachisme dispensé à sept cents "cerveaux" par le pape allemand, ancien panzekardinal redouté de toute la Bienpensance depuis l'éclat de Ratisbonne. Si certains en sont ressortis hébétés tant la prose était (trop) dense à leur avis, nombreux sont ceux qui en furent éblouis, et pas des moindres à entendre Robert Badinter louer au sortir de la classe le souverain pontife pour sa hauteur de vue théologique et sa pénétration philosophique. Nous donnons le "polycop" du cours à la fin de ce billet pour son archivage éventuel, mais vous pouvez aussi l'écouter en live grâce à la chaîne parlementaire : Discours du Pape Benoît XVI envoyé par Public Sénat Qaerere Deum pourrait être le titre de la démonstration. Le pape n'a