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Articles

Affichage des articles du juin, 2010

Louis XX à New York

En quelques lignes, j'ai compris Louis de Bourbon et m'en voilà rasséréné. Comme beaucoup de royalistes de France, je cachais mes doutes pour ne point affaiblir une cause pas si vaillante déjà. Si je n'en avais aucun quant à son intérêt pour les affaires françaises - même si j'avais conçu que ses activités prenantes puissent l'en distraire souvent - je me demandais si le "beau gosse", fan de polo et de régates, ne serait pas phagocyté par la jetset depuis qu'il avait épousé la fortune. Il n'aime pas le "jet", c'est un bon début. Et puis il y avait cette lutte intime du timide ouvrant son coeur, serré dans la tunique rouge de bailli grand croix. Fini tout ça ! Fini les rédactions préventives. Les hésitations participaient d'un chantier personnel en cours de construction. Il semble achevé dans la maturité des convictions d'un prince à l'heure de son époque et bien dans sa peau, à l'insu des dresseurs de l'ancien tem

Debout les masses !

Cet article, paru sur Alliance Géostratégique le 16 avril 2010, passe en archives du piéton du roi, augmenté d'une entame et d'une conclusion politique . C'est aussi le développement d'un billet précédent centré autour des travaux¹ de Kuehnelt-Leddihn qui pourfendaient la levée en masse révolutionnaire. L'Alliance Géostratégique , association de blogueurs mordus de stratégie, est le seul espace francophone de ce type. On y annonce des travaux de bonne qualité rendus par ses membres. Elle s'est donc penchée au mois d'avril sur la propension des sociétés humaines à fabriquer des soldats-citoyens, même si la période actuelle renoue avec l'ancienne frontière aryenne entre les soldats et les laboureurs, et laisse le plus souvent la guerre aux profits et pertes des armées du métier. Il est de beaux exemples de peuples en armes qui exaltent la totalitarisation de l'individu, matricule à tout faire jusqu'au prix de sa vie, comme celle des Marie-loui

De l'autorité du réel

A observer les chefs de chapelle depuis un demi-siècle (déjà!), je me suis posé la question souvent de la captation de l'héritage par des légataires auto-désignés. Ceci ne concerne pas la Querelle dynastique bien qu'elle reste un puissant moteur militant, mais cette propension de certains royalistes publics à s'attribuer la défense et illustration du royaume à venir et qui littéralement "font le roi". Pour sa part, le piéton du roi est bien placé pour parler des "royalistes privés" qui sont un cas à part et construisent dans leur coin leur régime individuel et portatif ! De qui détenons-nous la charge de veiller aux intérêts du royaume ? Les premiers répondent avoir été convoqués par la morale, le devoir ou l'honneur, ou tout cela, les uns et l'autre, vertus muettes qui ne se contredisent jamais. D'autres comme moi, grands coupables aux yeux de l'Inquisition, se laissent emportés par la jouissance dialectique d'un champ ouvert aux q

Un bouclier trop lourd

Ce billet est la version bloguée de l'article paru dans l'AF2000 du 20 mai sous le titre "Un bouclier trop lourd à porter". L'article entre en archives RA. Il est un gros souci parmi les dirigeants de notre planète-village, celui de la vulgarisation de la bombe atomique. A la seule exception d'Israël, seuls les pays stables, membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, s'étaient jadis investis dans la recherche atomique militaire pour accéder à la parité technologique : l'effet Club. L'antagonisme "héréditaire" des héritiers de l'Empire britannique¹ fit naître des bombes régionales qui brisèrent le consensus de non-prolifération et le traité éponyme TNP. La course à la bombe était désormais lancée par toute la planète, à tel point que l'on prête même à l'Algérie l'intention de s'en faire une, c'est dire ! Si dès les années 50, les Etats-Unis et l'Union soviétique sentirent le besoin d'une clo