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mardi 15 septembre 2020

Le scandale de Dreux

Mon grand-père qui formait l'espoir de me voir devenir riche m'avait dit un jour qu'il en est de deux sortes : ceux qui vivent sur les intérêts de leur capital et ceux qui placent ces intérêts annuels pour vivre du fruit de leur rapport. Après quoi mes lectures de jeune homme m'avaient appris qu'un Hollandais de la haute époque des Indes néerlandaises - le top des gestionnaires de fortune - ne consommait que la moitié de ses revenus, épargnant le reste pour palier tout revers.

Henri VI
Dans l'affaire qui nous occupe aujourd'hui, nous rencontrons la famille d'Orléans qui n'est pas hollandaise pour deux sous mais qui, depuis l'extinction des espérances, mange son capital. Un peu d'histoire avant d'en venir au Scandale de Dreux (Eure & Loir). A la mort du duc de Guise, son fils Henri d'Orléans (1908-1999) hérita d'une énorme fortune que leur ancêtre Louis-Philippe Ier avait patiemment reconstituée après les Evènements et qui faisait vivre la famille depuis lors. Le nouveau comte de Paris disposait donc à 32 ans de la fortune de son père, de celle du duc d'Aumale - Chantilly avait été déjà légué à l'Institut de France - et de celle de ses oncles et tantes disparus sans postérité. On estime la succession de 1940 à plus d'un milliard d'euros actuels. Le nouveau prétendant, bordé du nécessaire, se lança, riche à millions, dans la mission de reprendre la couronne. Chacun connaît les péripéties rocambolesques de la carrière d'Henri l'Ancien, qui acheva ses jours de la plus modeste des façons, dans une sorte de punition auto-infligée en rémission de son échec à devenir roi. Ce qui désola tous les royalistes de France. Il n'avait donc pas suffi d'avoir de gros moyens, il aurait fallu aussi un mode d'emploi, un peu d'anticipation et le goût du risque, toutes choses englouties dans le système de cour et dans une propension à se surestimer.

Au début des années 80, le train de vie royal maintenu à un rythme effréné entame le capital, les intérêts des placements n'y suffisant pas. On avait bradé le Manoir d'Anjou en Belgique et le Palais d'Orléans en Sicile dont on n'avait plus l'usage malgré une descendance nombreuse et peu habituée au travail, on continuait maintenant en liquidant la maison de Larache au Maroc, celle de la Quinta au Portugal, les maisons du Nouvion-en-Thiérache dont Isabelle d'Orléans Bragance parviendra à détacher la forêt qu'elle offrira à son petit-fils Jean, actuel comte de Paris, et enfin la propriété du Coeur Volant à Louveciennes, longtemps siège social de la Prétendance. Coulèrent ensuite, comme de l'eau entre les doigts, des biens secondaires, des terres, des métairies, du mobilier de prix, des tableaux, des bijoux dynastiques. Et pour achever la liquidation, ce qui put être distrait (en justice) du séquestre opéré par la Fondation Saint-Louis, dont nous allons parler maintenant, est parti aux enchères chez Christie's pour "pouvoir acheter l'entrecôte". Même des albums de photos de famille partirent. In fine, quelques derniers vestiges d'Eu ont été vendus récemment et le petit-fils de Madame la comtesse aurait fourgué la forêt du Nouvion.

Qu'est-ce que la Fondation Saint-Louis ?

Au détail c'est dans la Wikipedia, en présentation c'est sur La Couronne sinon sur un site promotionnel dédié. Voyant s'éloigner toute perspective de restauration, Henri l'Ancien eut la sagesse de sauvegarder l'invendable de quelque importance en le protégeant de ses hoirs dans une fondation patrimoniale, héritière d'une société civile de gestion fondée par le duc d'Aumale en 1886, qui deviendra d'utilité publique en 1974 et dont les statuts seront approuvés par le ministre de l'Intérieur. La Fondation Saint-Louis est quelque chose d'important où siègent à son conseil et de droit, le ministre de la Culture, le directeur général des Patrimoines de la rue de Valois, et le maire d'Amboise. Les y rejoignent des personnalités investies dans les questions patrimoniales comme Stéphane Bern. Le président en exercice est M. François Voss de chez Lazard Frères et les statuts prévoient une présidence d'honneur assumée par le chef de la maison d'Orléans pour couper les rubans.

Il semblerait aujourd'hui que le président d'honneur soit sorti de l'emploi. C'est l'histoire cornecul du squat de la maison Philidor sise au château de Dreux. Cette maison du XVIIIè siècle fut restaurée en 1978 par Henri l'Ancien (président de la Fondation propriétaire) afin d'y accueillir sa bru Marie-Thérèse de Wurtemberg avec sa progéniture, pendant les vacances scolaires et les week-ends. Sa bru, abandonnée par son mari, l'aîné d'Orléans, et accablée de cinq enfants dont deux lourdement handicapés, souffrait de l'exiguïté de son appartement parisien. C'était une libéralité, ce n'était pas un bail. Il n'existe apparemment aucun document de ce qui ressemble maintenant à un accord verbal entre gens de confiance. Lorsque Jean d'Orléans se maria avec Philomena de Tornos y Steinhart en 2008, il quitta son petit appartement parisien pour élever au grand air ses enfants dans un parc de trois hectares. Il rejoignit la maison Philidor où sa mère venait de temps en temps encore et en fit sa résidence principale, a priori sans autre titre d'occupation que la libéralité verbale de feu Henri d'Orléans. Son père, devenu à son tour président d'honneur de la fondation, laissa courir, même si des frictions apparurent entre le personnel rémunéré par Amboise et la jeune famille princière en développement, qui fatalement occupait de plus en plus d'espace ; jusqu'à ce que le nouveau comte de Paris, usant et abusant de sa nouvelle position de président d'honneur à la mort de son père, se comporte en maître de céans, invitant au château édiles, élus, gotha et saltimbanques.

Et à partir de là c'est le noir absolu !

Le Landerneau royaliste apprend le 9 septembre dans L'Echo Républicain que Jean d'Orléans a chargé sa voiture de valises et de gosses pour les mettre à l'abri de menaces émanant du personnel de Dreux afin de les installer dans le Midi. S'ensuivent des déclarations répétées du prince contre la Fondation et un communiqué sibyllin que voici : « Nous continuons à travailler pour que la Fondation Saint Louis retrouve les objectifs que lui avait fixés son fondateur, mon grand-père : mettre la Famille de France au service de son patrimoine, et mettre ce patrimoine au service de la France et des Français.»
Quels objectifs ? Les objectifs sont dans les statuts de l'organisme et aucune demande n'est parvenue à les faire publier par le prince. Il est difficile de soutenir la revendication sans avoir un minimum de bases et la dramatisation du différent est embarrassante pour tout le monde - en fait, on a un peu honte pour ce prince impécunieux. De son côté, la Fondation Saint-Louis refuse de jouer le rôle du méchant Hérode, arguant d'un conflit d'ordre privé dans un communiqué laconique de son secrétaire général : "Ce qui se passe entre la fondation Saint-Louis et le comte de Paris est une affaire strictement privée sur laquelle je n’ai pas à revenir. Il y a des négociations pour que les règles internes de la fondation et la légalité soient respectées en lien d’ailleurs avec l’État. Mais je n’ai pas à en révéler la teneur publiquement dans l’intérêt de chacune des parties. En revanche, je peux évoquer ce qui est fait pour le développement du site de la chapelle royale de Dreux. Nous sommes en lien étroit avec les autorités locales et nous allons mettre ne place des projets pour renforcer l’attractivité du site. Tout le monde a conscience de la valeur de ce monument et de ce patrimoine". On voit quand même que le secrétaire général cantonne la dispute à l'occupation du domaine de Dreux et n'engage pas de réflexion sur la fondation elle-même qui va rester hors de portée de la chicane.

Nous ne nous prêterons pas au jeu des insinuations et supputations bien qu'il y ait matière d'abondance dans le cadre général de l'oisiveté chronique de cette famille ; mais nous nous permettons de dire que lorsque un prince prétend à la couronne de France, quand il fustige à juste raison le gouvernement de son pays, quand il appelle chacun à prendre ses responsabilités dans les questions de la vie donnée et dans celles de la sacralisation de la mort, il est dommage qu'il perde la face en reculant s'il est dans son droit, et précarise ce faisant une famille de sept personnes. Veut-il casser la Fondation ? C'est puéril, les administrateurs sont inexpugnables et la présidence effective a été retirée aux héritiers par le fondateur, en connaissance de cause. Mais après être revenu sur une défaisance volontaire de ses droits au moment de la succession de son aïeul quand des biens mobiliers réapparurent dans la succession contestée, il s'est montré assez procédurier pour récupérer sa part imprudemment abandonnée ; ce qui peut se comprendre quand l'ordinaire est maigre en vivant d'expédients.

Que les enfants du prince Jean en prennent de la graine, fassent de belles études qui leur paieront la maison de leur rêve, loin de l'humidité de biens dynastiques encombrants ou ruineux.
A quand la relève ? On a hâte !


famille Jean d'Orléans


Nota bene : les commentaires sur ce billet ne sont pas possibles.

jeudi 24 janvier 2019

In memoriam Henri d'Orléans

Courtoise Paris-Match 2019
Feu le comte de Paris a laissé un entretien avec Camille Chen sur Radio La Chine en Français peu de temps avant ce mois de janvier qui a vu sa disparition. On y croise un artiste délicat et distingué, mais finissant doucement. Ceux qui connaissent sa vie* retrouveront dans ces quelques minutes le souvenir d'un prince au destin encombré, élevé mais bien mal par un père absent et autoritaire à la fois, et une mère un peu tumultueuse accaparée par des grossesses à répétition. De la fratrie de onze enfants, nul ne réussira vraiment, aucun ne fit de hautes études, et les cicatrices de l'enfance, dans les turbulences politiques que l'on sait, déchaîneront à la mort du patriarche en 1999 la bataille des hoirs tant attendue.
Henri d'Orléans, un prince dont je n'ai jamais vraiment percé le projet politique s'il en eut, apparaît finalement comme un gaucher contrarié qui révèlera ses talents sur le tard, dans la chaleur d'un foyer simplifié et aimant. Bien que l'aîné des garçons, il n'était pas fait pour être le prétendant que son père voulait voir après lui, du moins joua-t-il le jeu convenablement sur le registre imposé, même en se fourvoyant parfois dans les ordres de chevalerie et les titulatures, mais de bonne foi. Grâce au site Noblesse & Royautés nous découvrons un homme attachant et sensible. Gardons cette belle image de lui et oublions beaucoup.




(*) Plusieurs sites proposent une biographie d'Henri d'Orléans mais nous avons choisi ces deux-là :

* Une vie en quête d'amour (clic) de Jerôme Carron sur Point de Vue ;
* Adieux Monseigneur (clic) de Julien Auroux & Matthias Samyn, un article très illustré sur le site de La Couronne.

Par ailleurs, Royal-Artillerie avait publié un article sur l'appétence ésotérique du prince en 2007 : Le prince et la gnose (clic)




Nous renouvelons nos condoléances à ses épouses et ses enfants. Les obsèques du comte de Paris auront lieu le samedi 2 février 2019 à 15 heures, en la chapelle royale Saint-Louis de Dreux. Une chapelle ardente sera accessible au public les deux jours précédents. R.I.P.

vendredi 22 septembre 2017

Trois princes aux Invalides

Ainsi trois de nos princes sont venus dimanche dernier à la messe commémorant la fondation des Invalides par le roi Louis-le-grand, il y a 302 ans. Sans entrer dans le secret des dieux, on peut raisonnablement avancer que Charles-Emmanuel de Bourbon Parme (en photo ci-contre) a de nouveau négocié cette manifestation commune, ce dont tous les royalistes le remercient, si cela est vrai bien sûr.
Une manifestation commune avait été essayée et réussie en 2014 pour une messe à la mémoire de saint Louis à Notre-Dame de Paris. Soyons fous et proposons une grand messe commune pour le roi Louis XVI à Saint-Denis le 21 janvier prochain, avec tous les princes disponibles et deux compagnies de chevaliers à cape.

Une vidéo a été tournée dimanche à l'Hôtel des Invalides par le site des Rois souterrains, et même si on l'eut préférée plus œcuménique, saluons le travail ; la voici :


Plusieurs sites royalistes ont diffusé une relation de l'événement ou des textes laudatifs ; Royal-Artillerie apporte sa pierre à l'édifice. Pouvons-nous exprimer le simple regret que tous les princes résidant à Paris ou en Île de France auraient dû participer à cette cérémonie parce qu'elle est, outre la piété de circonstance, un élément de communication neutre et très significatif des vertus cachées de l'Ancien régime. Bien sûr, la presse subventionnée ne s'est pas fait l'écho de la cérémonie de cette année, pas plus que les années précédentes, mais peut-être qu'une affluence princière plus étoffée, et c'est vrai aussi des ordres de chevalerie dont la représentation étique à l'Eglise des soldats m'a sauté à l'œil, aurait décidé un journal à sortir un reportage que d'autres auraient recopié...

Henri d'Orléans cerné de képis
Ensemencer l'opinion à l'idée du roi est le préalable à toute forme de démonstration de la pertinence monarchique. L'évoquer, en parler souvent en concentrant l'éclairage sur les actifs de l'Ancien régime c'est nourrir le terreau sur lequel on plantera une offre politique raisonnée. Les descendants de nos rois ont un rôle important dans cette transmission et nous les y attendons sans arrière-pensées, sans préséances, au seul bénéfice du témoignage de qualité. La restauration n'est pas à l'ordre du jour et nos princes ne sont pas préparés au monde quantique qui nous attend, aussi sont-ils libres de participer à ce genre de réunion de famille avec entrain et chaleur.

Oublions donc les sottises de la querelle dynastique, oublions les 800 ans de la victoire de Bouvines boudés par l'un ou l'autre, les voyages cadencés à Reims pour ne s'y pas croiser, oublions les enfantillages, aucun de ceux que nous connaissons ne sera appelé jamais à accéder. Le job au moment est tout dans la communication la plus large afin de promouvoir le concept, et la retenue la plus disciplinée dans leurs mœurs afin de ne pas donner prise aux malveillants et ruiner le travail. C'est déjà beaucoup. Les princes ne peuvent jouir des mêmes droits que le vulgum pecus, à peine de s'y agréger et de disparaître. C'est le fameux Noblesse oblige ! Un jour, plus tard, sur des générations formées sérieusement à l'emploi se lèvera, n'en doutons pas, le soleil d'Austerlitz, car il est là aussi l'Empereur, aux Invalides.



vendredi 15 juillet 2005

Le sourcil froncé du prince

Sur le forum de la Restauration Nationale, Lux a publié aujourd'hui cette lettre reçue de l'Institut de la Maison Royale de France. Nous avons requis l'autorisation de publier, bien que la disposition d'ouverture du courrier soit inscrite in fine.







A l'attention de Louis-Marie de B...

Cher Monsieur,

Vous remercier sans tarder de votre courrier du 30 juin.
Vos réflexions portent sur un point essentiel. Avant de tenter de vous répondre je voudrais vous préciser que l’IMRF, à savoir l’Institut de la Maison Royale de France, n’est pas un mouvement et ne saurait l’être. En effet, il s’agit d’une association dont Monseigneur le Comte de Paris est le président. De même, le chef de la Maison de France ne peut être chef de parti. La question que je me pose tout autant que vous est en fait simple:
Tous les mouvements royalistes ou les “chapelles” existantes sont-ils une chance témoignant de notre vitalité ou un handicap montrant de manière éclatante notre incapacité à nous unir?

Je me dois de vous préciser que je milite depuis l’âge de 17 ans au sein des mouvements royalistes et que rendu dans ma 54 ème année, je m’étonne encore de mon attachement militant à notre cause... J’ai donc connu l’Action Française des années post “soixantehuitardes” et la Nouvelle Action Française qui a suivi. J’ai fait parti des deux mouvements... Mon propos n’est pas de vous énumérer les richesses de toutes ces années ainsi que les déceptions... Mais d’esquisser un avenir possible, parce que vous faîtes parti de la relève, tout comme nombre de nos amis communs tels que ... (censuré par discrétion par RA) .

Quel est le paysage du royalisme français aujourd’hui?
Il me semble qu’il subsiste un royalisme de sentiment qui échappe aux divers mouvements et nous essaierons de le définir une autre fois...

Les Mouvements: Ils sont 4.
Par ordre chronologique, citons l’Action Française ( Pierre Pujo) de la rue Croix des Petits-Champs... Puis la Nouvelle Action Royaliste succédant à la Nouvelle Action Française ( Bertrand Renouvin), et la Restauration Nationale ( H de Crémiers)... Enfin l’ Alliance Royale de Y-M. Adeline, dernier venu.
Précisons que les 3 premiers sont issus de l’école de pensée de Charles Maurras et sont en fait des scissions ou des divorces d’avec la “maison Mère” du royalisme français. Ces trois mouvements témoignent à des degrés divers d’une même fidélité à la Maison de France, à savoir les Orléans.
L’Alliance Royale par contre ne se prononce pas...

Nous constatons que malgré un “tronc” commun et une même fidélité à la même maison, les trois mouvements issus de l’A.F. sont incapables de s’entendre sur quoi que ce soit... Il n’y a que de constater les divisions lors de temps forts qui devraient nous permettre de tous nous retrouver: 21 janvier, Fête de Jeanne d’Arc, ou plus ponctuellement la campagne contre le référendum de mai 2005.
Alors que tous les mouvements royalistes se sont prononcés pour le Non, avez-vous vu une seule réunion commune ?
L’esprit de chapelle prévaut sur toute autre considération... Le moteur principal de cette incapacité à s’unir tourne à plein régime alimenté par les “ego” et bien pire parfois. Cet esprit de chapelle quand ce n’est pas un esprit de “secte” entrave toute tentative d’unité même ponctuelle. Ainsi même la qualité du “Prince” est fragilisé par cet esprit sectaire qui est le seul à avoir progressé ces dernières années.

Quand vous écrivez le Prince, de quel prince s’agit-il ?
La Maison de France a un chef, issu de la primogéniture bien de chez nous... Il s’agit donc de Henri comte de Paris... Et après Lui, Jean duc de Vendôme poursuivra, en place de son frère François comte de Clermont, empêché par son handicap... Les choses sont simples. Alors pourquoi sont-elles troublées par les attitudes de certains.
Le premier voeu de tout royaliste devrait-être que l’union règne au sein de la Maison de France, cela faciliterait peut-être, l’union des royalistes. Or ce n’est pas le cas. Pour preuve, un magazine royaliste, de qualité, a pris pour ligne de ne citer, autant que pouvait ce faire, que les déplacements ou propos de Jean duc de Vendôme, et ce même au plus fort de la campagne pour le référendum... Je ne pense pas que cette attitude soit louable et je la regrette. Elle dessert au nom d’intérêts personnels celui qu’elle prétend servir.
L’unité “minimale nécessaire” ne peut se faire qu’autour du Prince, dans un premier temps. Il conviendrait de nous rappeler pourquoi nous sommes royalistes. Pour ma part, au delà d’un héritage familial, je suis royaliste par amour pour mon pays. C’est de cet amour que découle mes convictions et mes choix “politiques”.

A quoi, les mouvements royalistes passent-ils leur temps? A servir la cause qui les unit ? Non! Ils passent leur temps à défendre leurs différences, et les responsables de ces mouvements à faire valoir leur légitimité ou la justesse de leur ligne politique... L’esprit partisan règne en maître au sein même des chapelles royalistes. Partagez avec moi que c’est un comble!

Des efforts ont été faits ou sont faits pourtant. Je prendrai pour exemple l’engagement de Pierre Pujo (AF 2000) dans le combat souverainiste au côté de nombreux mouvements non royalistes, mais aussi la qualité des Mercredis de la NAR lors desquels Bertrand Renouvin reçoit et débat avec des intervenants de qualité, mais issus principalement de la “gauche”...
Mais les royalistes entre eux... Surtout pas!
J’ai pu en faire l’expérience il y a peu lors de mon déplacement aux Baux. Pour ne pas m’étendre trop, je partagerais bien volontiers un objectif simple avec toutes les bonnes volontés: Travaillons de concert.
Dans ce dessein, il serait naturel que les “cadres” ou les représentants des mouvements actuels se rencontrent régulièrement, définissent un minima commun... Et à ce jour ce minima n’a toujours pas été possible. Il me semble pourtant urgent à définir, pas tant pour la génération des anciens à laquelle j’appartiens maintenant que pour vous, la génération des jeunes...
C’est autour d’un travail commun, d’actions communes que se forgent les amitiés solides et ces amitiés contribuent fortement au succès!

Mes propos ne sont pas “secrets” et je vous laisse le soin d’en disposer en toute confiance.
Bien amicalement, avec mon bon souvenir à ... (censuré par discrétion par RA) .


Marc VandeSande
Secrétaire général de l’I.M.R.F.






Seigneur, que ma joie demeure ! Le secrétaire de l'Institut, loin des componctions ou paresses qu'à tort on soupçonnait, appelle un chat un chat, mais pas encore le chapelain un factieux. Il est dommage que la passe s'arrête au premier sang, j'aurai voulu qu'il pousse la garde jusqu'à clouer au mur, quitte à essuyer la lame d'un mouchoir de Cholet avant de la retirer pour prévenir l'infection.

Cette lettre et son offre de "concert" doivent être lues comme une mise en demeure du château, qui semble-t'il en a soupé des cryptes aux chandelles où bien des vanités se brassent sans l'émouvoir aucunement, mais sans doute aucun, l'agacent. Si le prince n'a point parlé par son oracle, nous l'avons néanmoins entendu. Enfin !

(les alinea sont de la rédaction)

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