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samedi 6 janvier 2024

Vœux de Royal-Artillerie blog Canon Gaillon

Aux manants, aux chouans, à leur prince, bonne année !

Le Roycoland bruisse de souhaits plus irréalisables les uns que les autres et particulièrement celui de voir un jour prochain la restauration d'une monarchie salvatrice. Aux princes qui se réclament de la cause royaliste, Royal-Artillerie propose de descendre du char à bœufs qui ne les mènera pas à Reims avant d'avoir gagné à Paris sur les ruines fumantes du système échoué, et de structurer leur action politique urbi et orbi comme l'avait commencé le prince Alphonse, à moins qu'ils n'abandonnent le sceptre virtuel à quelque buonaparte de rencontre qui saura, lui, lever les cœurs populaires pour en terminer une bonne fois avec la chienlit. Oui, ça démarre fort.

fusain de chouans à l'assaut

Nous n'en sommes plus à la valorisation de nos principes fondamentaux dans des cercles restreints, qui réunissent quelques convaincus reconnaissables à l'indulgence qu'ils affichent à l'endroit des princes qui les boudent, mais à essayer de dévier le mécontentement grandissant de l'opinion vers une solution de rechange dont nous démontrerons les avantages que nous connaissons bien mais que tous les autres ignorent. Et pour ce faire, il faut lui vendre un projet lisible et simple :
Se défaire de cette campagne présidentielle rampant tout au long des mandats, qui infuse le désordre chez les élites et précarise les meilleurs projets, faisant la part belle à l'inessentiel pourvu qu'il fasse du bruit médiatique, aux dépens de l'exigible nécessaire au fond, ou dit autrement : en finir avec le Cirque !

Royal-Artillerie a fait ses propositions (*) et nous n'y reviendrons pas aujourd'hui.
Pourquoi perdre du temps en remorque de tribuns populistes qui règlent les défis par le mitraillage aux idées courtes d'un actualité dramatisée à dessein ? Il ne peut être question de subroger à la réinstauration d'un système qui fit ses preuves dans le champ étatique, la défense de valeurs sociétales dans l'impermanence d'une nation débordée de partout. Une monarchie ne résoudra pas les désordres sociaux du simple effet de son retour, mais, si elle est adroite "en ses conseils", elle privera d'expression les pourrisseurs qui s'en repaissent et abaissent le pays qu'au fond d'eux-mêmes ils détestent. C'est le cadre qui prime, comme Charles Maurras le disait : "politique d'abord !". Sans reconstruire la matrice aujourd'hui, les efforts des Français n'enfanteront rien demain.

Nous avons raté les Gilets Jaunes des ronds-points, serons-nous prêts pour les Gilets Citrons qui s'annoncent moins pacifiques ?

Vive le roi, quand même !

drapeau blanc fleurdelisé dans le vent

mercredi 3 janvier 2024

Les vœux de Monsieur Macron

le profil de médaille d'Emmanuel Macron
Pour une fois, j'ai regardé les vœux du président de la République (*). Sans être mal disposé à son endroit, chacun a pu noter le fort contentement de lui-même qui émanait des deux premiers tiers de l'exercice et les velléités appuyées du dernier tiers. Il a manqué le grand tiers d'eau ! Ou pour faire plus court encore, ce petit oral ne mérite pas la moyenne.

Aucun Français n'attendait cette célébration de quelques actions dont l'impact reste à voir, mais plutôt d'être rassuré quant à l'avenir qui ne semble pas particulièrement rose au-dedans comme au-dehors. L'auditoire aurait sans doute sursauté à l'annonce d'un réarmement massif pour contrer la guerre qui vient, l'arrêt de l'élargissement de l'Union européenne et la consolidation d'un noyau central occidental, la réduction vraie de la dépense publique pour arracher le pays au lest de la dette, l'arrêt de l'immigration sauvage, du regroupement familial et l'exécution des OQTF vers les Kerguelen par défaut ou équivalent. Que nenni, on reste le nez dans l'écuelle tiède du en-même-temps. Franchement, la deuxième fois, il a eu du pot d'avoir en face de lui Marine Le Pen.

Au lieu de quoi, M. Macron nous a assurés de sa "détermination", captant au passage les Jeux Olympiques de Paris qui n'ont que faire dans le bilan de l'Etat. Après sept ans d'apprentissage, nous étions en droit d'en demander plus. C'était formidable jusqu'ici mais vous n'avez rien vu pour demain ! Puisqu'il a annoncé de plus amples explications à venir, nous sommes invités à la patience ; sauf que déjà nous voyons poindre sa farouche détermination à communiquer plus fort encore, à travers amphis et conférences régionales ou nationales, parce qu'à son habitude, la "gueule" prime tout. L'année 2024 sera-t-elle celle des... explications inlassables. Ah si, il y a les élections au parlement européen. Deuxième parti de France derrière le Rassemblement National, Renaissance+ lui rend dix points (clic) mais il lui reste un semestre pour faire bouger les courbes. C'est assez rare pour être souligné qu'une coalition de gouvernement aussi européiste soit à ce point à la rue.

On peut faire cinq lignes sur ce qu'attendent les Français. C'est très simple, que le domaine régalien soit tenu. C'est la première mission d'un Etat digne de ce nom. Or dans aucun compartiment de ce domaine régalien, le Français ne voit la patte de l'Etat. On ne lui parle que de l'assister dans le besoin, soulager ses entraves mais jamais ne les lui ôter, le cajoler toujours dans le sens de la dépense, lui promettre ces fameux lendemains enchantés qui reculent comme l'horizon à mesure qu'on avance. Sommes-nous des Caffres pour que le pouvoir ait si peur de nous dire la vérité de la situation ? Nous sommes prêts à entendre la voix des restrictions indispensables pour autant qu'elles soient universelles, sans les fameuses dérogations qui ruinent tout effort ; mais surtout avec un but à atteindre qui soit clair et mesurable. On devrait substituer aux procédures parlementaires de contrôle de l'exécutif la gestion par objectifs, assortie du sequestre de patrimoine protégeant les fonds spéciaux libéré sur quitus.

Un détail avant de rompre les chiens.
Les périphéries urbaines, mais aujourd'hui s'y mettent aussi les sous-préfectures, sont gangrénées (au sens d'appuanties) par le trafic de drogues. N'y a-t-il pas moyen d'effacer socialement les consommateurs assidus ? Comment ? En les mettant au jour. Le coup porté aux finances des fours serait quand même violent et peut-être décisif si longtemps maintenu. On me dit dans l'oreillette que les élus s'insurgeront contre la délation, sans nous dire que certains de leurs proches pourraient s'y voir mouillés. Mais que vaudront, hors du show-biz, les nez poudrés de l'intelligentzia et les clercs de notaires du chichon ?
A part ça, bonne année aux lecteurs de ce blogue, qu'ils nous lisent longtemps !
Samedi, spécial royco, vœux du Royal-Artillerie blog Canon Gaillon.

lundi 1 janvier 2024

En guise de vœux...

drapeau ukrainien assombri par la guerre
Va falloir tenir, mais Dieu reconnaîtra les siens. Pour l'Ukraine le chemin de justice sera encore long et semé d'embûches. Mais la fronde de David est intelligente et les cœurs sont hauts. A nous de leur passer le message que nous sommes là par tous les temps et revers, que nous partageons joies et peines avec eux, car ils se battent aussi pour nous. "En tuer toujours plus" sera la devise du front pour l'année 2024. Courage, ça va le faire, on les aura ces pourris !


Un moyen de participer à la lutte pour la liberté depuis chez soi est d'abonder la cagnotte officielle U24 qui investit surtout dans la recherche et développement d'armes nouvelles de destruction ciblée. Ce site United 24 est sécurisé.

https://u24.gov.ua/

Sinon, en bon état et formé, on peut aussi intégrer la Task Force Baguette (clic).

Meilleure Année à l'Infanterie Ukrainienne !

symbole de l'Etat ukrainien

jeudi 5 janvier 2023

Meilleure année 2023

carte de voeux 2023

2023 sera une bonne année pour la France. Ce ne sont pas tant des vœux qu'il lui faut, sauf à vouloir exécuter la figure imposée par la situation géostratégique européenne, que des prières adressées aux puissances supérieures pour que la classe aux affaires ne gâchent pas les effets de la Révélation apportée par la guerre :

Cette guerre personnelle du petit tsar des Orcs, qu'aucun spécialiste ne pouvait anticiper tant ses prémices débordaient du cercle de la raison, a créé un électrochoc en Europe occidentale - l'autre Europe n'en avait pas besoin - qui s'est retrouvée nue, face au défi de sa destruction programmable. Les modèles sociaux du hamac douillet financés sur l'effort de défense maintenue a minima et la globalisation achevée de nos intrants agricoles et industriels, sont devenus les digesteurs de notre souveraineté, j'entends la liberté de choisir tel ou tel axe pour notre futur au lieu de tel autre, soit l'optimisation des contraintes. Tout vient d'ailleurs, comme les matières premières nécessaires, l'énergie indispensable à les transformer, les bases chimiques en grande partie, les bases pharmaceutiques en plus grande partie encore et jusqu'à la main d'œuvre de base utilisée par notre production de biens, denrées, services et soins.

Tout ce que les années sérieuses avaient depuis la seconde guerre mondiale construit pour notre indépendance - et le plan nucléaire est emblématique à cet égard - a été dispersé sur l'autel d'une idéologie de partage universel, de confiance aveugle dans le progrès et d'une écologie de bazar au ras du sol, en donnant les clefs de nos choix à des pouvoirs impérialistes qui nous détestent. Faut le faire !

L'année nouvelle ne peut pas être moins que celle de la prise de conscience de ce sabotage et le lancement des réparations exigées par l'état de calamités géopolitiques dans lequel nous nous débattons. Reste la question à un dollar : peut-on reconstruire une indépendance avec les mêmes zélites qui ne l'ont pas vu se détruire, qui bradaient il y a peu des fleurons industriels au motif de la liberté de circulation des capitalistes, qui se sont avérés indécis entre chèvre et choux dans les orientations décisives, ménageant la finance internationale une fois, une diplomatie d'arrogance une autre fois, des intérêts particuliers ou proches ? Doit-on dès lors les fusiller ? Politiquement oui ! Merci au pangolin de Wuhan et à la Russie éthylique de nous avoir rapatriés sur nos fondamentaux.

Meilleure année aux Ukrainiens qui ont décidé de se battre à mort contre la pègre russe, ses ivrognes, ses milices et ses canons. Qu'ils voient le soleil d'Austerlitz !
Bonne année aux monarchistes français et aux princes qu'ils soutiennent. Qu'ils sachent parler autour d'eux de la séparation des pouvoirs régaliens et publics afin de préserver l'essence de la nation des délires idéologiques d'élus de rencontre qui obèrent la continuation de ce que nous fûmes !
Et plus que tout, souhaitons que des circonstances heureuses conduisent Vladimir Poutine et ses affidés au jugement de leur Créateur à Sa convenance la plus hâtée ! C'est la première année que les vœux de nouvel an de ce blogue souhaite la mort de quelqu'un. Amen !

jeudi 2 décembre 2021

Vœux 2022

Meilleurs vœux aux aînés de France

serpentins
C'est une position particulière dans une fratrie que d'être premier né. S'il en va différemment chez les princes et les manants, les aînés d'où qu'ils viennent portent sur leurs épaules une charge dont les suivants se délestent, celle de décider sans ouvertement compatir, de trancher au plus juste, puis de partir les premiers si la nature est douce aux poursuivants.

Eugénie de Bourbon en famille
- Eugénie de Bourbon en famille -

Longue et belle vie à Eugénie de Bourbon née le 5 mars 2007 à Miami et à Gaston d'Orléans, son cadet de deux ans, né le 19 novembre 2009 à Paris. Si les circonstances devaient les appeler un jour à de hautes fonctions, qu'ils puissent remercier leurs parents de les avoir formés à tenir leur rang, c'est le message que nous passerons ce soir.

Eugénie est certes plus une "menace" pour la couronne d'Espagne qu'elle ne le serait pour celle de France si d'aventure ce pays revenait à la monarchie... Et Gaston peut être appelé lui-aussi.

Gaston d'Orléans et sa fratrie
- Gaston d'Orléans , son frère et ses soeurs -

Souhaitons à l'un et à l'autre et bien d'avance, d'y être prêts. En attendant d'être grands (façon de parler, sur les photos récentes Eugénie dépasse déjà sa mère), qu'ils profitent chacun de tous les instants au sein d'une famille aimante qui les soutiendra dans leur éducation, et qu'ils laissent à l'avenir l'accomplissement de leur destin.

Au seuil de sa dix-huitième année, Royal-Artillerie souhaite une meilleure année 2022 aux royalistes de France, qu'ils voient avancer vers eux leurs espérances comme avançaient jadis les étendards du roi !





[1992°]

samedi 30 janvier 2021

Vœux du duc d'Anjou aux Français

louis-Alphonse de Bourbon

Renouer avec l'identité et la mission d'une grande nation, foyer majeur de la civilisation occidentale ; rendre leur place au sacré et au spirituel dans une société matérialiste à bout de souffle ; sauver la dignité de l'homme de sa conception à sa mort ; tels sont les vœux de Louis-Alphonse de Bourbon à la France pour 2021.

Si l'exercice du prompteur est difficile quand on débute, l'essentiel est que cette adresse aux Français a du sens. S'il balaie un large champ, il est précis et ferme. Il marque sa désapprobation des politiques suivies jusqu'ici, qui aboutissent à l'abaissement du pays et à son déclassement dans des domaines cardinaux comme l'économie, la finance, l'industrie et la science.
Le leit-motiv est la "reconstruction". L'héritier de Bourbon veut servir de repère. On l'entend ! L'exercice est réussi. Voici le prononcé :


Le texte intégral est à relire sur le site Légitimité (clic).

vendredi 1 janvier 2021

Vœux du Piéton du roi

 

lagon Polynésie française


#Fanculo 2020 ! ont écrit les Vénitiens sur une banderole au Pont du Rialto, mais nous, nous avions préparé un billet de vœux optimistes pour se départir de la morosité ambiante...... jusqu'à ce que trois de nos soldats soient emportés dans le Gourma malien par une bombe de fossé (IED) qui a détruit leur VBL. Ce n'est pas le jour de critiquer l'engagement de ce petit véhicule "blindé" dans une guerre asymétrique de longue exposition, profuse en mines et pièges, mais !

Nos sincères condoléances à leurs familles, leurs officiers, sous-officiers et camarades d'escadron du 1er Chasseurs, héritier du Conti Cavalerie. Le régiment avait fait une préparation sérieuse pour s'engager au Sahel, mais la "foudre" ne tombe jamais au même endroit.
Quelle que soit la tristesse que nous éprouvons, nous renouvelons cette année encore nos voeux de succès aux unités françaises engagées sur les théâtres d'opérations extérieurs.
Qu'ils y gagnent leurs combats !
Qu'ils sachent ce que nous leur devons !
Qu'ils nous reviennent !

En hommage aux morts, nous avons choisi une marche de tradition de la cavalerie, Les Dragons de Noailles :




Le brigadier-chef Tanerii Mauri (28 ans), originaire de Papeete, avait commencé sa carrière militaire au Régiment d'Infanterie de Marine du Pacifique - Polynésie (RIMAP-P). Le chasseur de 1ère classe Dorian Issakhanian (23 ans) était originaire de Périgueux et avait grandi à Fumel (Lot & Garonne). Le chasseur de 1ère classe Quentin Pauchet (21 ans) était de Doullens dans la Somme ; il pilotait le VBL. Si le BCH Mauri avait déjà tourné en missions extérieures, ses deux camarades avaient été recrutés plus tard à Verdun et faisaient leur première OPEX. Les trois étaient très bien notés. Aucun n'avait d'enfant.

insigne du 1er Chasseurs
Nec Terrent Nec Morantur



Bonne année 2021 également aux mouvements royalistes français qui survivent dans le désert de la soif comme nos commandos de Barkhane. Ils ont la doctrine, l'enthousiasme, les cadres. Ils ne manquent que les troupes et un peu d'argent pour convaincre largement les autres qu'ils sont les mieux-disant sur le marché politique et la seule chance de nous en sortir. Une pensée affectueuse pour nos princes qui ont délibérément choisi pour leur famille le parti conservateur de nos traditions, de nos valeurs encrées à la plume Sergent-Major (selon Point de Vue). Qu'ils poussent leur progéniture aux études afin que rehausser le niveau académique de nos maisons royales.
Pas de Crasy Horse en finale cette année, mais la beauté du Pacifique français par laquelle nous avons ouvert ce billet de saison.

Au roi et vite s'il en est encore temps !






TU ES L’OISEAU DU BONHEUR
COMPAGNON DE LA BRISE
QUI BALAYE LE LEVER DU JOUR

TU SURVOLES MA VIE
SANS QUE JAMAIS JE N’ARRIVE
À T’APPRIVOISER
PETIT OISEAU DU BONHEUR

LA TRISTESSE, L’ESPOIR
EST MON QUOTIDIEN
QUAND MA VOIX S'EMPORTE
À SONGER AU FRUIT DU DESIR
DES LARMES PERLENT ALORS SUR MON VISAGE

MON PECHÉ EST DE VOULOIR T’AIMER
ET LE VAGUE À L’ÂME DE MON ÊTRE
SE CONFOND AVEC LE MÉPRIS
QUE TU ME PORTES
MES BRAS POURRAIENT DEVENIR
UN REFUGE POUR TOI
PETIT OISEAU DU BONHEUR

mercredi 1 janvier 2020

Meilleurs Vœux


Royal-Artillerie souhaite la bonne année aux royalistes de France et de partout, mais particulièrement à ceux de Serbie, de Bulgarie et de Roumanie pour lesquels se dévouent les héritiers statutaires des familles autrefois régnantes avec un zèle inlassable. C'est la Roumanie qui semble la plus proche du moment où elle retrouvera une pointe de pyramide permanente, à voir combien les institutions, l'armée et le peuple manifestent d'affection à la princesse Margareta et au prince Radu, en toutes circonstances et chaque semaine de l'année. Respects !
Nous aurons aussi une intention spéciale pour le prince Louis de Bourbon qui est allé au bout de ses convictions et de sa fidélité en portant à l'épaule à la face du monde le cercueil de son arrière-grand-père Francisco Franco lors de la translation des cendres du caudillo espagnol de la Vallée de Los Caidos au cimetière de Mingorrubio. A lui et sa famille nous souhaitons une année de moindre souci même s'ils restent une cible de l'establishment républicain. C'est annoncé.
Un mot d'encouragement aux sections territoriales de l'Action française qui élargissent leur visibilité dans le champ du combat quotidien, et un salut fraternel au Groupe d'action royaliste de Paris qui, se départant de la doxa figée de la vieille maison, consolide un audit du mouvement monarchiste en France et promeut depuis dix ans un militantisme trans-partisan dans le champ social.
Comme l'an dernier, Royal-Artillerie souhaite tous ses vœux de succès aux unités françaises déployées à l'étranger sur nos zones d'intérêt, qui nous protègent des représailles déclenchées par le reflux général de l'Occident. Et puisque sur le tard nous en fûmes, Vive la Coloniale en souvenir de l'Union française qui ne fut pas un crime, n'en déplaise aux jeunes culs serrés de la nomenklatura algorithmique en faveur au Château.


(Quand Jésus-Christ créa la Coloniale)

Quand Jésus-Christ créa la Coloniale
Il décréta qu’fallait des hommes costauds,
N’ayant pas peur du feu, de la mitraille
Et sachant boire le vin et le Pernod.

Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con-ghaï annamite lin-thaï
Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con---ghaï annamite lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Haï haï, môut, haï, baï !
Derrière la cagna bambou
Casser caï-dit, payer nuom-su.

O chu-duot-hoï, mon Capitaine
L'a tout cassé, n’a pas payé.

A Sahigon la ville principale
Où les Marsouins tenaient leur garnison,
Les officiers en pousse-pousse se baladent
S’faisant traîner com'de vulgaires cochons.

Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con-ghaï annamite lin-thaï
Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con---ghaï annamite lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Haï haï, môut, haï, baï !
Derrière la cagna bambou
Casser caï-dit, payer nuom-su.

O chu-duot-hoï, mon Capitaine
L'a tout cassé, n’a pas payé.

Les officiers se payent les Japonaises
Tandis que nous, pauvres Marsouins fauchés
Nous nous payons c’qu’on appelle la terre glaise
Spécialité de nos girons niakoués.

Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con-ghaï annamite lin-thaï
Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con---ghaï annamite lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Haï haï, môut, haï, baï !
Derrière la cagna bambou
Casser caï-dit, payer nuom-su.

jeudi 26 décembre 2019

Boxing D.

Boxing Day ! Le Piéton du roi remercie du fond du cœur messieurs les présidents de la République, du Sénat et de l'Assemblée nationale ainsi que notre Premier ministre pour la chaleur des vœux de bonheur qu'ils ont adressé à la nation à l'occasion de la Fête de Noël. Comme dans d'autres Etats européens, il eut suffit de ceux du Chef de notre Etat pour satisfaire aux canons de l'élégance morale et intellectuelle, mais trop fort n'a jamais manqué. Merci. Nous souhaitons qu'un soupçon de réciprocité illumine aussi les fêtes musulmanes, juives et bouddhistes. On me dit dans l'oreillette que ça se fait déjà pour la rupture de jeune du Ramadan et aussi au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ; seul Matthieu Ricard n'a pas reçu sa carte pour l'anniversaire du 14° dalaï-lama. J'ignorais. Dont acte !

Chacun aura compris que les petits messieurs, arrivés où ils sont par la vertu d'une médiocrité habile - des chiqueurs ! aurait dit Boutang - n'ont pas les burnes pour souhaiter un Joyeux Noël aux Français. Puisque le Bedeau de Dreux n'a rien dit non plus et son cousin espagnol si peu, nous nous contenterons des vœux de la reine d'Angleterre qui était souveraine de France il n'y a pas si longtemps, en foi de quoi d'ailleurs, M. Guy Mollet avait, en 1956 lors de la crise de Suez, demandé à la Couronne britannique de prendre sous son aile la République française agonisante, empêtrée dans une décolonisation coûteuse. Vieille histoire certes, mais qui montrait combien la République branlait déjà dans le manche. Soixante ans plus tard, elle a tout envahi mais est de partout corrodée, endettée à mort, ridicule et semble ne plus tenir debout que par la violence de la répression des mécontents. L'image qui restera de la République de 2019 est l'éventration de la cathédrale Notre-Dame de Paris !

Ecoutons maintenant Sa Gracieuse Majesté qui parle à nos cœurs du haut de ses 93 ans :


"As a child, I never imagined that one day a man would walk on the moon. Yet this year we marked the 50th anniversary of the famous Apollo 11 mission.

"As those historic pictures were beamed back to Earth, millions of us sat transfixed to our television screens, as we watched Neil Armstrong taking a small step for man and a giant leap for mankind - and, indeed, for womankind. It's a reminder for us all that giant leaps often start with small steps.

"This year we marked another important anniversary: D-Day. On 6th June 1944, some 156,000 British, Canadian and American forces landed in northern France. It was the largest ever seaborne invasion and was delayed due to bad weather.

"I well remember the look of concern on my father's face. He knew the secret D-Day plans but could of course share that burden with no one.

"For the 75th anniversary of that decisive battle, in a true spirit of reconciliation, those who had formally been sworn enemies came together in friendly commemorations either side of the Channel, putting past differences behind them.

"Such reconciliation seldom happens overnight. It takes patience and time to rebuild trust, and progress often comes through small steps.

"Since the end of the Second World War, many charities, groups and organisations have worked to promote peace and unity around the world, bringing together those who have been on opposing sides.

"By being willing to put past differences behind us and move forward together, we honour the freedom and democracy once won for us at so great a cost.

"The challenges many people face today may be different to those once faced by my generation, but I have been struck by how new generations have brought a similar sense of purpose to issues such as protecting our environment and our climate.

"My family and I are also inspired by the men and women of our emergency services and armed forces; and at Christmas, we remember all those on duty at home and abroad, who are helping those in need and keeping us and our families safe and secure.

"Two hundred years on from the birth of my great, great grandmother, Queen Victoria, Prince Philip and I have been delighted to welcome our eighth great-grandchild into our family.

"Of course, at the heart of the Christmas story lies the birth of a child: a seemingly small and insignificant step overlooked by many in Bethlehem.

"But in time, through his teaching and by his example, Jesus Christ would show the world how small steps taken in faith and in hope can overcome long-held differences and deep-seated divisions to bring harmony and understanding.

"Many of us already try to follow in his footsteps. The path, of course, is not always smooth, and may at times this year have felt quite bumpy, but small steps can make a world of difference.

"As Christmas dawned, church congregations around the world joined in singing It Came Upon The Midnight Clear. Like many timeless carols, it speaks not just of the coming of Jesus Christ into a divided world, many years ago, but also of the relevance, even today, of the angel's message of peace and goodwill.

"It's a timely reminder of what positive things can be achieved when people set aside past differences and come together in the spirit of friendship and reconciliation. And, as we all look forward to the start of a new decade, it's worth remembering that it is often the small steps, not the giant leaps, that bring about the most lasting change.

"And so, I wish you all a very happy Christmas".


Et comme le Premier ministre Boris Johnson préfère nous adresser son message de Noël depuis le 10 Downing Street plutôt que de déclamer l'Illiade en grec antique, profitons-en :

mardi 1 janvier 2019

Vœux 2019 du Piéton du roi


L'histoire passe, le royco pense mais ne rompt point... son jeûne contemplatif ! Aussi, est-ce à dessein que les vœux de saison évitent de se perdre dans le mince filet de l'adoration perpétuelle d'une époque disparue. Cette année, nous avons à cœur de présenter nos meilleurs vœux aux Armées de France et plus particulièrement à l'infanterie, reine des batailles depuis la légion romaine. Outre l'affichage rassurant d'escouades déambulant en métropole dans le plan Vigipirate, dispositif qui a fait des scores comme récemment à Strasbourg, nos gars sont projetés partout dans le monde, qu'on en juge à la carte du MinDef ci-dessous :


Nos vœux les plus sincères aux troupes d'assaut que sont les Marsouins, Chasseurs, Légionnaires, Tirailleurs et Biffins, exposés au loin pour notre tranquillité. Qu'ils sachent ce que nous leur devons quand nous les croisons dans la rue en les saluant d'un coup de tête ou d'un signe amical de la main. Que l'an neuf leur apporte le succès des armes et un commandement sans failles, intelligent et économe. Vive l'Infanterie française, avec le soutien des autres armes qui en partagent la gloire.





(La Piémontaise)




jeudi 15 février 2018

Ouah ouah !


Les natifs du Klebs sont des gens bien avec tous les défauts de l'espèce, une agressivité génétique sans la stabilité de leur environnement et une fidélité sans bornes. Les caractères distinctifs détaillés sont à consulter chez votre voyante horoscopique habituelle que nous vous conseillons de croiser avec les prédications d'un géomancien de feng-shui (prononcez fantchoye).
Les plus beaux chiens sont les primitifs. On les reconnaît à ce qu'ils ne sont pas inhibés et peuvent chasser le loup. Nous en citerons le chow-chow, l'akita-inu et les grands spitz. Si vous avez des loups dans le quartier n'hésitez pas sur cette précaution utile ; et les bergers feraient bien d'y penser aussi pour les troupeaux qu'ils abandonnent à l'alpage, sauf à préférer toucher la prime. Bonne année lunaire à tous, même à ceux qui ne sont ni chiens ni chiants. L'année prochaine sera haram : celle du porc !




Gong Hey Fat Choy !


Elégance, force et courage du dobermann


dimanche 21 janvier 2018

Vœux du prince Louis

 

Monseigneur Louis-Alphonse de Bourbon, aîné des Capétiens, a transmis ses vœux de bonne année aux Français par le truchement de l'Institut de la Maison de Bourbon. Les voici, avec nos sincères remerciements et l'expression de nos meilleurs pour le prince et sa charmante famille. Les inter-titres, la signature et la colorisation sont de Royal-Artillerie. Les images proviennent d'une recherche rapide sur la toile.







Français, mes chers compatriotes,

Depuis plusieurs années, j'ai pris l'habitude de m'adresser à vous durant le mois où des vœux sont formés pour ceux que l'on aime.
Au début, ce message du 21 janvier n'était reçu que par les fidèles qui, en cette date anniversaire de la mort du roi Louis XVI, revivaient en leur cœur l'espérance de la tradition. Il y avait sans doute alors un peu de nostalgie en souvenir d'un temps glorieux où la France était une grande nation. Puis, d'année en année, l'audience de ce message s'est développée, notamment avec l'essor des nouvelles formes de communication.

Mon droit

En ce début 2018, je veux poursuivre cette rencontre. Elle fait partie de mon devoir de successeur légitime des rois dont l'histoire se confond avec celle de la France. Comme héritier des rois, je me dois d'incarner cette tradition qui ne peut consister uniquement à assister à des cérémonies de mémoire. Elles sont pourtant nécessaires et j'y participe toujours avec joie. Elles permettent de résister à la destructrice amnésie mémorielle instrumentalisée par ceux qui n'ont pas envie de voir la France fière d'elle-même et soucieuse de prolonger, dans l'avenir, le rôle de moteur qu'elle eut durant si longtemps.
Mais, à quoi me servirait-il d'être l'héritier d'une dynastie millénaire ? Il ne peut s'agir pour moi de me satisfaire de considérer la gloire de mes ancêtres. Il m'appartient encore plus, si je veux être digne d'eux, de contribuer à l'édification du présent et de l'avenir, à ma manière, avec mes moyens. Je serais ainsi fidèle à ce qui était la nature de la royauté française, faire de l'action du roi, avant tout, un service rendu à tous.

Ma mission

Remplir ce devoir me paraît d'autant plus important que notre pays traverse une épreuve difficile comme l'histoire en réserve, malheureusement, à espaces réguliers. Dans ces moments, c'est toujours en revenant à ses fondamentaux que la France a pu trouver un nouveau souffle. Devant les difficultés il ne s'agit ni de se cacher la réalité, ni d'abandonner, mais de réagir. Tel est le devoir d'état de chacun, des familles en particulier, même si c'est souvent difficile et impose des sacrifices. Par ma position, n'ayant pas à me placer dans le contexte de promesses ou de programmes de la politique au quotidien, il m'appartient de le rappeler.
Attaquée à l'extérieur et sur notre sol par un ennemi aussi insidieux que brutal et qui, souvent, trouve du renfort dans nos faiblesses et notre laxisme ; rongée de l'intérieur par une crise morale qui lui fait parfois renier son identité, la France, notre pays, est tenue de réussir à se reprendre. Elle le doit à tous ses enfants ; elle a aussi une obligation envers ceux qui l'ont toujours regardée comme le foyer où naissent les grandes idées et s'épanouit la civilisation née du double héritage gréco-latin et chrétien.

Notre société

Cet héritage, s'il nous a été transmis, n'a de sens que pour le présent. Il nous appartient de le faire vivre. Cela d'autant plus que la société est à un tournant et, surtout, en attente. Le contexte ayant changé, il faut lui redonner un cadre. Celui dans lequel nous vivons depuis deux siècles s'effrite. Fait de beaucoup d'idéalisme, d'égoïsme et de matérialisme, il ne répond plus aux besoins de la société, car elle s'est prise dans ses propres contradictions. Ses excès dans tous les domaines ont abouti à d'immenses échecs tant dans le domaine social qu'environnemental, et l'homme en fait les frais. Ce mouvement délétère pour les libertés, devenues licences, l'économie devenue financiarisation, l'emploi précarisé, la culture, l'éducation et le patrimoine trop souvent livrés aux destructions, se développe puisque, face à lui, un nouveau contexte se met en place. Il se nomme mondialisme, société du numérique et de la dématérialisation, émergence de nouvelles puissances, éclatement de la société en "réseaux", remise en cause de certains fondamentaux en matière d'éthique, tels que famille et couple ou la valeur de la vie humaine, déculturation.
La situation n'est pas simple et il est difficile de trouver la juste conduite face à ce monde qui change. Un monde nouveau est à redessiner, ce qui demande de recréer une anthropologie donnant sa place à la gratuité. Abandonnons donc les constats et la nostalgie d'un temps qui n'est plus celui dans lequel nous vivons et encore moins celui de nos enfants !

Construire un avenir transcendant

Acceptons, enfin, de relever les défis de demain pour redonner un sens à nos actions présentes et futures. Redonnons à la jeunesse l'espérance, non pas celle des facilités matérielles, mais celle de l'épanouissement de soi et des autres à commencer par la famille qui doit redevenir le socle principal de toute vie commune. La génération montante, la mienne, ayant redécouvert les vertus du réalisme qui doit imprégner l'action, a largement déjà contribué à la remise en cause des excès d'une société sans limites et oublieuse de la nécessaire transcendance sans laquelle l'homme n'est pas pleinement homme.
Cela me paraît conforme au rêve capétien qui a bâti la France et enfanté l'Europe. Il était vision d'un avenir partagé. Les grandes nations ont besoin de tels horizons. Regardons autour de nous, les pays qui prospèrent sont ceux qui croient en eux et en leur devenir. Ce fut longtemps l'esprit qui a animé notre pays et le monde occidental. Avec lui, la France a pris une place prépondérante dans le monde car elle était porteuse d'espoir pour ceux qui aspiraient à devenir sujets du roi de France. Ainsi ils avaient l'assurance de participer à cette aventure commune que la France offrait à tous, dès lors qu'ils l'aimaient et voulaient contribuer à sa grandeur.

Valoriser les valeurs

Face aux nouveaux enjeux, il y a place pour un pays qui s'affirme avec son identité propre et ses valeurs. Déjà nombre d'entre vous en ont conscience : ceux qui entreprennent, ceux qui trouvent de nouveaux terrains sur lesquels le génie français peut se déployer ; ceux qui pensent que le Bien commun sera toujours supérieur aux égoïsmes ; ceux qui ont compris que la vie en société est préférable à tous les communautarismes, formes nouvelles des féodalités archaïques. Il y a un espace pour la France dans le monde de demain et donc pour les Français. Il appartient à chacun de le construire en restant fidèle aux valeurs et aux principes légués par l'histoire. Soyons fiers d'être des héritiers et sachons transmettre l'héritage.

En ce début d'année, mes vœux s'adressent tout particulièrement à tous ceux qui croient en la France, mais je pense aussi à ceux que la société a laissés sur le bord du chemin, ayant oublié que la charité demeurait le premier devoir des hommes. Ils ont leur place. Ne l'oublions pas !
En 2018, pour l'aider à être elle-même, puisse la France, fille aînée de l'Église, compter sur tous les saints qu'elle a vu naître, à commencer par saint Louis, le modèle des gouvernants.



Louis-Alphonse, duc d'Anjou
le vingt janvier 2018





lundi 1 janvier 2018

Clic-clac !

©Jacky Lee S.K.

Meilleurs Vœux


Il n'y a pas eu élection de l'Âne du Roi en cette année 2017, même si de grosses pointures ont concouru à leur insu, je pense en particulier à Mariano Rajoy qui a fait fort comme capitaine des Gardes de SM Felipe VI, mais il en est un autre plus loin et pas piqué des hannetons, en Thaïlande par exemple, qui aurait pu exploser le compteur. Ce soupir, comme on dit au solfège, diminuera l'acidité gastrique chez le Piéton du roi.

Que souhaiter spécifiquement aux royalistes de France ?

D'atterrir ! D'ouvrir les yeux. De privilégier le concret aux lamentations. De juger sur pièces et moins par empathie. De ne pas accepter la propagande révolutionnaire des barons perdus de l'intelligentzia en péril, mais réviser l'histoire chez les bons auteurs. De regarder autour de nous où fonctionne une famille royale, creuser la question, ne pas se satisfaire des idées à l'emporte-pièce. Accepter que ce régime soit en réalité compliqué et qu'il ne fonctionne bien que par un réglage fin au sein d'un peuple éduqué et mature. Ce sera dur pour beaucoup qui se contenteraient du prêt-à-régner en vogue, mais la monarchie ça se mérite.

Alors peut-être, se lèvera l'aube d'une restauration quand un grand nombre de Français auront fait trois fois le tour de la question pour en conclure que c'est le régime gagnant-gagnant. N'attendez rien du ciel ou des princes enrôlés. Réfléchissez au principe plus qu'au titulaire, d'autant qu'il n'y en a pas en capacité d'emploi pour le moment. Comptons sur la génération montante si elle n'est pas dévoyée vers des sciences molles ou des mondanités.

Meilleure année enfin à tous ceux qui ont vraiment besoin que ça aille moins mal pour eux et aux personnes seules qui n'osent pas demander !




dimanche 8 janvier 2017

Vœux du Piéton pour 2017



Avec les rois-mages arrivent les vœux de Royal-Artillerie. L'année qui s'est achevée n'a rien signifié pour la cause monarchiste en France, eu égard à l'ampleur de la crise civilisationnelle que traverse l'Europe et la France surtout qui est en son milieu. Nos princes, toujours aussi réticents à se compromettre dans des actions médiatiques soutenues qui compenseraient l'impossibilité à lever une armée, se cantonnent au service minimum de déclarations morales qui permettent juste de mettre quelques bûches dans l'âtre de leurs fidèles en attendant la suite dont ils seront exclus.

Or la suite peut être terrible si le pays n'est pas réformé en profondeur et rapidement avant que n'éclatent des troubles communautaires et les désordres de la banqueroute. Si c'est d'un changement de paradigme qu'il s'agit, ce serait l'énième occasion de placer le roi en situation. La République en a connu d'autres qui se sont tous soldés par l'échec de la revendication monarchiste, même si le putsch de 1958 prit des couleurs approchantes quand le pouvoir fut remis au général De Gaulle. Les royalistes aujourd'hui ne sont pas prêts pour conquérir l'espace créé par les troubles et répondre immédiatement à la revendication populaire d'un dictateur à la romaine qui cessera la chienlit générale.

Que donc nos princes - et ce sera le vœu du Piéton du roi pour 2017 - poussent les études de leurs enfants, leur donnent l'aisance future d'un vrai métier, les éduquent au quotidien dans l'inventaire de leurs responsabilités historiques et les dévient des tentations mondaines qui pourraient en faire de petites marquises et marquis poudrés sans cervelle. Cela nous rendrait peut-être service dans l'avenir car votre tour à vous, Messeigneurs de la rente dynastique, est passé.

Hors de cause, Royal-Artillerie-Blog adresse ses vœux les plus sincères aux troupes françaises en opérations extérieures, à leurs cadres de terrain, à leurs chefs de corps. Que l'année 2017 voie le commencement du renouvellement des matériels et dotations techniques afin que l'expertise accumulée par nos hommes dans des engagements rapprochés puisse s'exprimer pleinement dans la sécurité de tous. Salut spécial aux Marsouins.


Bonne et heureuse année à mes lecteurs fidèles !


Vive le roi quand même !

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samedi 31 décembre 2016

Saint-Sylvestre colonaise



Croisières et feux d'artifices sur le Rhin, concerts, cotillons, confetti partout, Cologne veut oublier la ruée des barbares de l'an passé. Il faut dire aussi que le tourisme s'est effondré et que la ville et tout le secteur festif se mettent en quatre pour relancer l'économie de plaisir. Participons à notre façon mais le mieux est de prendre un TGV pour soutenir la résistance rhénane.


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Et pour finir, une évocation ferroviaire du Lido Schpountz rien que pour la longueur de jambes :



BONNE ANNEE !

vendredi 1 janvier 2016

2016

Nous sommes en guerre ! J'avais le choix pour vous souhaiter donc un nouvel an militaire entre le défilé du 14 juillet de Fernand Raynaud ou la démonstration d'ordre serré britannique du Crazy Horse, voire un clip sur l'infanterie kurde qui met la pâtée aux Freux du califat-nouveau-est-arrivé.
Sur "Roar" de Katy Perry, ça le fait. Hommage aux femmes armées et mort aux cons ! Immense tâche.



Ça met en joie de savoir que les petits bitards de Molenbeek se font taper par des filles de la montagne à qui ils ne feront pas peur malgré toutes les horreurs qu'ils diffusent dans le monde.


BONNE ANNÉE 2016
AUX FILLES DE L'INFANTERIE KURDE
REINES DES BATAILLES



 

Clic contact ?

Institut Kurde de Paris
106 Rue Lafayette
75010 Paris


mercredi 31 décembre 2014

Saint-Sylvestre, un seul jour

Les graphomanes de la blogosphère s'échinent à récapituler l'année morte. Ça fait bien et c'est raccord avec les vœux qui normalement se déclenchent au premier de l'an derrière ceux de l'Elysée*. Royal-Artillerie va faire un résumé 360 fois plus ramassé que le standard de la profession. Nous allons ensemble revoir les dernières vingt-quatre heures de l'année. En vrac.

Ce qui m'a frappé vient d'abord de New York. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a mis au panier le protocole palestinien de sortie de crise dont je rappelle les trois points essentiels pour les lecteurs de sous-préfecture : retrait d'Israël des territoires occupés dès l'an prochain, proclamation d'un Etat palestinien dans les frontières internationales de 1967 avec pour capitale Jérusalem-est. Avigdor Lieberman qui est à la diplomatie ce qu'un yéti est au soufflage de verre a jugé aussitôt que « les provocations et les tentatives d'imposer des mesures unilatérales à Israël ne mèneront les Palestiniens nulle part ». Il est le ministre des Affaires étrangères de l'Etat hébreu et oublie que "nulle part", ces messieurs de Ramallah y sont depuis bien trop longtemps pour que ça finisse simplement, surtout avec l'empilage des provocations immobilières des promoteurs juifs en zone arabe ; je zappe le maintien de l'ordre à la schlague rappelant les beaux jours de l'Occupation.
Pousser les gens au désespoir encore et encore se termine parfois mal. La prochaine Intifada accourt et Lieberman ne veut pas la voir, confiant dans les chenilles de ses chars. Si dans la classe politique aux affaires à Tel Aviv il y avait cent shekels de bon sens, on y comprendrait que le monde et l'Occident surtout ont épuisé leurs glandes lacrymales aux malheurs d'Israël. A bon entendeur, salut, et tant pis pour les sourds, YHWH reconnaîtra les siens.

Il tournait un tweet hier soir repris d'une déclaration ancienne du défunt président de Zambie à propos de la Chinafrica : « “We want the Chinese to leave and the old colonial rulers to return. They exploited our natural resources too, but at least they took good care of us. They built schools, taught us their language and brought us the British civilisation… at least Western capitalism has a human face; the Chinese are only out to exploit us.”» (source The Economist-2011).
C'était en 2007, quand Michael Sata, une grande gueule politique alors dans l'opposition, faisait campagne contre le pillage du cuivre organisé par les Chinois qui avaient posé les "rails de l'amitié" pour charger plus facilement.
Là-aussi, il semblerait que les néocolonialistes n'aient pas tiré argument du ressentiment provoqué par leur cupidité pour améliorer leur approche des sociétés africaines. Un reportage hier sur la vanille de Madagascar, tombée dorénavant dans les mains chinoises, était édifiant. Les nouveaux maîtres ont baissé la qualité au bénéfice de la quantité et baissé les salaires aussi pour emporter plus de marge. Ce reportage sera rediffusé sur Public Sénat le dimanche 04/01/2015 à 04h40. Les vieux bwanas leur diraient dans l'oreille qu'il fut un temps où l'on trouvait du casque bleu à fricassée sur les marchés de l'intérieur du continent qu'ils ne le croiraient pas. Et pourtant ! Le chinois c'est moins dur à mastiquer que le suédois !

Nous rentrons tous d'Afghanistan, sauf l'appui-feu aérien de l'US Airforce, et les instructeurs yankees d'une armée nationale qui peine à se mettre en colère contre les pithécanthropes d'un islam revisité par des malades, à moins qu'il soit ainsi dans ses tréfonds, ce qui me saoule aussi ! Il y a des provinces afghanes où le protocole américain de Joe Biden a fonctionné, d'autres non. Ce protocole était de (1) Nettoyer le pays carré par carré, mettre au propre et remettre aux autorités locales entre-temps formées à niveau ; (2) Tuer Ben Laden ; (3) Sécuriser les ogives nucléaires pakistanaises. Rien à dire sur le (3), j'ignore tout comme tous, mais j'observe que l'Armée pakistanaise et l'ISI ont décidé de tuer carrément toute la racaille talibane des FATA après le massacre au collège de Peshawar il y a quinze jours. Incidemment ça va dans le sens de la sûreté des installations. Allah reconnaîtra les siens sans les mélanger.

Ce sera le dernier point du dernier jour : La Lituanie entre dans l'Eurogroupe. Ses fondamentaux sont excellents mais la première raison est bien sûr le renforcement de la sécurité nationale en intégrant totalement l'Occident. Les trois républiques baltes (2 baltes et 1 scandinave en fait) craignent de plus en plus que l'ours russe ne pète les plombs si rien ne va comme il le souhaite et c'est bien ce qui se passe en Russie et autour, Biélorussie, Kazakhstan, AzerbaIdjan ont plus que des réticences sur la façon dont Moscou soutient ses minorités. L'économie russe est gelée sur pied sauf l'inflation, le rouble brûle les doigts, le petit Csar passe pour un abruti et la diplomatie russe a perdu toute crédibilité. Le logiciel archéo-soviétique qui anime la réflexion du Kremlin n'augure rien de bon, et si nous devisons ici tranquillement adossés au fauteuil, à Vilnius, Riga et Tallin on serre les fesses ! Il semblerait quand même que le Pentagone prendra le risque de faire peur à tout le monde si les colonnes russes traversent les pays baltes vers leur enclave de Kaliningrad, oblast ruiné parmi bien d'autres. On peut s'attendre à une revendication de "couloir" comme pour Dantzig ou n'importe quoi d'autre selon les relectures stratégiques du moment. Penser que ce type est soutenu par de nombreux affidés en France me la coupe. Il a dû les impressionner en tuant un tigre saoul à mains nues ou un truc de ce genre !

C'est tout. Si vous lisez ce billet à partir de demain, la coutume m'autorise à vous souhaiter une bonne année. Enfin... on s'est compris.

Notes:
(*) que je me fais un devoir d'ignorer



mardi 1 janvier 2013

Voeux du Piéton du roi




Royal-Artillerie souhaite à ses lecteurs
une meilleure année !
Oubliez pour un jour, qui nous commande,
notre incroissance,
les dettes, les précarités.
Oubliez que vous êtes nés trop tard
en un monde trop vieux !

Gardez l'espérance !


SANTÉ !



Pour finir la nuit quoi de mieux que la légende du slow...
The Famous Blue Raincoat... à fond les basses...



It's four in the morning, the end of December
I'm writing you now just to see if you're better
New York is cold, but I like where I'm living
There's music on Clinton street all through the evening.

I hear that you're building your little house, deep in the desert,
Are you living for nothing now, I hope you're keeping some kind of record.

Yes, and Jane came by with a lock of your hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear
Did you ever go clear ?

Ah, the last time we saw you you looked so much older
Your famous blue raincoat was torn at the shoulder
You'd been to the station to meet every train
And you came home alone without Lili Marlene

And you treated my woman to the love flake of your life
And when she came home she was nobody's wife.

Well I see you there with the rose in your teeth
One more thin gypsy thief
Well I see Jane's awake
She sends her regards. --

And what can I tell you my brother, my killer
What can I possibly say ?
I guess that I miss you, I guess I forgive you
I'm glad you stood in my way.

If you ever come by here, for Jane or for me
Your enemy is sleeping, and a woman is free.

Yes, and thanks, for the trouble you took from her eyes
I thought it was there for good so I never tried.

Ah yes Jane came by with a lock of your hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear --

Sincerely, L. Cohen





lundi 23 janvier 2012

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