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lundi 23 juin 2014

La troisième minute

Troisième minute de l'Union royaliste Bretagne Vendée militaire, ça se corse puisqu'on y vante la décentralisation. Et c'est un gros sujet. Non seulement parce que la monarchie française fut à son apogée centralisatrice mais parce que le parlementarisme provincial croise à quatre-vingt-dix degrés l'antiparlementarisme de référence et renoue avec l'époque des grands féodaux qui ne fut pas partout un succès. Mais les avantages de la décentralisation sont bien là :


S'il est un argument qui plaide en faveur d'une décentralisation (réelle), c'est l'histoire économique de l'Europe qui s'est déroulée sur deux millénaires dans un enchevêtrement de modèles. Le modèle le plus florissant fut à plusieurs époques celui de l'anarchie créatrice de liens productifs sur des territoires peu "étatisés". Le système emblématique fut celui de la Hanse que les jeunes Etats-nations parvinrent à écraser au traité de Westphalie.
La centralisation, tentée à plusieurs reprises par des autocrates, aboutira à la stérilisation de la société. Le royaume de Louis XIV finira dans les embarras financiers et connaîtra une déqualification industrielle que le Colbertisme parviendra à masquer un temps. Sous Louis XV nous ne savions plus fondre nos canons sans produire un énorme rebut.
La décentralisation va de pair avec la réduction a minima de l'Etat afin de provoquer un sursaut de responsabilités individuelles, mouvement anesthésié par le Conseil national de la Résistance en 1945 qui a soviétisé les consciences et le courage commun.

On poursuivra ce micro-billet avec profit en lisant d'un oeil critique et attentif ce bref opuscule de Léonard Liggio, Si l'Europe m'était contée...

lundi 16 juin 2014

Minute seconde

C'est la deuxième minute produite par l'Union royaliste Bretagne Vendée militaire et il en faudra soixante pour être à l'heure. Pourquoi un roi ? De ma vie militante, on ne m'a jamais posé cette question. Raison de plus pour connaître les réponses du Chouan qui s'y colle.


A dire vrai, la première question fut le plus souvent : Qui ?
Ce qui signale par défaut qu'un roi serait possible dans l'esprit de beaucoup, sauf à connaître l'impétrant. On se méfie, c'est normal. N'est-ce pas Jack Lang, né au pays des violons mais agrégé de droit public, qui concédait devant moi qu'un roi lui irait bien pour fermer la pyramide institutionnelle, lequel résoudrait beaucoup de problèmes. Le réglage le plus fin d'un régime politique s'obtient par la monarchie constitutionnelle. Son seul défaut est d'être un régime d'exception pour peuples matures. C'est un autre débat.

mardi 27 mai 2014

Minute !




L'Union royaliste Bretagne Vendée militaire diffuse de courtes vidéos de présentation du monarchisme.
La minute en fait trois ; et Royal-Artillerie la propose au passant.

samedi 26 mai 2012

Richard d'Amphernet


Une rencontre impossible, de celles que l'on garde en tête sans y mettre une date, importante, traverser l'écran, serrer une main et se redire tout ce qu'on a pensé ensemble, avec la certitude que ce moment vous améliorera. Approcher un chevalier, c'est l'être un peu soi-même ou regretter de n'avoir pas fait tous les efforts qu'on aurait dû pour l'être aussi. Trop tard.
Richard d'Amphernet nous a laissés, tels qu'en l'état, inachevés. On tourne en rond.

Vexilla Regis, Amphernet, Union royaliste Bretagne Vendée militaire, ça va ensemble pour promouvoir la cause du roi, par tous moyens utiles sur sa zone d'effort, le grand Ouest. Homme de convictions en recherche continue, il n'aimait pas l'outrance idéologique qui pouvait défaire en quelques heures une année de tissage politique patient ; il n'était pas non plus asservi à l'histoire officielle du mouvement royaliste, et gardait son jugement. L'histoire, il la portait en hochet avec élégance.

Elle commençait pour lui le 29 décembre 1170 quand le primat d'Angleterre fut dépêché ad patres par quatre chevaliers anglo-normands dont un ancêtre d'icelui pour plaire au roi Henri II Plantagenêt, qui poursuivait l'oeuvre de construction de son royaume et se voyait barré par un ami d'enfance, archevêque ayant choisi de faire carrière de saint. Il m'en confiera une certaine indulgence à l'endroit des Plantagenêts qui furent inhumés en France [et dont le projet de royaume maritime valait bien la marche au Rhin des Capétiens si l'on monte un peu l'altitude d'observation (ndlr)].

Peu allégeant, il avait décidé de se ranger au côté du prince qui bougerait pour de vrai. Mais il avait une préférence acquise sur évaluation de l'impétrant et non par discipline. Ceux-là n'ont pas été assez rapides pour bénéficier de la lance d'un pur chouan. Dommage ! Son combat continue à l'URBVM mais ce ne sera plus pareil.


A son épouse, à ses enfants, nos condoléances sincères



R.I.P.



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