jeudi 29 juillet 2021

Summertime - III

canal de Palavas
Si tu es né aux Sources du Lez, tu ne peux qu'aimer cette bluette d'Anthony Dupray tirée du Dorothée Club, À Palavas-les-Flots ; mais si tu préfères quelque chose de plus construit, c'est Julien Doré qu'il te faut :



Que faire à Palavas-les-Flots hormis la plage ? Monter dîner au restaurant Le Phare (château d'eau) à la nuit tombée, après avoir visité le musée Dubout pour acheter un poster (ça, oui !). Prendre l'estran vers la Grande Motte, le matin tôt ou le soir tard, le long des plages du Petit Travers (le pont sur le grau de Carnon est derrière le bassin de plaisance) et celles du Grand Travers, avec cette odeur inoubliable des lis de mer et des roseaux. Ou flâner sur le quai du canal pour lever une allemande ; en saison, il y en a même avec des yeux verts.

Résider à Palavas à l'année est possible ; la ville, établie sur ce site depuis plus de cent ans, offre tous les services utiles ; et quand la mer "ramène" si le vent est tombé, on s'adonne au surfcasting de nuit en crapahutant jusqu'à la pointe d'un épi rocheux, de ceux qui freinent le courant littoral du Rhône. Attention, la mer y tourbillonnant creuse de véritables fosses !

C'est bien aussi d'avoir un chien, qui aime l'eau !

lundi 26 juillet 2021

Le concertina américain autour de la Chine

Wendy Sherman

Wendy Sherman est arrivée de Mongolie hier à Tianjin. Elle est Secrétaire d'Etat adjoint dans l'Administration Biden, soit le numéro 2 de la diplomatie américaine et surtout un conseiller écouté du président. Ses hôtes sont Xie Feng, vice-ministre des Affaires étrangères et son patron Wang Yi qui portera le toast au pot de clôture. Après le fiasco du grand meeting sino-américain du mois de mars à Anchorage, c'est un format ultra-compact pour se dire les quatre vérités entre quat'yeux, qui a été retenu pour maintenir le canal ouvert !

A lire leurs déclarations préalables à la réunion - c'est un rite bien rodé qui s'apparente à la gymnastique de combat - les Chinois ont découvert que le "vieux" démocrate n'allait pas les emmerder pour la galerie sur les droits démocratiques plus que de raison, mais sur des sujets dont son prédécesseur avait fait son menu ! Sont au menu les attaques cybernétiques sourcées au plus près des institutions chinoises, le commerce biaisé, le droit de la mer et peut-être le développement contraint de territoires accueillant les routes de la soie. Mais le Département d'Etat a fait savoir que la rencontre ne visait aucunement à résoudre aucun point de friction, mais à baliser le périmètre d'intérêts et d'inquiétudes des Etats-Unis vis-à-vis de l'effervescence chinoise sur tous les fronts. On peut considérer que ce "cadrage" prépare la rencontre au sommet Biden-Xi qui normalement devrait avoir lieu au G20 de Rome à la fin du mois d'octobre.

Le problème, c'est que Xi Jinping et sa diplomatie ont un agenda gravé dans l'airain que rien ne changera, dans lequel la Chine populaire domine le monde de la tête et des épaules au centenaire de sa proclamation (1948), et ce quoiqu'il en coûte, dirait l'Autre. L'affaire est toute à la gloire de Xi Jinping qui commence à prendre les tics de Kim Jung-un. Si la psychologie politicienne de Joe Biden l'incite à chercher la faille dans la construction de cet hégémon, si le Département d'Etat est enclin à le suivre pour sauver cinq décennies d'investissements diplomatiques en Chine (Nixon 1972), tant le Sénat que les cercles académiques (think tanks et autres penseurs) ont pris en compte l'autisme chinois actuel, qui tranche avec le pragmatisme rusé des gouvernements précédents dont les postes-clés étaient tenus par des Shanghaiens à l'esprit ouvert.

Xie Feng


On attend certes que les responsables chinois se paient de mots lors de cette confrontation rhétorique de Tianjin, mais la démarche américaine est plutôt de les prévenir "qu'on vous l'avait bien dit" dans le futur. La presse officielle chinoise pousse chaque jour à défier les Etats-Unis et le Japon, s'appuyant sur les revendications territoriales historiques, et quand elle en a fini avec la mer de Chine, elle condamne toute entrave mise par l'Occident à l'achèvement de la suprématie chinoise. Ce n'est que l'expression un peu infantile d'un agenda plus ou moins dissimulé. Joe Biden en est conscient. Il espère réunir l'Occident dans une démarche d'alliance globale de confinement de la Chine populaire, en s'appuyant de son côté sur trois organisations déjà en place, ce qui lui évite de construire un nouveau "mur" diplomatique qui serait facilement dénoncé par les Chinois aux Nations Unies. On citera dans l'ordre de promiscuité avec Washington...

- les Five Eyes, dont le petit dernier, la Nouvelle Zélande, a fini par rejoindre le canevas sinophobe des quatre autres : RU, Canada, Australie, USA ;
- l'OTAN qui devrait bloquer toute espérance de contournement par l'Arctique d'une alliance sino-russe en négociation ;
- le QUAD qui cherche à conserver une suprématie navale dans l'Océan indien et le Pacifique nord occidental (Inde, Japon, Australie, USA).

Ceci ressemble à un encerclement de l'empire revenu. A juste titre, les autorités chinoises le dénoncent. Peuvent-elles faire plus ? C'est ce que nous verrons en deuxième semaine.


barbelé concertina

samedi 24 juillet 2021

Summertime - II

Si en vacances on sort des rails, voici donc pour changer, le rappeur original MC Hammer dans un de ses premiers tubes (1990).
Le bonhomme fut un phénomène sur la planète Djeun, terriblement commercial mais parfaitement... au point !



You can't touch this/You can't touch this/You can't touch this/You can't touch this

My, my, my, my music hits me so hard
Makes me say "Oh my Lord"
Thank you for blessin'me
With a mind to rhyme and two hype feet
It feels good, when you know you're down
A super dope homeboy from the Oaktown
And I'm known as such
And this is a beat, uh, you can't touch

I told you homeboy (u can't touch this)
Yeah, that's how we livin' and ya know (u can't touch this)
Look in my eyes, man (u can't touch this)
Yo, let me bust the funky lyrics (u can't touch this)

Fresh new kicks, and pants
You gotta like that, now you know you wanna dance
So move outta yo seat
And get a fly girl and catch this beat
While it's rollin', hold on !
Pump a little bit and let'em know it's goin'on
Like that, like that
Cold on a mission, so fall on back
Let'em know that you're too much
And this is a beat, uh, they can't touch

Yo, I told you (u can't touch this)
Why you standin' there, man ? (u can't touch this)
Yo, sound the bell, school's in, sucka (u can't touch this)

Give me a song, or rhythm
Makin'em sweat, that's what I'm givin'em
Now, they know< br /> You talkin'bout the Hammer, you're talkin'bout a show
That's hyped, and tight
Singers are sweatin', so pass them a wipe
Or a tape, to learn
What's it gonna take in the 90's to burn
The charts ? Legit
Either work hard or you might as well quit

That's word because you know (u can't touch this)(u can't touch this)
Break it down!

Stop, Hammer time !

Go with the flow, it is said
That if you can't groove to this then you probably are dead
So wave yo hands in the air
Bust a few moves, run your fingers through your hair
This is it, for a winner
Dance to this and you're gonna get thinner
Move, slide your rump
Just for a minute let's all do the bump
(Bump, bump, bump)

Yeah (u can't touch this)
Look, man (u can't touch this)
You better get hype, boy, because you know you can't (u can't touch this)
Ring the bell, school's back in
Break it down !

Stop, Hammer time !

You can't touch this/You can't touch this/You can't touch this/You can't touch this< br /> Break it down !

Stop, Hammer time !

Every time you see me, the Hammer's just so hyped
I'm dope on the floor and I'm magic on the mic
Now why would I ever stop doin' this ?
With others makin' records that just don't hit
I've toured around the world, from London to the Bay
It's "Hammer!" "Go Hammer!" "MC Hammer!" Yo Hammer!"
And the rest can go and play
You can't touch this

You can't touch this/You can't touch this/Yeah (You can't touch this)
I told you (Can't touch this)
Too hot (Can't touch this)
Yo, we outta here (Can't touch this)

Au départ, MC Hammer, Stanley K. Burrell pour les Impôts, est un rappeur-garage dans un autre métier que les geeks-garage comme Bill Gates. Le rêve américain en fera une star internationale. La tête sur les épaules, il ne sera jamais exploité par le showbiz, ce sera même l'inverse. Plus sur la Wikipedia ! Dans un autre style de rap, c'est par ici toujours au top : Have You Seen Her ? Vous allez aimer !

jeudi 22 juillet 2021

AVIS DE RETRAIT

A compter de la St Victor, le Piéton du roi se retire du réseau Twitter qui, en France du moins, est devenu une machine à shitstorm grand débit, modèle Pro ! Sans doute est-ce la politique hésitante du gouvernement face à la pandémie de coronavirus chinois qui a déchaîné les passions les plus déraisonnables jusque chez des gens que j'estimais et qui ont été littéralement bouffés par la dispute nationale. Sans mettre en cause l'administration du site qui vidange en continu, le galop bride abattue de la connerie majuscule révèle la fragilité intellectuelle de citoyens pensants, à rosette parfois, nous donnant le plus parfait exemple de la Démocratie représentative en action.

Du côté des "gens", le concept du "peuple souverain" induit-il la souveraineté individuelle et portative de chacun ? A quoi sert donc un permis de conduire ? Quid de la retraite par répartition ? J'en ai douze autres, jusqu'au permis de chasse !

Que dire de l'addiction à répondre ou informer le monde de ses émois et commentaires ? S'y ajoute le peu d'intérêt suscité par ma prose avisée - moins de cinq cents abonnés - qui signale un grave défaut d'axe de ma part, exception faite de la tauromachie, capable de déclencher la fureur des anglaises en gradins.
Un soulagement, une libération !

Catoneo, le 21 juillet 2021

dimanche 18 juillet 2021

Summertime - I

Commence aujourd'hui la séquence d'été.
Il y aura de tout, et tous vivants cette fois.
Latin hits first.
L'ouvrir par Jennifer Lopez, chanteuse catholique assumée, est de bon augure pour la suite.
Enjoy ! Bonnes vacances !



Bim-bom, bara-bara Bom, bara-bara Bom, bara-bara Ella vive la vida como un tango Pero ahora quiere fuego entre sus labio' Él no merece tenerla en sus brazos Ella lo sabe, ella lo sabe Ahora le toca a ella Tomarse la botella Y salirse a divertir And it goes like this 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso Cambia el paso Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Su vida está mejor ahora sin él Sabe que su' cadera' no le fallan No necesita a nadie pa' estar bien Ella no fa-, ella no falla Baile, tú quiere' baile Yo 'toy pa' darle así como ves Ahora me hacen fila con mis amigas Matando la liga así como ves, eh Ahora le toca a ella Tomarse la botella Y salirse a divertir And it goes like this 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso Cambia el paso Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Soltera Se queda Ahora se come El que ella quiera Soltera Se queda Ahora se come El que ella quiera (Ra-Rauw) Lo dejó porque no se dejó Se puso pa' la vuelta, ahora fue que apretó Ella está deliciosa Mami, tú ere' otra cosa La pinta que lleva e' costosa Yo no tengo miedo y tú ere' peligrosa Anda en la' misma' que yo No está puesta pa' la' relacione' En la disco lo prendió Que le digan algo sin cojone' Con la nota se elevó Jugamo' el mismo juego Le mentiste y no te quedó Rompiste lo' código' y ya te olvidó 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance 1, 2, 3, avanza Left, right, left, avanza One, two, step, avanza All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso Cambia el paso Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso (Cambia el paso) Cambia el paso All she wanna do is just dance, dance, dance, dance Ra-Rauw Rauw Alejandro J. Lo, oh Oh, yeah Oh, yeah All she wanna do is just dance, dance, dance, dance


Jennifer Lopez, de son vrai nom, Jennifer Lopez, est née dans le Bronx il n'y a pas si longtemps que ça, à croire ce que nous dévoile l'enveloppe charnelle qui emprisonne une âme de feu et un timbre de voix, limite vulgaire, à faire bander tous les chicos de la Frontière.
Fille des institutions catholiques newyorkaises, elle se dévouera au plus grand nombre de cinéphiles dans des rôles appréciés, dont Selena* qui déclencha l'émeute !
Plus sur la Wikipedia avec modération.


chiffre de Jennifer Lopez


Nota *: Selena Quintanilla-Pérez (1971-1995) fut une chanteuse prodige de la musique Tex-Mex très prisée au Texas, qui fut abattue à 24 ans à Corpus Christi par la co-gérante de sa chaîne de boutiques de mode. Le 16 avril, jour de sa naissance, est le Selena Day au Texas. Cadeau !

mardi 13 juillet 2021

14 Juillet

68°RAA
68è Régiment d'Artillerie d'Afrique (camp de la Valbonne)

Il y a soixante ans que la République française s'est retirée d'Afrique et défileront demain sur les Champs Elysées des troupes qui en reviennent ! On peut faire des pages d'analyse et la synthèse tiersmondaine qui va bien, nous accusant de tous leurs maux, mais il n'en demeure pas moins que le continent noir reste tributaire des autres continents... en tout ! N'ayant pas l'outrecuidance de proposer la réforme totale des nations le composant - sauf peut-être à le couvrir de bureaux du planning familial - nous évoquerons en toute fulgurance ce temps béni des colonies où dispensaires, écoles primaires, villages propres, ponts et chemins carrossables, vie en sûreté étaient choses ordinaires comme certains anciens combattants le racontent à voix basse à leurs petits-enfants médusés. Comme l'avait écrit Henri Guaino dans le Discours de Dakar : « [...] Le défi de l'Afrique, c'est d'entrer davantage dans l'Histoire, c'est de puiser en elle l'énergie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propre histoire. Le problème de l'Afrique, c'est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l'éternel retour, c'est de prendre conscience que l'âge d'or qu'elle ne cesse de regretter ne reviendra pas pour la raison qu'il n'a jamais existé. Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. Le problème de l'Afrique, c'est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter. Le problème de l'Afrique, ce n'est pas de s'inventer un passé plus ou moins mythique pour s'aider à supporter le présent mais de s'inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres [...] » (Nicolas Sarkozy - 26 juillet 2007 - Université Cheikh-Anta-Diop)

Nous pourrions faire dix pages là-dessus si nous étions moins fatigués de l'éternelle décolonisation, mais ce n'est plus Notre Histoire. En ce jour de fête nationale qui est devenue au fil du temps la fête de nos armées, nous allons nous séparer sur un chant de tradition des armées du roi de 1750, la Marche du Royal Soissonnais, qui pourrait passer pour une œuvre de recrutement dissimulé (les paroles sont au-dessous) :


Je veux qu'au bout d'une campagne
Te voir déjà joli garçon
Des héros que l'on accompagne
On saisit l'air, on prend le ton
Des ennemis ainsi que des belles
On est vainqueur
En s'imitant
Et r'li
Et r'lan
On prend d'assaut les citadelles
Relantanplan tambour battant

Brave garçon que l'honneur mène
Prenez parti dan'Orléans
Not'colonel grand capitaine
Est le patron des bons vivants
Dame il fallait le voir en plaine
Où le danger
Etait l'plus grand
Et r'li
Et r'lan
Lui seul en vaut une douzaine
Relantanplan tambour battant

Nos officiers dans la bataille
sont pêle-mêle avec nous tous
Il n'en est pas qui ne nous vaille
Et les premiers ils sont aux coups
Un général, fut-il un prince
Les grenadiers
Se mettent au rang
Et r'li
Et r'lan
Fond sur l'ennemi et vous les rincent
Relantanplan tambour battant

Vaillant et fier sans arrogance
Et respecté des ennemis
Brutal pour qui fait résistance
Honnête à ceux qui sont soumis
Servir le Roi, servir les dames
Voilà l'esprit
Du régiment
Et r'li
Et r'lan
Nos grenadiers sont bonnes lames
Relantanplan tambour battant

Viens vite prendre la cocarde
Du régiment quand tu seras
Avec respect j'veux qu'on t'regarde
Le prince est chef et z'on les bras
Par le courage on se ressemble
J'on même coeur
Et sentiment
Et r'li
Et r'lan
Droit à l'honneur j'allons ensemble
Relantanplan tambour battant

lundi 12 juillet 2021

Autre richesse de Taïwan

Madame Tsaï Ing-wen, présidente de la République de Chine (Taïwan-ROC), s'est empressée il y a quelques jours de souhaiter bon anniversaire...... au dalaï lama !

Tsai Ingwen et le dalaï lama
Wishing a very happy 86th birthday to His Holiness the @DalaiLama. Thank you for teaching us the importance of coming together to help one another through this pandemic. — 蔡英文 Tsai Ing-wen (@iingwen) July 6, 2021
.
Il va sans dire que l'outrage n'est pas passé inaperçu de la clique communiste à Pékin. Mais que voulez-vous, l'occasion pour elle était trop belle de faire enrager l'empire avant qu'il ne l'attaque ! Les dirigeants du Parti communiste chinois ne peuvent pas comprendre que les Taïwanais puissent refuser le bonheur total qu'il leur apportera, quoiqu'il leur en coûte ! Ça les rend positivement malades, et l'envie est grande de tenter une destruction de l'île rebelle pour calmer l'hubris impérial de Xi Jinping le Bienfaiteur.
Pékin ne voit pas que le concept irréfragable et obligatoire d'une seule Chine a pris du plomb dans l'aile dans les chancelleries du monde libre, certains se souvenant mais un peu tard que la Chine populaire n'a jamais gouverné ce territoire, pas plus qu'elle n'en a hérité de la République de Chine, laquelle est continuée à Taïpeh. Tibet, Xinkiang, Hong Kong et maintenant Mongolie intérieure, avant d'avoir terminé le flicage total du territoire jusqu'au dernier bourg perdu, sont autant de dragées Fuca pour se purger de la réunification. Qui aurait envie d'entrer en pareil empire ?

Comme nous nous y étions engagé, voici une autre richesse de Taïwan, Tsai Chin, dans un grand classique de la Mandopop.

Tsai Chin
Elle est née à Kaohsiung en 1957 et fut repérée très tôt pour sa tessiture et sa présence sur scène. C'est une chanteuse, catholique à ses heures, qui a tourné dans toutes les communautés chinoises d'Asie et Canada. Ye Lai Xiang fut composée en 1944 à Shanghaï par Li Jinguang (1907-1993) au cours d'une nuit saturée d'un parfum de tubérose qui poussait sous sa fenêtre. Ce morceau est emblématique du style de musique chinoise pré-communiste qui incorpore le rythme occidental, ici celui de la rumba. Mais l'histoire est bien plus que l'odeur entétante de la tubérose. Elle rejoint celle de Lili Marlene, sauf que les soldats allemands sont ici japonais. La chanteuse en vogue d'alors était une belle actrice née de colons japonais en Mandchourie chinoise du nom de Yamaguchi Yoshiko qui, sous le nom de théâtre Li Hsiang-lan (李香蘭), tournait dans des films de la propagande nippone à destination du public chinois. Arrêtée au lendemain de la capitulation pour trahison (ses origines japonaises avaient été dissimulées par les producteurs de cinéma), elle évita sa condamnation à mort grâce à un ami qui produisit son certificat de naissance en japonais. Elle put émigrer et continua sa carrière au Japon où elle épousa un diplomate, puis s'impliqua dans la reconnaissance par l'Etat nippon des malheurs endurés par les femmes de confort des pays conquis. Elle mourut en 2014 à 94 ans. La chanson a donc sa part d'ombre et sent le soufre plus que la tubérose. Vous pouvez l'écouter comme elle arrivait dans le poste de radio de l'infanterie impériale en cliquant ici et dans les fumeries de la concession française de Shanghaï en cliquant là. Sacré voix, Mlle Yamaguchi ! Mais dans un registre différent, l'interprétation de Tsai Chin est plus envoutante.


Senteur de tubérose dans la nuit

Na nan feng chui lai qing liang
Na ye ying ti sheng qi chuang
Yue xia de hua er dou ru meng
Zhi you na ye lai xiang tu lu zhe fen fang

Wo ai zhe ye se mang mang
Ye ai zhe ye ying ge chang
Geng ai na hua yi ban de meng
Yong bao zhe ye lai xiang
Wen zhe ye lai xiang

Ye lai xiang, wo wei ni ge chang
Ye lai xiang, wo wei ni si liang
Ah ah ah... Wo wei ni ge chang
Wo wei ni si liang

Wo ai zhe ye se mang mang
Ye ai zhe ye ying ge chang
Geng ai na hua yi ban de meng
Yong bao zhe ye lai xiang
Wen zhe ye lai xiang

Wo ai zhe ye se mang mang
Ye ai zhe ye ying ge chang
Geng ai na hua yi ban de meng
Yong bao zhe ye lai xiang
Wen zhe ye lai xiang

Yue lai xiang ! Yue lai xiang ! Yue lai xiang !

On peut traduire l'entame ainsi :
La brise fraîche du sud gentiment souffle la nuit
La voix des rossignols appelle le matin
Les fleurs endormies se reposent sous la lune
..................


Voilà pour aujourd'hui. Ne cessons de penser à ce peuple formosan aimable, pacifique, auto-suffisant et travailleur qui n'a que faire du "bonheur communiste" ; et à l'occasion, apportons-lui notre soutien.

samedi 10 juillet 2021

WTF in Afghanistan ?

montagnes de Baghlan

Contrairement à Trump qui aurait été bien incapable de situer l'Afghanistan sur une carte muette, Joe Biden connaît bien le dossier, puisqu'il fut missionné par Barack Obama pour expliquer aux autorités locales et à l'état-major déporté sur le théâtre d'opérations les buts recherchés par la politique du président américain. De mémoire, il s'agissait de reprendre une par une aux insurgés les provinces capturées pour les mettre en sûreté, y appliquer les recettes classiques de développement (on en parlera une autre fois) et transférer la province rénovée aux autorités locales dont on formait en même temps l'administration et l'armée. En conférence à Kaboul au cercle militaire il avait ajouté un quatrième objectif : sécuriser les ogives nucléaires pakistanaises (je crois l'avoir déjà dit sur ce blogue).

Comme souvent l'intuition de Donald Trump était juste quand il avait amorcé les discussions à Doha avec les chefs talibans pour faire rentrer les boys au pays, mais Joe Biden, qui avait les données d'analyse parvenant aux mêmes conclusions, n'a pas succombé à la tentation de passer l'éponge sur le tableau noir de l'administration précédente. A mon niveau entomologique, j'ignore ces conclusions déterminantes, mais quelques vérités sont à nouveau d'actualité.

D'abord les Talibans sont des insurgés locaux. Soutenir que le retrait américain va donner de l'espace aux groupes terroristes internationaux, comme le dit le général Petraeus, ancien commandant en chef à Kaboul, est certes fondé sur l'histoire des années 2000 où l'on a vu une coalition de gouvernement des Talibans afghans et des Arabes d'al Qaïda diriger le pays d'une main de fer ici et propager du terrorisme à l'extérieur. Mais on oublie que Mollah Omar était contre les opérations extérieures d'al Qaïda qui risquaient de mettre en péril la gouvernance islamique retrouvée en Afghanistan après la République communiste matérialiste. Il avait vu juste. Il est à parier que les chefs talibans actuels ne referont pas la même erreur, et si al Qaïda a disparu de l'épure, dès qu'ils auront les choses en main, ils ne laisseront pas d'espace à son remplaçant, l'Etat islamique (Daech). Les attaques suicides de ce dernier sont régulièrement dénoncées par les Talibans, si on veut bien s'informer aux sources (TOLOnews par exemple). On peut raisonnablement penser que les Talibans deviendront l'ennemi mortel de l'Etat islamique dont ils purgeront le pays avec l'aide des seigneurs de guerre de chaque district. Notons en passant qu'aucun des deux voisins impliqués que sont le Pakistan et l'Iran n'a intérêt à laisser suppurer l'abcès de l'Etat islamique à ses frontières. Il faudra opérer sans anesthésie ! On me dit dans l'oreillette que les Talibans ont pris langue avec le commandement de la base militaire chinoise de Mourghab, qui jouxte le corridor de Wakhan, pour échanger des assurances et ouvrir une collaboration sino-afghane dans le futur. J'ignore la réponse chinoise.

Dans son discours de dépôt de bilan, Joe Biden acte l'échec de l'expédition en termes simples, acceptant l'idée que construire une nation afghane ait été une chimère. On peut lire ce texte en cliquant ici. Cette nation n'a jamais existé auparavant. Qu'est-ce donc ce pays ? Le massif de l'Hindou Kouch fut de tous temps le refuge des nations proscrites ailleurs à divers motifs, qui ont appris à s'y défendre contre tout empiettement du voisin comme de l'étranger lointain, et ce depuis Alexandre le Grand. Le pays est gouverné au sol par des seigneurs de guerre, véritables chefs de clans, disposés comme un puzzle sur tout le territoire : quatre cents districts aujourd'hui ! Si l'ethnie majoritaire est celle des aryens pachtounes qui ne se laisseront commander par quiconque non issu de leurs rangs, il y en a bien d'autres, Tadjiks persanophones, Ouzbeks turcophones, Hazaras chiites, Baloutches du sud, nomades aïmaks, Nouristanis etc... En temps de paix, ils se détestent, en temps de guerre, ils se coalisent. Le défi pour les voisins est que ces ethnies débordent chez eux, surtout à l'est dans les fameuses FATAs pakistanaises.
 
Deux choses encore, il y eut sous l'empire de nécessité plusieurs tentatives de féodaliser l'espace (architecture "foi et hommage") en fermant la pointe de pyramide par un roi. Mais l'anarchie fondamentale a toujours repris le dessus et les affaires quand le danger s'éloignait. C'est dommage car un royaume d'Afghanistan convenablement géré était l'unique moyen de stabiliser l'espace et d'en faire progresser les moeurs et l'économie. La période constitutionnelle (1964-1973) du roi Zaher Shah en avait apporté la preuve, jusqu'à ce qu'un cousin décide que les réformes allaient trop loin.

Afghane
Belle Afghane tradi


L'autre point est cette distance civilisationnelle qui s'est instaurée entre les grandes villes et les bourgs, avec la réoccidentalisation des populations urbaines retrouvant des libertés qu'elles croyaient disparues pour toujours depuis le retrait des Russes ; particulièrement les femmes qui avaient le souvenir d'une vie normale au temps jadis, mais aussi les jeunes filles dévorant à satiété le plaisir de jouer au foot ou de pratiquer la boxe ! Outre l'accès à l'instruction bien sûr...
Comme toujours ce sont ces populations urbaines qui craignent le plus le retour des intégristes puisqu'elles sont coupables d'avoir dérivé.

Finissons par l'armée "nationale" afghane. On voit bien le défi de construire une armée afghane sur le puzzle des clans. Elle ne peut prospérer que sur le logiciel national des chefs de guerre en transformant les commandants de bataillons en chefs claniques et les commandants de brigade en seigneurs. De leur côté, les seigneurs de guerre sont en train de s'armer et convoquent le ban et l'arrière-ban du clan pour ne pas laisser aux Talibans les fruits de la "libération". Reste que si l'ANA est en capacité de résister à une invasion étrangère, elle sera quand même minée par le déclenchement d'une guerre civile, sauf si le commandement régulier s'impose par les armes sur l'Afghanistan utile ! Il semblerait que l'état-major de l'ANA, bien équipée, soit relativement confiant, malgré le débandage de troupes en périphérie, qui avaient signé pour la solde mais pas pour la mort.

Même si l'environnement et les conditions d'engagement sont différents, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec notre OPEX Takouba au milieu du chaos ethnique sahélien. Sans doute Emmanuel Macron y pense-t-il plus souvent qu'il ne se rase le matin devant la glace.

dimanche 4 juillet 2021

« Perdre la Terre »...

... c'est le titre d'un petit bouquin* qui fait la démonstration que le problème du réchauffement planétaire par excès du dioxyde de carbone était mieux compris qu'aujourd'hui et déjà tranché sans débat possible, il y a quarante ans ! L'auteur, un journaliste de fond (comme les coureurs éponymes), prouve que nous aurions pu alors sauver le monde. Rien n'a été fait depuis ou si peu, sauf à saisir l'alibi des productions d'énergies alternatives renouvelables pour réconforter l'électeur, car il s'agit d'abord de lui. Outre la narration des épisodes alternant l'enthousiasme et le dépit, le livre n'évite pas les sujets qui dérangent, au premier chef desquels se trouve la question qui tue : "les êtres humains, confrontés à ce péril existentiel, ont-ils envie de l'empêcher ?". Il semblerait qu'à l'image des élus à durée déterminée, les peuples privilégient l'amélioration de leur sort immédiat au destin promis par les Cassandre. L'autre problème insoluble est le scepticisme de certains scientifiques qui, à des motifs personnels ou académiques, refusent les conclusions où aboutissent de longs et patients travaux de spécialistes, et le font savoir. Que les gens du commun soient sceptiques est dans la nature humaine, mais qu'on en trouve dans le corps scientifique a de quoi étonner. Un des cas-types français est Claude Allègre, médaille d'or du CNRS, qui, avec un entêtement digne d'un platiste, doute ouvertement du facteur anthropique dans le réchauffement de la planète, faisant mine d'ignorer que, si la sus-dite s'en sortira très bien, ce sera sans l'espèce humaine qui n'y était bien sûr pour rien. Dans le Rapport Charney (1979) qui établit les faits et les causes, il est dit que lorsque la concentration de CO2 dans l'atmosphère aura doublé (par rapport au taux prévalant à l'époque pré-industrielle), le monde se réchauffera de 3°C. Or la dernière fois que la planète avait été plus chaude de 3°C c'était au temps du Pliocène, il y a trois millions d'années : des hêtres poussaient en antarctique, des chevaux gambadaient sur les plages septentrionales du Canada et le niveau général des océans était plus haut de vingt-quatre mètres par rapport à aujourd'hui. On gardera pour plus tard les ouragans de froid, de chaleur, de boue et de pluies. Et 50°C à Vancouver fin juin 2021, ça me parle !

L'autre frein à l'action pendant ces quarante années perdues fut la dispute sur le constat d'évidences. La température actuelle monte-t-elle régulièrement ? De combien de centimètres s'élèvent les océans cette année ? Les intempéries monstrueuses n'ont-elles jamais existé dans le passé ? etc... A quoi les scientifiques répondent qu'attendre des preuves plus solides confirmant les calculs du réchauffement planétaire est inutile : quand les signaux inquiétants émergeront du bruit ambiant, cela voudra dire tout simplement qu'il est trop tard pour agir. Ce sont les signes avant-coureurs qu'il faudrait traquer, si on cherchait encore à comprendre ce qui est déjà compris ! Attendre l'évidence c'est déjà connaître sa mort !

une vraie sirène


Nous nous sommes attaqué plus souvent aux symptômes du cancer climatique qu'à la cause d'icelui, la surproduction de dioxyde de carbone. En fait les décideurs ont été forcés d'entrer dans une vraie tragédie de théâtre avec ses héros, ses victimes, ses méchants et les cons. Et tout l'art politique a consisté à gérer la partition afin d'aboutir à...... une réélection. Le cas emblématique fut celui de Georges Bush (père) qui a fait une campagne écologique poussée pour se laisser déborder par d'autres priorités une fois élu à la Maison Blanche. La grande affaire du mandat fut la première guerre d'Irak et le sauvetage des monarchies productrices de carburant fossile sur le Golfe persique. Il n'en fut pas pour autant réélu. Le bouquin se cantonne aux Etats-Unis et à ses luttes politiques parce que c'est le pays qui peut (encore) décider d'inverser la poussée vers la catastrophe et qui sera suivi. Mais nos élites politiques européennes ne sont pas en reste en matière de reniements électoraux voire d'obsessions contreproductives comme celles des écologistes radicaux complètement bloqués sur le combat anti-nucléaire. L'énergie atomique ne pose qu'un problème de souveraineté - l'approvisionnement en minerai d'uranium - jusqu'à ce qu'on industrialise la fusion nucléaire sans faire sauter la moitié du pays. Mais ces fondamentalistes n'en peuvent démordre, tant ils ont défilé, marché, bloqué des trains, envahi les dômes des centrales et braillé plus souvent qu'à leur tour la haine de l'atome... Impossible pour eux d'accepter cette évidence que les centrales nucléaires ne rejettent que de la vapeur d'eau et que les déchets de combustion sont parfaitement gérables. Dans un entretien intéressant chez Apolline de Malherbe récemment, Nicolas Hulot se déclarait hostile au nucléaire sans en énoncer le moindre motif, comme s'il s'agissait des pluies acides ou de la famine des éthiopiens. C'est pour lui un fait acquis, alors que bien des pays industriels anciens et nouveaux relancent la production nucléaire pour sa neutralité carbone imbattable. On soupçonne qu'il vise plus généralement l'industrie, elle-même consommatrice d'électricité, et que l'on bridera en lui coupant les vivres. Mais il termine sur une note très juste : les gouvernements auraient-ils assimilé le défi écologique qu'il n'y aurait plus de partis écologistes dans le paysage.

A la fin de cette longue dérive de quarante années d'inaction, la prise de conscience des peuples et chez eux des jeunes surtout, renouvelle la promesse d'une fraternité mondiale que la classe politique est incapable d'assumer. Dans la bouche des politiques impuissants et braqués sur leur carrière, les idéaux d'égalité, fraternité et de liberté qui sous-tendent la démocratie, font rire. Le bouquet final fut l'irruption de Donald Trump qui a relancé le charbon chez lui ! Deux ans plus tard, c'était une autre irruption sur la scène médiatique, celle de Greta Thunberg, signifiant, pour qui veut le voir, que la main passe du politique au peuple. Désormais les décideurs seront acculés par la rue, le désordre voire l'émeute, à modifier le paradigme productif de nos sociétés et in fine nos modes de vie. Sûr que l'affaire en excitera plus d'un, incapable de tenir la barre sur ce qui jusqu'à aujourd'hui était l'essentiel de leur mission, l'Etat régalien ! Fini donc mon rêve de coupé V8 Mercedes accolé à la meilleure boîte 7G-Tronic que le monde ait connue, je dois rouler en plug-in hybride sans couple ni c....les, avec sa boîte hurlante qui mouline en côte, parce qu'elle ne consomme rien et ne crache rien, sauf mon plaisir de rouler, ce qui va devenir un crime !

En conclusion, ce livre intéressant, bien écrit ou du moins traduit dans une langue française très fluide, sans jargonnage ni cuistrerie sciencepiste, dénonce l'incurie de l'espèce humaine quant à son destin. Est-ce nouveau ? Mais, très américain, l'auteur reste sur les rails de la démocratie représentative occidentale sans oser y voir une des causes de cette coupable inaction. La politique comme souci, disait Boutang, ne peut s'épanouir dans la course incessante au pouvoir. Il y faut du temps, pour la réflexion, la décision et la mise en œuvre, séquences dévorées par l'ambition de se maintenir aussi longtemps que possible près de Dieu-le-peuple, avec le résultat que nous voyons dans tous les compartiments de notre vie sociale : gabegie généralisée, corruption, privilèges et déficits partout ! Faut-il redire qu'une monarchie active est mieux à même de saisir les enjeux à moyen terme, et d'y répondre en programmant des réponses fondées sur l'expertise, que ces républiques aux mandats éphémères tiraillées par tous les démons de l'âme humaine, le gouvernement par contrainte n'étant pas le moindre ? Nous assisterons à la liquéfaction des démocraties occidentales avant même que l'espèce humaine ne soit noyée par la fonte des glaces ! J'en fais le pari !


Note : * Losing Earth de Nathaniel Rich, traduit par D. Fauquemberg pour le Seuil, Paris 1919, poche 240p.

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