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dimanche 7 octobre 2012

Dieu et le Soleil

la Vénus d'Arles

Les visiteurs du château de Versailles pourraient s'étonner que l'écrin de la monarchie très chrétienne à l'apogée de sa gloire ait été dispensé de tout signe ou évocation catholique, à l'exception tardive et mesurée de la Chapelle royale, heureusement préservée de niches à saint.
C'est la mythologie de l'ancien monde classique qui présidera aux fastes du nouveau, et tant les dieux que les savants d'antan habiteront avec le roi, lui-même Soleil.
Elevant les mortels vers leur gloire, Apollon, Diane, Bacchus, Jupiter, Mercure, Junon et tant d'autres... regarderont nymphes et faunes de leur propre monde quand façades et vestibules s'orneront de bustes impériaux romains.
Où sont les Pères de l'Eglise et tous les saints du jeune monde, où sont les docteurs Augustin et Thomas d'Aquin qui enterrèrent définitivement le paganisme ? Nulle part. Dans nos coeurs, répondrait la chaisière de la chapelle, s'il y en avait une. Une croix sur le dôme, une allégorie sulpicienne sur la voûte intérieure, il suffit, semble-t-on avoir dit. Pourtant les rois étaient croyants. C'est à creuser (voir ci-dessous).


Du 13 novembre prochain au 17 mars 2013 se tiendra une fabuleuse exposition au Château : Versailles et l'Antique. Dans ce qui voulut être la Nouvelle Rome, plus de deux cents objets seront rapatriés des plus grandes collections françaises, faisant revivre pour quelques semaines l'ambiance des lieux avant le grand démantèlement de la Révolution. Le pouvoir se voulait l'avatar moderne de l'imperium classique, il est curieux de voir combien cette "antiquisation" de l'espace politique avait marqué les moeurs depuis la Renaissance jusqu'aux délires héroïques d'un Robespierre complètement déjanté à la Fête de l'Être suprême (1794).


Les adhérents de l'association Lys de France auront le privilège de deux préparations enrichissantes à cette exposition sous la forme d'une visite au château guidée par M. Alexandre Maral lui-même, premier conservateur, sur le thème de la Chapelle royale - Versailles secret, le dimanche 14 octobre ; et d'une conférence aux Missions étrangères de Paris le jeudi 18 sur le thème de Louis XIV et Dieu. Il suffit de s'inscrire auprès de l'association dès maintenant ci-dessous:



LYS DE FRANCE
BP 80 434
75327 Paris Cedex 07
EMAIL : contact@lys-de-france.org

La visite guidée du 14 à 25€ (22€ pour les adhérents)
La conférence du 18 à 7€
(entrée libre à 5€ pour les adhérents)






samedi 19 novembre 2011

Samedi dansant à l'abbaye

C'est à Chaalis que le 10 décembre 2011 l'association Lys de France organise son bal annuel de la Saint-Nicolas, un des évènements les plus courus dans la sphère royaliste.


C'est un "rallye" de qualité où l'on se fait des relations en passant une excellente soirée. Demandez le programme :

18 h 30 : Cocktail-vernissage des œuvres "Saint-Nicolas" de Jean-Paul Marchal, maître imagier d’Epinal.

19 h 30 : Dîner

22 h : Ouverture du bal

Minuit : Arrivée de « Saint Nicolas et sa bourrique »

Animations : Florence GUILMAULT (artiste lyrique) / Francis MARTINEZ (chanteur)

Code bal : Robe longue - Uniforme - Smoking
(Une pièce d'identité sera demandée à l’entrée)


Prévente jusqu’au 6 décembre 2011 : 65€ (adhérent Lys-de-France : 60€)
Après le 6 décembre : 75€ (adhérent : 70€)

Pour y aller. Soit votre propre carrosse, soit celui de l'association au départ de la Concorde (25€ aller-retour). Voir le plan ci-dessous :


Pour payer et s'informer une seule adresse :

Lys de France
BP 80 434
75327 Paris Cedex 07
Courriel : contact@lys-de-france.org




Mais auparavant il serait dommage de passer à côté d'un colloque d'histoire fort attrayant :


L'Institut de la Maison de Bourbon présentera Clovis, aux origines de la France, le 26 novembre au lycée Saint-Sulpice, 68 rue d'Assas Paris 6ème.
C'est après la pause de l'après-midi qu'on nous promet le plus intéressant :

16h00 :
"Les institutions publiques du royaume mérovingien", par le Professeur Franck Bouscau, Université de Rennes.
17h00 :
 "Le roi-prêtre ou la naissance du principe de légitimité du Vème au Xème siècle", par le Professeur Michel Rouche, Université de Paris-Sorbonne.
17h45 :
Questions - Réponses.
18h00 :
Clôture

Le programme complet est publié sur le site de l'IMB.

Téléchargez le bulletin d'inscription (réponse souhaitée avant le 21 novembre 2011).
Renseignements : IMB - 81, avenue de la Bourdonnais Paris 7ème - Tél : 01 45 50 20 70

dimanche 28 août 2011

5° Route Royale (post enrichi)

La Route Royale 2011 va à Chartres dimanche 11. Par la visite du «Séminaire des Barbelés» et par l'exaltation du souvenir de l'abbé Franz Stock, cette manifestation célèbre à sa façon l'amitié active franco-allemande, au moment où nos deux pays marchent de conserve vers le sauvetage du vieux Frankreich. Puisse les prières y concourir tant nous sommes mal en point.
Si l'on veut bien arrêter une seconde le tourne-manège de l'actualité télescopée, on s'apercevra que la procédure initiée récemment entre Paris et Berlin pour que la France devienne enfin un pays sérieux est la première action concrète conjuguée depuis des lustres, depuis le projet de Communauté européenne de défense¹ de 1952, hélas torpillé par les vainqueurs de la Libération domestique. Tous les accords obtenus depuis la Seconde Guerre Mondiale entre la France et l'Allemagne furent des échanges de bons procédés sauvegardant ou privilégiant des avantages respectifs de domaines différents. Par exemple le Marché commun équilibrait les nouveaux débouchés industriels allemands par la politique agricole commune bénéfique pour la France. En bien d'autres occasions nous entrâmes en concurrence, sévèrement parfois sur les marchés d'armement, ferroviaires ou nucléaires. Il est des parités toujours recherchées comme celle du siège permanent allemand au Conseil de sécurité de l'ONU. Et malgré tout, quand la situation s'aggrave, c'est vers le cousin germain que nous nous tournons d'abord, lui qui rêve tout haut : "Leben wie Gott in Frankreich" !
Nota (1): le projet avait été ratifié par l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. La Chambre refusa sans débat la ratification par le vote groupé des gaullistes, communistes avec l'appoint des radicaux et socialistes divisés sur la question. L'Italie ajournera sine die sa ratification.

Les Amis de Franz Stock ont mis en ligne un site remarquable et très complet sur l'inextricabilité de nos deux nations que je vous invite à découvrir : Franz-Stock.org.
Sa visite nous épargne de refaire en moins bien ce qui est déjà disponible, la biographie d'un homme au destin exceptionnel, de l'aumônier allemand du Mont-Valérien, l'affaire incroyable du Séminaire des Barbelés, l'implication du pape Roncalli, les Rencontres Franz Stock d'aujourd'hui, le procès en béatification toujours en cours.
Voir aussi la notice Franz Stock sur le Portail officiel franco-allemand.

Lys de France est une association légitimiste qui ne fait pas beaucoup de tapage mais qui organise des manifestations de qualité tout au long de l'année, visites-conférences, soirées littéraires, excursions, occasions qui sont autant de vecteurs relationnels de haut niveau. Nous invitons le lecteur à passer deux minutes sur leur site Lys de France.org.

Programme de la V° Route Royale
(dimanche 11 septembre 2011)

A partir de 10 h : Parvis de la Cathédrale (à 500 m de la gare) : Regroupement et accueil par le Président des Lys de France Nicolas Chotard.
10 h 15 : Visite de la Cathédrale
11 h : Visite du Palais épiscopal
12 h : Déjeuner dans les salons du restaurant "Le Bœuf Couronné", 15 place Châtelet, Chartres.

14 h : Visite du « Séminaire des Barbelés » (rue des Bellangères, Le Coudray).
Allocution de Monsieur Jean Peynichou, Président de la Société des Amis de Franz Stock : « Franz Stock, l’aumônier de l’Enfer »

15 h : Messe traditionnelle célébrée en la chapelle de l’ancien Séminaire par l’abbé Roch Perrel de l'Institut du Bon Pasteur.
16 h 15 : Recueillement sur la tombe de l’abbé Franz Stock en l’église Saint-Jean-Baptiste (Rechèvres).

17 h : Visite du Château de Maintenon.
Verre de l’amitié et dislocation.


Pratique

Participation aux frais : 30 € (Adhérent : 25 €)
Inscription souhaitée avant le jeudi 8 septembre 2011

Accès (80 km depuis Paris - 45 minutes)
En voiture : Autoroute A 6 B / A 10 / A 11, sortie N°2 Chartres, puis prendre la N 10 (péage : 5,70 €)

Par le train : Départ de Paris-Montparnasse (billet : 14,40 €) :
- Horaires SNCF : Premier train: départ 8h18 - arrivée Chartres 9h18 - Second train: départ 9h33 - arrivée 10h43
Retour (depuis Maintenon) (billet : 11,80 €) :
- Horaires SNCF : Premier train: départ 18h51 - arrivée Montparnasse 19h34 - Second train : départ 19h47 - arrivée 20h36 - autres trains en soirée

Coordonnées des Lys de France :
BP 80 434
75327 Paris Cedex 07
contact@lys-de-france.org


Addendum

Après la publication de ce billet, le président des Lys de France, Nicolas Chotard a fait pour ses adhérents une relation émouvante de la "rencontre" de l'abbé Franz Stock et du lieutenant de vaisseau d'Estiennes d'Orves. Nous vous l'offrons comme elle vient :
Le 25 août 2011, Mgr Vingt-Trois a fait sonner les cloches de nos églises. C’était l’anniversaire de la Libération de Paris. « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »(1)….sans l’intervention providentielle de l’abbé Stock son orateur aurait rajouté « Paris persécuteur ! ». Préférant la fidélité à son devoir sacerdotal à la retraite militaire, l’abbé Stock, est resté à l’hôpital de la Pitié au côté des 600 soldats allemands intransportables. Lorsque le 23 août, des « résistants » se présentent à l‘hôpital avec la ferme intention de commettre des crimes vengeurs, le saint prêtre, armé uniquement de la foi du Christ, se dresse et repousse ces gens en armes, sauvant ainsi la vie de ses compatriotes et préservant aussi, à cet instant, l’âme de ces assassins du supplice des damnés.

Le 29 août 1941, en la fête de saint Jean Baptiste (2), martyr, après avoir assisté à la messe et pris son petit déjeuner avec ses deux camarades, Doornik et Barlier, le comte-lieutenant de vaisseau d’Estiennes d’Orves va annoncer leur grâce aux cinq prisonniers bretons. Avec un grand sourire il dit « Follic, je suis heureux pour toi. Vous allez tous rentrer chez vous, retrouver vos femmes et vos enfants. Nous, nous allons être fusillés. Si un jour vous entendez salir notre mémoire, dites que nous ne sommes pas des lâches ni des traîtres, nous avons fait notre devoir de français. Je vous le demande : défendez notre mémoire. ». Au Mont Valérien, Honoré interpelle le chef du peloton d’exécution et lui dit chrétiennement « Vous êtes officier allemand, je suis officier français. Pour vous montrer que nous mourons sans haine, permettez-moi de vous embrasser. » Puis, l’abbé Stock donne à chacun sa bénédiction, chacun l’embrasse. Honoré et Barlier tombent en criant « Vive la France » et Doornik en faisant le signe du pardon. L’abbé Stock dira alors « Je n’oublierai jamais les moments que j’ai passés auprès de ces hommes.C’étaient des héros. Je comprends mieux maintenant ce qu’est la France. »

En prison, ces hommes avaient vécu une véritable ascension spirituelle. L’abbé Stock, prêtre avant tout, les avait assisté dans leur ascèse. Honoré écrit « Mon Dieu, je vous demande surtout la grâce de conserver, une fois sorti de prison, cette ferveur que j’ai retrouvée dans mon épreuve et qui m’a fait me jeter à vos pieds, sentant que vous étiez mon unique secours » et en mai 1941 à ses enfants il note en appendice « Depuis que j’ai écrit ces lignes, au cours des six semaines qui viennent de s’écouler, Dieu est resté avec moi. L’abbé Franz Stock, Recteur de l’église allemande, est venu tous les huit jours m’apporter la sainte Communion. Il est bon et aime bien la France et surtout la Bretagne. Tâchez de le voir et de lui parler de moi. Par lui j’ai pu lire les Evangiles et m’initier à la vie admirable de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Quelle fraîcheur, mais aussi quelle profonde intelligence dans ces Mémoires (sic !) d’une âme ! (3) »

Ces trois hommes ont ainsi médité sur le sens de la vie, la vocation divine de l’homme et sur son véritable ennemi : le matérialisme, destructeur d’âmes. Estiennes d’Orves dénonce ses conséquences néfastes : « l’orgueil et la dureté » du temps, s’interrogeant « faudra-t-il un nouveau Christ pour réapprendre à ce monde une pitié que, comme le paganisme autrefois, il a l’air de ne pas comprendre ? » Barlier écrit « Cette époque était pourrie de matérialisme ; nous surtout, les hommes…nous n’y avons pas échappé. », « L’âme humaine ne peut vivre dans cette misérable pauvreté que représentent les biens matériels, et la vie devient vite pesante, inutile, sans but apparent et sans remède visible, car le matérialisme éloigne de Dieu. Quelles conditions meilleures (pour un retour profond sur soi-même) que le silence d’une cellule, la menace proche de la mort ?…Alors le Christ apparaît dans un profond tête-à-tête avec l’âme, Il éclaire tout et montre le but de la vie qu’Il nous a donnée : aimer, servir. Et voilà comment, à 36 ans, je m’aperçois que je n’ai encore rien fait… ». Parlant de l’Evangile, il déclare « Là est la seule vérité. » et écrivant une dernière lettre à ses parents avant d’être fusillé : « Je voudrais que vous soyez consolés et remplis de la pensée si réelle que la mort n’interrompt pas la présence, au contraire. »

Estiennes d’Orves adresse une ultime lettre à l’abbé Stock, son testament spirituel : « Je prie le Bon Dieu de donner à la France et à l’Allemagne une paix dans la justice, comportant le rétablissement de la grandeur de mon pays. Et aussi que nos gouvernants fassent à Dieu la place qui lui revient. ». Résistant dès 1940, Honoré d’Estiennes d’Orves avait puisé sa force dans ses racines (4) et dans sa culture (5). De sa foi vivante, il en avait fait jaillir son esprit de justice et de vérité. Il était de son époque et ne vivait pas dans un passé « idyllique » à jamais révolu.
(Nicolas Chotard, 31 août 2011)
Notes
(1) : Formule célèbre du Général De Gaulle prononcée à l’Hôtel de Ville.
(2) : Le 16 juin 1963, le corps de l’abbé Stock sera transféré du cimetière de Thiais à l’église Saint Jean Baptiste de Rechèvres (Chartres).
(3) : Il s’agit en réalité d’Histoire d’une âme.
(4) : Descendant de Charles d’Autichamp (1770-1859) et Constant de Suzannet (1772-1815), généraux de l’Armée Catholique et Royale.
(5) : Sa famille avait des convictions Légitimistes.

jeudi 11 février 2010

Actualité de l'Ancien droit

logo RFIJ'ai décidé d'archiver ce texte sur Royal-Artillerie après en avoir reçu l'autorisation de l'auteur. Ce texte est désormais diffusable librement sous réserve d'en révéler la source par un lien actif vers http://www.lys-de-france.org/ (et non pas vers Royal-Artillerie !).
Le 21 janvier 2010, le Président des Lys de France était l’invité de RFI (Radio France International) pour débattre sur « le prétendant à la Couronne de France ». Son interlocuteur, Jean-Sébastien Robine, rédacteur en chef du magazine « People & Gotha » et conseiller du Comte de Paris, faisait reposer son argumentaire sur sa reconnaissance présidentielle et affirma que la fonction essentielle d’un prince était d’être « le gardien de la mémoire historique de la France ». C’était ignorer les lois fondamentales du royaume et l’idéal du prince justicier, l’histoire du Droit se confondant avec l’histoire de la monarchie. Plus de deux siècles après la fin de l’Ancienne France, la monarchie est toujours d’actualité. Certaines lois votées récemment en attestent.
lys aux lauriers des LDF
Ainsi, le 26 janvier 2010, l’Assemblée nationale a voté une loi reconnaissant l’inceste¹ comme un acte criminel. Pourtant, les légistes des Lumières, rédacteurs du Code Pénal de 1791, l’avaient aboli au nom de la liberté individuelle car ils estimaient qu’il s’agissait d’un crime « religieux » au même titre que le blasphème, le suicide, l’adultère, la bestialité ou le sacrilège : ces infractions relevant uniquement de la morale religieuse issue de la chrétienté. Bien entendu, cette « laïcisation » du droit était conforme à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui en son article 4 proclame que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Ces dépénalisations seront confirmées en 1810 par le Code Pénal voulu par Bonaparte, fils de la Révolution. Quant à la bestialité (ou zoophilie), il faudra attendre 2004 pour voir le législateur, au nom de la protection des animaux (!) la réinscrire dans le droit pénal.

cour d'appel de DouaiDepuis l'ordonnance criminelle de 1670 de Louis XIV, le Parlement connaissait l’appel du jugement pénal condamnant l’accusé à une peine corporelle (condamnation à mort, galères…). Ce double degré de juridiction sera aboli à la Révolution. Les réformateurs ont alors institué la cour d’assisses avec un jury populaire qui désormais, « Au nom du peuple français », rend un jugement incontestable : le peuple souverain ne pouvant pas se tromper. Mais, en 2000, sous la contrainte de la Cour européenne des droits de l’homme, la France a rétabli le double degré de juridiction en instituant pour les condamnés la faculté d’interjeter appel. En 2002, après 15 ans d’emprisonnement, Patrick Dils a été le premier condamné à exercer un recours devant la cour d’assisses d’appel, il sera acquitté et indemnisé pour l’erreur² judiciaire subie.

Jean ChouanAinsi, nous réalisons que derrière les « beaux » principes d’humanisme et de justice se cachent de réelles dérives républicaines. Tandis que la Révolution française affirmait défendre les libertés individuelles, un décret en 1791 déportait les prêtres réfractaires. Puis, la loi des suspects (1793) condamnait ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle ». Que dire aussi de cette loi démocratique qui appelait « les soldats de la Liberté à exterminer les brigands de la Vendée », une « spécificité » française car ni les nationaux-socialistes ni les communistes ne légiférèrent sur l’extermination.
Le 21 février 2007, Lionel Luca déposait une proposition de loi relative à la reconnaissance du génocide vendéen. Depuis, le Premier ministre, citoyen de Solesmes, ne l’a toujours pas inscrite à l’Ordre du jour de l’Assemblée. Il serait attristant d’en déduire qu’il s’agissait d’une sordide manoeuvre électoraliste prise à quelques semaines de l’élection présidentielle afin de s’assurer le soutien de l’électorat du vendéen Philippe de Villiers !

carmélites à l'échafaudEnfin, les Lumières voulaient bannir l’arbitraire³ dans les affaires criminelles. Au contraire, la loi du 22 prairial supprima les droits de la défense et tous les justiciables découvrirent le sens du mot « égalité » lorsqu’ils entendirent la seule sentence possible : la mort. Ainsi, les treize Carmélites de Compiègne seront condamnés à monter « à l’autel des martyres » après avoir été reconnues coupables « de former des rassemblements et des conciliabules contre-révolutionnaires, d'entretenir des correspondances fanatiques et de conserver des écrits liberticides. ». Lorsque sœur Henriette de la Providence demanda ce qu'il fallait entendre par le mot de « fanatique », elle reçut cet aveu qui devait les remplir d'une joie indicible : « J'entends par là votre attachement à ces croyances puériles, vos sottes pratiques de religion ». A ce jour, malgré les nombreux martyrs de la foi reconnus par l’Eglise, la République française, pourtant responsable de ces crimes, n’a toujours pas fait acte de repentance... Au contraire, elle continue sa politique christianophobe (loi sur le travail du dimanche, suppression du caractère férié du Lundi de Pentecôte - rétabli à la veille des élections municipales -, politique « raciale » ou de la « diversité » au dépend des chrétiens…).

Note (1): dans les travaux préparatoires, François Zocchetto (Centriste) a souligné qu’un viol qui serait commis par un fils sur sa mère ne serait pas qualifié d'incestueux. Dans ces conditions, il a souhaité que le paragraphe inséré dans le code pénal soit intitulé « De l'inceste commis sur des mineurs ».
Note (2): Francis Holmes sera convaincu du double meurtre d'enfants.


louis d'or du roi
Voilà ! Ce texte, s'il n'est pas fon.da.men.tal, est très juste de ton et porte très bien l'intention de l'invité à l'émission radiophonique. On aimerait toujours voir autant d'aisance et de clarté dans les interventions royalistes sur les médias. Merci au président de Lys de France, Nicolas Chotard qui ne compte ni peines ni soins à la défense du roi en France, du Roi de France.

L'émission elle-même doit être archivée chez Radio France. On accède à un podcast par le lien copiable ci-dessous que je donne en clair, mais je n'ai pas réussi personnellement à le charger (un pb de lecteur chez moi) :
http://www.rfi.fr/contenu/20100121-monarchie-quel-pretendant-le-trone-france

Ndlr (3): on peut se référer aux retentissants procès voltairiens, Calas, Laly-Tollendal, Sirven, etc...


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