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samedi 31 décembre 2022

Benoît XVI, la sagesse empêchée !

Deux papes ensemble

Sa Sainteté Benoît XVI nous a quittés. L'espace chrétien y perd un savant, le Ciel y gagne un dialecticien qui animera les soirées interminables du Paradis. Il nous reste SS François !
Patron de la Sainte Inquisition, renommée autrement, le panzercardinal Ratzinger, intraitable sur la doctrine, avait dénoncé la pourriture de l'Eglise dès son homélie du pallium. Il leva une fronde souterraine dans les dicastères qui finit par triompher de son état de santé. Le projet de l'Esprit saint est impénétrable.
Démissionné en 2013, il laissa place à celui qui était arrivé second lors du conclave de 2005, le jésuite argentin Bergoglio d'ascendance italienne. Le pontificat d'icelui, quoiqu'il lui arrive ensuite, sera marqué par la pseudo-vénération de la Pachamama et par la vente de l'Eglise chinoise cachée au Parti communiste contre une amélioration des relations diplomatiques sino-vaticanes. Ses prédécesseurs, mieux instruits de la nature profonde du marxisme-léninisme stalinisé n'auraient jamais abandonné les fidèles à portée des crocs de la Bête. Depuis, le cardinal Joseph Zen, 90 ans, qui dénonçait la braderie initiée par le cardinal romain Parolin, est poursuivi par la justice hongkongaise. Il faut dire que les églises sont un frein à l'asservissement complet de l'ancienne colonie britannique par les brutes.

SS Benoît XVI nous laisse des textes doctrinaux importants. L'Académie des sciences morales et politiques de Paris prendra le deuil.

gerbe mortuaire
Veritatis Cooperator Requiescat in Pace !
"Ne crains rien, Je suis ton Dieu"


PS 1 : pour nous souvenir de lui, voici le lien actif vers le discours qu'il prononça le 12 septembre 2008 au Collège des Bernardins à Paris :
https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2008/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20080912_parigi-cultura.html

PS 2 : un site indispensable sur le souverain pontife Ratzinger : Benoît et moi.

lundi 22 novembre 2021

Un pape en chemin

pape François
La rumeur court les dicastères, qui fut reconnue tout récemment par Sa Sainteté elle-même nous signifiant qu'il était encore vivant. La rumeur d'un conclave alimente les agapes des monsignori et à l'autre bout du Saint-Siège fait pouffer les nonnes dans leurs petits couvents. Le pape craint serait mal en point depuis son opération du colon et marque la pénibilité de la charge d'une démarche bancale qui augure mal de son col du fémur en ajoutant une irascibilité de chaque instant. Charité chrétienne ! Des journalistes de bénitier (c'est une spécialité) ont prévu un grand article sur les "Trois Papes de Rome comme en 1409" si L'Esprit saint prolonge un peu S.S. Benoît XVI qui mériterait cette revanche sans jamais l'avoir souhaitée. Ils avaient un grand théologien, ils ont voulu un cynique qui les "comprendrait", mais qui s'enferme aujourd'hui dans la petite politique des obsessions modernistes, dans l'ouverture au monde qu'il ne maîtrise pas, le tout avec un insupportable orgueil à la Jules II (sans l'armure).

Sans se presser plus que de raison, le temps du bilan est venu, même si les voies de la Providence sont impénétrables. Ce pape a toujours marché à côté de ses pompes, que ce soit dans la pauvreté-spectacle du début de son règne, mais surtout par la vente de l'église cachée de Chine au Parti communiste (clic), l'insulte au cardinal Zen (voir la note en pied d'article) et plus près de nous, la rupture d'un dialogue apaisé avec la communauté de la Tradition dans la question des liturgies par le motu proprio Traditionis custodes, lequel décrète une cohabitation impossible entre le rite de saint Pie V et celui de Paul VI sous les mêmes voûtes, sauf circonstances exceptionnelles difficiles à réunir. Qu'avait-on besoin de ça ? Les épiscopes "conciliaires" se sont engouffrés dans la brèche liturgique pour bannir de leurs murs tout officiant qui ne baiserait pas l'anneau. On peut compter là combien de marches séparent les niveaux respectifs des papes Ratzinger et Bergoglio.

A moins que l'Esprit saint ne se moque des hommes qui chérissent des causes extérieures au magistère de l'Eglise, tout laisse penser que Son "intervention" dans l'élection du dernier pape est une supercherie. Le conclave a élu un jésuite que l'on savait habile en politique pour avoir traversé la dictature argentine les doigts dans le nez, et qui venait du nouveau monde mais parlait l'italien. Ça changeait du Ratzinger de Ratisbonne, du membre associé étranger de l'Académie des sciences morales et politiques de Paris au fauteuil de Sakharov, du philosophe des Bernardins qui avait subjugué le tout-Paris politique ! J'entends Badinter ébloui, tout à sa joie d'une soirée inoubliable. On a donc eu la pachamama, les musulmans syriens à l'exclusion des chrétiens d'orient, la vente des catholiques chinois, sa guerre des missels qui pousse au schisme et maintenant "la parole avant la foi". Qu'on ne me dise pas qu'il est "inspiré" ! Pape foutraque au possible - on ne va pas entrer dans la condamnation indulgente des mœurs coupables - Bergoglio (c'est Mgr Vigano qui le nomme ainsi) soulagerait l'Eglise romaine en se retirant dans quelque monastère de mission jésuite au pied de la cordillère des Andes. Il y contemplerait de loin la marée montante des Evangéliques sur toute l'Amérique du Sud, à désespérer des puissances célestes qui se gondolent au spectacle de sa mauvaise humeur !
Au suivant !


L'insulte papale au cardinal Joseph Zen

SE Joseph Zen
Quand il fut avéré que la diplomatie du Saint-Siège allait confirmer la remise aux autorités de Pékin de la direction de l'église catholique cachée, et voyant que les représentations qu'il avait faites au nonce apostolique de Taïpei pour en dissuader son maître ne portaient aucun fruit, Joseph Zen décida de prendre l'avion pour Rome afin d'expliquer de nouveau au pape François certains fondamentaux dans les négociations avec le Parti communiste chinois, à commencer par la valeur nulle de tout engagement de leur part en politique intérieure. Un accord "provisoire" avait déjà été signé en 2018 contre son avis. Prévoyant que le clergé chinois serait traqué, fiché, intimidé, les lieux discrets des célébrations liturgiques évacués (on le fit au Shandong), et fermés à tout motif comme les normes d'accueil ou l'absence de baux par exemple, il était résolu à convaincre le Saint-Père qu'il y avait un déficit d'évaluation des réalités que lui connaissait bien. Les prêtres fidèles à Rome, entrés dans la clandestinité pour certains afin d'échapper à la certification officielle dont le défaut ouvre droit à persécution, étaient devenu un "problème" pour la diplomatie, ce qu'il ne pouvait admettre. Mgr Zen n'avait pas mesuré la force de conviction des "négociateurs" du Vatican auprès du pape, qui voulaient leur part de gloire dans une normalisation historique, des vaniteux comme le cardinal Parolin ayant duré trente ans dans l'emploi de diplomate et voulait finir sur un exploit ! A quatre-vingt-huit ans, il prit l'avion l'an dernier, plein de courage. Il fut admis comme surnuméraire à l'audience papale du jour au milieu de la foule des croyants et Sa Sainteté le garda à déjeuner avec plusieurs membres de la Curie. N'osant pas aborder le sujet qui fâche au milieu du repas, il attendit patiemment que le repas s'achève pour avoir quelques minutes en privé afin d'expliquer les raisons de son alarme. On se leva de table et le secrétaire en charge lui signifia que l'agenda était trop chargé pour le recevoir maintenant en particulier, ni aujourd'hui, ni demain. Et le pape disparut sans un signe, qu'il ne revit jamais de son court séjour. Joseph Zen Ze-kiun, cardinal émérite et ancien évêque de Hong Kong, le prélat le plus connu et le plus respecté de toute l'Asie du Sud-Est catholique, traité comme un solliciteur encombrant, un emmerdeur ? Il laissa au secrétariat une lettre au pontife avant de reprendre l'avion. Fin de l'histoire.



[1978°]

dimanche 14 octobre 2018

Sécularisation ratée d'une église modernisée


Peyrefitte (07-00)
Dans un article paru le 4 octobre 2018 dans La Manche Libre, l’abbé Henri Vallançon dénonce la communication catholique avec les mots qui vont bien (signalement de Riposte Catholique). Nous reprenons cet article in extenso, plus bas. Ce qui nous intéresse dans ce cri du cœur c'est la description de la dérive de l'Eglise dans son rapport au pays réel, et sa communication subie en lieu et place d'une propagande vigoureuse de la foi qui devrait être sa première mission. Notre propos est d'approcher la question sexuelle particulièrement prégnante dans la presse mondiale, même si la photo ci-contre du distingué pornographe Roger Peyrefitte signale aux jeunes lecteurs que l'affaire est de longue mèche, puisque, selon lui, on a de tout temps "touché" dans les institutions.

Nous ouvrons les "hostilités" avec l'expression d'un certain désarroi du cardinal Vingt-Trois de Paris qui, interrogé une énième fois sur les affaires de sexualité du bas-clergé, avait répondu dans la plus parfaite orthodoxie canonique que « l'Eglise étant l'ultime refuge des pécheurs, elle ne pouvait les chasser à quelque motif que ce soit ». Sauf que vouloir vivre dans le siècle fait obligation aux prélats de prendre toute mesure pour éviter que l'Eglise elle-même n'en soit expulsée. Or c'est bien ce qu'il se passe depuis des lustres, l'érosion des fidèles manifeste entre autres questions relevant de la métaphysique un doute quant aux mœurs, puis le rejet de ceux qui personnifient la foi. Le regard des gens a changé plus rapidement aujourd'hui avec l'avalanche des affaires glauques touchant les monsignori américains. La Curie et les épiscopes peuvent fermer les yeux et faire le gros dos, mais ils donnent prise maintenant comme jamais à leurs ennemis qui risquent bien de les broyer sous les chenilles de la calomnie. Tous les contrefeux ont échoué, l'abbé Vallançon l'expliquera à sa façon, dans un domaine parallèle au nôtre, le magistère.

La sexualité du clergé fut de tous les conciles. Les remèdes, peut-être imparfaits, chassés par la porte sont toujours revenus par la fenêtre. Deux mille ans plus tard, on en parle. Et de quoi s'agit-il au final : du mariage des prêtres quand ce n'est pas du sacrement de mariage des prêtres déjà en concubinage. Qu'on ne croit pas que cela soit un effet de mode, une conséquence de la libération sexuelle post-soixante-huitarde ou conciliaire. Sans parler des Eglises d'Orient qui ont passé l'éponge, les curés en ménage par chez nous remontent aux premiers jours de la chrétienté et la règle semble avoir été générale dès le haut Moyen-Age. Les concubines n'assuraient pas seulement le repos du guerrier (en le détournant ce faisant d'autres conquêtes en ville pour la sûreté du bourgeois en voyage) mais faisaient office de sacristain, bedeau et parfois au décès du titulaire, assuraient le service de la messe dominicale en attendant la relève. L'Eglise anglicane et ses dérivés ont tranché et ne s'en portent pas plus mal, même si les vocations n'y ont pas explosé.

Lusia et son mari Naseem, curé chaldéen de la paroisse d'Yverdon-les-Bains (sur le lac de Neuchâtel)

Les motifs du célibat des prêtres sont établis sur les évangiles et les actes des apôtres, mais la purge des textes contemporains du Christ par les Pères de l'Eglise pour aboutir au droit canon n'a pas éliminé le doute quant à la vie sociale de Jésus de Nazareth. Si on entend parler de ses "frères" - ce qui serait très normal pour récompenser le charpentier Joseph d'avoir accueilli une fille-mère de la maison de David - rien n'affirme dans les textes parvenus jusqu'à nous, ni qu'il ait été marié ni du contraire explicitement. Sa vie, pour ce qu'il en reste, nous laisse donc le choix. Procréa-t-il ? Beaucoup aimeraient le croire pour simplifier l'épure dynastique chez nous. Même si le pamphlet de l'abbé Vallançon ne débouche pas sur le mariage des prêtres mais sur l'hérésie en cours au Vatican (divorcés, homosexuels), nous persistons à penser qu'un environnement familial normal relâcherait tensions et pulsions intimes. Revenir au bréviaire (supprimé par Vatican II) devrait compléter le dispositif et remettre de l'ordre dans le tumulte des pensées. Mais sans doute est-ce archaïque ! Et les arguments des célibataires qui, faute de bases inexpugnables, ne peuvent transcender l'apologie du célibat au lieu de se vautrer dans les statistiques de la pédophilie, sont risibles tant ils se démontent facilement. Tout le monde les sait, nous ne les reprenons pas, sauf cette perversion du propos qui fait passer le mariage pour un nid d'incestes (puisque les cas de pédophilie sont majoritairement familiaux) afin d'en détourner le clergé. Il leur faut avoir l'esprit particulièrement tordu pour avancer sur une dialectique aussi biaisée. Mais le motif le plus fort à refuser le mariage gît dans la Bible juive elle-même : le premier personnage de l'histoire humaine s'appelle Eve. Dès le départ, elle a ruiné Le Projet. Et tous les ronds de fumée des docteurs de la foi pour être raccord avec l'opinion dominante ne suffiront pas à masquer la misogynie originelle de l'Eglise catholique. Ecoutons maintenant l'abbé :


Adresse de l'abbé Vallançon à sa hiérarchie :

Une nouvelle fois, l’Église est entachée par le scandale de nombreux prêtres à travers le monde ayant pratiqué des actes sexuels sur des mineurs.

Le même scénario se répète à chaque fois : des déclarations de honte et de repentance sont produites par les autorités catholiques, avec une note appuyée de compassion pour les victimes et des promesses de réforme pour l’avenir. Évidemment, l’efficacité de la réaction perd de sa force au fur et à mesure, car nous suivons, apeurés, un rythme qui nous est imposé : c’est seulement depuis que les victimes organisent leur riposte juridique que nous disons prendre conscience de la gravité de ces actes délictueux ! Il nous faut la pression des médias pour esquisser un commencement de réaction. Incapable de juger à temps les coupables et de leur appliquer les sanctions appropriées, l’institution ecclésiastique ne se détermine plus guère à partir d’un jugement objectif sur les fautes selon son droit canonique et sa doctrine théologique, mais elle se contente d’organiser avec des experts laïcs des communications de crise.

La ruine de l’autorité morale de l’Église qui en résulte la détruit de l’intérieur : elle n’existe que pour être le témoin crédible de la révélation divine. Prêtres qui vivons au contact des gens, nous sommes atteints au cœur : si nous avons perdu leur confiance, notre ministère est impossible.

Ce qui me frappe dans les réactions officielles, c’est leur impuissance à s’élever au-delà du registre émotionnel et à identifier les causes du mal. La pédophilie de ces prêtres viendrait de leur « cléricalisme » et de leur « séparation », de leur prise excessive de distance vis-à-vis des autres, etc. On se rapproche le plus possible des arguments qui conviennent aux médias, pour négocier leur indulgence.

Outre que tous les cas que je connais contredisent ces explications, la question de fond me semble la suivante : comment est-il possible que la conscience d’un prêtre soit si profondément obscurcie qu’il en vienne à poser des actes aussi graves ?

Depuis quelques décennies, un mouvement général de sécularisation du prêtre s’est emparé du clergé, un climat anti juridique et anti doctrinal s’est développé au profit de postures soi-disant pastorales, les signes distinctifs visibles ont été abandonnés dans l’habit et dans le comportement. Malaise autour des concepts de loi et de dogme, effacement des justes frontières dans les relations humaines... Comment, dans ces conditions, le prêtre peut-il garder vive la conscience qu’avec l’onction sacerdotale reçue au jour de son ordination, il est un être consacré, mis à part par le Christ pour être totalement dédié à Son service ? Peu à peu, tout se banalise. Si ce qui est le plus sacré se désacralise, le plus grave devient anodin.

Depuis quelques décennies, au catéchisme, dans les séminaires diocésains, dans les homélies se sont radicalement estompées de la formation de la conscience morale : une définition claire du péché originel, à cause duquel nul ne peut être sauvé sans la grâce de Dieu que confèrent les sacrements ; la possibilité du péché mortel, dont la conséquence est la damnation éternelle ; l’existence d’actes intrinsèquement pervers, indépendamment de l’intention de celui qui les pose ; la nécessité de l’ascèse et du sacrement de pénitence pour lutter contre le mal ; l’obéissance à la volonté de Dieu et l’acceptation de tous les sacrifices à consentir pour ne jamais la transgresser ; la place d’honneur faite à la vertu de chasteté, dans le mariage comme dans le célibat consacré ; la mise en garde vis-à-vis du monde et de ses sollicitations qui souillent la pureté de l’âme...

Tant que les hommes d’Église ne renoueront pas avec la prédication de ces vérités évangéliques, ils se laisseront eux-mêmes corrompre par le mal qu’ils ne combattent plus et entraîneront dans leur dérive ceux auxquels ils s’adressent. (HV)




Pour en revenir à nos moutons, égarés, et rester positif, le Piéton du roi fait une suggestion ciblée qui en vaut bien d'autres : quand un prêtre reconnaît des pulsions pédophiles en lui-même, il réclame la clôture à son évêque et celui-ci le place dans un monastère à cilice, silence et mâtines, laudes, tierce, sexte, none, vêpres et complies, de quoi maîtriser la testostérone comme dirait l'abbé de La Morandais.
Si le prêtre a succombé, l'évêché le prépare à affronter la justice du pays où le forfait a été commis, puis le remet aux autorités judiciaires, muni de la Practica Inquisitionis hæreticae pravitatis de Dom Bernardus. Ne souriez pas, c'est sérieux, connaissant les arcanes historiques de la garde à vue jusqu'au "mur", il avouera ou niera sans peine !



Graduel Dominabitur du Christ-Roi



jeudi 30 août 2018

Un pape aux abois


L'archevêque Viganò
Ras la mitre, ce pape est un bouffon ! C'est en ces quelques mots qu'on peut résumer le cri de colère de l'archevêque lombard Carlo Maria Viganò. Mais déjà la presse catholique progressiste voit dans les accusations du nonce émérite contre Sa Sainteté François dans le scandale McCarrick un complot conservateur visant à briser le réformisme du pape argentin. A ses yeux, les réseaux homosexuels, les réseaux pédophiles, les nombreux crimes et péchés individuels sont affaires courantes et parfois anciennes qu'il faut traiter en temps et heure, dans la honte, la pénitence, la prière et tout le diable son train, peut-être même en déférant, contraint et forcé, les délinquants à la Justice du territoire ayant abrité ces "horreurs", à défaut, les couvrir jusqu'au bout pour sauver le bizness. Et les chargés de propagande de la presse mainstream de dénigrer déjà le lanceur d'alerte comme un prélat cupide et ambitieux.

L'exclamation du jésuite américain James Martin tombe à point pour résumer la situation de corruption morale du clergé de son pays : « L’idée d’une épuration des prêtres gays est aussi ridicule que dangereuse. Une telle épuration viderait les paroisses et les ordres religieux de milliers de prêtres et d’évêques qui mènent une vie saine de service et qui restent fidèles à leur célibat ».
A tomber de l'armoire ! Ils couchent urbi et orbi mais ne se marient pas, donc le vœu est sauf. Je m'amuse à l'idée d'une détection des gays. Doit-on mettre la fille cachée de Naomie Campbell dans le lit de l'éprouvé pour s'assurer de sa saine réaction ?

Et il en va autant (Yves Daoudal dixit) au Chili, et même en Uruguay. Faut-il cacher les orgies romaines des monsignores de la jaquette qui auraient pu choquer à mort le pape Benoît XVI, lequel déplorait la pourriture (sic) de l'Eglise dans son homélie du pallium d'investiture ? Ne parlons pas des quatorze mille enfants irlandais élargis par le clergé, là c'est trop !
Mais Bergoglio, s'il est touché gravement, semble vouloir négocier dans le marigot du Vatican plutôt que de trancher définitivement le nœud gordien à la hache ! Il se trompe lourdement, le vent a tourné, la tradition revient vent arrière en Europe et aux Etats-Unis. Un tout petit signe ? les dominicaines de Fanjeaux ont remis l'uniforme et jeté le fichu "femme-de-ménage" aux orties. L'Eglise a besoin de sérieux et d'autorité. La bronca des épiscopes américains qui soutiennent le nonce dénonciateur signale que Sa Sainteté n'en a plus !

Que l'Eglise catholique s'effondre en France ne serait pas un drame si grand, la nature a horreur du vide et des alternatives prendraient sa succession. Ses préceptes (sauf contre l'avortement) défendent des principes qui nous affaiblissent, nous moutonnisent. Au cœur de métier, les messes sont de moins en moins courues, sans doute parce que les gens ont fait leur deuil des promesses de vie éternelle et s'appliquent à profiter de leur vie terrestre sous la devise "mieux vaut tenir qu'espérer". La morale naturelle à l'espèce humaine remplacera partout la DSE (doctrine sociale de l'Eglise). Les diocèses, tous en péril, se sont déjà reconvertis dans le caritatif (comme les protestants), laissant l'eschatologie de base aux religions exotiques. Pour y aider, on peut relire Frédéric Nietzsche dans sa Critique des valeurs supérieures (livre deuxième de La Volonté de puissance) ; c'est définitif ! Et désespérant.


Iconographie populaire des Bons Chrétiens sur le chemin de Compostelle


Le christianisme est un message universel de paix et d'égalité entre les hommes autant que la promesse de lendemains cachés qui chanteront. Et justement, dans le droit fil des évangiles, nos ancêtres cathares déployaient leur doctrine sur le "Sermon de la montagne" et refusaient le logiciel binaire développé par les Pères de l'Eglise pour antagoniser le bien et le mal au sein de la même Création. Pour les Cathares, Dieu l'Eternel était étranger au Néant originel qui pouvait aspirer les âmes comme le trou noir de Hawkings. Dieu est le principe de l'invisible qui n'a fait que les esprits, entités impossibles à corrompre ou détruire. Le visible est une illusion qui procède d'un autre principe étranger à Dieu et venant du Néant. Ciel et terre, tunique de peau (prison charnelle), tout le visible est corruptible, destiné à pourrir et disparaître à la fin des temps. Les affaires de mœurs qui minent l'Eglise aujourd'hui comme hier sont plein cadre. L'Eglise se vautre dans l'illusoire éphémère et délaisse l'éternel essentiel ! On comprend que les Cathares aient fortement déplu dans une métaphysique aussi puissante (*)

La construction hiérarchique de l'Eglise qui a suivi l'épopée christique a transformé patiemment le message de Jésus (jamais écrit de sa main, notez bien) tel que l'ont relayé les évangélistes et ses apôtres dans leurs Actes, en un instrument de pouvoir séculier, jusqu'à l'asservissement légal des âmes et leur mise en culture. D'où l'apparition de contestations successives provoquées le plus souvent par la corruption et les privilèges des hiérarques, contestations déclarées comme hérésies par le pouvoir dominant menacé. L'oppression culminera au sac de Béziers mené en 1209 sous l'autorité du légat pontifical, mais il y eut d'autres pics ensuite jusqu'au XVIIIè siècle, jusqu'à ce que les sociétés civiles mettent le hola à la prédation cléricale par la libération des consciences.

Que l'Eglise ne veuille pas marier ses prêtres pour cent fausses raisons, ni ordonner des femmes qui restent pour elle une sous-espèce humaine corvéable à merci, ni chasser les pervers, ni condamner à la clôture en Pologne ceux des satanistes qui réclameront l'absolution, n'a plus d'intérêt.
Il existera toujours par ci par là des curés d'Ars qui soulageront les souffrances mentales des gens en recherche vitale d'affection. Ces abbés suffiront à pérenniser le message christique original qui offre aux âmes errantes qui l'entendent l'apaisement d'une angoisse de la fin de notre vie. Pour ceux qui savent ces choses, c'était le prêche des Bons Hommes que l'Eglise romaine fit brûler jadis comme du papier parce qu'ils l'accusaient de manipulation et de détournement du projet christique original. Leurs prédicateurs qui couraient châteaux et marchés, étaient instruits et convaincants, aucun n'en réchappa.

Ces évènements (la croisade des Albigeois) et les guerres de religion qui éclatèrent plus tard en France au XVIè siècle pour que la papauté sauve les meubles, ont laissé de profondes traces dans le Midi. D'aucuns de l'Eglise actuelle s'en moquent comme de vieilles lunes dépassées mais si on leur disait de mettre à la benne tous les conciles de la même époque et d'avant comme de vieux trucs dépassés, ils hurleraient au charron contre les contempteurs de la doctrine infaillible. En fait seule l'histoire les emmerde ! Et l'actualité plus encore !


Il va falloir parler pour dire quelque chose de crédible enfin !



Nota (*) Celui qui veut creuser la métaphysique cathare, qui reprend des tours à mesure que s'effondre la prégnance catholique conciliaire, peut chercher le bouquin d'Anne Brenon "Le vrai visage du catharisme" (Loubatières), un livre bien écrit et documenté. Aller plus avant convoque des pointures médiévistes comme Christine Thouzellier (1902-1982), Jean Duvernoy (1917-2010) et surtout René Nelli (1906-1982) qui a traduit du vieux languedocien tous les textes cathares rescapés de la Sainte Inquisition. Par contre se méfier des "vulgarisateurs" qui romantisent la vie des Cathares.


jeudi 12 avril 2018

Quel jeu du pape en Chine ?

La diplomatie du Vatican fut toujours réputée pour la qualité du renseignement collecté, jusqu'à aujourd'hui. Quelle mouche a piqué le pape François pour lui faire croire qu'il pourrait négocier avec le ministère des cultes de Pékin (SARA) une normalisation de l'église clandestine chinoise ? Jamais le pouvoir chinois n'admettra l'allégeance d'une partie de sa population à Rome, le Saint-Siège étant considéré comme une puissance étrangère. à tous points de vue.

La reprise en main idéologique de la société de consommation chinoise par le président, à vie désormais, coupe à angle droit les vapeurs de libéralisation soufflée par les émissaires pontificaux qui échangeraient une communisation du rite romain contre la libre pratique surveillée de ses prêtres et évêques œuvrant aujourd'hui dans la discrétion (parce qu'on ne peut parler de "clandestinité" en Chine).

Peut-être le pape argentin s'inspire-t-il du concordat napoléonien en faisant prier les fidèles du dimanche pour le président Xi et le Parti ? Les positions qu'il a prises publiquement dans d'autres domaines, comme les migrations, laissent penser qu'il ne doute de rien dans une démarche caritative d'une niaiserie rare. Comment peut-il imaginer que le Parti communiste chinois soit disposé à entendre ses arguments de justice, paix et charité alors que ces valeurs sont justement remises sur étagère dans la configuration de reconquête des esprits et des territoires ?


Cathédrale de l'Immaculée-Conception à Pékin

Si on apprend aujourd'hui aux écoliers que le céleste empire fut ruiné par les derniers empereurs mandchous, on leur dit aussi que les missions chrétiennes furent imposées aux Chinois en même temps que l'opium à l'époque des traités inégaux. Par endroit, les communautés chrétiennes sont maintenant harcelées pour leur foi en Jésus "qui n'existe pas" et qui ne les sauvera ni de la maladie ni de la pauvreté, alors que le grand Président Xi en est, lui, capable. On assiste à un retour du maoïsme qui ne supportera pas une idéologie concurrente en dépit des articles de la Constitution qui encadrent la liberté de culte. Voir pour s'en convaincre l'éradication complète des Falun Gong et surtout les méthodes employées, décalquées de celles retenues pour la Révolution culturelle de 1966.

Les catholiques chinois, tant de l'église patriotique que de l'église cachée, n'ont qu'un désir, celui de pouvoir prier ensemble le dimanche, recevoir les sacrements et marquer les fêtes importantes du calendrier chrétien. Etant en demande de spiritualité, peu leur chaut finalement que la hiérarchie soit inféodée à Pékin ou à Rome. La démarche du pape s'apparente plus à une poussée d'orgueil qu'à un geste de compassion envers des communautés fragilisées qui savent, elles, ce qu'elles risquent.


Cathédrale Saint-François d'Assise de Xian


Le nonce apostolique réside à Taïpei. Le plus sûr dénouement des efforts vaticanesques sera une rupture des relations diplomatiques avec la République de Chine, le déplacement de la nonciature à Pékin, et le flicage général de toute la hiérarchie catholique révélée par l'éventuel accord. Mais sur le papier, le pape aura "sauvé" l'église clandestine chinoise et si ça foire, Sa Sainteté priera !

En attendant, relisons les circonstances-clés qui gouvernaient les hommes dans la Chine ancienne, elles sont bien éloignées des soucis romains, et pour une fois, je l'envoie en latin si jamais Royal-Artillerie était sur la liste de presse du dicastère de la communication :

Philosophi animus nihil erat cui non attenderet. Is quibus attendebat, gravissima erant tria : primum erat abstinentia ante sacrum, quia est id quo homo cum spiritualibus intelligentiis conversari se parat ; secundum erat bellum, quia est id multorum mors aut vita, regni salus aut deletio a quo pendet ; tertium erat morbus, quia est id corporum nostrorum mors aut vita a quo pendet. (Confucius)


Pélé à Cross Hill dans le Shaanxi


PS : C'est un article de Cyrille Pluyette dans le Figaro du samedi 31 mars qui a mis la puce à l'oreille du Piéton.
Envoyé spécial à Luojiang, il a titré : « Dans le Fujian, les fidèles de Rome se cachent pour prier ».

lundi 22 janvier 2018

Un pape qui agace !


Que cherche le pape à nous faire payer ?

Depuis son voyage à Lesbos en 2016 dont il ramena trois familles, musulmanes, j'ai soupçonné sa sainteté de nous en vouloir et de mettre en scène son ressentiment chaque fois que possible. A l'époque il était descendu de l'avion le premier pour que les caméras le filment en train d'accueillir les douzes réfugiés syriens sauvés de notre haine par sa mansuétude ! Aurait-il pu prendre une au moins des familles chrétiennes en attente ? Ah non, ils n'avaient pas les bons papiers. Le Vatican est paraît-il souverain, comme son pontife ! Bidon tout ça.

Depuis, les exhortations vaticanesques à ouvrir grand les portes aux réfugiés de partout, spécifient chaque fois que leur religion musulmane ne peut pas être un obstacle, même s'ils forment 90% de la masse, et en dépit du fait que certains sur les barques poussent les porteurs de croix à la mer pour y faire de la place. Charité universelle, compassion sincère, larmes de sang, amour aveugle du prochain, on connaît la litanie. On connaît aussi le premier effet : les sociétés de charity business s'engouffrent dans le champ compassionnel qui est leur raison de vivre et alimentent directement les canaux d'importation en matières premières... pour se refinancer par leurs appels aux dons ! C'est un vrai métier de nos jours.

Signalons pour être juste que ce pape a plaidé pour le respect des « peuples autochtones, souvent oubliés et dont les droits ont besoin d'être pris en compte et la culture protégée, pour que ne se perde pas une partie de l'identité et de la richesse de [la] nation » mais c'était mardi dernier à Santiago du Chili, et il pensait aux indiens Mapuche (du royaume éphémère d'Araucanie et Patagonie fondé par Antoine de Tounens). Jean Raspail en est bien aise mais revenons à nos moutons noirs.

Il y a deux choses à considérer dans l'accueil de réfugiés extra-européens :

- les besoins de main d'œuvre ;
- les capacités d'intégration (ne parlons pas d'assimilation encore).

Certains pays dont les chaudières sont en surchauffe peuvent avoir besoin de bras. C'est le cas de l'Allemagne qui va digérer la main d'œuvre étrangère employable et expulser l'autre vers les sociétés providentielles qui l'entourent. La France est au contact.
Les pays latins pour leur part ont des économies atones, grevées d'un chômage alarmant, dû aussi à la sous-qualification du stock employable. Est-il intelligent d'y rajouter des gens sans formation aucune sauf à leur réserver, quand on en trouve, des emplois méprisables de soutiers qui génèrent ensuite des revendications (parfois justes) ?

Le pape accueille les réfugiés de Lesbos à Rome

Quant aux pratiques religieuses, elles font partie du défi, n'en déplaise à sa sainteté ! L'islam est une religion civique au sens où elle ne s'exprime pleinement que dans la totalité de l'espace cerné et ne peut être confinée au secret des âmes. Historiquement il transporte un kyste de terreur qui fait partie du corps islamique. Même très minoritaire, il est excessivement actif et menace d'abord le porteur s'il décide de l'éradiquer. Les djihadistes tuent en quantité des mahométans jugés déviants, schismatiques ou apostats ! C'est le ressort de leur guerre fratricide commencée au VIIè siècle.

L'intégration sociale et économique des réfugiés (politiques, économiques ou climatiques qu'importe) trouve donc ses limites dans le cas de populations musulmanes. Qu'est-il prévu spécifiquement ? Rien du tout, de peur de les stigmatiser ! Pour le moment certains pays comme le Royaume-Uni ou la Suède font les frais des béatitudes papales et réformées, et les médiats répercutent les désordres pour l'édification des foules. C'est très bien, on ne parle pas dans le vide, on ne fait pas de thèse sociologique, on lit le journal et les témoignages horripilants y abondent pour se sensibiliser à l'islam d'importation. Puis on fera un jour voter sur la question migratoire, c'est tout ce qu'il faut souhaiter, à condition que les pouvoirs publics se conforment au résultat, ce dont il est permis de douter sous une dictature des mœurs.

Au final, si l'affaire est compliquée, on doit se méfier des mesures de principe et traiter le problème de préférence par le bon sens que par incantations, et si possible, analyser des situations individuelles plutôt que des normes froides d'acceptation/rejet. Quels sont nos déficits en main d'œuvre ? Quelles sont nos capacités d'asile pour des gens en danger ? Des gens expriment-ils des besoins spécifiques ? Il doit y être répondu dans le cadre spécifique au pays d'accueil qui prime l'autre. Il n'y a pas débat parce que (1) nos pays sont défiés chaque jour pour se transformer, et mollir c'est mourir , (2) parce que la sélection n'est pas toujours négative ; en matière de santé, de logement ou d'apprentissages, par exemple.

Tout ceci pour dire que le pape ne nous aide pas beaucoup - c'est un euphémisme - et que si son audience est plus que restreinte en Europe, elle pourrait un jour ne pas sauter les hauts murs du Vatican, à moins qu'il ne transporte le Saint Siège en Amérique latine, ce qui nous ferait des vacances. En attendant, qu'il s'occupe de gérer la firme catholique et laisse les gouvernements et les citoyens européens à leurs interrogations. Les réponses vont venir, inutile au pontifex de s'immiscer, sauf à courir le risque d'une fracture.


SS Benoît XVI l'intelligence sans la force 

Vu les effectifs réduits du catholicisme européen, il est impossible, comme le disent certains pour de rire, d'ouvrir un second schisme d'Occident et de revenir en Avignon ! Quoiqu'on n'en soit pas si loin dans le groupe de Visegrád particulièrement fatigué des remontrances du successeur de saint Jean-Paul II.
Concile de Visegrád, ça sonne bien.

lundi 23 mai 2016

Des racines européennes

L'astrolabe de Chaucer (début XV°) est-il andalou comme semblerait le revendiquer l'Institut du Monde arabe ? Certes, l'instrument à viser le ciel qu'inventèrent les astronomes grecs de l'Antiquité fut bien perfectionné par les savants arabes et spécialement par Al-Zarqali à Tolède, mais on admet que c'est le collège Merton (Oxford) qui fit la meilleure synthèse des traités d'astrolabe jusqu'à ce que les Portugais en produisent une version embarquée pour améliorer la navigation hauturière. Dans un tout autre domaine, Jean de La Fontaine fit son miel des fables d'Esope mais aussi de celles du Kalila wa Dimna, pompées du sanskrit par les Perses qui les passèrent aux Arabes, traduits à leur tour par les Castillans, leurs voisins de palier, qui les passèrent aux Français en 1644. D'où viennent les bains turcs de Budapest ? Des thermes romains peut-être ? ETC...

On apprend que notre pape Francesco aurait hésité à proclamer les "racines chrétiennes" de l'Europe. Et pourtant ! Quelle mouche a piqué le pontifex romain à se risquer sur ce terrain pour aussitôt retirer son pied ? On dirait du Hollande. Mon petit doigt me suggère qu'il n'a pas voulu remettre du charbon dans les chaudières polonaise et autrichienne qui font une crise d'urticaire musulman carabinée et parce qu'aussi la chose est en débat au Parlement européen. Benoît XVI était plus courageux... à Ratisbone. Bien sûr, aucun continent n'a vu pousser qu'une seule espèce d'arbre. Même l'empire chinois - le plus ethnocentré avec l'Egypte pharaonique - a été labouré en tous sens par des civilisations allogènes. Qu'on se souvienne que les clercs tibétains avaient la haute main sur les affaires spirituelles de la maison impériale et que les jésuites européens contribuèrent grandement au progrès de la dynastie mandchoue des Grands Tsings (la dernière).


L'Europe commence à l'Île de Fer (longitude 18°W de Greenwich aux Canaries), c'est d'ailleurs son méridien zéro traditionnel - n'en déplaise aux Rosbifs - et elle se termine à la ligne de partage des eaux que constitue la chaîne des Monts Oural, soit à la ville de Magnitogorsk (59°E) pour fixer un peu mieux les idées. A l'exception de la Thrace turque, de l'Albanie et de la Bosnie Herzégovine, retournées en profondeur par les Ottomans, l'Europe actuelle a toujours un socle chrétien. Mais si elle embrassa la foi chrétienne à mesure que les empereurs romains d'orient et d'occident se convertirent, des temples, édicules et fontaines sacrées préexistaient en ville comme en forêt par tout le continent. Les grandes religions polythéistes classiques et barbares, qui construisirent ces édifices et ces mythologies, tinrent le pays très longtemps avant la conversion ; imaginez que Troie fut prise au XIIè siècle av.JC.
Les monothéismes qui les écrasèrent parvinrent à régner sans partage jusqu'au XIXè siècle, en s'entre-déchirant au nom du même Dieu, ce qui est rare dans l'histoire de l'Humanité. Oui, les racines chrétiennes de l'Europe y existent indubitablement, elles portent les fondations des cathédrales, elles ont bu le sang des schismatiques et des impies, elles ont gardé les ossements des croyants à millions, mais le sol en contient bien d'autres qui les ont plus ou moins nourries. Les fontaines en alcôve de nos forêts ont vécu le remplacement de leur statue miraculeuse tant qu'elles ont coulé. Qui était celle qui précéda le druide gaulois ? Qui lui fut substituée par le prêtre romain ? Quelle sainte catholique y fut accueillie ? Par chance les imams détestent les statues.

Si l'Europe fut un continent en guerre civile perpétuelle - elle en mourra en 1945 - l'histoire retiendra d'abord dans les grandes épopées ses opérations extérieures : le combat acharné des armées croisées contre les armées arabo-musulmanes qui se firent une guerre de deux cents ans au Proche Orient. Les conséquences en furent grandes tant sur le développement de l'occident médiéval que sur celui de l'orient islamique, mais on n'en retient aujourd'hui que l'humiliation des Arabes alors qu'à la fin ce sont eux qui vainquirent ! Comme quoi, la mauvaise foi est la chose la mieux partagée. L'Europe renvoyée sur ses terres allait s'élancer à la Renaissance sur toute la planète et son empreinte y demeure presque partout.
Alors pourquoi l'Europe cherche-t-elle ses racines ?

Est-ce un quelconque signe ? Oui. De décadence ! De dévirilisation ! Les Portugais de la circumnavigation, les Espagnols de la Conquête, les Hollandais, les Anglais, les Français des empires coloniaux ne cherchaient pas leurs racines. Ils étaient en phase de découverte du monde et d'asservissement des peuples nouveaux, captant le plus possible de matières, marchandises et denrées à transformer et consommer. De nos jours, on dirait qu'ils étaient dans leur phase de "mondialisation". D'ailleurs Royal-Artillerie avait fait un article célèbre en ce sens (L'Esprit de l'horizon).

Mais l'expansion est terminée pour l'Europe*. Il faut dire que deux guerres mondiales atroces provoquées par elle ont fini par l'assagir, sans la guérir quand même d'une certaine arrogance : l'Europe s'invite presque partout dans la solution de conflits, pour proposer aussi son modèle démocratique et ses codes sociaux comme remèdes ultimes aux imperfections de l'espèce humaine. Une civilisation est toujours satisfaite de sa propre supériorité et répute ses marges en barbarie. Elle cherche à bloquer le temps de sa suprématie jusqu'à ce qu'il s'échappe de ses mains par la supériorité acquise sur le limes contre elle. C'est d'Ibn Khaldoun (Tunis, 1332 - Le Caire, 1406), premier analyste anormatif des sociétés humaines et théoricien des civilisations.

Contrairement à nos frayeurs, ce ne sont pas les Musulmans dispersés et largement en retard aujourd'hui dans tous les compartiments du jeu (sauf les maths) qui vont nous supplanter dans les enceintes décisionnaires, mais les empires nouveaux et renaissants, à diverses raisons que nous avons maintes fois exposées sur ce site. L'affaire se joue entre la thalassocratie anglo-saxonne, l'empire continental chinois et l'empire vide des glaces russes. Les Musulmans sont-ils du renfort dans ce choc des quatre mondes (j'y compte encore l'Europe) ? J'en doute. Du moins ils n'ont rien prouvé en ce sens jusqu'ici. Qu'ils ne cherchent pas en revanche à imposer leurs modes sociétaux, perclus d'obsessions génitales et de discriminations sexistes. Merci. Nous allons garder nos clochers et nos fontaines miraculeuses où l'on jette des pièces de monnaie, nos martyrs et nos saints dans des statues en plâtre, toutes nos racines antiques et modernes, nos femmes en jambes et en cheveux et notre joie de vivre !

« Nos ancêtres les Gaulois » par Toutatis, on n'en démordra pas !
- Vous reprendrez bien un peu de sanglier ?
- Désolé, j'ai piscine.

Piscine du harem de Jean-Léon Gérôme (1876, L'Ermitage)

* Note : Pour mesurer le point d'aboutissement du déclin relatif de l'Occident et compléter la théorie d'Ibn Khaldoun, il faudrait lire Mass Flourishing de l'économiste américain Edmund Phelps, prix Nobel d'économie 2006, qui soutient que "le plus tragique dans notre déclin est bien que l'Occident ne soit même plus l'Occident" (Princeton University Press, 2013).
Rappelons aussi l'ancien de référence : Oswald Spengler et son Déclin de l'Occident (Gallimard, 1931) dont les intuitions sont de pleine application aujourd'hui :
- capitalisme financier international en lutte contre les économies nationales
- presse vendue à la ploutocratie qui mute de la liberté à l'asservissement
- réseau mondial de communication uniformisant la pensée
- morosité démocratique après la mort des idéologies
- migration des prolétariats étrangers concurrents des classes ouvrières nationales
- destruction de l'environnement par une technique déchaînée
- choc civilisationnel (merci au Pr Gilbert Merlio)


lundi 14 septembre 2015

L'Église roule la pente

Ce sera sans doute le billet le plus corrosif de la série. Il parle du flux migratoire poussé vers nous par tous les pouvoirs.

Jorge Bergoglio, SJ, S.S. François
Pourquoi le pape noir François 1er et beaucoup d'évêques européens, à la notable exception de quelques prélats d'Europe de l'Est¹, poussent-ils à l'accueil de cohortes musulmanes provenant du Levant et de Mésopotamie au sein d'une Europe fondamentalement chrétienne, même si la pratique de la religion y est en veilleuse ? Le motif de charité théologale écrase ici le concept de bon sens. La Conférence des évêques de France prévient qu'il n’est pas acceptable de faire un tri qui viserait à en accueillir certains seulement. On doit tout prendre ! Or la nature a ses lois : les territoires s'organisent pour leur mise en valeur par leurs propres habitants selon les codes sociaux qu'ils y ont établis. L'espace peut être clos ou ouvert et l'étranger accueilli à la simple condition de respecter us et coutumes du pays. On sait d'expérience que les musulmans, une fois installés dans l'assurance d'une résidence stable, se forment en communautés spéciales et visibles qui vont revendiquer une partie de l'espace public afin de "défendre" leurs mœurs coraniques d'abord, puis de les promouvoir par tous moyens licites. Même si une partie d'entre eux s'assimile en oubliant les rites désuets du désert originel, les autres s'enkystent.

Qui pourra endiguer et refouler l'islamisation de l'Europe occidentale ? L'Eglise ? Jean Sobieski ? Il s'agit de notre mode de vie, de notre civilisation même. Peut-être, comme le dit Michel Houellebecq dans Soumission, en avons-nous assez de cette molle décadence d'un Occident putréfié jusqu'à appeler à sa régénérescence une règle de fer forgée ailleurs.

L'histoire a prouvé que les divers monothéismes ne sont pas miscibles. Fondamentalement antagonistes, totalitaires par essence, ils sont en guerre entre eux, larvée aujourd'hui jusqu'à une paix hypocrite, sinon en guerre ouverte au prétexte que "mon Dieu est plus grand que le tien et le seul vrai". Si le catholicisme a prohibé les conversions militaires, l'islam est revenu sur une trajectoire de conquête sous divers visages, il faut être demeuré pour ne pas s'en apercevoir.

Mgr Fonlupt, évêque de Rodez²
Le pape et ses évêques semblent complètement branchés sur l'émotionnel comme n'importe quelle ligue pleureuse. Ils abandonnent l'essence même de la religion qui est de s'occuper des âmes ; des corps, il y a pléthore de soignants en concurrence féroce qui se disputent la manne publique et internationale pour faire carrière dans le charity bizness. Quand une religion abandonne l'eschatologie pour se complaire dans l'enrobage des mœurs civiles, son esprit meurt à petit feu. Et les hiérarques de se transformer en télévangélistes ou en père Fonlupt (photo) puisqu'il faut bien sauver les talents ! Pourtant, on ne croit pas en Dieu pour distribuer des pains au chocolat sur le quai des gares mais parce que nous sommes mortels et génétiquement angoissés par une fin certaine. Il semble que depuis longtemps cela n'intéresse plus la Sainte Calotte qui se vautre dans l'humanitaire, dans la communication permanentée, et qui ne va pas gâter l'ambiance en parlant de la mort ! Le porte-à-faux est manifeste.

Laissons pour une fois la parole à Ernest Renan qui, dans Patrice (à Rome, 1849), charge à fond la catholicité pour son déni des lois naturelles de bon sens et bonheur :

Si nous avions été païens, ou moins profondément imbus de christianisme, notre vie se fût écoulée normale et vulgaire. Si à cette époque nous eussions habité l'Italie, si j'eusse compris l'antiquité comme je la comprends maintenant, je n'eusse pas quitté les sentiers doux et faciles de la plaine pour les pics aigus et romantiques de la montagne. Je manquais radicalement à cette époque de cette mesure, de ce modus optimus qu'enseigne si bien cette terre classique. Apollon, Castor et Pollux, Diane, Minerve, Vénus me paraissaient insipides, parce qu'ils représentent la nature saine et normale. Je leur préférais une Vierge mère de Dieu, et la maigre image d'un Dieu tiraillé par des clous. Préférence donnée à l'anormal, à l'exceptionnel, au maladif, voilà l'esthétique chrétienne ; voilà les idées qui nous ont perdus. Maintenant je comprends à merveille que le beau n'est que dans le simple, dans le naturel, dans le vulgaire ennobli ; j'ai fait justice de ce prétendu attirail de finesse et de profondeurs, au moyen duquel on arrive à prouver que le laid, c'est le beau, que la pâle et hystérique sainte Thérèse est plus belle que Sapho. A cette étrange doctrine qui a bouleversé toutes nos idées sur le beau et le bien, je préfère la droiture antique ; à cette paradoxale théorie : Heureux ceux qui pleurent ! Heureux ceux qui ont faim ! Heureux ceux qui se privent ! Je préfère la prière de Solon :
« Charmants enfants de Mnémosyne et de Jupiter Olympien, muses qui habitez le Piérion, écoutez ma prière ! Obtenez-moi des dieux le bonheur et d'avoir toujours une bonne réputation aux yeux des hommes. D'être doux à mes amis et amer à mes ennemis, aimable pour ceux-là, terrible pour ceux-ci. Je souhaite d'avoir des richesses, je ne veux pas souffrir d'injustice...».
Voilà le vrai, le simple, le naturel. Voilà ce que le christianisme a profondément interverti par son surnaturalisme, en prêchant sans cesse le renoncement, le combat contre la nature, en subtilisant à l'infini sur le bien moral et le bonheur. Il nous a accoutumés à chercher les choses dans leur contraire, à chercher bien loin ce qui est tout près. Toutes les idées fausses qui sont dans le monde en fait de morale sont venues du christianisme. La Grèce, avec un tact divin, avait saisi la parfaite mesure, fugitive et insaisissable nuance qu'on entrevoit sans raisonnement par l'instinctive finesse de sa nature, mais où l'on ne peut se maintenir. La mesure d'ailleurs paraît froide et insipide à la longue ; on se fatigue de la proportion et du bon goût ; on en vient à préférer l'étrange, l'anormal.
(Fragments intimes, Calmann-Lévy, Paris 1914)

Nous y sommes en plein ! L'anormalité islamique fascine nos épiscopes. L'étrangeté d'une religion de chameliers jaillie de rien la leur coupe ! L'Eglise, qui jusqu'à hier structurait nos sociétés dans ses codes d'ordre, aspire aujourd'hui ses propres ennemis sur son territoire historique sans se préoccuper, semble-t-il, du devenir de ses "ouailles" promises un jour à la dhimmitude, comme c'est parti. Dans certains discours, nous avons la désagréable impression d'être devenus pour elle des obstacles à l'entropie universelle qu'elle promeut ! Les derniers Mohicans bas du front et vieux-jeu, nous gâchons l'enthousiasme des associations de secours exotiques. Nous ne comprenons pas "le" message.

L'Eglise du rempart de Charles Maurras s'est évanouie et sa justification structurelle disparaît. On fait place au culte de la sensiblerie, renouant avec les origines bitumineuses, gémissantes et carrément socialistes de son Chemin de Paradis. Qu'aurait-on pensé au tournant de la Seconde Guerre mondiale si l'on avait prédit que l'Eglise catholique pouvait représenter un jour un danger civilisationnel en s'associant au déclin de l'Occident chrétien ?






Qu'il soit bien clair que Royal-Artillerie milite pour l'accueil des Chrétiens d'Orient sans mesurer leurs effectifs. Incapables que nous sommes de les défendre chez eux, nous, en France, avons en conséquence le devoir de leur faire leur place ici. Ces gens sont les Chrétiens aborigènes des origines. Nous devons les respecter pour eux-mêmes et pour l'histoire qu'ils nous enseignent. Aparté : ils sont bien plus réalistes sur le dessein islamique que les monsignori du Vatican et leurs relais humanitaires, véritables chevaux de Troie.


(1) Mgr Henryk Hoser (Pologne) et Mgr Laszlo Kiss-Rigó (Hongrie)

(2) L'évêque de Rodez est l'héritier des Cardaillac, de François d'Estaing, de Georges d'Armagnac, de Colbert Seignelay de Castlehill et bien d'autres puissances en Languedoc, qui ne s'inclinaient que devant le pape ou le roi, et plus proche de nous, de Jean Ménard, dynamiteur de l'extension du camp du Larzac. La moustache rigolarde de Mgr Fonlupt fait bon marché des anciens titulaires ; il quitte le palais épiscopal qu'il ne peut plus chauffer pour un petit couvent de ville qui l'accueillera, lui et sa maigre escorte. Paix à son âme de liquidateur.


Postscriptum : Sur la question d'immigration elle-même, on peut se reporter au billet RA sur la thèse du Pr Hans Hermann Hoppe : La démocratie sociale force l'intégration des étrangers (clic).


mercredi 13 février 2013

Bonne route, Votre Sainteté !

SS Benoît XVI trahie par la guenille corporelle
Le pape se rétracte¹, mais reste élu de l'Esprit Saint jusqu'au bout. S'il peut laisser à d'autres les inconvénients écrasants de la fonction séculière, nul ne peut se démettre d'une dignité in eternam telle que pontifex, celui qui forme pont entre les hommes et Dieu. Du souverain pontife il reste le pontife. Cette situation inédite dans les temps modernes d'un pape, volontairement reclus dans sa dignité spirituelle, priant en silence pour un pape en pleine charge de ses pouvoirs au balcon de la place Saint-Pierre, en étonne plus d'un dans l'Eglise romaine. Une jurisprudence se crée sous nos yeux jusqu'au 1er mars. Les exégètes autorisés livrent d'abondance motifs et circonstances, nous en retiendrons pour notre part la solitude, générée peut-être par la timidité, et l'incompréhension contingente des ouailles qui veulent du "neuf" au supermarché de la Foi et ne renvoyaient pas d'écho. Ce pape d'une grande hauteur de vue et d'une perception théologique insondable est inadapté aux évolutions à la mode qui ne sont pour lui que des sursauts d'orgueil de prélats en attente, de théologiens réformistes, d'agitateurs en conférences, soutenus par des médias largement hostiles à maintenir la maison sur ses fondations. C'est un patriarche qu'il faut lire plus qu'écouter, c'est un secondaire déstabilisé par les questions à brûle-pourpoint. Son projet était de ramasser l'Eglise d'Europe "en petits cercles vivants, où des gens convaincus et croyants agiraient selon leur foi, ainsi se perpétuerait-elle. C’est précisément ainsi qu’elle redeviendrait le sel de la terre". Durcir et non étendre, approfondir soi-même, convertir à l'excellence, tout l'opposé du mouvement du monde qui marche au Nombre.

Après l'homélie du conclave (publiée sur Royal-Artillerie le 19 avril 2005), nous éliminions alors le pronostic d'un pape cool : Que ceux qui réclament l'aggiornamento, croyant quelque part conquérir les âmes en quantités, regardent bien le fond des choses. C'est des âmes qu'il s'agit, pas des ventres ! Si l'écoute et l'humanitaire sont les seules vertus qui vaillent dans ce bas monde, qu'ils décampent et créent alors Evêques-Sans-Frontières où ils pourront à loisir faire le bien en pleine concurrence avec toutes les sectes humanitaires qui mangent sur la misère et quelques structures de purs et de fous de l'Homme avec lesquels vite ils se disputeront. Mais qu'ils laissent l'Eglise à son orthodoxie, sauf à la vouloir périe !

Nous voyons la presse aujourd'hui en faire des tonnes sur les prétendues ratées du pontificat de Benoît XVI et lister des soi-disant bévues comme le discours de Ratisbonne recadrant l'islam historique entre violence et raison, le doute émis à haute voix sur l'efficacité de la promotion du préservatif dans le combat contre le sida en Afrique (doute dont les Africains l'ont remercié de ne pas être pris pour des animaux en rut), l'explosion des affaires de pédophilie alors que cette mise au jour procédait de sa politique de nettoyage de la "pourriture de l'Eglise" qu'il avait dénoncée dans l'homélie du pallium.
Sans parler des insultes récurrentes des organes réputés satiriques et minables, la presse audio-visuelle, pour des raisons banalement anticléricales, a généralement cherché à entraver la politique de Benoît XVI qui n'était pas assez spectaculaire pour elle, jusqu'à user de sa germanité contre lui, en diminuant systématiquement la portée de ses décisions, les rapetissant à des affaires de sexe. Elle n'attendait que le mariage des prêtres ou l'ordination des femmes. La presse écrite fut plus honnête mais moins entendue. Les catholiques qui se répandent dans les micro-trottoir ne comprennent rien, qui veulent un pontife sociétal dirigeant une ONG mondiale vouée à servir la soupe aux miséreux !



Dans les armes pontificales provenant de la goupille de Munich & Freising, Benoît XVI avait choisi la coquille de saint Augustin. Méditant sur le mystère de la Sainte Trinité, la légende dit qu’il vit un enfant sur la plage jouer avec un coquillage, à l’aide duquel il essayait de puiser l’eau de la mer pour emplir un trou de sable : « il est plus difficile à ton intelligence de saisir le mystère de Dieu que de transvaser toute la mer dans ce petit trou ». Entre les scandales de la Curie, l'administration des « lobbies » qui profitent de sa moindre vigueur, le harcèlement de lourdes obligations fonctionnelles, il en a conclu que sa coquille était bien trop petite pour l'oeuvre qui lui restait à accomplir. Nul doute qu'il sortira de cette innovation un beau roman de Jean Raspail, lui qui a commis l'Anneau du Pêcheur autour de "Benoît".

Joseph Ratzinger était un phare dans la tempête du monde. Le monde n'en voulut pas voir l'éclat mais ne s'est inquiété que du battage des vagues à son enrochement.
Ce monde le méritait-il ?


(1) Benoît XVI exerce ses pouvoirs et se rétracte en vertu des canons 331, 332 et 333 du CODEX IURIS CANONICI 1983 qui disposent au Livre II que... :
Canon 331
– L’Évêque de l’Église de Rome, en qui demeure la charge que le Seigneur a donnée d’une manière singulière à Pierre, premier des Apôtres, et qui doit être transmise à ses successeurs, est le chef du Collège des Évêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l’Église tout entière sur cette terre ; c’est pourquoi il possède dans l’Église, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu’il peut toujours exercer librement.
Canon 332
§1.- Le Pontife Romain obtient le pouvoir plénier et suprême dans l’Église par l’élection légitime acceptée par lui, conjointement à la consécration épiscopale. C’est pourquoi, l’élu au pontificat suprême revêtu du caractère épiscopal obtient ce pouvoir dès le moment de son acceptation. Et si l’élu n’a pas le caractère épiscopal, il sera ordonné aussitôt Évêque.
§2.- S’il arrive que le Pontife Romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée, mais non pas qu’elle soit acceptée par qui que ce soit.
Canon 333
§1.- En vertu de sa charge, non seulement le Pontife Romain possède le pouvoir sur l’Église tout entière, mais il obtient aussi sur toutes les Églises particulières et leurs regroupements la primauté du pouvoir ordinaire par laquelle est à la fois affermi et garanti le pouvoir propre ordinaire et immédiat que les Évêques possèdent sur les Églises particulières confiées à leur soin.
§2.- Dans l’exercice da sa charge de Pasteur Suprême de l’Église, le Pontife Romain est toujours en lien de communion avec les autres Évêques ainsi qu’avec l’Église tout entière ; il a cependant la droit, selon les besoins de l’Église, de déterminer la façon personnelle ou collégiale d’exercer cette charge.
§3.- Contre une sentence ou un décret du Pontife Romain, il n’y a ni appel ni recours.


Postscriptum du 13.02.13 (soir)
Homélie des Cendres en la basilique Saint Pierre de Rome, dernière messe publique du pape Benoît XVI (source La Croix - original italien):

Frères vénérés,
Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, Mercredi des Cendres, nous entamons un nouveau chemin de Carême, chemin qui se déroule sur quarante jours et nous conduit à la joie de la Pâque du Seigneur, à la victoire de la Vie sur la mort. Selon la très ancienne tradition romaine des “stations” de Carême, nous sommes rassemblés pour la célébration de l’Eucharistie. Cette tradition prévoit que la première “station” ait lieu dans la basilique de Sainte-Sabine, sur la colline de l’Aventin. Les circonstances ont suggéré de se rassembler dans la Basilique Vaticane. Ce soir, nous sommes nombreux autour de la tombe de l’apôtre Pierre afin, aussi, de lui demander son intercession pour le chemin de l’Église en ce moment particulier, renouvelant notre foi dans le pasteur suprême de l’Église, le Christ Seigneur. Pour moi, c’est un moment approprié pour remercier chacun, spécialement les fidèles du diocèse de Rome, alors que j’apprête à conclure mon ministère pétrinien et pour demander un soutien particulier dans la prière.

Les lectures qui ont été proclamées nous offrent des éléments qu’avec la grâce de Dieu, nous sommes appelés à transformer en attitudes et en comportements concrets au cours de ce Carême. L’Église nous propose tout d’abord l’appel très fort que le prophète Joël adresse au peuple d’Israël : « Parole du Seigneur : revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil » (2, 12). Il faut souligner l’expression « de tout votre cœur » qui signifie : du centre de nos pensées et de nos sentiments, des racines de nos décisions, de nos choix, de nos actions, dans un geste de liberté totale et radicale. Mais ce retour à Dieu est-il possible ? Oui, parce que c’est une force qui ne vient pas de notre cœur mais qui se libère du cœur même de Dieu. C’est la force de sa miséricorde. Le prophète dit encore : « Revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment » (2, 13). Revenir au seigneur est possible comme “grâce” parce qu’elle est œuvre de Dieu et fruit de la foi que nous confions à sa miséricorde. Mais ce retour à Dieu devient une réalité concrète dans notre vie seulement lorsque la grâce du Seigneur pénètre dans l’intime et le secoue, nous donnant la force de « déchirer nos cœurs ». C’est encore le prophète qui fait résonner ces mots de la part de Dieu : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements » (2, 13). De fait, y compris de nos jours, nombreux sont ceux qui sont prêts à « déchirer leurs vêtements » en face de scandales et d’injustices – naturellement commises par d’autres – mais peu nombreux semblent être ceux qui sont prêts à agir sur leur propre cœur, sur leur propre conscience et leurs intentions pour laisser le Seigneur les transformer, les renouveler et les convertir.

Ce « revenez à moi de tout votre cœur » est ensuite un appel qui s’adresse non seulement à l’individu mais à la communauté. Nous avons entendu dans la première lecture : « Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! » (2, 15-16). La dimension communautaire est un élément essentiel de la foi et de la vie chrétienne. Le Christ est venu « afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (cf Jn 11, 52). Le « nous » de l’Église est la communauté dans laquelle Jésus nous réunit tous ensemble (cf Jn 12, 32) : la foi est nécessairement ecclésiale. Il est important de s’en souvenir et de le vivre en ce temps de Carême : que chacun d’entre nous sache que le chemin pénitentiel ne doit pas être vécu dans la solitude mais avec tant de frères et sœurs, dans l’Église.

Le prophète, pour finir, s’arrête sur la prière des prêtres, lesquels, les larmes aux yeux, s’adressent à Dieu pour lui dire : : « N’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : ‘Où donc est leur Dieu ?’ » (2, 17). Cette prière nous fait réfléchir sur l’importance du témoignage de foi et de vie chrétienne de chacun d’entre nous et de nos communautés pour exprimer le visage de l’Église et comment ce visage peut être parfois défiguré. Je pense en particulier aux fautes contre l’unité, aux divisions dans le corps ecclésial. Vivre le Carême dans une communion ecclésiale plus intense et plus évidente, en surmontant les individualismes et les rivalités, est un signe humble et précieux en direction de ceux qui loin de la foi ou indifférents.

« Voici maintenant le moment favorable, voici maintenant le jour du salut ! » (2 Co 6, 2). Les paroles de l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe résonnent encore pour nous avec une urgence qui n’admet ni absence ou inertie. Le mot « maintenant » répété plusieurs fois dit qu’on ne peut laisser fuir ce moment, que ce moment nous est offert comme une occasion unique et irremplaçable. Et le regard de l’Apôtre se concentre sur le partage par lequel le Christ a voulu caractériser son existence, assumant l’humanité jusqu’à prendre sur lui le péché des hommes. La phrase de saint Paul est très forte : Dieu « l’a fait péché pour nous ». Jésus, l’innocent, le Saint, « celui qui n’avait pas connu le péché » (2 Co 5, 21), prend sur lui le poids du péché, partageant avec l’humanité le résultat de la mort, et de la mort sur la croix. La réconciliation qui nous est offerte s’est faite au prix le plus fort, celui de la croix dressée sur le Golgotha, sur laquelle a été suspendu le Fils de Dieu fait homme. Dans cette plongée de Dieu au cœur de la souffrance humaine et dans l’abîme du mal se trouve la racine de notre justification. Le « revenez à Dieu de tout votre cœur » de notre chemin de Carême passe par la Croix, à la suite du Christ sur la route qui conduit au Calvaire, au don total de soi. C’est un chemin sur lequel il faut apprendre chaque jour à sortir toujours plus de notre égoïsme et de nos fermetures, pour faire place à Dieu qui ouvre et transforme le cœur. Et saint Paul rappelle comment l’annonce de la Croix résonne pour nous grâce à la prédication de la Parole, dont l’Apôtre lui-même est l’ambassadeur ; c’est un appel qui nous est lancé pour que ce chemin de Carême soit marqué par une écoute plus attentive et assidue de la Parole de Dieu, lumière qui illumine nos pas.

Dans la page de l’Évangile de Matthieu, qui appartient à ce qu’on appelle le Sermon sur la montagne, Jésus se réfère à trois pratiques fondamentales prévues par la Loi de Moïse : l’aumône, la prière et le jeune. ; ce sont encore des indications traditionnelles de la démarche de Carême pour répondre à l’invitation qui nous est faite de « revenir à Dieu de tout son cœur ». Mais Jésus souligne que c’est la qualité et la vérité de la relation à Dieu qui qualifie l’authenticité de tout geste religieux. C’est ainsi qu’il dénonce l’hypocrisie religieuse, le comportement de ceux qui se veulent se montrer en spectacle, les attitudes de ceux qui cherchent les applaudissements et les approbations. Le vrai disciple ne sert ni lui-même, ni le « public », mais son Seigneur, dans la simplicité et la générosité : « Ton Père, qui voit dans le secret, te le revaudra » (Mt 6 4.6.18). Notre témoignage sera d’autant plus incisif que nous chercherons moins notre propre gloire et que nous aurons conscience que la récompense du juste, c’est Dieu lui-même, c’est d’être uni à Lui, ici, sur le chemin de la foi et au terme de la vie, dans la paix et la lumière du face-à-face avec Lui pour toujours (cf. 1 Co 13, 12).

Chers frères et sœurs, commençons l’itinéraire du Carême, confiants et joyeux. Que l’invitation à la conversion, à « retourner à Dieu de tout notre cœur » résonne fortement en nous, dans l’accueil de sa grâce qui fait de nous des hommes nouveaux, l’accueil de cette surprenante nouveauté qui est la participation à la vie même de Jésus. Que personne d’entre nous ne reste sourd à cet appel qui nous est encore adressé à travers l’austère rite des cendres qui vont nous être imposées dans quelques instants. Que la Vierge Marie, Mère de l’Église et modèle de tout disciple authentique du Seigneur, nous accompagne dans cette démarche. Amen !

dimanche 24 juin 2012

Le sermon de midi


L'Anneau du Pêcheur de Jean Raspail (Albin Michel, 1995) est une histoire forte qui narre la perdition du canal historique de la papauté dans les sables de la morale adaptative aux forces du siècle. La corruption de la Curie romaine étalée ces jours-ci nous rappelle d'où provient la lignée de papes en charge de l'Eglise depuis le grand schisme d'occident. Née de combats sanglants entre princes romains et cardinaux avides de recouvrer les ors et prébendes déportés en France, actée à l'issue des compromissions politiques européennes du concile de Constance entre parjures et trahisons, elle est issue de la pourriture originelle et en recrée en continu, comme s'en désolait SS Benoît XVI dans la première homélie de son pontificat. Il voulait en arracher le clergé mais cette pourriture est consubstancielle à la nature humaine, elle en est le substrat, la promesse de vie, le regain. Il n'est que de souhaiter qu'elle conserve une forme spirituelle, voire intellectuelle, et ne s'incarne pas dans la concupiscence et parfois le sordide. Que l'Eglise ne sache que pêcher des pécheurs valorise ce fumier, mais qu'elle veille à n'en point être le composteur.

Les oripeaux de la puissance matérielle dont se parent la Curie ne peuvent cacher l'indigence de la puissance spirituelle qui recule partout devant la démocratie des concurrents. Sauf le bouddhisme qui est une école d'introspection égocentrique dense et perforante, les religions de masse délaissent l'eschatologie fondamentale pour la convivialité, la compassion, la charité dont le carburant est l'émotion. La progression spectaculaire des temples évangéliques est un marqueur très évident de cette dégradation spirituelle, parfois mentale. La haine mise en culture dans les mosquées fait son pendant, et on en construit beaucoup, preuve que la régression est générale. La quête des faveurs célestes les plus triviales envahit les temples taoïstes que la Chine a rouvert. Comme un canard sans tête l'homme court vers le bruit de ses congénères, il n'est pas sûr qu'il y apaise ses appréhensions existentielles. La survie de l'homme, seule entité vivante à connaître ce seuil, ne peut être à la merci d'églises en toc.

Quand "Benoît", le pape errant, se dresse face à l'agent diplomatique du Vatican au dernier jour de son retour vers Rome, devant la petite cathédrale de Sénez, c'est pour mourir debout, comme un saint des légendes, un pieu de chair et d'os pétrifié par son âme encore captive. Il attend l'ascension qui conjure la tragédie humaine. La pièce ne commence vraiment qu'à l'acte II. Le dénouement choisi par l'auteur, une inhumation officielle et discrète du successeur des papes d'Avignon dans la crypte profonde de la basilique Saint-Pierre, vise à réconcilier l'impossible par la simple extinction du signe. Or le signe n'est pas à la merci d'une pierre tombale, il court les âmes comme un feu follet, on le croit disparu là qu'il renaît ici et saute chemin faisant sans but, pour nous dire qu'il n'y a rien à comprendre et tout à croire, ce qui n'est pas d'acception commune dans ce monde en preuves. Et finalement la geste est dérisoire, seul vaut l'esprit. L'Esprit.

Amen.

vendredi 20 mars 2009

Du grand Duduche au Berger allemand

hibouLa semaine écoulée n'est pas celle du pouvoir absolu. Ainsi le Nassau sera-t-il passé par les fourches caudines du parlementarisme, abonné lui-même à l'existentialisme corrompu de ce nouveau siècle qui pique ses vieux pour ne pas lui-même souffrir. Car ne vous y trompez pas, le "dépêchement" légal obtenu à Luxembourg soulage autant les familles du patient, encombrées d'un cadavre qui parle, que celui-là dont la DLC est échue.
Le prince a préféré la pompe de la fonction à son essence, ou n'a pas compris la minutie de la complication monarchique qui faisait de lui le dernier fusible du Bien commun, à charge d'expliquer non lui-même et ses vapeurs comme un casuiste de soupentes le lui a conseillé, mais le destin de l'espèce que Dieu lui a confiée, en usant et abusant d'une pédagogie jamais lassée.

Mais peut-être en ces temps de concurrence effrénée a-t-il succombé aux exhortation des cliniques et banques granducales, affolées de voir partir en Suisse mourants payants et espérances des hoirs. Portemont des Manants a tout dit ici...
Je conseille désormais à son altesse les plumes noires au bicorne, c'est tendance chez Chantal Thomass, et comme le flutiste du conte : restons-en là !

La bronca médiatique¹ qui a épargné le prince couché, n'a pas raté le pape. Je ne m'en serais pas ému plus que ça dès lors que la sexualité débridée du continent noir est à la racine de la pandémie comme nous le démontre sans tapage une étude de la Fondation genevoise pour la formation et la recherche médicales dont on peut prendre connaissance par ici.

On y lit que « la culture – en Afrique - est le plus grand obstacle de la prévention du sida pour les femmes. La culture est définie ici dans son acception élargie des rôles divers et respectifs qu’attribue une société à la femme et à l’homme ; ce qui fait dire à Asamoah-Odei "qu’être marié peut être le plus grand facteur de risque de contamination du virus HIV". C’est parce que la pratique sexuelle extra-conjugale est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes, en raison des contraintes culturelles qui pèsent sur les femmes, mais aussi de la dépendance économique dans laquelle celles-ci se trouvent, qu’elles sont plus exposées que les hommes à la contamination ».
C'est en délayé l'histoire de la bite des noirs qui a tué la réputation de Pascal Sevran à la fin de sa vie.

papeDonnez-leur la capote, il ne se sentiront plus p... ! C'est ce qu'en termes plus choisis le Saint-Père a voulu dire dans l'avion qui le conduisait au Cameroun. Malheur à lui d'être aussi nul en communication. Haro sur le berger allemand insensible à la souffrance humaine ! Et de voir le rallye de la Guêpe de Bizerte et du Faux-bourdon de Dax au concert du Mépris, m'a signalé qu'il y avait un truc :
C'est des nègres, chère Médème ! On ne peut pas enseigner aux nations africaines que la meilleure prévention contre une MST aussi meurtrière que le Sida est de s'abstenir de jouir comme des babouins et que la plus sûre voie du bonheur est la morale et la fidélité conjugale. D'autant qu'ils doivent adopter avec les droits de l'homme notre civilisation de liberté à outrance jusqu'à la trithérapie qu'ils ne sauront jamais se payer. Enculons-nous, Folleville² !

Sont-ils donc des bêtes pour ne s'intéresser qu'à leurs accouplements ?
- Des bêtes, non, mais ... enfin quoi, vous voyez bien ...

Sans illusion sur le thuriféraire de la Jaquette, je ne savais pas en revanche que la québéquitude avait autant affaissé Alain Juppé qui envoie le spi vent debout !
C'est la permissivité globalisée qui pose problème, pas le pape !

Les évêques du Tchad avaient fait une déclaration en 2002 qui résume bien l'angle d'attaque de l'Eglise catholique : « Il est de notre devoir de dire qu’il existe des moyens meilleurs que le préservatif pour se préserver du sida : la fidélité conjugale, le fait de n’avoir qu’un partenaire, de le respecter, le fait de grandir dans la capacité d’aimer véritablement... Nous refusons, compte tenu de notre mission, d’entrer dans cette logique qu’à la question dramatique du sida, on réponde aussitôt préservatif ».

C'est clair et loin du mépris condescendant affiché dans la compassion hypocrite d'une élite en mal d'écrans, véhiculée par les médias affamés de scandales qui n'en sont pas mais qu'ils fabriquent pour vendre. Tous les peuples ont droit à s'élever.
Dans le projet que Dieu lui a confié, Benoît XVI est ici-bas pour servir le droit canon.
Otez-vous de la trajectoire !


Note (1): un exemple de la manipulation des cervelles sur le blogue philosophique de Libération "24 heures philo" où on atteint le "crime contre l'humanité", pas moins, dès lors que l'homme doit absolument baiser pour être raccord avec sa nature profonde. L'en priver contrevient à son "humanité"; c'est donc un crime contre l'humanité. Fallait oser ! No problem, puisque c'est contre le pape.
Note (2): ... l'Allemagne paiera ! Sinon le Sidaction.




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