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mardi 7 juin 2022

Résistons!

Jean Lassalle

Le parti de Jean Lassalle lance une cinquantaine de candidats dans le jeu de quilles de la députation dimanche prochain. Ce parti, son leader mais surtout les idées qu'il promeut ont la préférence du piéton du roi. Il refonde l'Etat sur la chaîne et trame communale. Résistons! est littéralement le parti du bon sens et de l'empirisme organisateur. Son programme, bien plus développé que ne le disent ses adversaires qui le cantonnent aux municipalités, peut se résumer en trois phrases :

- Commencer par écouter les gens du commun, les actifs surtout, leurs attentes, leurs intuitions ;
- Recentrer la réflexion et la production politique au niveau du citoyen (ndlr: ce que Macron a tenté par deux fois dans le marathon des maires et la convention citoyenne mais sans succès);
- Reprendre la main à la technocratie hors-sol.

En fait, il ne s'agit pas moins que de se séparer de la bourgeoisie d'Etat qui a mis le pays en coupe réglée à son profit. Il serait avisé de ne pas se priver de la brutalité nécessaire qui calmerait l'envie de manœuvrer des pouvoirs hiérarchisés contre le peuple, ainsi qu'on l'a vu au moment des gilets jaunes sur les ronds-points. La porteuse du programme c'est peut-être la justice avant le droit. Ce parti d'enracinés mériterait d'avoir son groupe à l'Assemblée nationale.

Le CV de chaque candidat est sur la page des circonscriptions investies par le parti en cliquant ici.
  • Alpes maritimes 6ème : Cagnes s/Mer - Philippe Touzeau-Menoni
  • Aube 1ère : Troyes et Bar - Lydie Pieplu
  • Aude 2ème : Troyes - Gérard Lenfant
  • Aveyron 1ère : Rodez-Espalion - Antoine Da Cruz
  • Aveyron 2ème : Villefranche et Decazeville - Florian Barthe
  • Aveyron 3ème : Millau - Jean-Marie Daures
  • Finistère 6ème : Châteaulin - Tiphaine Beaulieu
  • Finistère 7ème : Douarnenez - Jacques Tanguy
  • Gard 3ème : Bagnols et Villeneuve - Christophe Prévost
  • Gard 4ème : Alès à Pont-St Esprit - Dominique-Richard Passieu
  • Gard 5ème : Le Vigan à Anduze - Antoine Capaldi
  • Gironde 4ème : Bordeaux-Talence - Christine Gaillard
  • Gironde 6ème : Mérignac - Franck Bonhomme
  • Haute Garonne 5ème : Toulouse-Grenade - Jérôme Piques
  • Haute Garonne 6ème : Colomiers - Sylvie Bonnemaison
  • Haute Garonne 7ème : Muret - Angelique Eymond
  • Haute Garonne 8ème : Saint-Gaudens - Wilfried Serre
  • Haute Garonne 10ème : Revel - Baptiste Marquie
  • Hérault 4ème : Lodève à Ganges - Jean-Noël Fleury
  • Hérault 5ème : Clermont-l'Hérault - Charles Salvaing
  • Jura 2ème : Saint-Claude - Jérôme Linda
  • Landes 1ère : Mont-de-Marsan - Sébastien Cazaubon
  • Landes 2ème : Dax - Sophie de Brosses
  • Landes 3ème : Aire-sur-Adour - Christelle Lassort
  • Loire-Atlantique 5ème : Châteaubriant - Romain Vincent
  • Lozère 1ère : Mende à Villefort - Christophe Castan
  • Maine & Loire 2ème : Angers-sud - Miguel Lys
  • Maine & Loire 6ème : Angers-ouest - Bruno Ciofi
  • Nord 10ème : Tourcoing - Marcellin Brazon
  • Nord 12ème : Dunkerque - Ludovic Lussiez
  • Hautes Pyrénées 1ère : Lannemezan - Pierre Claret
  • Hautes Pyrénées 2ème : Tarbes - Jean-Marc Dabat
  • Paris 4ème : Ternes à Chaillot - Jérôme Perreau
  • Paris 10ème : Chinatown-Montsouris - Jacqueline Deneuve
  • Paris 13ème : Javel-Vaugirard - Mickaël Marinho
  • Paris 14ème : Auteuil à Dauphine - Christine Kratz
  • Pyrénées atlantiques 1ère : Pau - Jacques-Henri Soulere
  • Pyrénées atlantiques 2ème : Pontacq - Emilie Lassus-David
  • Pyrénées atlantiques 4ème : Mauléon - Julien Lassalle
  • Pyrénées atlantiques 5ème : Bayonne - Hélène Susbielle
  • Pyrénées atlantiques 6ème : Saint-Jean de Luz - Marielle Goitschel
  • Pyrénées orientales 1ère : Perpignan - Anthony Chiffre
  • Pyrénées orientales 3ème : Prades - Henri Guitart
  • Rhône 1ère : Lyon - Célina Vuarin-Appa Plaza
  • Rhône 9ème : Caluire & Cuire - Alexandre Chavanne
  • Rhône 10ème : Saint-Genis-Laval - Fatiha Chanelet
  • Bas Rhin 1ère : Strasbourg - Yamina Grosjean
  • Seine & Marne 9ème : Combs-la-Ville - Pierre Moretti
  • Seine-Saint-Denis 5ème : Bobigny - Sonia Airouche
  • Tarn 2ème : Albi-Carmaux - Corinne Darmani
  • Tarn & Garonne 1ère : Montauban - Dylan Perrinaud
  • Val de Marne 6ème : Vincennes - Benoît Willard
  • Yonne 2ème : Avallon-Vezelay - Florian Frayer
  • Amérique du Nord : NYC à LA - Emmanuel Itier

mercredi 23 février 2022

Lassalle président !

En 2017, Jean Lassalle avait convaincu 435364 électeurs de voter pour lui au premier tour de la présidentielle, plus un, moi. C'est le score à battre en 2022. L'homme n'est plus à présenter, et les raisons de le soutenir n'ont pas changé depuis la dernière fois, qui sont :
  • Il avance sur des principes de pleine application et pas sur des promesses de plein vent ;
  • Son projet de régime refonde le gouvernement du pays (au sens large) sur la mosaïque ancienne des communes qui sont la chaîne et trame de la France ;
  • Il a un souci permanent du bien commun et le distingue bien des intérêts majoritaires ;
  • Il identifie parfaitement les lobbies industriels et financiers dont l'agenda est étranger au projet "France";
  • La république vertueuse (c'est le plus grand défi de la démocratie qui est par essence perverse) est son modèle indépassable ; il est donc adaptable ;
  • Son approche accouplant l'autorité naturelle en haut aux libertés basses est tout à fait maurrassienne mais il ne le sait pas, ce qui ajoute à sa sincérité ;
  • Il a un vrai tempérament, il est dur au mal et a su gagner sa vie, il bénéficie d'un vrai parcours professionnel et politique d'expérience.
Hâbleur et roublard comme un Béarnais ensouché depuis la nuit des temps, c'est moins le programme que l'homme qui me va. Il faut dire que la détestation des politocards qui ont hanté ce quinquennat en nous laissant une montagne de dettes et des déficits partout monstrueux, facilite le choix d'un député sincère et compréhensible par tous. Certes, j'en connais ses limites et quelques dissimulations mais le plaisir de l'aventure Résistons! l'emporte, jusqu'à vous engager aujourd'hui à lire son programme... depuis qu'il a obtenu ses cinq cents parrainages. Ben voyons !

Jean Lassalle

Le programme est fait de douze chapitres qui sont présentés sur le site officiel 2022 en cliquant ici. Nous allons en prendre deux, sans faire de la théorie ; restons "paysan", gens de pays :

(1) Décentraliser par subsidiarité ascendante

Pour une intercommunalité à taille humaine : abroger les lois NOTRe et Maptam :
La commune doit retrouver le choix d’intégrer ou non une intercommunalité à taille humaine et sans fiscalité directe ;
Restaurer les compétences des communes ainsi que leur autonomie financière et fiscale.

Reprendre la réflexion sur les régions budgétivores et peu efficaces :
S’orienter vers des Provinces historiquement, politiquement, économiquement et culturellement cohérentes ; ceci afin de valoriser les produits, les savoir-faire, les savoir-être et les langues patrimoniales. Ces provinces permettront enfin les vrais choix territoriaux de demain.

Rétablir les mandats de député-maire et sénateur-maire afin de renouer le lien entre les territoires et la représentation nationale.


La réorganisation technocratique des territoires a abouti à l'accroissement sensible de la distance entre décideurs et administrés à tel point qu'elle a créé par les communautés urbaines (mais dans les intercommunalités c'est pareil) une nouvelle caste de caporaux-chefs, crispés sur des pouvoirs bien plus étendus que leurs capacités propres. Mon exemple :
Ma ville de 35000 habitants est entrée (sans qu'on ne mette ça au vote des intéressés) dans une CU de soixante-treize villes, bourgs et villages pour un total recensé de 408000 habitants. Ayant subi un accident de voiture par la faute entière d'un chantier communal, j'ai pris langue avec le service juridique municipal pour être couvert de la franchise appliquée par ma compagnie d'assurance (avec le renfort de leur service juridique). Je fus renvoyé au service juridique de la CU qui a tout fait pour ensabler mon petit dossier (il n'était pas à la hauteur de leurs diplômes), mon assurance jetant l'éponge devant tant d'inertie 'apparemment' calculée. Serait-il resté à portée dans la commune où, depuis le temps, je connais du monde, que le dossier aurait été traité et finalisé sans problème entre gens de bonne compagnie ; j'en ai la preuve d'expérience. Je comprends donc tout à fait ce que Jean Lassalle veut dire.

Quant aux provinces historiques, je les prends tout de suite. J'ai vécu dans la Septimanie de Georges Frêche et je puis affirmer que l'historicité du territoire était un puissant moteur de dévelopepment, à vouloir redevenir Wisigoth et lui, roi Georges. Paix à son âme.

(2) La justice avant le droit

Renforcer la médiation dans le domaine de la justice :
Soutenir les modes alternatifs de règlements des différends (MARD) pour développer la négociation, la conciliation et la médiation, existant en trop petit nombre. Anciens juges, militaires, gendarmes, commandants de police, responsables syndicaux, cadres…, les médiateurs mettront leur savoir-faire au service de la France en permettant à la société de retrouver davantage d’harmonie. Plus nombreux, ils peuvent devenir les nouveaux juges de paix, qui intervenaient au niveau du canton jusqu’au milieu du siècle dernier. Le médiateur, tout en désengorgeant la justice, apporte une réponse non violente et non juridique à bien des conflits en restaurant le lien humain et en réparant le tissu social.

Augmenter le nombre de magistrats effectifs dans le tribunaux :
Organiser autrement leur recrutement et leurs détachements, à hauteur d’un tiers des promotions par concours et deux tiers par passerelle (sur concours 3e voie et/ou dossier), réservée à des praticiens des professions judiciaires ayant au moins quinze ans de pratique. S’agissant des magistrats administratifs, éviter le développement d’un corporatisme déjà présent.

Lancer un plan de construction de prisons afin de garantir que les peines courtes seront appliquées et que les conditions d’hygiène et sécurité seront respectées :
Elles devront être à taille humaine. Les TGI pourraient y contribuer, permettant de préparer une éventuelle reconversion.

Améliorer le dispositif de l’aide juridictionnelle :
La formation en prison doit faire l’objet de partenariats plus importants avec le monde professionnel. Il s’agit de former les détenus et de préparer leur reconversion en association avec les entreprises.

Légaliser le cannabis, en encadrant strictement sa vente et en dédiant une grande part des recettes à la lutte contre l’addiction.


Revenir aux juges de paix qui n'avaient pas démérité, comme les avoués d'ailleurs, désengorgerait les couloirs judiciaires autant qu'elle nourrirait la Chicane qui semble en avoir besoin. Remonter nos effectifs de magistrats en prétoires au niveau de nos voisins européens ne serait pas dommage. Que du bon sens ! Pourquoi ne le fait-on pas ? Pour garder ailleurs des crédits d'assistance sociale clientéliste ? Le pognon de dingue serait mieux placé à apaiser les temples du droit en France. Reste à traiter la question de la production législative ininterrompue qui noit tous les codes de la république. Je vais lui en parler.

Quant à la légalisation du cannabis : c'est par là.

vers Lourdios-Ichère

Est-ce bien utile de voter pour un candidat qui peine à percer dans les sondages d'opinion à cinquante jours du scrutin ? A quoi je répondrais : est-ce bien utile de voter ?
L'assemblée nationale est devenue le bureau des pleurs, un guichet, ma tante ! Le président élu s'époumone à mentir devant le mur de l'impossible. Le protocole de choix d'un chef d'Etat est faussé par l'essence même de la démocratie, relisons Tocquieville et Proudhon. Alors profitons de l'attention qu'y portent les Français pour faire avancer quelques idées simples en attendant que les loges royalistes décident de descendre dans l'arène et d'entrer en mêlée.

mercredi 3 novembre 2021

Zemmour, au risque de fatiguer !

Eric Zemmour

Que la journée se passe avec ou sans... monsieur Zemmour, les chaînes d'infos en continu matraquent l'auditeur, à croire qu'il est une pépite médiatique comme on n'en faisait plus. Et la question légitime est de savoir s'il va se brûler aux feux de la rampe comme beaucoup l'ont vécu, sans rouler à moto. Certes il n'a pas suscité (encore) l'engouement du général Boulanger et sa bonne amie est en parfaite santé. D'aucuns mal intentionnés ont ressorti hier la formule du "plafond de verre" qui est la limite atteinte au rallye des gogos. Va-t-il fatiguer l'électorat ? La presse se retournera immanquablement quand les courbes de vente fléchiront et on la sait plus puissante dans la haine que dans l'hystérie, ridicule hystérie des petits animateurs de plateaux qui se prennent pour Larry King en faisant du Guy Lux.

A moins que les gnomes en soupentes n'ait inventé la vraie croix ! Sur laquelle ils voudront clouer le bon larron qui fera passer Jupiter au second tour de la présidentielle ! Car il leur rend plutôt service, monsieur Zemmour. Il a dîné, monsieur Zemmour. Il a plu. Il a détruit la menace MLP en abaissant de 25 à 15% le seuil pour revenir en deuxième semaine, et si par chance ou bonheur, c'est selon, il affrontait le sémillant Macron dans le débat du siècle, la lutte serait inégale, à moins de rejouer la pièce dans les tours de Notre-Dame. Ne soyons pas trop dur. Il est peu de pays ayant vu arriver une gargouille au faite de l'Etat. La Chine populaire peut-être, un poussah avec Deng Xiaoping ? Mais le pavois du Petit Timonier était porté à bout de bras par des millions de cadres communistes ! M. Zemmour a incontestablement de l'épaisseur et n'est pas seul (feuilleter Le Radicalisé d'Etienne Girard, petit dans son slip, de la veine Paris-Match, qui dénigre Sarah Knafo); mais les fabriques partisanes ont l'habitude de cheniller les outsiders, aussi vite qu'ils puissent courir.

Nous ne viendrons pas au fonds ce matin. Parce que toute analyse des chances d'Eric Zemmour est prématurée tant que le champion de la droite et du centre ne sera pas désigné par ses colleurs d'affiches. A partir du 4 décembre, le quadrille des lanciers sera en place. Tous les autres n'auront de souci plus gros que celui de faire cinq pour cent pour rentrer dans leurs frais. Evidemment ce sera la tuerie dans l'arène ! Plus encore s'il s'agit de sous.
  • Emmanuel Macron
  • Marine Le Pen
  • Michel Barnier
  • Eric Zemmour
c'est l'image qui flotte dans la boule de cristal de Royal-Artillerie, attention, en misant sur une révélation de Barnier lors du prochain débat télévisé LCI du 8 novembre pour le congrès LR, lequel apparatchik convaincrait les militants indécis de choisir l'Endive de Savoie de préférence au Chicon picard.

Et tout ça s'écrit sans avoir lu le programme d'Eric Zemmour qui n'existe pour l'instant qu'au sein du conseil de campagne. C'est un secret. Mettre les promesses économiques et sociétales jouables, en apparence au moins, en accord avec les principes gaulliens de l'histoire reconstruite, est plus difficile que de faire jaillir le lapin du chapeau. Ce diable de démon est enkysté dans les détails ! On comprend que ça puisse traîner encore un peu. Entretemps, nous vous passons le programme de Jean Lassalle. Non qu'il puisse troubler l'eau du marigot présidentiel, mais ses positions parfois bruyantes peuvent infléchir le programme des autres. Le sien par ici. Sa lettre aux élus mérite votre attention. La voici (les soulignements sont le tout de mon cru):


Jean Lassalle
Chers maires, chers élus,

J’ai l’honneur de porter à votre connaissance mon intention d’être de nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2022.
Comme vous le savez j’ai été maire de Lourdios-Ichère, dans les Pyrénées-Atlantiques, pendant quarante ans. En notre qualité de maires, et compte tenu des responsabilités que nous assumons dans un quotidien chaque jour plus difficile, nous sommes mieux placés que quiconque pour connaître la situation préoccupante de notre pays.
Depuis une trentaine d’années, un brutal changement de monde nous a pris au dépourvu. Nous avons perdu nos repères et notre pouvoir au nom du peuple souverain. Une fois encore nous n’avons pas su éviter le piège de l’hégémonie financière. Une terrible et profonde crise accable notre pays, suscitant le repli sur soi et générant une angoisse qui défait jour après jour nos liens sociaux, parfois jusqu’à l’intime.
Le déferlement de lois insensées a transformé en champ de ruines l’organisation politique et territoriale de notre pays. Il a distendu le lien entre le peuple et ses représentants. J’ai pu en prendre la mesure tout au long des six mille kilomètres parcourus lors de mon tour de France à pied, pendant neuf mois. Ces mots résonnent encore dans ma tête : « Nous avons perdu l’instituteur, le curé, le percepteur, le postier, le gendarme, le médecin, la maternité et même l’hôpital. Laissez-nous au moins le maire ! A qui ferons-nous appel demain dans ce désert politique et institutionnel ? ». Maires de villes, de banlieues et d’immenses campagnes, vous représentez aux yeux de nos concitoyens les plus de trente-cinq mille sentinelles encore debout, et l’ultime socle de stabilité de notre pays : la République et la Commune.
Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur ce que l’on peut attendre de la prochaine élection présidentielle et de son influence sur le cours de notre destinée. Lors de mon tour de France, avec les Cahiers de l’Espoir, j’ai pu mesurer combien nos compatriotes aspirent à être écoutés. J’ai aussi constaté la force et la richesse de leurs propositions lorsqu’ils sont sollicités.
Je suis convaincu qu’un nouveau dessein est possible, et qu’il s’impose à notre grand et beau pays. Notre temps exige plus que jamais notre capacité à rassurer, réconcilier et intégrer. Notre pays n’est jamais aussi fort que lorsqu’il est rassemblé et organisé autour des symboles forts qui l’ont fondé. Il nous faut reconstruire un État au service de nos compatriotes et redonner à l’espace public le pouvoir financier dont il ne dispose plus. La crise sanitaire que nous vivons depuis plusieurs mois nous a convaincu de l’impérieuse nécessité de refonder notre système de santé, et plus largement de repenser notre modèle de société.
Nous devons relancer la recherche, adopter et développer l’énergie solaire et celle de la mer. Notre pays, par sa configuration et son histoire, est un des mieux pourvus au monde en potentiel sur ces deux sources entièrement renouvelables. L’un des grands enjeux est de cesser de discourir à l’infini mais de prendre enfin dans ce domaine-là des décisions qui s’imposent et de se mettre au travail. Nous devons réapprendre à gérer en bien commun nos précieux territoires et nos merveilleuses cités.

Pour répondre à cette ambition de refondation et de régénération de la République, de sa démocratie au service de notre grand peuple, votre parrainage m’est nécessaire. Avec votre aide, je pourrai porter ce projet partagé, ce nouveau contrat social pour notre pays. Le parrainage d’une candidature est un acte républicain pour permettre le pluralisme des idées, pour faire vivre la démocratie. Il n’engage nullement le maire dans un quelconque soutien du candidat.
Pour parrainer ma candidature etc...
J.L.

lundi 24 avril 2017

Lassalle et le syndrome de Castelnau

Elu député de Saint-Affrique (Aveyron) à la Chambre bleu horizon du 16 novembre 1919, le général Edouard de Castelnau chuta aux élections suivantes de 1924. Et pourtant il emplissait les salles, les halles, préaux et marchés. L'engouement populaire continua même après l'élection perdue et son mouvement ultra-catholique mobilisa des manifestants dans toute la France en prévisions des élections de 1928, par exemple : 10000 à Saint-Etienne le 22/02/1925, 6000 à Evreux le lendemain et jusqu'à 100000 à Nantes le 3 mars. La Fédération nationale catholique assembla jusqu'à 1832000 électeurs dans ses meetings en 1925 et 1926 mais s'abstint de former un parti politique puissant, par haine du régime des partis, source déjà de tous les maux de la IIIè République.

Le général de Castelnau était un croyant dévoré par sa foi comme Jean Lassalle est un berger passionné par son païs. "Catholiques et Français toujours" chantait-on dans les rogations, et pourtant sur une terre aussi enracinée dans le catholicisme que le Rouergue (qui jamais ne passa ni aux Cathares, ni à la Réforme), Castelnau perdit ! Le fonds catholique rouergat était par endroit recouvert par les aspirations au mieux-vivre d'une classe ouvrière malmenée comme dans le Millavois ou le Bassin houiller. Les politologues savent qu'il y a une énorme différence entre les spectateurs en meetings, convaincus, curieux, hostiles s'informant, et les électeurs dans le secret de l'isoloir. Bien sûr que les fils des Ruthènes entendaient parfaitement la logique intransigeante de Castelnau, son aversion de la franc-maçonnerie et sa posture de "force" face à l'Allemagne déclarée génétiquement belliqueuse malgré la ruine du Reich. Mais comme partout ailleurs, les hommes en avaient assez de la guerre. Chaque village avait maintenant son monument aux morts, bien rempli, chaque famille les photos des pères, oncles et fils barrés d'un crêpe noir sur le buffet, et si la vigilance était acceptée, la promesse de paix de la Société des Nations était plus attrayante. Alors les catholiques se divisèrent à maints motifs, et les intérêts particuliers de chacun l'emportèrent.

La campagne présidentielle 2017 de Jean Lassalle fut celle des convictions de bon sens enracinées dans la sincérité et portées avec truculence et vigueur. Elle a obtenu un grand écho partout où le candidat s'est présenté, mais dans les urnes l'électeur a réagi de façon utilitariste, gérant son avenir en fonction des probabilités d'interférence avec ses préoccupations personnelles. C'est un des défauts du suffrage universel, la qualité ne sert à rien pour convaincre le citoyen confronté dans l'isoloir à ses propres soucis ! A preuve, le niveau très insuffisant du personnel politique élu.

Sur le fond, on peut être déçu du faible score d'un candidat si bien planté dans le décor. Un million de voix était, à notre avis, le seuil déclenchant quelque chose de pérenne. Le score du ministère (clic) est de 435.365 voix, très en dessous de nos espérances ; à rapprocher des 659.302 bulletins blancs qui auraient trouvé plus d'écho en votant Lassalle. L'aventure du bon géant s'arrête là.


Que Jean Lassalle soit ici remercié pour sa participation opiniâtre à l'élection présidentielle et pour son discours de vérité. Pour un vieil occitan comme moi, son monde est aussi le mien et ce fut un réel bonheur de l'entendre et de comprendre tout ce qu'il y avait de non-dit derrière son propos. Il fut (au sens viril) un des rares hommes à temps plein de cet exercice, cela ne pouvait suffire. Le second tour sent déjà le pipi de la vieille politique politicienne, les prébendiers se ruent, les tocards s'échauffent, on combine les prochaines législatives. Je vais tailler mes bambous (de Prafrance) et rafraîchir mes esches tortillantes pour dimanche en huit. Quittons-nous sur un hymne à l'Aubrac et à ses buronniers, bien loin de la vallée d'Aspe mais si proche du cœur puisque ces cantons du haut plateau ont donné beaucoup plus de voix à Jean Lassalle que la moyenne nationale.

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Amoun, amoun dins la montanha,
Al mièg de cada pastural,
Din l'èrba espessa e la ginçana,
Trobaretz un trace d'ostal.
Lo cantalès, lo vedelièr,
Amb lo pastre,
I possan de cranes aücs,
Aiqui l'avètz nostre masuc.
Quand dintraretz dins la cosina,
I veiretz coma mobilièr,
Al prèp d'una taula pauc fina,
Los badinhons e los colièrs.
E al darrièr dins lo terrièr,
La bona cava,
Dins la frescor e dins l'escur,
Garda la forma del masuc.
E tot amont jost la tiulada,
Al ras del fen dels vedelons,
Cadun plegat dins sa fleçada,
Los omes barran los uèlhons.
Se dins la nuèch bufa en gisclent,
La cantauesa,
Darrèr lo pargue rescondut,
S'enduèrm lo tropèl del masuc.
E lo matin plan revilhats,
Dins l'aubièra e los pès nuds,
Amb la gèrla e lo farrat,
S'en van los omes del masuc.
Quand los vedèles an fach un brigal,
Una tetada,
Cada tetina sul farrat,
Es una brava font de lach.
Quand a la fin d'un despartin,
Tastaretz la forma d'Aubrac,
Pensaretz que ser e matin,
Los cantaleses an trimat
Per vos donar coma dessèrt,
Lo bon formatge,
E lor diretz din un aüc :
"Viva los omes del masuc !"
Viva totes los cantaleses,
Que fan la forma e l'encalat,
Viva los pastres de las devesas,
Al mièg de lor tropèl daurat.
Viva los rols, los vedelièrs,
De la montanha,
E que tojorn sus cada truc,
Demoran dreches los masucs.

vendredi 21 avril 2017

Votez LASSALLE !

Au-delà de considérations personnelles, à la limite, ethniques, au dévoilement desquelles un seul billet ne suffirait pas, le soutien de Royal-Artillerie au candidat béarnais participe de cette conspiration ouverte portée par les gens du roi qui s'attellent à bâtir l'arche nouvelle, catholique, classique, hiérarchique, humaine, où les idées ne seront plus des mots en l'air, ni les institutions des leurres inconsistants, ni les lois des brigandages, les administrations des pilleries et des gabegies, où revivra ce qui mérite de revivre, en bas les républiques, en haut la royauté (colloque AFP Marseille - 4 mars 2017). Comment ? Par la libération des communes, pardi !

Charles Maurras qui n'était jamais en peine d'un slogan définitif annonçait avec le roi « l'anarchie plus un ». Jean Lassalle à sa manière résiste à la contrainte orwellienne et veut libérer de la tutelle écrasante des intérêts d'Etat la cellule sociale de base organisée, les 36000 briques de la république, héritières des paroisses multiséculaires de l'Ancien régime.

De bon matin, dimanche prochain 23 avril, j'irai voter pour Jean Lassalle, candidat à la présidence de la République française, pour ses propositions de liberté certes, mais aussi pour le personnage de tempérament et de vérité, qui tranche nettement sur les autres. La fonction présidentielle convoque plus qu'un candidat, un homme, un vrai. Sorti du tonneau de Diogène, per un còp le Piéton du roi en a trouvé un !


Dans son édition d'hier, le site Royauté-News (clic) décrit le candidat comme nous ne saurions le faire en ces termes : ...le plus humain, le plus ferme dans ses convictions, un candidat non malléable ce qui ferait de lui le président le plus sûr pour la sécurité du pays. Le seul candidat avec Cheminade à n'avoir attaqué personne durant le débat, mérite qui revient aussi à Macron. Jean Lassalle a suffisamment de ressource pour opérer des changements positifs de structures, et aussi pour les réaliser avec les acteurs de la vie à tous les échelons, à l'inverse des technocrates imbus et empesés qui ont ruiné la France et l'âme du pays. Un candidat qui correspond à l'idéal de subsidiarité, indispensable pour respirer après l'oppression subie de la part des politiciens et bureaucrates français dont le pays ne veut plus, et des technocrates européens. Le projet de Jean Lassalle est complet et se tient, et avec lui, l'utopie d'un Juppé et d'un Chirac, échouée dans les années 90, peut peut-être avancer quand même pour ceux qui veulent y croire.

Dix billets de soutien Royal-Artillerie à "Jean Lassalle", à relire :

- Un berger à l'Elysée du 15/03/2017
- Jean Lassale, note liminaire du 19/03/2017
- But de la manœuvre du 22/03/2017
- Libertés basses du 24/03/2017
- Une autre Europe demain du 27/03/2017
- Passons aux énergies renouvelables du 30/03/2017
- Jean Lassalle l'Africain du 3/04/2017
- Perception du grand débat (BFMTV) du 5/04/2017
- Accompagner nos enfants dans la découverte du savoir du 10/04/2017
- Chaud devant ! (évasion fiscale) du 17/04/2017

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lundi 17 avril 2017

Chaud devant !

Dans le projet de définanciarisation de notre société, le candidat Jean Lassalle se propose de « faire revenir les évadés fiscaux ». Il attaque ce gros problème (60 Mds€/an) par le volet de la coercition alors que, pour nous, la meilleure façon d'y parvenir est de diminuer la température de combustion des revenus dans notre enfer fiscal. On peut faire les deux, me dira-t-il, mais réhabiliter le succès et le spectacle du succès amoindrirait le goût des complications perverses de l'évasion fiscale. Ce procédé de dissimulation des revenus n'est qu'une affaire d'intelligence pure. Aussi est-il difficile à combattre. L'évasion se construit au départ, elle ne se prépare pas lorsqu'on a réussi comme s'y est essayé ce pauvre monsieur Cahuzac après avoir implanté des cheveux dans le tout-Paris. Pour que le lecteur comprenne bien, nous allons prendre l'exemple de la boucherie, c'est moins snob que la capilliculture.

Le quartier de viande produit beaucoup de déchets qui finissent à l'équarissage. Bien malin qui saura le pourcentage de pertes à la seule lecture d'une facture d'abattoir. Par contre le professionnel expérimenté voit ce pourcentage au premier coup d'œil comme le boucher du Rapide du Nord qui annonçait au chef combien il tirerait de steaks, d'entrecôtes, de faux-filets, daubes etc... avant de commencer la découpe. A partir de là, on décide d'exagérer les pertes et au lieu de tricher à la petite semaine on crée une boucherie virtuelle B. Elle achète cash son papier de pesée... à Vintimille dans le cas qui nous occupe, dévie une bonne partie des règlements en espèces mais de manière aléatoire, pas en pourcentage systématique, tient une vraie comptabilité séparée (du cabinet comptable) pour mesurer les écarts et prévenir les bêtises. L'argent de la boucherie B ne reviendra jamais dans la boucherie A, il ne sera jamais investi dans le périmètre patrimonial du boucher, il sort. Exeunt les sous ! Un bel appartement en front de mer à Porto Fino, loué l'été à des Anglaises en chaleur.

Pour une société, c'est pareil. On crée dès le départ les circuits de dérivation en se méfiant bien sûr des fondations à Maurice, fiducies luxembourgeoises et du bureau d'études en travaux publics aux Îles Caïmans. De même évitera-t-on les domiciliations, facturations, virements sur des territoires exposés au pilori de l'évasion comme les Îles Vierges, les Antilles néerlandaises ou le Vanuatu, laissant cela aux fonds spéculatifs professionnels. Alors quoi ? Mais l'Offshore vous est ouvert en grand à condition d'y faire physiquement du bizness, et les grandes places de brassage sont toujours les mêmes, Hong Kong, Singapour, Genève, La City, Wall Street ou... Shenzhen, où l'on aura l'intelligence de déclarer ses bénéfices et payer de modestes impôts. Le truc, c'est de payer mais peu, en optimisant les règles locales (comme l'a fait Donald Trump tout simplement chez lui)!

Mais nous promouvons aujourd'hui le projet de Jean Lassalle, lequel insiste sur quatre actions :

(3.7): Fiscaliser en France l'activité de sociétés ou banques françaises en paradis fiscaux, même en Europe. Autrement dit assujettir au Code français des Impôts tous les résultats des sociétés quelque soit le pays d'exercice (comme le font les Etats-Unis). Le monde entier va s'américaniser sur ce point tant sont grands les besoins en ressources budgétaires partout. Nous pouvons monter dans le bandwagon.

(3.8): Sanctionner l'incitation à la fraude fiscale plus sévèrement qu'une simple complicité. Ceci vise les cabinets de conseil. Je ne pense pas qu'aux jours de l'Internet (et du Deep Web) il soit possible de fliquer longtemps les conseils. Leur premier réflexe sera de sortir du territoire fiscal français, avant que de plonger en sous-marin pour initiés. Cela existe déjà et deviendra la règle.

(3.9): Cibler les plus grandes entreprises et les dossiers à risque plutôt que de contrôler des PME au hasard. Bercy le fait déjà. La seule action supplémentaire serait de durcir les amendes et de limiter leur négociation. Mais cela demande l'embauche de compétences qui, si elles sont vérifiées, trouveront à s'employer pour des salaires dix fois supérieurs dans le bizness de l'optimisation fiscale. Les Hussards Noirs de Bercy existent-ils encore ? Pour le reste, contrôler les petites boîtes est saine gestion des recettes publiques, mais l'état d'esprit doit changer et les contrôleurs abandonner l'approche inquisitoriale sournoise. Aparté : faire porter l'effort sur les TVA intra-communautaires non déclarées aux Douanes gagnerait des millions.

(3.10): Exiger des banques qu'elles signalent les opérations suspectes d'illégalité. TRACFIN sert à ça. On contrôle l'iceberg émergé et plutôt bien. Le reste ne peut être exigé des banques et reste une affaire entre hommes et quatre z'yeux. Un banquier sera toujours attentif à prouver son professionnalisme en proposant une solution "peu risquée" à un gros client dans l'embarras. On enlèvera la carte SIM du portable avant d'enfiler la combinaison de plongée.





Le lecteur fidèle a compris que le Piéton est sceptique sur ce volet de réformes lassalliennes. L'évasion fiscale dit bien son nom. On cherche à s'évader de l'enfer. Supprimer l'enfer implique de changer complètement de paradigme. La France soviétisée ne peut survivre qu'en dévorant le capital apparent et disponible dès lors qu'elle ne fait plus globalement de bénéfices. Elle a vendu le vin, saisi la vigne pour la vendre après et fait l'inventaire de la tonnellerie qui suivra. L'Etat (et c'est nous tous) solde ses atouts, il ne laissera rien derrière lui. Les capitaux ont fui depuis longtemps, à preuve les tours de table sont impossibles dans les affaires sauf à y inviter des banques. L'Etat est obligé de menacer de nationaliser les chantiers STX contre Ficantieri faute d'investisseurs français. Dans la nouvelle économie, le succès final d'une entreprise française est sanctionné par son rachat par les GAFA et son départ pour San Francisco ! La raison n'est pas le marché mais l'accès aux financements.

Quoiqu'il en soit un chef d'Etat respectant la lettre de la Constitution n'a pas à se préoccuper des détails. Il serait avisé de créer deux structures sous l'autorité directe du Premier ministre, l'une pour refroidir l'enfer, l'autre pour recouvrer la fraude. Ces deux structures doivent être staffées hors-statut de la fonction publique afin de rémunérer les talents au prix du marché sans contraintes administratives.
Pour la seconde, le but assigné pourrait être de récupérer la moitié de la fraude fiscale en quatre ans, en progressant par objectifs à travers douze rapports d'étapes, un chaque quadrimestre. On peut aussi intéresser les équipes de pointe au million le milliard. Il faut inventer ! Sans tabous ! Jean Lassalle a montré qu'il n'en redoutait aucun, ni les ours, ni les loups. Ça tombe bien, en la matière on est en pleine jongle.


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Billets de soutien RA libellés "Jean Lassalle" à cliquer:

- Un berger à l'Elysée du 15/03/2017
- Jean Lassale, note liminaire du 19/03/2017
- But de la manœuvre du 22/03/2017
- Libertés basses du 24/03/2017
- Une autre Europe demain du 27/03/2017
- Passons aux énergies renouvelables du 30/03/2017
- Jean Lassalle l'Africain du 3/04/2017
- Perception du grand débat du 5/04/2017
- Accompagner nos enfants dans la découverte du savoir du 10/04.2017


La préparation psychologique de l'évadé fiscal commence aussi par une immersion heureuse dans le bonheur tropical pour se laver de la suie des clubs interlopes de la rue de Ponthieu, par exemple :

lundi 10 avril 2017

Accompagner nos enfants dans la découverte du savoir

Classement PISA OCDE 2016
France classée 26è - 33è - 20è/OCDE
L'éducation des générations montantes est la priorité de tout pays ayant au moins l'ambition de se survivre. Certains comme en Asie, privilégient le succès aux examens, d'autres comme en France, le formatage idéologique, mais rares sont ceux qui cherchent à exploiter les talents personnels de chacun afin de les insérer à leur vraie place dans la société qui les attend. Jean Lassalle a l'ambition d'individualiser l'éducation des enfants et jeunes gens. Le titre de son projet éducation est explicite :

DONNONS À NOS ENFANTS LA CHANCE DE MAÎTRISER LEUR DESTIN
« Ces mots, "instruction publique", disent exactement ce que devrait être la mission de l’école : transmettre le savoir-faire, enseigner langue et culture, préparer à un métier. Les élèves d’aujourd’hui, si différents les uns des autres, n’ont-ils pas le même besoin ? Je propose que chacun d’entre eux soit suivi attentivement, au long de sa scolarité, par un petit groupe autour des enseignants, attentif à repérer ses talents, avec pour mission de le mettre en situation de réussir ce qu’il entreprend.
L’esprit de l’élève doit être formé à produire et à créer, alors qu’il risque de seulement consommer ce que Google, Apple, Microsoft ou Facebook lui mettent sous le nez. Il doit exercer sa liberté, et pour cela maîtriser profondément Internet et les outils de communication, au lieu d’en devenir dépendant.
L’école doit éveiller un futur adulte responsable, lui éviter le risque de rester sur les rails d’une conformité. Je comprends mal l’obligation d’une scolarité traditionnelle qui prive les adolescents, enfermés toute la journée jusqu’à l’âge de seize ans, de leurs plus belles années d’inventivité sans leur donner les matériaux de leur orientation. Peut-on faire l’économie de la vraie vie ? La découverte du travail de la ferme dès l’enfance, l’alternance bien avant seize ans, les classes spécialisées pour les artistes ou les sportifs, participeront à rendre ou entretenir le goût d’apprendre.» (J. Lassalle)

Je vais profiter de ce sujet pour placer l'antienne classique (et doublement) de Royal-Artillerie sur les langues mortes. De petits esprits comme de grands esprits, très dédaigneux de la plèbe, ont décidé l'inutilité de cet apprentissage, à commencer par Edgard Faure en 1968 qui voulait être du vent qui vente et qu'on s'en souvienne, ce que je fais. Le Piéton a pissé sur ta tombe, ô César ! (Properce in Elégie IV). Suit la réorganisation de l'enseignement des langues vivantes. L'un et l'autre sujet avaient été intégrés au Nonagone du Roi de la campagne présidentielle de 2012 (n° 1 et 2/9).

(1) Latin-grec

Un rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale daté du 17 juin 2012 (clic) signale que plusieurs expériences en ZEP manifestent que ce souci d’excellence permet de motiver puissamment des élèves et que les LCA (langues et cultures de l’antiquité) ont un effet intégrateur reconnu. C’est souvent le fait d’enseignants motivés, militants même mais le résultat est indéniable. On sait depuis toujours l'effet structurant des langues mortes sur la pensée de l'élève : La pratique du latin et du grec permet le développement d’attitudes et de capacités intellectuelles indispensables à la formation de l’esprit et à la réussite dans toutes les disciplines, y compris et d’abord scientifiques. Mais s'y surajoute un effet particulier aux ZEP (zones d'éducation prioritaire) : la considération offerte par le maître à l'élève en lui donnant le meilleur de l'enseignement. Dans les essais de réinscription des options latin et grec en zone difficile, le premier motif de satisfaction exprimé par les élèves est la reconnaissance de leurs capacités personnelles par l'institution qui leur offre ce choix d'excellence.

Amateur très jeune de vieux bouquins, j'ai amassé pendant toute mon adolescence et bien après des ouvrages du XVII et XVIIIè siècles. On s'interroge encore aujourd'hui de voir la profusion de citations latines et grecques, nulle part traduites dans l'ouvrage en question ! Glissons sur la dévitalisation de notre culture... Le second sujet concerne les langues vivantes et nous reprenons in extenso le point 1 du Nonagone.

(2) Réhaussement de l'enseignement des langues vivantes

Les professeurs de langues étrangères du collège au lycée seront progressivement recrutés parmi les diplômés locuteurs de leur langue maternelle, et les lycéens quitteront le second degré en parlant couramment deux langues étrangères.
Le ressort de cette mesure est à bander au niveau européen pour que tous les professeurs de langues de l'Union européenne soient locuteurs natifs. Ainsi le marché du professorat sera élargi - les profs de français français enseigneront partout -, de même pour ceux d'allemand, anglais, italien, espagnol, magyar et suédois...

La capacité à s'exprimer naturellement dans deux langues étrangères est un atout de compétitivité indéniable. Les peuples ne disposant pas d'une langue universelle sont paradoxalement plus ouverts au monde et plus performants dans leurs entreprises et dans les organisations planétaires où se prennent les grandes décisions ; cette aisance à jongler parfaitement avec au moins trois langues donne l'entregent nécessaire à la cafétéria pour s'ouvrir les portes des directions, commissions et observatoires, toutes choses égales par ailleurs.
Que l'Europe serve donc à nos enfants à parler des langues !


Pour le reste, nous adhérons complètement au souhait de Jean Lassalle de professionnaliser l'enseignement après le cursus fondamental. Former "le goût d'apprendre" est sans doute le but le plus noble de l'enseignement public, car le monde en mouvement d'aujourd'hui appelle à l'acquisition de connaissances tout au long de la vie. Il faut donc tout faire pour intéresser l'élève et l'y forcer un peu à défaut. Enseigner est instruire, instruire est parfois dresser, c'est une vocation, il faut retrouver le sens de ce sacerdoce et tout ira beaucoup mieux avec un peu d'enthousiasme et de générosité.




Billets de soutien RA libellés "Jean Lassalle" à cliquer:
- Un berger à l'Elysée du 15/03/2017
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Prochain billet sur l'évasion fiscale

 

Dreuz.info appelle à voter Lassalle, ce qui est rare sur cette chaîne d'infos.
Long article de Jean Pierre Lambert (clic)

mercredi 5 avril 2017

Perception du grand débat

On the road again, j'ai écouté Le Grand Débat sur ma radio de bord, à partir de dix heures seulement. Je n'en puis faire l'exégèse mais en partager simplement la perception portée par la bande FM. Surprenants, les dit-petits candidats. De l'inouï dans tous les sens du terme et chez chacun d'eux des schémas de gouvernement contruits, fondés, raisonnés, critiqués, assumés. Même les développements marxistes-léninistes de Philippe Poutou et de Nathalie Arthaud tenaient la route... jusqu'à La Havane. Ils en étaient émouvants de zombitude.
Faisons un sort à la conduite des opérations par la pie jacassante de la station-hôte qui bouffait du temps qui ne lui appartenait pas à accélérer le discours des candidats pour respecter sa montre. Pitoyable.

Allons-y. Dans l'espace d'écoute, j'ai trouvé Marine Le Pen rébarbative, François Fillon éteint, Benoît Hamon laborieux surtout dans sa conclusion, et Emmanuel Macron absent. Nicolas Dupont-Aignan est desservi par une voix de roquet et par l'incapacité à ramasser son discours sur un axe efficace. François Asselineau et Jacques Cheminade souffrent du même cancer dialectique de la digression. On s'y perd, surtout à l'approche d'un carrefour en pleine nuit. Leurs projets se doivent d'être étudiés à plat sur une table, le crayon à la main, ce qui n'est pas un défaut même à l'heure du fast speech. Le moins malmené - chacun craint la fulgurance de ses réparties - fut Jean-Luc Mélenchon, mais il commence à s'user lui-aussi ; la VIè République revient trop souvent dans son argumentaire et l'électeur finira par se demander pourquoi élirait-il un président qui quittera sa fonction avant la fin de l'année pour s'exiler à Caracas. Mais un président est choisi aussi pour sa personnalité, sa carrure et le port naturel du grand collier.

De Vouillé au Somport, l'électeur a choisi l'homme qui toise les nains sous le signe du taureau : Jean Lassalle. Audible seulement sur la partie ensoleillée du territoire, nous avons rencontré chez le grand Béarnais l'enthousiasme, l'enracinement et le souci sincère des générations montantes. Pas de calculs, pas de flatteries, pas de racolage, un grand bol d'air frais des Pyrénées. Il détonnait vraiment par rapport à la concurrence des marquis dépoudrés de la classe politique distribuant les milliards. Ses sympathies allaient visiblement à Poutou et Mélenchon au prétexte de la vérité de leurs propos ! Rare ce soir !

On entendra son analyse post-débat chez Jean-Jacques Bourdin ce matin en cliquant sur ce lien : RMC (nous n'avons pas le code d'intégration). Comme lui, je n'ai vu personne d'autre dans la fonction hier soir mais un seul candidat vraiment à l'aise, dominant son sujet en se libérant des mathématiques trop vites apprises et mal comprises de ses concurrents. Son axe très napoléonien part des communes de base aux compétences universelles jusqu'à l'État central en revivifiant la circonscription administrative la mieux adaptée et éprouvée, le département. Toutes les autres strates sont effacées. De l'air !

In fine, le Piéton du roi renouvelle son soutien à Jean Lassalle et convie ses lecteurs à voter pour lui au premier tour de l'élection présidentielle du 23 avril pour une seule raison s'il n'en fallait qu'une, pour l'espoir entrevu du bonheur !

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Jean Lassalle 2017

Le candidat a aussi sa propre chaîne vidéo YouTube (clic)
Voici le montage de ses réponses au Grand Débat de mardi dernier :




lundi 3 avril 2017

Jean Lassalle l'Africain

Nous continuons notre campagne de soutien à Jean Lassalle dans sa course à l'Elysée en explorant les thèmes principaux de son projet électoral. Aujourd'hui la relation entre la France et le Sud et tout particulièrement l'Afrique, notre géographie de proximité.

Dans le grand brassage des peuples provoqué par la mondialisation, chacun a pu toucher du doigt l'abolition des distances et deviner ce que signifie le Village Global. Je comprends l'esprit, l'humour, le schéma de pensée d'un Malgache ou d'un Gabonais, un Kosovar me reste étranger. Sans avoir fait la Coloniale, les affinités entre Français et ressortissants de l'ancien empire vont au-delà du partage de la langue française ; nous nous reconnaissons réciproquement, mutuellement. Nos ancêtres les Gaulois sans doute (humour). Quelque chose que nous avons assimilé à l'âge où l'on apprend tout ce que plus tard nous pourrons oublier : une culture commune. Si l'expression n'était pas déjà prise, nous dirions une richesse en commun, un commonwealth.

Si notre empreinte culturelle s'est beaucoup estompée en Asie du sud-est, suivant en celà le ressac de notre puissance économique, elle augmente en revanche sur le continent africain et c'est bien là qu'il faut porter l'effort. Jean Lassalle a un tropisme africain que partage le Piéton du roi. Nous sommes sans doute des RFistes :

RETROUVONS NOTRE RELATION MILLÉNAIRE AVEC LE SUD ET L’AFRIQUE

« Aujourd’hui, un néo-colonialisme économique pille les matières premières en achetant les classes dominantes laisse des centaines de millions de gens dans la misère, exacerbant une violence meurtrière, sapant au final les fondements même des sociétés et des États. Le malheur pousse sur les routes de l’exil des millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Comme jadis nos montagnes se vidaient de leurs forces vives pour grossir le prolétariat des villes.
Je veux ouvrir une nouvelle époque dans notre relation avec l’Afrique. Nous conclurons, avec les pays d’Afrique qui le souhaiteront, des traités équilibrés, qui excluront le pillage et le détournement de leurs ressources. Les Africains y trouveront une chance de plus pour s’épanouir avec bonheur sur leurs terres, auprès de leurs familles, pour que leur société évolue sans cassure, et pour prendre plaisir à partager leurs richesses culturelles avec le reste de l’humanité. Notre langue, partagée avec les pays francophones, entretient un cousinage culturel précieux. Nous devons demain redevenir des partenaires et des alliés, dans un même dessein enfin apaisé.»


Combien de fois avons-nous rabâché sur ce blogue que nous avions, bien avant le problème d'immigration, un défi d'émigration. Que des populations quittent des terroirs stérilisés par un climat impitoyable est compréhensible, et qu'à partir, elles cherchent le meilleur point de chute, à leur connaissance au moment de la décision, est plus que normal. Il se dit tant de choses sur la France et sur l'Europe occidentale à la veillée le soir dans la case en torchis... Mais toute l'Afrique n'est pas logée sous le chaume ; elle part quand même. D'abord et surtout dans des pays africains voisins moins mal lotis, avant que de monter comme les oies sauvages vers le nord. Il en vient de partout et de pays relativement dotés de ressources monnayables.

Sans refaire une analyse de la captation des rentes et sur le cancer de l'autocratie, on peut déclarer que l'Africain est volé au coin du bois et moins souvent qu'à son tout par le vilain colon français. Il faut incinérer les tyrannies et lancer de grands projets transversaux lourds comme en porte l'excellent Jean-Louis Borloo dans sa chimère d'électrification générale du continent. On ne peut plus se contenter de forer les nappes phréatiques pour faire pousser des radis. Le continent va vers ses deux milliards d'habitants. Tout le monde doit s'y mettre et les Africains en première ligne pour des investissements massifs pilotés par la banque mondiale et les banques de développement en bypassant les agences népotiques nationales.
Fini les incantations tiers-mondistes et les vibrations marxisantes, le pilote doit être un pisse-froid sans idéologie qui compte ses sous et n'a plus rien à apprendre de personne. Un sacré chemin a été fait depuis le temps des icônes de la libération africaine, Lumumba, Nkrumah, Mengistu, Touré, Kabila et jusqu'à Mugabe, qui ont coulé le continent de manière grandiose.

La recherche d’efficacité est primordiale : on attirera le capital souverain pour allécher le capital mercantile. On placera le premier sur les projets longs à faible récompense financière directe pour laisser le second faire son beurre plus facilement et se multiplier en faisant des émules locaux. Le drame est qu’il n’existe que très peu d’entrepreneurs noirs africains. Ils vont dans les sciences molles, le judiciaire, la sociologie, la fonction publique, le commerce ou la musique, pas dans la sidérurgie comme le font par exemple les Indiens. Mais il y a un commencement à tout.
Les billets les plus lus sur Royal-Artillerie traitent de ces questions. En voici quelques liens :

- Développement intelligent (Borloo)
- De la submersion de toute digue aux vanités souverainistes (LLL)
- Géographie humaine de l'Afrique noire
- La double grille africaine
- Migrations et corruption
- La fée bleue en Afrique
- Vers les EUA ? (Kadhafi)
- Forcer l'Afrique (TICAD)
...et trente autres articles sur l'Afrique et ses guerres post-coloniales, accessibles simplement par le libellé [Afrique].

Il est probable que la franchise et le parler-vrai de Jean Lassalle froissera les susceptibilités sémantiques des pillards en fonction, mais l'écho répercuté dans les peuples sera bien sûr énorme si RFI y prête vie ! Il n'est d'arbre qui ne tombe s'il est poussé par la multitude. Voter Jean Lassalle nous permettrait de positiver intelligemment nos relations nord-sud et de libérer des peuples que nous aimons.

Deux frères à Goma


Billets de soutien RA libellés "Jean Lassalle" à cliquer:
- Un berger à l'Elysée du 15/03/2017
- Jean Lassale, note liminaire du 19/03/2017
- But de la manœuvre du 22/03/2017
- Libertés basses du 24/03/2017
- Une autre Europe demain du 27/03/2017
- Passons aux énergies renouvelables du 30/03/2017

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jeudi 30 mars 2017

Passons aux énergies renouvelables

Centrale de Crucey (Eure & Loir)
Le malheur de l'humanité n'est pas d'avoir laissé la belle Ève manger la pomme du boa, mais d'avoir découvert qu'un kilo de pétrole avait la puissance d'élever de mille mètres une tonne de n'importe quoi ! Et Rockfeller vint ! On connaît la suite dès qu'on a lu tous les Tintin au pays de l'or noir et la malédiction de la facilité qui s'est abattue sur beaucoup de pays détenteurs d'huile. A quelque chose malheur est bon, côté consommation les progrès furent gigantesques tant dans les transports que dans la chimie organique, sauf que la fracture des hydrocarbures par combustion charbonne l'atmosphère et menace d'aplatir le globe comme une pizza brûlante que couvrira bientôt l'océan réchauffé. D'où l'idée de ne pas creuser plus encore, de garder la ressource pour sa transformation noble (plastiques et steaks) et de capter en lieu et place les énergies anonymes et vagabondes que sont le vent, le soleil et l'eau qui bouge au gré de la lune.

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- Une autre Europe demain du 27/03/2017

Jean Lassalle fait des énergies renouvelables un des points importants de son programme électoral avec ses mots à lui :
« La valeur d’une vie humaine ne peut plus se calculer à la présence ou l’absence de ce liquide sous ses pieds. Le nucléaire a été longtemps présenté comme une alternative, mais après l’accident de Fukushima, et alors que l’ensemble nucléaire français vieillit, nous devons reposer la question. Des choix énergétiques difficiles sont devant nous, et ils nous engageront pour longtemps. Prenons le temps de les comprendre et d’en débattre.
Les forces conjuguées du soleil et des marées sont susceptibles de produire autant d’énergie que le pétrole, et de se substituer au nucléaire. Dans notre pays où le soleil ne se couche jamais, ou sur le continent africain, comment croire que l’énergie solaire puisse nous faire défaut ? Je suis certain que le solaire se serait développé bien plus vite si les intérêts pétroliers ne l’avaient freiné.
Mettons au service de la transition énergétique les moyens consacrés aujourd’hui à la « dérégulation » et la privatisation de l’énergie, et les énergies nouvelles prendront rapidement le relais ! Nous pourrons clore paisiblement ce qui est devenu le cauchemar du pétrole, et libérer la France de sa dépendance aux pays qui nous le vendent.»

Si les énergies renouvelables ne sont plus aujourd'hui des fadaises d'hurluberlus exilés en Haute Ardèche - elles ont pris les trains de l'industrie énergétique - d'autres contestations naissent à mesure de leur développement, et dans le camp souvent de leurs premiers promoteurs, les écologistes. Est-ce le rapt du concept par des gens efficaces qui vont faire des sous sur les énergies renouvelables, qui a braqué tant de gens contre les barrages hydroélectriques ou contre les éoliennes ? L'enjeu visant à remplacer les énergies fossiles est suffisamment énorme pour qu'on saute d'échelle et abandonne les microturbines et les pompes à hélices pour industrialiser dans le sérieux ce que l'on appelle désormais des "fermes", des "champs". Nous ne sommes plus à la pièce mais par centaines, d'hectares pour les fermes solaires, d'unités pour les champs éoliens offshore. Il n'y a pas le choix ! Et si la filière gagne de l'argent sans subventions, le succès de la conversion énergétique est assuré, nonobstant l'intrusion de pales géantes dans le paysage partout.

Reste l'énergie nucléaire, formidable technique plus efficace encore que le kilo de pétrole, mais qui a commencé par le péché originel d'Hiroshima et Nagazaki. Certains ne s'en sont jamais remis et le combat pro/anti tourne à la guerre de religion. Mon dieu est plus puissant que le tien. L'avenir de l'énergie nucléaire est dans sa transformation atomique, la fission du noyau cédant le pas à la fusion. Trois fois plus d'énergie est libérée par la fusion et la ressource est inépuisable puisqu'il s'agit d'eau de mer : un tonne d'eau salée comprenant 33g de deutérium va produire autant d'énergie de 700 tonnes de pétrole. Tous les espoirs du monde reposent sur le Tokamak industriel d'ITER en construction à Cadarache. Dans l'hypothèse assez probable d'une validation de l'industrialisation de la fusion contrôlée, les premières centrales pourraient tourner dans la seconde moitié du XXIè siècle. S'il est vérifié que les sous-produits ne sont pas radioactifs (essentiellement de l'hélium 4), le seul frein à l'exploitation du procédé ne pourra être que le prix du kilowatt-heure produit, et bien sûr les éternels contempteurs du progrès laissés pour compte.

Le souci premier de Jean Lassalle est de briser notre dépendance au pétrole étranger. Qui ne serait d'accord s'il fait défiler sous ses yeux nos fournisseurs ? Spectacle pénible...
Question : comment ferons-nous rouler nos automobiles de la liberté ? Voudrait-on nous encager tous dans des transports collectifs ? Je me méfie. La pile à combustible alors ? L'hydrogène. Quelqu'un a-t-il quelque chose contre l'hydrogène ? Non ? Je savais bien qu'on y arriverait.

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lundi 27 mars 2017

Une autre Europe demain


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- Jean Lassale, note liminaire du 19/03/2017
- But de la manœuvre du 22/03/2017
- Libertés basses du 24/03/2017


Voici la deuxième contribution programmatique à la campagne de Jean Lassalle, elle porte sur l'Union européenne, qui a fêté le soixantième anniversaire du Traité de Rome hier. L'avatar actuel de l'empire carolingien ne serait pas reconnu par les pères-fondateurs du Marché commun et c'est peu dire. Le constat de carence que fait le candidat sur son site est partagé à cent pour cent par le Piéton du roi. Nous n'allons pas abonder au tonneau et délayer les arguments, c'est inutile puisque déjà fait, mais ouvrir l'angle étroit d'un futur possible. Voici ce qu'en dit Jean Lassalle :

« l’Union Européenne a échoué à affronter la mondialisation. Elle a accepté la dictature financière. Les institutions européennes se sont limitées à gérer des budgets et à écrire des normes. Nous payons aujourd’hui trente années d’Europe sans projet politique, sans démocratie. Nous n’avons ni une Europe solide, ni des États solides, alors que le général de Gaulle espérait les deux à la fois : une « Europe des nations », une Europe d’États démocratiques et responsables.
C’est dans cette direction que nous devons réfléchir ensemble, sans tabous, pendant cette campagne et dans les années qui viennent. La nouvelle génération, qui va et vient à travers l’Europe plus facilement que je ne me déplaçais hier moi-même à travers la France, n’a pas voulu jusqu’ici se préoccuper de gouverner. Mais tôt ou tard, elle prendra ses responsabilités et imaginera une construction européenne adaptée au monde d’aujourd’hui.
Aujourd’hui, c’est à nous, la France, de nous relever. Elle a besoin de retrouver des marges d’action politiques et financières. À nous de dire ce que nous sommes, ce que nous voulons, dans la discussion avec nos voisins. » (in Retrouvons nos marges de manœuvre en Europe)


Il n'est jamais trop tôt pour réfléchir à l'Europe de demain matin parce que le reste du monde ne nous attend pas, ou ne nous attend plus ; sauf quelques pays ou communautés en déshérence qui nous implorent de continuer les virements. Si nous devons redevenir forts, c'est pour continuer à peser sur le destin de la planète à notre propre bénéfice, des fois qu'on aurait enfin compris que personne d'autre ne le ferait à notre place, et aujourd'hui plus que jamais avec le retour de l'isolationnisme américain. Mais aussi pour protéger d'autres peuples du monde avec qui nous avons des affinités civilisationnelles acquises par l'histoire, je pense à l'Afrique et à tout le Bassin méditerranéen, en fait à l'empreinte impériale romaine.

Ce machin qu'est devenue l'Union européenne ressemble plus à une outre à vents bureaucratiques qui pète des normes et des tarifs douaniers. La première à venir demain est, paraît-il, la standardisation de la composition du Nutella de Laponie jusqu'à Lampedusa. Planquez les cartouches des fois qu'on se suicide de rire ! Mais à l'essentiel elle n'est pas tenue, au prétexte de l'immobilisme des Etats membres quand ce n'est pas sous la contre-pression des lobbies industriels. Le champ d'intervention de la Commission européenne (ou de l'organisme successeur fortement dégraissé) devra être redéfini très clairement (2 pages A4) et nous éviter dans le futur les calculs de robinets, bondes et autres débits labellisées des chasses de waters. Au titre du marché unique a fleuri la normalisation des produits circulés d'un bout à l'autre de l'Union jusqu'aux fins fonds de la bêtise humaine que l'on sait insondable. Que ce marché unique devienne simplement libre et que tout y circule en franchise de droits serait bien suffisant. Que chaque pays produise sous ses normes et ses grades de qualité et que le consommateur approuve par son achat ce qui est bon pour lui à tel moment, à tel endroit. Les producteurs s'adapteront vite sous le regard exercé des ligues de consommateurs. Horizontalité, nom de dieu ! Reste le reste, et tout le reste et au-delà, ces coopérations européennes qui ne sont pas dans les couloirs de la Commission : l'UEFA mais aussi Eurotunnel, Arianespace, l'ESA, Airbus, Horizon (frégates franco-italiennes), Eurofighter, missiles franco-anglais (Scalp, Aster,Meteor) et l'Association européenne contre les leucodystrophies dont les succès respectifs puisent leur énergie dans la compétence d'intelligences spécialisées mais qui font de l'ombre à la technocratie bruxelloise. Elle cherche continûment à s'impliquer, comme à l'occasion de regroupements industriels qu'elle interdit ou entrave, au titre de la fameuse concurrence libre et non faussée qui protège chaque fois nos concurrents non européens d'une éventuelle surpuissance européenne !!! Et puis il y a la PAC.

Jean Lassalle est un candidat paysan, se définissant comme un berger. Qu'il ne s'offusque pas du terme "paysan" qui enracine son détenteur dans un pays précis. Il y avait d'ailleurs dans ma jeunesse un fort parti rural très respecté qui s'appelait "Indépendants et Paysans". Ceci pour dire que l'Europe a impacté directement son territoire à travers la politique agricole commune. On va parler de ça. Il est très facile de s'en prendre aux institutions bruxelloises dans ce domaine et d'oublier un peu vite que toutes leurs décisions ont été annoncées avec un délai préparatoire de dix ans. Mais les grands nigauds du ministère et de la FNSEA repoussaient à demain (on dit depuis Hollande : procrastiner) les ajustements exigés, attendant in fine de mettre en route le chantage aux crédits européens pour apaiser la crise insoutenable qu'ils ont laissé monter. C'est pourquoi au milieu de la carte européenne la France est aujourd'hui le couillon de la farce, tous les autres ou presque ayant viré de bord depuis longtemps avant les récifs. Ce n'est pas ici que l'on va entrer dans la réforme de la PAC, la bande passante n'y suffirait pas.
Mais on peut relever une évidence interdite : l'agriculture est une activité capitalistique, en ce qu'elle convoque énormément d'argent préalable. Depuis la Révolution française et le partage des biens nationaux fut promu le modèle de l'exploitation familiale de subsistance, pour revenir un siècle plus tard à des latifundia capables d'absorber la mécanisation des tâches. Ces dernières croissent autant que les premières meurent. Entre les deux la mutation se fait dans le tragique. On ne parle que d'argent dans ce secteur, celui que l'on doit et celui qu'on n'a pas. Le Crédit agricole ne remplacera pas la propriété pleine et entière du bien-fonds et le cash-flow privé pour faire tourner l'exploitation. Les incitations des conseillers agricoles et du génie rural sont une mauvaise assimilation de techniques gestionnaires de l'industrie, négoce et finances. En cas de malheur dans ces secteurs, on saute en marche et on change de boîte. Pas dans l'agriculture ! (on peut relire le billet Royal-Artillerie ad hoc en cliquant ici)
On doit quand même reconnaître à la PAC d'avoir promu l'agriculture de négoce international par le monde entier et d'avoir protégé l'Europe d'importations de produits de mauvaise qualité à bas prix par le crible des normes sanitaires.


L'Union européenne a d'autres missions utiles si on applique bien le principe de subsidiarité. Faire à plusieurs ce que l'on fait moins bien seul. Contre-exemple : le traité de Lisbonne a créé une diplomatie européenne. Elle ne pourra jamais remplacer les vieilles diplomaties toujours actives de Grande Bretagne, France, Allemagne et Suède par exemple. Au bout du conflit ce sont bien la France et la Grande Bretagne qui siègent au conseil de guerre qu'est devenu aujourd'hui le Conseil de Sécurité de l'ONU, pas l'Europe. Et justement au plan de la Défense, le traité de Lisbonne a aussi ouvert la voie vers une défense communautaire, à la réserve près que personne n'en veut quand la question lui tombe dessus. Aucun pays de l'Est ne troquera une défense européenne franco-allemande contre la défense atlantique actuelle, quelle que soit l'augmentation des contributions demandées ! La Grande Bretagne non plus, le Danemark non plus, l'Espagne et l'Italie et les autres on ne sait. Donc nos politiques insultés par Donald Trump perdent du temps à agiter un fantôme alors que nous disposons d'un outil de guerre ouverte qui fonctionne bien et qui sème la terreur quand on l'évoque à l'étranger, ce qui est le but recherché dans des activités de Défense ; c'est l'OTAN.

L'Union européenne est irremplaçable dans le domaine douanier : la force tient à ce que les attaques étrangères ne peuvent pas cibler un pays en particulier puisqu'il s'agit de droit communautaire intégral et donc, c'est toute la géographie douanière qui est touchée par une attaque et l'ensemble réagit. Il suffirait juste qu'un office central des échanges internationaux de biens et denrées ait le pouvoir de bouger les droits douaniers comme aux Etats-Unis quand des pays tiers se moquent ouvertement de nous par du dumping étatique. Un autre domaine communautaire est la sûreté publique : nul n'est une île au temps du terrorisme et, laissés chacun à nous-mêmes, nous voyons le danger trop tard. Inutile d'épiloguer. On pourrait en dire autant des secteurs stratégiques comme l'énergie pour éviter les négociations abusives et le chantage des fournisseurs (de gaz).

Un domaine communautarisé d'évidence est la pêche, tant pour gérer la ressource continentale que pour négocier avec plus de poids les droits de pêche hauturière (et bientôt britanniques). Un autre domaine où la communautarisation serait utile est l'administration du marché des médicaments, domaine où certaines agences nationales sont impuissantes ou corrompues. L'Agence européenne du médicament existe mais au-dessus des agences nationales (dans une fonction fédérative et de production de rapports) alors qu'il faudrait éradiquer toutes celles-là. On ne devrait pas non plus faire l'économie de normes sanitaires communautaires pour des consommations de base telles que l'eau. C'est la Commission qui a imposé à la France de distribuer de l'eau de consommation humaine propre (on l'oublie); sans quoi les services français multipliaient à l'infini excuses et promesses pour ne pas heurter les régies locales. Communautariser le droit des sociétés, le code de commerce et leur plan comptable ne serait pas idiot, du moins en Europe occidentale. On peut aussi réfléchir (on y vient) à des corps de garde-frontières et de garde-côtes communautaires pour renforcer la vigilance et décharger les budgets nationaux de certains pays en difficultés qui ne peuvent remplir la mission dans la fenêtre géographique qui leur incombe. Tenir les frontières nationales intra-européennes est un leurre, facilement démontré par toutes les contrebandes de l'époque bénie des postes de douane. Quant aux domaines qui devraient être radiés des responsabilités communautaires, il sont très nombreux, chacun en connaît. Pour n'en citer qu'un avec humour : la gestion de la bio-diversité par compensation du bétonnage en zones humides ! Nos lecteurs anglophones peuvent rigoler au bétonnage de Regent's Park à Londres dans cette vidéo parodique (clic).

Beaucoup de coopérations économiques, culturelles peuvent être montées en réseaux inter-étatiques sans en appeler à la bureaucratie de Bruxelles. Et cela évite aussi d'y intégrer des pays peu intéressés mais qui veulent avoir leur mot sur tout. Par exemple, mutualiser l'exploitation des grands ports du range atlantique nord-est n'intéresserait que quatre pays. Les Français y apprendraient beaucoup, eux qui ont été capables de creuser au Havre une grande darse dans le lit du fleuve (Port 2000) sans aucun accès à la batellerie d'éclatement des cargaisons (nous avons aussi nos propres technocrates à tuer). Ainsi en va-t-il de la protection des mers qui baignent les côtes de l'union. Lignes de ferroutage trans-nationales, trains-blocs etc... pour rester dans la logistique... à l'exemple de la nouvelle ligne ferroviaire chinoise de la Soie qui va faire du Pékin-Londres en 18 jours (clac). Bref ! S'il faut ouvrir l'angle au village mondial, rien n'oblige à l'encombrer de paperassiers. On pourrait parler aussi banque centrale et monnaie(s), mais c'est un sujet complet à lui-seul.

L'Europe des nations gaullienne que promeuvent plusieurs candidats induit automatiquement un régime de confédération. Il suffirait d'en écrire les contours, les inclusions et exclusions pour que ce cadre soit accepté par les pays. Jusqu'ici rien ne fut explicitement exclu du champs d'application des institutions européennes, à part la bombe atomique ; ce qui a nourri la voracité de toute structure de gouvernement établie sans limites, avec la complicité objective des politiques eux-mêmes quand ils siègent à Bruxelles. La confédération est un grand et beau projet.

La zone européenne dispose de tous les atouts pour réussir une confédération. Elle a les infrastructures physiques et financières, une économie puissante, une jeunesse intelligente qui ne demande qu'à s'investir sans être volée au coin du bois par la gérontocratie (problème de la Dette), une situation unique au monde sur le globe terrestre, une culture, une histoire, n'en jetez plus ! Alors quoi ! On le fait ? Y aller par cercles concentriques est le plus sûr moyen d'y atteindre.

Prochain billet : les énergies renouvelables

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Postscriptum
Malgré les sondages qui le créditent d'1% des voix, le député béarnais assure créer un «véritable tourbillon» partout où il va. Sur le plateau de LCI, Jean Lassalle veut croire en l'impossible dans cette campagne où «tout ce qui apparaissait totalement improbable s'est réalisé». Il dénonce la «nomenklatura» en tête des sondages: « Il faut que les Français comprennent que je suis en face de trois ou quatre (candidats) principaux qui ont été choisis parce qu'ils sont bien appliqués, qu'ils suivent bien les consignes. Ils ont été choisis par les sondages.» Lui, assure s'en moquer et balaie le score de 1% qui lui est promis par les enquêtes d'opinion...

(la suite sur Le Figaro par ici)

vendredi 24 mars 2017

Libertés basses et franchises municipales

Billets de soutien RA libellés "Jean Lassalle" à cliquer :
- Un berger à l'Elysée du 15/03/2017
- Jean Lassale, note liminaire du 19/03/2017
- But de la manœuvre du 22/03/2017


Première contribution programmatique de Royal-Artillerie au projet de Jean Lassalle :
les libertés basses.

« La France peut retrouver sa grandeur en prenant le temps de la construction d’une voie originale vers le bonheur. Elle part de la commune pour aller à l’infini. C’est le sens de ma candidature à la Présidence de la République.» (Jean Lassalle)
Une petite mairie de mon enfance

Communes ou paroisses de l'ancien temps sont la chaîne et trame de notre pays et tant pis si nos voisins ne sont pas administrés comme nous, ce qui est bien normal puisque nous sommes ici en pays gaulois. Pourquoi faudrait-il uniformiser les découpages administratifs en Europe ? Les tentatives d'uniformisation européenne ont jusqu'ici surajouté des strates inutiles et dispendieuses quand ce n'est pas créer des satrapies persanes au bénéfice des élus battus à l'étage national venus chercher une position sociale dans nos provinces. Voici ce que Jean Lassalle dit des communes et de leurs fonctions :

« J’ai ressenti, tout au long de mes marches, l’attachement de mes concitoyens à leur commune. En France, la conquête de nos libertés s’est réalisée à partir des communes. Elles ont été le point de départ de la construction de notre espace national. Combien de nos villes ou villages ont dans leur nom le mot «Villefranche » ?

J’ai appris à l’école que la France avait plus de 36500 communes. Certains ont prétendu qu’il y avait autant de communes en France que dans toute l’Europe des Douze. Et alors, où est le problème ? D’où vient cette volonté de politiques sans mémoire à vouloir en réduire le nombre ? Les structures sans âmes au sein desquelles la loi NOTRe veut les regrouper sont à la démocratie ce que les barres d’immeuble sont au vivre ensemble : une impasse.

Dans toutes les communes que j’ai traversées, j’ai établi des contacts avec leurs habitants. Essayez ! Vous verrez que c’est plus facile que dans la plus grande galerie commerciale. La commune respecte l’homme. Il s’agit d’une démocratie à hauteur d’homme. Je me bats pour l’avenir de mes enfants, de nos enfants. Je ne repars pas dans le passé.

J’ai été frappé de voir en Syrie la richesse, maintenant détruite, de ces « grappes » de villes et de villages qui occupaient l’espace. Il ne reste maintenant que des familles parquées dans des camps ou des habitations de fortune. La liberté a toujours favorisé la diversité. Mais sans cadre commun d’expression, la diversité se transforme en chaos.

Emmanuel Lévinas affirmait que « l’homme moderne est né de père inconnu ». Je connais mes ancêtres. Ils me donnent le courage de me battre aujourd’hui. A quoi bon mon existence, si je ne transmets rien d’autres à mes fils que des biens matériels ? Ils ont ma gueule, ma trogne. Mais si je veux leur transmettre mes valeurs, mon histoire, notre histoire, je dois sauvegarder mon éco-système démocratique communale. Difficile de tricher, de ne pas tenir parole quand vous êtes sous le regard et le jugement des autres. La démocratie s’apprend chaque jour. Elle ne supporte pas les compromissions. Elle n’a pas besoin d’expert. Mais elle exige pour fonctionner des hommes et femmes expérimentés. Elle est plus proche de l’artisanat que de la production en chaîne.

Dans la mondialisation, tout devient interchangeable. Tout doit se décider tout de suite. Bien sûr qu’il y a des urgences. Mais lors de la grève de la faim, j’ai éprouvé dans mon corps l’évidence qu’il est des choses trop fondamentales pour être abandonnées à une structure bureaucratique quelconque. J’ai également appris, lors de ce combat, le rôle du temps.

La France peut retrouver sa grandeur en prenant le temps de la construction d’une voie originale vers le bonheur. Elle part de la commune pour aller à l’infini. C’est le sens de ma candidature à la Présidence de la République.»

Qu'ajouter ? Rien ou presque et c'est justement beaucoup.

Chacun de nous s'identifie spontanément par sa commune de naissance ou résidence, et aussi par son département. Notons en passant que les équipes de sport émanent toutes d'une commune. Les autres strates administratives sont surimposées, artificielles. La commune doit redevenir une petite république ayant compétence sur tout, dans la mesure de ses capacités locales, contributives et de gestion.

Tout cela vient de loin. Les consuls de jadis n'ont eu besoin de personne pour arracher les franchises municipales à la Justice seigneuriale locale. Au chapitre, délicat pour l'époque, de la sûreté, ils en référèrent à leurs propres administrés qu'ils protégeaient par les milices bourgeoises et un service municipal du guet. Chaque ville faisait feu de tout bois au bénéfice de ses libertés souvent remises en cause par un nouveau seigneur ou le roi (tel qu'on appelait l'intendant). Il y eut aussi de grandes révoltes urbaines au temps des guerres de religion pour s'arracher au carcan du Premier ordre et la zone d'effort fut toujours la ville, sauf dans la guérilla des Camisards. C'est Louis XIV qui, le premier, a maté les communes en fonctionnarisant le maire, nommé par le subdélégué. La centralisation forcée était lancée, le jacobinisme plus tard écrasera la Gironde jusqu'à ce que l'on comprenne aujourd'hui que le gouvernement de ces bureaux distants devient vite insupportable et parfois inhumain.

Qu'on se débarrasse des encombrants, qu'on débande leur bureaucratie, et qu'on applique strictement le principe de subsidiarité qui veut que la structure au contact d'un problème n'en appelle à l'étage supérieur que lorsqu'elle est dépassée ; et que l'étage référent ne s'implique pas dans le gouvernement de l'étage subordonné tant qu'il n'y est pas invité. En trois mots : Vive la Liberté ! et c'est devenu en France soit-disant démocratique une REVOLUTION !

L'État invasif actuel ne comprendra jamais sa nocivité intrinsèque pour le développement des responsabilités personnelles et citoyennes. La providence normée et caporalisée est une calamité sociale et mentale en ce qu'elle suce les énergies pour nourrir sa propre perpétuation. A force d'aider, d'assister, de redistribuer, et donc d'assujettir, contrôler, canaliser, on lève une génération de pleutres mais aussi de malins, habiles à capter les ressources gratuites. Des villages entiers vivent aujourd'hui de subsides publics d'al brès à la toumbo. Qu'apprennent leurs enfants ? à s'orienter dans le maquis de la rente sociale !!!

Il faut revenir au fondamentaux des franchises municipales pour débonder les ressources créatives de croissance locale, et remonter l'essartage bureaucratique jusqu'au sommet, sans dramatisation ni faire droit au vacarme des déboisés. Cette proposition simple et puissante, fondamentale dans son exécution puisqu'elle s'assure du socle institutionnel premier, est le marqueur de la campagne de Jean Lassalle.


Versailles


Et maintenant, la meilleure des conclusions, la déclaration du candidat devant l'Association des Maires de France, un appel au courage (courtoisie du team de campagne):



Prochain billet à l'autre bout de la chaîne de gouvernement : l'Europe.

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