La guerre est la pierre de touche de la carrure d'un chef d'Etat comme le feu est la pierre de touche de l'or, aurait pu dire Nicolas Flamel. Les candidats qui s'opposent au président Macron ont réagi à l'invasion de l'Ukraine par les armées de Vladimir Poutine, chacun à sa manière. La sélection complémentaire que la guerre leur impose a vite fait d'éclaircir leurs rangs. Alors que les candidats postés aux extrêmes "comprenaient" jusqu'à dimanche dernier les objections du président Poutine qui justifiaient toute menace non suivie d'effet, la guerre ouverte a réveillé l'instinct de survie, sauf pour un, comme nous allons le voir.
Marine Le Pen condamne sans ambiguïté : « Aucune raison ne peut justifier le lancement d’une opération militaire contre l’Ukraine par la Russie qui rompt l’équilibre de la paix en Europe... »; elle appelle à une conférence internationale sous l'égide de l'ONU à Genève sans doute. Que peut-elle faire de plus après l'étalage des relations qu'elle a eues dans le passé avec les chefs du Kremlin pour booster et financer sa candidature ? A mesure que la menace se rapprochera, son patriotisme non feint prendra les commandes chez elle et nul ne peut douter qu'elle fasse bloc sous l'orage avec les pouvoirs français.
C'est plus dur pour Jean-Luc Mélenchon qui historiquement relayait en boucle la propagande russe contre l'OTAN dont la désintégration arrangerait bien les affaires de Vladimir Poutine. Et il en remettait une couche il y a peu en déclarant que dans cette crise, c'était l'OTAN l'agresseur ; et que la prise des républiques populaires du Donbass était une réponse logique (clic). On sent derrière ses grandes phrases d'aujourd'hui une terrible déception qu'il faut vite noyer dans des conférences de la paix qu'il sait inefficaces à retenir son mentor dans sa bataille des moulins. Ainsi faut-il « une réunion immédiate de l'OSCE » et une délibération d’urgence de l’Onu pour obtenir « un cessez-le-feu immédiat et un retrait de toutes les troupes étrangères d’Ukraine ». Bien sûr, il suppose que des bataillons américains ou polonais sont tapis dans les fourrés pour envenimer les choses. On ne se refait pas à si bref délai ! L'affaire restera dans les nuées diplomatiques et ça lui conviendrait plutôt (clac).
Eclairé au gaz russe, Eric Zemmour proclame sa condamnation d'usage de l'invasion tout en adoptant les revendications du Kremlin qui la justifient. Il avait montré le bout de l'oreille lors de la reconnaissance des deux Etats croupions du Donbass (clic) ; il y va carrément aujourd'hui en réclamant de faire droit aux demandes russes dans le cadre d'une conférence internationale sur la sécurité en Europe. Il sort en même temps du commandement intégré de l'OTAN, au moment où nos faiblesses militaires justifient plus que jamais une défense en coalition. Définitivement, un rat de bibliothèque n'a pas la carrure de l'emploi, même s'il y a plus mauvais encore et moins excusable : François Fillon est sur la même ligne, à 180 degrés, la thune est en péril, on aura tout compris.
Valérie Pécresse, comme à son habitude, se paie de mots et critique la forme. En fait, sur le fond, elle ne sait pas quoi faire, mais condamne fermement et exige des réactions fortes. Lesquelles ? Bien en peine de les trouver au fond du crâne, elle n'a pas bossé le sujet. Limites de la technocratie !
Yannick Jadot, Chritiane Taubira, Anne Hidalgo condamnent la déclaration de guerre sans arrière-pensées, Jadot demandant même de soutenir l'Ukraine par l'envoi d'armement. La sphère communiste (NPA, LO et PCF) condamne du bout des lèvres et partage les responsabilités par la formule Ni OTAN, Ni Poutine, on s'en serait douté.
Entretemps, les sanctions prises par le camp occidental ne sont pas minces et les perroquets qui proclament qu'elles ont toujours prouvé leur inefficacité n'ont pas bien lu ou compris le discours de Joe Biden ce soir : un trillion quatre cents milliards de dollars d'actifs russes aux Etats-Unis ne leur parlent pas ! Les Occidentaux - je n'ai pas le détail des sanctions européennes - gardent comme dernière cartouche l'expulsion des banques russes de la chambre de compensation SWIFT qui flinguera complètement le commerce russe, pour le cas où le Kremlin ferait assassiner le président Zélensky que Poutine, tout à sa haine de qui n'est pas lui, méprise souverainement ; jusqu'à le faire liquider par ses spetnatz au prétexte qu'il leur aurait tiré dessus par exemple quand ils sont venus l'arrêter au siège de la présidence à Kyiv. Un peu comme on le fit d'Allende au Chili. On commençait à s'emmerder.
Marine Le Pen condamne sans ambiguïté : « Aucune raison ne peut justifier le lancement d’une opération militaire contre l’Ukraine par la Russie qui rompt l’équilibre de la paix en Europe... »; elle appelle à une conférence internationale sous l'égide de l'ONU à Genève sans doute. Que peut-elle faire de plus après l'étalage des relations qu'elle a eues dans le passé avec les chefs du Kremlin pour booster et financer sa candidature ? A mesure que la menace se rapprochera, son patriotisme non feint prendra les commandes chez elle et nul ne peut douter qu'elle fasse bloc sous l'orage avec les pouvoirs français.
C'est plus dur pour Jean-Luc Mélenchon qui historiquement relayait en boucle la propagande russe contre l'OTAN dont la désintégration arrangerait bien les affaires de Vladimir Poutine. Et il en remettait une couche il y a peu en déclarant que dans cette crise, c'était l'OTAN l'agresseur ; et que la prise des républiques populaires du Donbass était une réponse logique (clic). On sent derrière ses grandes phrases d'aujourd'hui une terrible déception qu'il faut vite noyer dans des conférences de la paix qu'il sait inefficaces à retenir son mentor dans sa bataille des moulins. Ainsi faut-il « une réunion immédiate de l'OSCE » et une délibération d’urgence de l’Onu pour obtenir « un cessez-le-feu immédiat et un retrait de toutes les troupes étrangères d’Ukraine ». Bien sûr, il suppose que des bataillons américains ou polonais sont tapis dans les fourrés pour envenimer les choses. On ne se refait pas à si bref délai ! L'affaire restera dans les nuées diplomatiques et ça lui conviendrait plutôt (clac).
Eclairé au gaz russe, Eric Zemmour proclame sa condamnation d'usage de l'invasion tout en adoptant les revendications du Kremlin qui la justifient. Il avait montré le bout de l'oreille lors de la reconnaissance des deux Etats croupions du Donbass (clic) ; il y va carrément aujourd'hui en réclamant de faire droit aux demandes russes dans le cadre d'une conférence internationale sur la sécurité en Europe. Il sort en même temps du commandement intégré de l'OTAN, au moment où nos faiblesses militaires justifient plus que jamais une défense en coalition. Définitivement, un rat de bibliothèque n'a pas la carrure de l'emploi, même s'il y a plus mauvais encore et moins excusable : François Fillon est sur la même ligne, à 180 degrés, la thune est en péril, on aura tout compris.
Valérie Pécresse, comme à son habitude, se paie de mots et critique la forme. En fait, sur le fond, elle ne sait pas quoi faire, mais condamne fermement et exige des réactions fortes. Lesquelles ? Bien en peine de les trouver au fond du crâne, elle n'a pas bossé le sujet. Limites de la technocratie !
Yannick Jadot, Chritiane Taubira, Anne Hidalgo condamnent la déclaration de guerre sans arrière-pensées, Jadot demandant même de soutenir l'Ukraine par l'envoi d'armement. La sphère communiste (NPA, LO et PCF) condamne du bout des lèvres et partage les responsabilités par la formule Ni OTAN, Ni Poutine, on s'en serait douté.
Entretemps, les sanctions prises par le camp occidental ne sont pas minces et les perroquets qui proclament qu'elles ont toujours prouvé leur inefficacité n'ont pas bien lu ou compris le discours de Joe Biden ce soir : un trillion quatre cents milliards de dollars d'actifs russes aux Etats-Unis ne leur parlent pas ! Les Occidentaux - je n'ai pas le détail des sanctions européennes - gardent comme dernière cartouche l'expulsion des banques russes de la chambre de compensation SWIFT qui flinguera complètement le commerce russe, pour le cas où le Kremlin ferait assassiner le président Zélensky que Poutine, tout à sa haine de qui n'est pas lui, méprise souverainement ; jusqu'à le faire liquider par ses spetnatz au prétexte qu'il leur aurait tiré dessus par exemple quand ils sont venus l'arrêter au siège de la présidence à Kyiv. Un peu comme on le fit d'Allende au Chili. On commençait à s'emmerder.



