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Articles

Affichage des articles du novembre, 2009

La trompe alpine du muezzin

J'attendais le dessin de Chappatte dans Le Temps de Genève pour lancer ce billet. C'est bien de cela qu'il s'agit : la "grosse caricature" danoise. On frémit à l'idée des représailles islamiques envers le christianisme de la part de pays tolérants comme tous ceux du Croissant Vert ; surtout depuis que le vénéré Tariq Ramadan a légitimé par avance les réactions islamistes , et il s'y connaît. Plus saine a été ce matin la réaction du recteur de la Grande Moquée de Paris qui encaisse le résultat en déplorant que la communauté musulmane ait mis beaucoup trop de temps à dénoncer le fondamentalisme, du même Tariq Ramadan. Pour ma part, je suis à jeun d'avoir lu en France la condamnation islamique des islamistes (mais je ne guette pas particulièrement cette communauté), par contre résonnent encore dans mes oreilles moult explications "circonstanciant" les effets de la propagande nauséabonde des salafistes et autres wahhabites, et par l'UOIF

Coupole et nation

La Grande Mosquée de Strasbourg, reportage StrasTv.com Trente tonnes suspendues à cinquante mètres (ça paraît un peu haut par rapport aux photos. ndlr) , la manipulation était périlleuse. Les élus étaient donc présents pour assister à cet évènement symbolique organisé spécialement le jour de l'Aïd el Kébir. La coupole de la mosquée de Strasbourg est posée, et Dailymotion a coupé les commentaires sur cette nouvelle. Royal-Artillerie risque de devenir le blogue des mosquées si les érections se multiplient, mais pour dire quoi ? Que la France change ?... Strasbourg est une métropole un peu spéciale dans le coeur des Français, c'est le balcon oriental d'où l'on observe le jumeau germain¹ de la nation, notre Caïn. C'est la pointe de flèche du losange français, quelque part sa virilité aussi, et même si l'architecture de la nouvelle mosquée est réussie, même si l'on peut comprendre que les musulmans résidents aient droit à un lieu de prière dont ils puissent êtr

Dette Perpétuelle

Jean-Pierre Fourcade, sénateur UMP et membre éminent de la commission des Finances - il fut ministre des finances de Giscard d'Estaing - a mis les pieds dans le plat de purée de Bercy en créant le terme de "dette perpétuelle". L'Etat français est dorénavant en situation d'incapacité de rembourser les emprunts placés ci et là, il peine déjà à servir leurs intérêts. Cette dépense connue sous le nom de "service de la Dette" est déjà la troisième mission du budget général de la République, derrière les remboursements et dégrèvements et juste après l'enseignement scolaire. Mécaniquement, elle passera en tête en 2012. Autant dire qu'une part importante de nos impôts et taxes partiront en fumée. A l'inverse des dettes accumulées par nos voisins, la dette française est pourrie car elle a nourri essentiellement les dépenses quotidiennes de l'Etat. Quand l'Allemagne s'endettait pour reconstruire les infrastructures démocratiques des lände

Saint-Nicolas 2009

Qu'y a-t-il de commun entre saint Corbinien de Freising et le "bon" saint Eloi ? L'ours ! Si le premier en partance pour Rome vit son mulet tellement dévoré par un "pé descaous" qu'il dut tranférer de l'un sur l'autre le bât et toute sa fortune, le second subit l'attaque de son chariot et y attela le goinfre en lieu et place du boeuf qu'il lui avait mangé. Les armes du cardinal Ratzinger, héritier des archevêques de Munchen u. Freising, racontent cette histoire , celles de l'abbaye d'Ourscamp aussi. Ourscamp est en Picardie près de Compiègne, et Lys de France y organise cette année sa fête traditionnelle de la Saint-Nicolas, patron des enfants sages. Au programme du dimanche 6 décembre : 10 h : Messe à la chapelle ND d'Ourscamp 12 h : Déjeuner 14 h : Vernissage de l'exposition "Saint-Nicolas" à la librairie de l'abbaye 15 h : Conte musical pour les petits "St Nicolas et les trois petits enfants" ra

L'Équation de l'Ultra

Penser, cet exercice qui nous fit un jour descendre de l'arbre est dangereux. Vous risquez la libération de votre esprit et franchir sur le sérac de votre témérité intellectuelle, la crevasse qui sépare l'hétéronomie¹ de l'autonomie¹. L'esprit libre vous fait "libéral". Quelque sorte de monstre enfanté loin du regard de votre Créateur par un démon rousseauiste, voire pire, maurrassien peut-être. Sans l'avoir cherché, autonome, vous bravez les forces supérieures auxquelles appartient votre destin (toute référence mythologique pourtant fort commode serait ici une insulte au Magistère) et ce que vous concevrez de la sorte sera à chaux et sable non amalgamés, inliés, vite érodé, vite ruiné. La liberté de penser offense les dieux ! Vous vous croyiez libre ? Folie, vous devez obéir à l'Invisible, même s'il est acté chez tous les peuples de la Terre que " Les hommes naissent libres et égaux en droits ". En principe, fini donc le Code Noir, fini

Rompuy, ça clashe déjà !

Les chefs de gouvernement ont choisi le plus petit dénominateur commun pour mettre à la tête du Conseil un président qui ne fasse pas d'ombre aux superpointures. L'heureux élu est un fédéraliste avéré et un taxeur de première... Que va-t-il rester à Barroso - qui est peut-être mort à l'heure où nous mettons sous presse, puisque rien ne vient de la Commission -, que va-t-il lui rester n'est déjà plus le sujet, si Herman Van Rompuy parvient à lever l'impôt européen en dehors des contributions étatiques, ce dispositif étant la dernière garantie de la voix prépondérante des nations. Y réussirait-il qu'il enterrerait Barroso et sa fonction d'adjudant-major. Ceux qui se sont imaginé qu'ils "driveraient" facilement le petit flamand connaissent son habileté politique ; aussi ne seront-ils pas surpris de se faire mettre à sec d'ici peu. Cherchaient-ils peut-être un autre qu'eux-mêmes pour réaliser leur rêve hégémonique sur le modèle étatsuni

Une semaine moins ordinaire

Fut-ce encore l'ennemi héréditaire anglais ou le tricheur international italien, que la France aurait acclamé la double main de Titi Henry. Mais contre la petite et fière Irlande, le vol du match fait peigne-cul ! Personnellement, j'ai coupé le poste au coup de sifflet final pour n'avoir pas à subir le triomphe arrogant d'une équipe de mercenaires à la réputation surfaite, commandée par un staff sans âme ni talents. "Dominés dans le jeu, dévorés dans l’état d’esprit, surclassés dans la maîtrise tactique, les Français n’ont dû leur salut qu’à la triche" (Tribunepsg.football.fr) . Sans le gardien trapéziste Hugo LLoris, on en prenait quatre. Je ne parle même pas de la lâcheté des spectateurs politiques qui, en empathie obligatoire avec l'équipe sous l'oeil des caméras, se sont réjouis de cette qualification, la fin absolvant le moyen... Quant aux autorités sportives, il suffit d'empiler l'arbitre suédois malvoyant, le président de la FFF Escal

Métropoles territoriales

La réforme territoriale sera parmi les plus éprouvantes pour la Nation gauloise où pullulent les présidents d'agglo, de conseil, de cercle, de club de boules ou de foot-à-sept, ou de pédalage... Pensez que le noir Fillon va détruire le bonheur de vivre de trois mille propriétaires de fiefs en les rayant du cadastre politique. On a bien radié les chômeurs par centaines de mille, direz-vous, mais le petit reître s'attaque là au coeur de meule du gruyère républicain, à la base de toute la nomenklatura qui, même médiocre, caresse l'espoir d'un tour de piste au Sénat de la République. Combien connaissez-vous de sénateurs ? faites le test. L'Express a fait une synthèse utile. On y accède par ici ; conseillers territoriaux, compétences générales ou spécialisées, statut de métropole, intercommunalité et taxe Chirac professionnelle, tout est évoqué. Que leur reproche le pouvoir ? La guerre de tranchées . Comme à l'époque du Haut Moyen Âge, chaque baron "bétonn

Obama vend les Droits

La transcription du discours de Shanghaï est enfin accessible sur le site de la Maison Blanche. C'est un bel exercice oratoire qui confirme que le candidat Barack Obama était de loin le meilleur et méritait son élection. Comme au Caire, comme à Strasbourg, il tient la pose sans une note, avec un seul verre d'eau. Il nous confirme aussi que la réunion de Pékin ne sera pas le nouveau Yalta augurant du G2 dont tout le monde parle. Même si la communauté de valeurs a été abandonnée car impossible à créer et faire vivre - tant pis pour le dalaï lama - la communauté d'intérêts capitalistes qui la remplace, va formater tout l'hémisphère asiatique et influencer au-delà la relation atlantique qui n'excite pas beaucoup le président américain. Mais sur la scène médiatique on ne peut pas étaler ce cynisme, même si dans la première moitié de l'exposé, le président signale que le commerce sino-américain est passé de cinq millards de dollars en 1979 à quatre cents milliards auj

Identité "France"

Le spectacle de la démocratie populiste n'en finit plus de démolir la crédibilité de ce régime, pour le moins celle des politiciens qui en vivent, et ce n'est pas l'intrusion de madame Royal sur la scène à Peillon dans un moment de creux médiatique, qui leur fera remonter la pente. Déçue sans doute que le kit BSEC* donné aux lycéennes de Poitou-Charentes afin que les caméras fassent point-net sur elle, n'ait pas explosé l'Audimat, la passionaria va-t-elle décroiser les jambes à la terrasse du Grand Café cet après-midi, pour enfoncer le clou dans la croix de Martine Aubry ? Tout est possible. L'encombrement commence ; les camionnettes de la presse "people" stationnent en double file. Blanche, rose, noire, bleu pâle ou quelque champagne affriolant ? On me dit dans l'oreillette qu'elle est de la "génération collant" et qu'on ne verra rien. Damned ! Rappelez la voiture du Royal-Artillerie ! * Baisez Sans Entraves Chéries Plus fin e

Quitter Kaboul ?

Au jeu de cartes des Sept Familles, celui que j'aime le plus de la famille "America" c'est le "whistleblower". Le mec tout seul tout droit qui siffle l'alarme au milieu de la cour ! Et là-bas personne ne le dégomme au fusil à lunette comme ici. Dans l'affaire d'Afghanistan, il s'appelle Eikenberry, lieutenant-général ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul. Il vient de dire publiquement à Barack Obama que le pays de résidence était pourri jusqu'à l'os, l'os étant Hamid Karzaï. Et il en connaît un rayon le bougre puisqu'il fut dans la coopération américano-afghane à Kaboul de septembre 2002 à septembre 2003 (OMC-A)¹, puis lors d'un second tour, exerça des responsabilités au plus haut niveau pendant un an et demi comme chef des Forces combinées. Ses états de service ont motivé le choix du Département d'Etat comme ambassadeur à Kaboul car il connaît à fond les conditions de coopération avec les structures afghanes. Malgré un