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dimanche 18 février 2024

Le carême de Royal-Artillerie

#2240 - Ceci est un billet de saison qui va limiter ses réflexions à la nature humaine profonde inatteignable. Inatteignable vraiment ? Le carême ne peut se définir comme un jeûne bien qu'il y soit réduit par l'Eglise en difficulté à faire passer dans les communautés chrétiennes la notion d'ascèse spirituelle ; car une période de retrouvailles avec soi-même, les volets clos sur son for intérieur, sa propre découverte de la distance qu'il reste à franchir vers la lumière de la vérité n'est pas à portée du vulgum pecus. Où sont passés les grands prédicateurs qui sortaient des monastères au carême pour électriser la foule des fidèles accourus ? Martyriser le corps pour élever l'âme est un grand classique religieux que l'on retrouve partout pour l'asservissement des âmes. Le carême n'est pas non plus une période de "partage" issue du biais caritatif qui transmute le message essentiel en manifestation publique des richesses des uns contre la pauvreté des autres. Le carême doit être éminemment égoïste. D'ailleurs le Christ des évangiles n'est pas parti au désert en joyeuse compagnie au milieu d'une cohorte d'orants jouant des nebel, des toph, des khalil et des kinnor ; mais seul, ne comptant que sur la force de son esprit. Et pour ne pas laisser mourir avant l'heure son corps d'homme, il le laissa certainement boire et manger contrairement aux écritures, sinon quelque chose cloche.

Penseur de Pixabay sous licence de contenu

Celui qui cherche un sens à la vie, croyant ou moins croyant - il n'existe pas d'incroyant viscéral - devrait profiter de ce temps d'ascèse pour faire le récolement de son être trinitaire. Son corps si imparfait est-il préparé à accueillir l'âme qui l'anime ? Cette âme est-elle connectée à l'esprit supérieur qui la guide ? Si oui, que lui insuffle-t-il ? Les règles de combat entre trois entités d'équilibre qu'elle va rencontrer à travers son être incarné !
L'esprit va l'aider à interagir avec le yin et le yang, l'ordre et le chaos, le bien et le mal. Le carême n'est donc pas affaire de perdrix et de truites. Et l'homme n'a que quarante jours à consacrer chaque année à cette retraite. De grands ouvrages offrent une étude approfondie de ces "paires".
Le "yin et le yang" dérive de la loi de gravitation universelle (jadis cachée) qui en fait deux concepts opposés donc associés qui règlent d'abord le principe de vie et le système solaire. L'ordre et le chaos ne se dissocient pas, l'un émanant toujours de l'autre et inversement sur l'abcisse du temps. Si sa loi préside à l'univers organisé sur une longue période, elle est à l'échelle humaine le marqueur d'une civilisation addictée à sa perpétuation. Son principe brime souvent le suivant. Le bien et le mal est un faisceau de conventions humaines réglant la vie pacifique en société dans les limites imposées par l'ordre. Le bien et le mal sont promulgués par les religions, qu'elles soient divines ou triviales, qui dans les deux cas ont leur codex et leurs clercs.

Dit en passant, le ramadan est aussi le temps du djihâd spirituel qui est le devoir religieux de lutter contre soi-même, amalgamant l'abnégation et la résistance aux penchants mauvais. Il est organisé différemment du carême chrétien, sur la base d'une journée renouvelée de jeûne, prière, introspection pendant trente jours. Il est un des cinq piliers de l'islam. On y mange beaucoup au clair de la lune.

Pour pratiquer un carême, à défaut d'avoir lu François Cheng, il suffit de partir à la recherche de son âme et de se souvenir de la maxime : « L'esprit raisonne, l'âme résonne ; l'esprit se meut, l'âme s'émeut; l'esprit communique, l'âme communie. » Si l'esprit est le yang normateur de la paire cosmogonique, l'âme en est la sensibilité, la plasticité de la pensée, le moteur du corps ; et contrairement à une idée sottement répandue, l'âme obscure à elle-même malgré tout se voit. Quand vous augmentez l'harmonie de l'environnement de vous-même, émane de votre corps de brute le bonheur d'y avoir atteint. Et ça se voit dans une glace. De la même façon que vous verrez en autrui la couleur de son âme dès qu'il apparaitra sincère et bien disposé à votre endroit jusqu'à rayonner de bonheur. Vous vous imprégnerez du bonheur proposé.

Il sera utile de commencer l'exercice par une recension (clic) du De Anima d'Aristote qui vous dévoilera les trois âmes de l'homme : l'âme "sensitive" qui est le propre de l'animal, par opposition à l'âme "végétative" de la plante captive, l'âme "intellective" de l'homme qui comprend les deux autres mais est capable de connaître et de spéculer. Mais spéculer sur quoi ? il n'est de philosophie que de la mort. L'eschatologie qui devait y préparer fut jetée aux orties par les Modernes et a disparu des sermons en chaire, remplacée depuis soixante ans par de mièvres litanies auxquelles ne manquent plus que le balancement rythmé des corps en transe. Encore était-elle épurée de toute transcendance par les images sulpiciennes qu'on enfonçait dans les jeunes esprits jusqu'à leur faire croire au Vieillard tout puissant dans sa grande barbe blanche. Aujourd'hui Lui-même a disparu pour ne laisser la place qu'à l'Amour immatériel et matériel de la charité chrétienne qui a tout dévoré.

Comment pratiquer un carême ?

La première chose à faire est de commencer un cahier en notant toutes ses pensées concernant le corps, l'âme et l'esprit. Il faut s'y mettre chaque soir avant de dormir. Au début, on peut se contenter de faire la critique d'ouvrages tiers. Puis peu à peu appraîtront des idées personnelles induites par ces lectures et votre propre méditation.
Au soir du quarantième jour, brûlez le cahier. Tout aura été assimilé, et si vous êtes fétichiste, récoltez les cendres et confiez-les à une boîte à cirage sur laquelle vous noterez l'année. Et faites-en collection.

boîte à cirage de luxe Henson
- une urne à pensées de carême -

L'âme qui nous meut et nous émeut est immortelle puisqu'elle ne participe pas de la corruption physique d'un corps fini, programmé dès le premier jour pour disparaître. Rendre l'âme n'est pas mourir mais transmettre. Appliquez-vous à savoir quoi ; quand vous aurez trouvé, cherchez à savoir à qui.



Anima Christi Sanctifica Me

mercredi 6 juillet 2022

Le retour des corneilles

niqab

Ça va secouer ! Le gouvernement a décidé de faire rentrer ses ressortissants détenus en Syrie et en Irak, les femmes et les enfants d'abord. Il était temps que la maxime diplomatique « A chacun sa merde ! » perce enfin le principe de précaution du sans-couillisme national. Le mois dernier, étaient retenus dans les camps, environ trois cent vingt Français de l'ex-Etat islamique : 200 gosses, 80 mères et 40 mecs. Il y en a certainement plus, planqués dans tout le Moyen et Proche Orient mais occupons-nous déjà de ceux qui encombrent nos partenaires dans leur lutte à mort contre Daech. La position de frilosité exagérée de la France n'était plus tenable. Le cinquième membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies était terrorisé par quatre-vingt veuves noires et deux cents moutards ? De la graine de terroriste, chère médème ! Et on veut faire la guerre à l'Etat islamique au Grand Sahara ? C'est pas dangereux ça ?

"Il s’agit du premier rapatriement aussi massif en France d’enfants et de mères depuis la chute en 2019 du califat de l’Etat islamique" écrit François de Souche dans son article annonçant le débarquement : dix-neuf femmes et trente-cinq mineurs, on est dans du "massif" ! De quoi faire dans son froc !

La DGSI/E a les stats. On trouve dans les camps des moukhères, c'est sûr mais pas qu'elles : Si Mélina Thibaut est née Boughedir, on a aussi en cage des Mylène Foucre, Dorothée Maquère, Emilie König, Jennifer Gonot, Christine Allain, Aline Descamps etc... des converties ! C'est la seule question qui vaille : pourquoi ? le reste est procédure et détention. Des sociologues de qualité s'attellent à comprendre les éléments personnels et familiaux qui conduisent ces Françaises à emprunter le Sentier d'Allah, comme elle disent.

Pour ce qui nous concerne, nous en resterons à la contemplation du mirage d'un Etat islamique pur, exaltant la pratique de préceptes jusque-là entravée dans les pays d'origine et promettant aux plus ardents... le pouvoir. Et pour les boudins, une vraie revanche. Vu d'ici, cet Etat ne fut pas seulement proclamé, il conquit son espace par le fer et le feu comme aux temps immémoriaux de la Conquête, grâce au renfort décisif des cadres baassistes de l'armée de Sadam Hussein. Avec ou sans leurs maris, elles partirent pour la terre promise et arrivèrent dans un "pays" organisé, avec des services publics, des magasins approvisionnés, des échanges commerciaux, des forces armées et de l'essence. Que demande le peuple ? L'appel du muezzin !

La guerre a nui à la netteté du cliché, et la coalition d'intérêts contraires au califat vint à bout du projet. Mais elles ont toutes vu le truc fonctionner en vrai ! Et ça, vous ne le leur sortirez pas de la tête. Si elles sont incurables - je le crois - elles n'en sont pas moins nôtres. Et c'est à nous chez nous de les prendre en compte selon nos lois. Il est ridicule de se cacher derrière l'opinion publique ou le danger putatif qu'elles représentent en ville comme en prison. C'est notre problème, pas celui des pays hôtes. Quant à "craindre" les gosses, qui certes ont peut-être vu des horreurs et risquent d'être élevés dans le souvenir d'un père combattant, un peu de courage, voyons, messieurs, vous voulez affronter Vladimir Poutine... en même temps ?

jeudi 18 février 2021

Chacun les siens !

Sur le sujet précis que nous évoquons aujourd'hui, l'expression "à chacun sa merde" viendrait de Donald Trump (mais je n'ai pas retrouvé le tweet original parmi les onze mille tweets de sa présidence) et cela concernait bien sûr les déchets européens laissés en Syrie après la défaite de l'Etat islamique en Irak et au Levant.

Notre pays, perclus de précautions et inervé de trouille, refuse le rapatriement des freux et autres choucas du califat qui ont la nationalité française, et tint bon sous l'injure du 45ème président des Etats-Unis d'Amérique qui semblait avoir fait le tour de la question nous concernant. Heureusement qu'il a été débarqué par le géronte démocrate qui, n'en doutons pas, n'a pas meilleure opinion de nous, comme va le savoir bientôt notre pétulant président pour de rire.

En cent cinquante ans, nos aïeux ont fait trois guerres très meurtrières et y ont laissé des millions de morts parmi les nôtres comme parmi les autres. Mais ce pays jadis guerrier est aujourd'hui effrayé par une grosse centaine de prisonniers soldats du califat et par les veuves noires qui les accompagnaient partout. Nous allons revenir sur cet incoyable danger ! Mais c'est de leurs gosses dont on parle d'abord. Notre Etat les rapatrient à des conditions assez sévères ; en résumé, si leur mère captive les laisse partir, s'ils ont un point de chute en famille en France et/ou bien sûr s'ils sont orphelins ou gravement malades. On parle de deux ou trois centaines d'enfants de tous âges, pas de cent mille ! Qu'ont-ils fait ou pas fait ? Qu'ont-ils vu ou pas vu ? Qu'importe ! Nous les laissons vivre dans des conditions misérables alors que ce sont des petits Français, n'en déplaise aux normateurs battus en droit ! Le pays s'honorerait en annonçant leur rapatriement sans condition sauf celle de l'accord explicite de leurs génitrices. Evidemment, celles-ci s'accrochent aux gamins comme le noyé à la branche et finalement ne montrent pas plus de compassion envers leurs propres enfants qu'elles n'en ont montré sous le califat envers les ennemis capturés ou les gens qu'elles avaient à surveiller ; elles furent d'impitoyables kapo ! Mais qu'y peuvent leurs enfants ? Rien ! Leur refus de céder leur progéniture pour rapatriement devrait leur être imputé à charge, pareilles conditions de vie justifiant en France le retrait des enfants du ménage négligent. Le psychisme de ces enfants doit être reconstruit et plus jeune on commencera, plus sûre la guérison sera.

enfants français ISIS


Viennent maintenant les adultes, le plus souvent prisonniers dans des camps de fortune établis au nord de la Syrie sinon casernés en Irak où certains furent déportés par les Kurdes. L'effort de compassion n'est pas de saison, et rien dans l'histoire brève des horreurs du califat ne permet de trier les femmes des hommes. Les autorités françaises les laissent condamner par les Justices locales sous la condition que la peine de mort ne leur soit pas appliquée. Les procès sont expéditifs, les prévenus sont déclarés toujours coupables et envoyés croupir dans des prisons insalubres. Il n'y a pas de "justice" là-dedans même si c'est beaucoup demander pour le niveau d'exactions auxquel les soldats du califat se sont prêtés. L'analyse vétilleuse de la diplomatie française indique aux pays hôtes que nous sommes incapables de gérer directement quelques deux centaines de nos ressortissants, et finalement qu'ils nous font peur ! Ce qui n'est pas franchement glorieux pour nous qui donnons des leçons à tous et surtout au Moyen-Orient, où nous parlons plus souvent que nous ne sommes invités à le faire comme me le disait un ami libanais à propos du voyage pétaradant de notre monsieur Macron à Beyrouth. Ne devrions-nous pas commencer par ramasser nos propres déchets, où qu'ils soient, pour autant qu'on veuille bien nous les rendre ? Pollueur, payeur ! Vous reprendrez bien un Monchéri, monsieur le consul ?

Les adversaires du retour arguent le plus souvent de l'incapacité de nos codes à condamner les crimes les plus terribles perpétrés en territoire étranger et la menace que représenteront les criminels un jour libérés de prison. Mais le plus drôle - si l'on veut - est que des centaines de djihadistes sont rentrés chez eux en Europe par leurs propres moyens avant que la nasse de la Coalition ne se ferme. Nous vivons avec eux sans le savoir, enfin, un peu quand même si les RG font leur travail.
Tous ces gens sont notre problème ! Pourquoi les criminels devraient-ils rester à charge des autorités locales, sous le régime en plus de nos propres lois qui interdisent la peine de mort ? Puisque nous n'avons pu les liquider au combat, nous devons gérer nos ressortissants quoiqu'il nous en coûte ! C'est ainsi que procèderait un grand pays. On savait bien que nous n'en étions plus un.

PS : en complément, une analyse de l'IFRI (clic) qui en vaut d'autres

mercredi 21 octobre 2020

La République en danger !

La République, passe encore ; mais la république, ça fait mal ! La république c'est notre bien commun, la chose à tous, notre espace physique et mental organisé pour vivre ensemble : aussi une définition de l'Etat. C'est l'Etat lui-même qui est en danger, plus que le régime politique qui l'a si fortement entamé en l'insinuant partout, jusqu'à le faire enfler de la gangrène gazeuse du clientélisme démocratique. Mais c'est une autre histoire ! Comme le blasphème sur lequel on reviendra.

Même si nous ne profitons pas d'un "Premier Amendement" à notre constitution, ce qui nous oblige à parler entre les rails du politiquement correct, il faut dire de quoi il retourne aujourd'hui en des termes que le distingué lectorat de Royal-Artillerie saura décrypter puisqu'il est par choix, intelligent et instruit. On comprend sans creuser très profond qu'il serait une victoire facile pour les forces de désagrégation de compenser un peu la répression des idées salafistes ou indigénistes par quelques coups donnés à la fachosphère, même si votre blogue favori a depuis longtemps disparu des écrans-radars de l'Ecole de journalisme de Lille.


La république est en danger d'abord par la primauté du droit sur la politique régalienne, qui crée un rempart inversé protégeant la subversion ; ensuite - et c'est fini - par l'appel d'air d'une immigration incontrôlée provoqué par des allocations sociales extravagantes dans le monde entier. Nous ne traiterons que de ces deux défauts... sauf à faire un livre de deux cents pages qui outrepasse notre courage. Disons-le tout net, le corpus législatif augmentant les droits de l'homme en continu depuis quarante ans, a crée le plus sûr abri juridique pour les promoteurs de la charia nationale, que l'on pourrait appeler aussi les conquérants de la revanche de Poitiers. Ce n'est pas forcer le trait de revenir à 732 quand on entend Idriss Sihamedi de l'ONG BarakaCity déclarer : « Vous avez la montre, nous avons le temps !». L'islamisation du pays est la queue de trajectoire de toutes les officines, associations, organisations humanitaires, agences et instituts islamiques établis en France. Ils y mettront le temps qu'il faudra, en usant du défaut de la cuirasse démocratique par la démographie. Ce n'est pas le petit piéton du roi qui le dit, mais Boualem Sansal dans une citation célèbre :

« L'islamisation est en marche et connaît une accélération notable. Chacun peut l'observer. Aujourd'hui, l'islamisation est l'affaire de professionnels de la prédication, de la manipulation et des médias, dont Internet. Elle a des buts politiques offensifs. La masse critique qui déclenchera la réaction en chaîne n'est pas loin d'être atteinte. Elle posera d'énormes et insolubles problèmes en Europe.» Et pour comprendre la réaction en chaîne évoquée, il faut se souvenir que le musulman modéré pratiquant régulier n'est qu'un salafiste quiétiste endormi, à qui sera donné l'ordre un jour de se lever pour renforcer les salafistes du djihad, ses "frères". Les imams modérés ne résisteront pas longtemps à l'assaut si tant est qu'ils en voient les effets avant de passer ! Ce qui change chez l'islam des autres prosélytismes que nous devons supporter, c'est leur détermination quasiment aveugle et incassable. Alors quoi ?

Il faut renverser le rempart déjà évoqué. C'est possible si le pouvoir exécutif peut convaincre intelligemment les juges de premier échelon de ne pas annihiler l'effort de police, en dépit de la sacro-sainte hypocrisie qu'est la séparation des pouvoirs. Et secondement, il faut tarir la ressource : stopper les subventions publiques aux structures douteuses sans attendre aucun jugement au fond, couper les allocations familiales aux baïonnettes d'Erdogan, bloquer l'invasion provenant de "pays à risques" en mettant le mouchoir sur l'asile prétendûment politique. Inutile de se disperser en plantant des fourches dans les meules de foin, aller à l'essentiel... jusqu'au bout, en se méfiant d'abord de tous ces amis qui nous veulent du bien vivre ensemble, à commencer par les éditocrates écumant les plateaux et les politiciens avides de suffrages !

Le professeur Samuel Paty n'est pas le premier décapité du djihad. Le premier fut Hervé Cornara, chef d'entreprise à Saint-Quentin Fallavier ; le deuxième aurait pu être le père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray si le couteau avait été meilleur ; le troisième n'est pas le dernier. On terminera ce triste billet par une vidéo de Jean-Marie Le Pen qui a circulé cette semaine sur les réseaux sociaux et qui décrivait très bien la menace ; avant que le prophète borgne et breton ne perde son temps à rallumer les fours d'une extermination terrible comme pour se prémunir de toute victoire électorale qui l'aurait obligé à gouverner. Reste sa lucidité :

lundi 13 novembre 2017

Bataclan 2017

Très réticent à ramener ma fraise sur la commémoration de la tragédie du Bataclan ainsi qu'on la nomme pour désigner l'attaque islamiste des terrasses de café et du music hall éponyme le 13 novembre 2015, je succombe néanmoins à une sourde colère au spectacle d'une "compréhension" des causes, qui va jusqu'à laisser dire à une journaliste de Mediapart que "l'islamisme n'est pas un phénomène grave".

Au plan des statistiques froides, c'est vrai, la route tue plus que l'islamisme. Mais la lutte contre le carnage routier est incessante et s'accompagne de mesures de plus en plus sévères ou contraignantes comme le nouveau contrôle technique de 2018 ou la multiplication des radars fixes non signalés et des radars embarqués. A dire vrai, la lutte contre l'islamisme radical (paraît-il que l'intégrisme n'en fait pas partie) me semble vraiment cool et n'atteint que les cons ! C'est d'ailleurs cette indicible connerie qui nous sauve ; seraient-ils intelligents qu'ils nous dévasteraient. On ne va pas expliquer ce point ici, évidemment !!! Le film anglais Four Lions a tout dit en son temps (2010).

Des structures d'intelligence richement dotées sur fonds publics réfléchissent aux causes et conséquences de ces évènements, et pour ce qu'en donnent les rapports qu'elles diffusent, il s'agit plus entre elles d'un concours de compilations que de recherche des remèdes. On les appelle "think tank" mais où est le "think" dans tout ça.
On ne se trompe pas si on énonce une seule vérité qui écrase toutes les autres : la haine de nous. Ces gens recuisent dans leur cœur une haine de nous, Français et occidentaux, depuis l'enfance parfois comme l'a démontré le procès d'Abdelkader Merah. Tout le reste en découle mais c'est bien cette haine incandescente la source originelle de leurs abominations.

L'islamo-gauchisme français a bien détecté cette source mais pense y remédier en nous faisant aimer d'eux. C'est puéril ou naïf. La haine recuite ne s'étanche jamais ! Inutile de les "comprendre", eux ne le veulent même pas et resteront sourds à nos explications, faveurs, repentirs, bougies et peluches ! Bizarrement ce sont les femmes nées en milieu musulman qui ont compris la niaiserie de l'islamo-gauchisme et je suis heureux de ne pouvoir les citer toutes tant elles deviennent nombreuses, à l'exception de Wafa Sultan qui la première à ma connaissance, avait parfaitement décortiqué dès 2009 la morbidité de l'islam dans son fameux A God Who Hates.

Si j'avais la recette pour venir à bout de la haine islamiste à notre endroit, je la vendrais et serais riche. A défaut, il y a quand même des précautions simples qui n'exigent pas de réviser la constitution ni de promulger des lois tapageuses (donc aucune gloire politique, hélas) :
- Ne pas naturaliser des gens qui n'ont pas démontré leur respect du pays ;
(donc pas de naturalisation sans casier vierge (jamais chargé) et avis motivé de la DGSI)
- Déchoir de leur nationalité les combattants français de groupements armés hostiles (art. 25 du Code civil à lire ici). Contourner le risque d'apatridie en créant une nationalité exotique comme on le fait des pavillons de complaisance ; les Kerguelen c'est bien !
- Lutter intelligemment contre les discours de haine qui sont le fonds de commerce de certaines associations comme le PIR, mais il y en a beaucoup d'autres non déclarées. J'ai la recette mais je ne la donne pas !!!
- Rendre la vie impossible aux semeurs de haine en les poussant à l'expatriation, comme l'a pratiquée l'Algérie avec succès après le putsch de 1991. Renseignez-vous, moi je sais déjà !
- Muscler encore plus le renseignement avec les pays originels qui partagent le même intérêt que nous dans l'éradication des malfaisants.

Cela fait-il "intellectuel" de rajouter qu'il serait temps que l'institution judiciaire prenne la mesure du désastre social auquel aboutit l'absence politique de toute gestion de la haine ? Alors je le dis. La Justice porte un lourde responsabilité dans le mépris que manifestent certains groupes délinquants à l'endroit des services publics dont profitent leurs familles.

D'aucuns diront que ce blogue ne manie que la répression et ignore la prévention. Oui, aujourd'hui, 13 novembre ! Au Bataclan, tandis que la Préfecture de Police peinait à réunir en plein Paris des moyens lourds (voir le rapport Fenech à partir de la page 53), les enfants perdus de la république éventraient, étripaient, émasculaient, énucléaient, égorgeaient les blessés au nom d'un Dieu qui les vomit sans doute. Mais cela il n'est bon ni de dire ni de voir ! On va demander des explications aux think-tanks. Les âmes des victimes reposent-elles en paix ? J'en doute !


le massacre enfoui

lundi 12 septembre 2016

Essai de géopolitique djihadiste

Le billet donné par le Piéton du roi au Lien légitimiste pour sa 70ème livraison a été augmenté par le rédacteur-en-chef d'un cadrage plus large. Le voici donc en complément d'Arès publié ici le 29 août dernier. Les illustrations ci-dessous ont été ajoutées par Royal-Artillerie.

Le grand désordre que nous subissons est imputé par beaucoup à l'islam qui force sa place non seulement dans les croyances individuelles mais sur tout l'espace social car cette religion est littéralement totalitaire. Elle ne distingue pas Dieu de César. Alors se pose la question existentielle de savoir si l'islam est l'otage du choc des civilisations qui aurait créé l'islamisme ou bien s'il est la principale infanterie de cette confrontation ? Est-il le vecteur involontaire ou sournois de l'islamisme, ou bien sa victime ? C'est tout le dilemme. Et tant que les présidents des confréries musulmanes n'auront pas tranché le nœud gordien qui selon eux les étouffe, en proclamant que la France n'est pas une terre d'islamisation, de par son histoire universelle et ses mœurs politiques, les pouvoirs du moment oscilleront entre confinement indulgent et répression, selon l'état de l'Opinion. Autant dire la pire politique ! L'affaire est de longue mèche ; elle fuse depuis la décolonisation.

Dans un éditorial donné le 20 juillet dernier (après l'attentat de Nice) au site d'information numérique Vexilla Galliæ, le prince Charles-Emmanuel de Bourbon Parme analyse les causes premières du djihadisme : « Lorsque nos dirigeants nous expliquent, la voix ferme et le regard dur, que cet attentat n'est que l'un des premiers dans une guerre qui commence, ils se trompent et ne nous rendent pas service en ne nous disant pas toute la vérité. En effet, la grande confrontation entre le monde occidental et l'islam radical a commencé peu à peu avec les conflits de décolonisation où la religion servit souvent de catalyseur aux populations révoltées. L'islamisme réveillé dans la lutte contre la présence européenne a pris, par la suite, tous les visages. Se cachant sous les oripeaux de l’État socialiste, de la guérilla libératrice, de la révolution nationaliste, il a, en vérité, doucement progressé avec des confréries, au fur et à mesure de l'arabisation des sociétés décolonisées.»

Nonobstant, les luttes d'émancipation de l'Orient compliqué furent le plus souvent laïques dans le droit fil de la révolution kémaliste turque, et c'est bien à partir de l'Afghanistan que s'y agrège la composante djihadiste, donc islamique. Kémal Ataturk fut le précurseur, il abattit le Califat ; le Bloc national des capitalistes syriens de Choukri al-Kouatli chassa les Français ; en Irak, Abdul Karim Qasim coupa les ponts avec la Grande-Bretagne, c'était un marxiste ; lui succèdera le parti laïque Baas ; Nasser, Khadhafi, Bourguiba, Boumédiène, aucun de ceux-là n'étaient des lideurs confessionnels. Leurs successeurs (Inönü, Assad, Saddam Hussein, Moubarak, Ben Ali, Bouteflika...) encore moins. La seule exception fut Anouar el-Sadate, un homme de grande piété en toute modestie.

Autres temps autres mœurs
Un demi-siècle plus tard, cette émancipation fondamentalement républicaine et laïque est subvertie d'un côté par le chiisme intégral de Qom et d'un autre côté par par un wahhabisme médiéval qui trouve sa source en deux endroits : la théocratie séoudite et la confrérie des Frères musulmans égyptiens. La première citée disposait jusqu'à il y a peu de ressources illimitées pour pousser sa cause partout ; on parle de deux centaines de milliards de dollars. La seconde dispose de la méthode imbattable développant un socle caritatif de proximité. L'islam trouve un écho dans tous les peuples du Croissant vert comme le dit le prince de Bourbon-Parme et ce sont les Américains qui pour faire pièce aux Russes empêtrés dans une guerre de montagne, firent vibrer cette corde islamique contre le marxisme athée du Kremlin. Ils armèrent à profusion les bandes d'insurgés afghans avec du matériel récent jusqu'au succès que l'on sait, et instruisirent au combat des chefs naturels qui en faisaient la demande comme Oussama Ben Laden. Jusque là disposant de sabres et de pétoires, les moudjahidines accédèrent aux dotations qui permettaient de composer des unités de combat modernes. Ainsi ce ne sont plus des bandes hirsutes qui entrèrent dans Kaboul en 1992 mais des compagnies complètes. On verra resurgir des unités constituées sur le modèle réglementaire en Irak, bien aidée en cela par la bourde énorme du proconsul américain, Paul Bremer, qui débanda l'armée baassiste de Saddam Hussein, fournissant les cadres instruits et une organisation militaire offensive à la nouvelle antenne irakienne d'Al-Qaïda, devenue plus tard l'Etat islamique en Irak et au Levant après le pillage des arsenaux de Mossoul.




Que ce soit en Afrique ou au Moyen Orient, les bandits assassins sont devenus des unités formées, équipées, bien armées, même si elles trafiquent de tout pour glaner des ressources. Autant le rezzou religieux ne pouvait tenter le jeune citadin européen peu enclin à bivouaquer longtemps dans le désert, autant l'incorporation dans une armée moderne inscrite dans un Etat factuel est valorisante. La cause n'est pas perdue, au contraire elle est proclamée gagnante. Et l'issue plutôt favorable qui se dessine dans l'élimination de l'Etat prétendûment islamique ne gommera pas la professionnalisation du djihadiste dans sa tête. Il est devenu un soldat, et revenu à la maison bientôt, il aura acquis les réflexes des forces spéciales infiltrées, du moins le croira-t-il, renforçant ainsi sa détermination (*ndlr).

L'analyse du prince de Bourbon-Parme cadre bien le problème mais ne va pas jusqu'à sa solution. Si tous nos princes admettent que l'islam n'est pas endémique en France, ils n'ont pas pris position sur un islam génétiquement modifié, adapté aux mœurs de la nation. Leur critique récurrente des erreurs de la République ne doit pas primer la rénovation de la charpente confessionnelle du pays qui prendra en compte tous les paramètres historiques et d'actualité. Ce chantier (**ndlr) est lancé par les pouvoirs publics. La laïcité à la française à l'évidence n'est plus la réponse utile ! C'est donc maintenant plus compliqué pour nous aussi.
C.-F. 25/08/2016


NDLR :
(*) Il s'agit du format de la guerre asymétrique 3.0 qui va succéder au califat de l'OEI effondrée à Raqqa.
(**) C'est le chantier confié à Jean-Pierre Chevènement par la Hollandie en déroute.


vendredi 15 juillet 2016

Ne plus réagir ! AGIR !


- Nice 14 juillet 2016 : 84 morts, 52 blessés très graves, 150 autres blessés dont 50 enfants -

Le dispositif de sûreté du pays a montré ses limites par trois carnages de masse. Les professionnels de l'anti-terrorisme prédisent tous des répliques. Si la meilleure défense c'est toujours l'attaque, nous devons agir plus que réagir. En commençant par museler le battage médiatique des ministres et de leurs affidés. Agir, c'est porter le fer rouge dans la plaie de l'islam infecté sans perdre de temps. Le plus désespérant est que toutes les contre-attaques possibles sont connues et archi-connues et qu'il ne suffit que de détermination, sans même convoquer aucun courage à la rescousse !
Ce blogue n'a pas vocation à faire une liste de courses, d'autant que tout officier ayant appris la contre-guérilla serait à même de se débrouiller seul sur sa zone d'effort et sans bavures, mais on va quand même indiquer quelques actions utiles et peu risquées :

Côté vivier :
- Arrêter et expulser les imams radicaux étrangers sans préavis (dans le doute, expulser) ;
- Fermer toutes les mosquées intégristes (elles sont aussi des sources de collecte de financements) ;
- Obliger la communauté musulmane à se hiérarchiser immédiatement sous peine de caporalisation des communautés à la chinoise (que le Coran ne le permette pas n'est pas l'affaire de la République) ;
- Protéger sérieusement les mosquées officielles, pour prévenir des représailles des groupes salafistes ;
- Être impitoyable avec les désordres "festifs" des cités (incendies de voitures, caillassages de pompiers et policiers...).

Côté djihad :
- Aller chercher les fichés "S" (sûreté nationale), "R" (opposition à résidence en France) et "TE" (opposition à l’entrée en France) et les traiter en fonction de leur nationalité : les étrangers à expulser immédiatement, les nationaux à accessoiriser d'un bracelet électronique ;
- Créer une fiche S+ qui signale les islamistes présumés afin de soulager le contrôle ;
- Les Français djihadistes avérés et spécialement ceux revenant du Moyen Orient doivent être capturés et "désintoxiqués" dans des centres fermés sur une longue période ; les autres remis à la police de leur pays ;
- Les djihadistes détectés non encore impliqués doivent être "désintoxiqués" dans d'autres centres fermés sans limite de temps ; étrangers, expulsés.
- Les propagandistes du djihad résidant sur le sol national doivent être inculpés de complicité de meurtres et condamnés à l'isolement loin de leurs bases.

Côté voirie :
- Le protocole d'ouverture du feu des unités de détection d'attentat doit être clair et non sujet à réflexion de la part des fonctionnaires au contact. Réfléchir c'est mourir ou laisser mourir. Les bavures inévitables seront passées en collatéraux, la CEDH accueillera les recours.

Reste la question du dispositif militaire Sentinelle :

Il ne sert à rien, sauf à fatiguer nos soldats entre deux missions. Une patrouille légère de trois hommes arpentant gares, aérogares, parvis et trottoirs est complètement perdue dans un environnement qui lui faudrait analyser en continu. Les soldats ne sont ni formés ni efficaces individuellement ou en petite équipe quand en plus ils ont des consignes de ne pas faire de bêtises, bien réfléchir avant d'armer le fusil, faire attention etc... Ce n'est pas leur formation. Leur formation est le "choc", l'assaut, la neutralisation préalable ! Qu'on arrête vite cette supercherie et si l'on doit utiliser l'armée en dernier recours, qu'on la fasse intervenir par compagnie complète, peut-être dans le ratissage de certains quartiers mal famés et surtout pas en statique dans les points sensibles.

L'autre effet pervers de Vigipirate (ou Sentinelle) est de banaliser la force brute que représente l'armée. A la voir circuler à pas lent, on s'habitue à elle, elle fait moins peur, puis elle ne fait plus peur du tout, jusqu'à ce qu'on l'assaille au cutter comme cela s'est déjà produit. Gardons l'image nette d'une armée qui ne peut être engagée dans le maintien de l'ordre comme la gendarmerie mobile, mais uniquement dans la destruction brutale de la cible désignée. Elle sait faire.

Les annonces entendues dans les radios ce matin égrènent des mesures d'affichage peu efficaces. Prolonger un état d'urgence que le pouvoir a ridiculisé en laissant sa police occupée par des groupuscules syndicaux, des casseurs, des gentils couillons passant la nuit debout à la République et autres manifestants contre tout et rien, taxis, paysans, n'est pas sérieux. Que le pouvoir cesse de ré-a-gir.

Qu'il attaque enfin ! merde !


lundi 23 novembre 2015

FLVCTVATNECMERGITVR

La communauté citoyenne dans toute sa diversité est condamnée à vivre ensemble ou à périr dans la sauvagerie d'une guerre civile de tous contre tous. Bien que la France ne soit pas le pays de la mesure - les dévastations de nos révolutions sont explicites - elle n'a pas vécu cette douloureuse expérience depuis les guerres de Vendée, même si certaines périodes y ressemblaient fort, comme la Commune de Paris ou la seconde moitié du régime de Vichy. Une guerre civile est carrément atroce et doit être évitée ; relire pour s'en convaincre Les grands cimetières sous la lune de Georges Bernanos, récit de proximité écrit en 1937 à Palma de Majorque.

Les contradictions sociales du pays réel d'aujourd'hui sont les antagonismes de demain matin, qui seront proclamés légitimes par les factions. Ces contradictions de tous ordres ne sont pas réparables ni par décret ni par incitation morale. Elles sont trop anciennes, profondes et racialisées pour être contenues par autre chose que la force du pays légal. Qu'on me démontre le contraire par le raisonnement en évitant la citation des grands érudits morts ! Un état des lieux le plus réaliste possible est à faire avant que de vouloir réorganiser nos territoires, et les statistiques ethniques y aideront beaucoup. Avant de conjurer la guerre civile il en faut connaître les ressorts parce que ce n'est pas qu'une affaire dialectique : il ne suffit pas de la condamner du haut des pupitres, il ne suffit pas de faire l'inventaire des partis présumés vouloir en découdre ; il en faut comprendre la chimie de base et trouver les détonateurs. Je soupçonne l'Administration de disposer de données fiables permettant une photographie fidèle de notre société, données traitées à l'insu des aboyeurs d'hémicycles. On verra bien, en attendant, il faut freiner des quatre fers dans la pente.

Selon Maurice La Châtre*, bon communiste de la première race, la guerre civile, "la plus affreuse de toutes", est fomentée par les intérêts des puissants qui parviennent à rallier un fraction importante du peuple à leur cause et le fait combattre à leur profit. Pour un Rousseauiste tel que lui, tout le mal vient d'en haut : "Les guerres commencent par l'ambition des princes et finissent par le malheur des peuples".

La situation au début de ce XXI° siècle a ceci d'inédit que la menace de guerre intestine est actionnée depuis l'étranger sous couvert d'une purification des mœurs décadentes d'une civilisation en déclin**, la nôtre. Au principe de rédemption des masses guidées par le démon, une secte puissante s'arroge le droit d'intervention dans notre avachissement avec un règlement de campagne écrit au Moyen Age qu'il faut appliquer ici aujourd'hui pour nous "sauver". La guerre civile, si elle éclate en France, sera pour eux une guerre sacrée justifiant toutes les abominations. Ils les ont déjà échantillonnées à la face du monde contre les non-musulmans de Syrie et d'Irak (et les Coptes) afin de nous montrer combien tout devient clair et simple pour un djihadiste, dès lors que le statut d'humain est refusé à leurs captifs.


la Gorgone tranchée


Une guerre civile commence à deux. Si le parti de l'étranger est facilement désigné depuis qu'il nous attaque ouvertement, qui représente le parti de France ? Et là nous sommes assez mal. Toute la classe politique aux affaires a négocié la paix sociale et civique des quartiers contre des empiétements tolérés sur nos us et coutumes qui font ce que nous sommes nous-mêmes et comment nous nous reconnaissons entre nous. La liste est longue, des jours de piscine aux moukhères à la cantine hallal. Je vous l'épargne.

Pour la guerre annoncée on serait tenté de mettre sur le pavois le Front national, parti vierge de compromissions rédhibitoires. Malheureusement, outre le fait que ses dénonciations récurrentes ne sont pas transformables en mesures efficaces - il verse de plus en plus dans l'incantation - son logiciel va boguer en 2017 comme nous l'avons pressenti dans un billet de la semaine dernière (Roucasseries frontistes). Il va donc falloir faire avec l'establishment que l'Opinion essayera de retourner à son secours. Ce sera moins difficile qu'il n'y paraît puisque par définition l'establishment se gouverne par intérêts et défendra donc les "siens" à "nos" risques et périls. La bourgeoisie fera tout pour sauver ses biens nationaux et mettra un mouchoir sur le nez pour le bruit et les odeurs d'éventration.

Reste quand même l'hypothèse valide de pouvoir passer à côté de la guerre civile :

La Châtre n'a pas tellement tort dans sa dénonciation des puissants. Les musulmans qui sont entrés sur le territoire de la république après guerre nourrissaient l'économie de reconstruction du pays qui les faisait vivre en retour, et malgré les soubresauts de la guerre d'Algérie, faisaient chez nous leur pelote ou s'intégraient plus ou moins bien s'ils ne voulaient pas retourner au bled. Les générations suivantes, nées ici ou importées à divers titres dont celui du regroupement familial de Giscard d'Estaing, commencèrent à saturer les structures d'accueil jusqu'à envahir tout l'immobilier de reconstruction, ces futurs bidonvilles de béton appelés cités ! Déverser des milliards sur ces territoires soviétisés économiquement insalubres n'a pu tarir les ferments du désordre ni l'exaltation du repentir chez nous et chez nos zélites, quand nous fûmes déclarés coupables de leur propre misère. Et les descendants des anciens combattants si ce n'est ceux des esclaves noirs, d'enchérir sur les revendications de compensations pour des situations abolies ou éteintes dont ils n'ont pas souffert eux-mêmes. L'impéritie des pouvoirs publics, président en tête, a laissé monter dans tout le pays l'odeur pestilentielle d'un remord qui lui a coupé les jambes.

Et pourtant, les jeunes générations n'ont pas partout baissé les bras comme leurs aînés. Par exemple en zone grise, ceux qui veulent s'arracher à la stigmatisation s'arrachent d'abord aux cités et beaucoup réussissent leur vie chez nous ou chez nos voisins. Les autres se laissent couler dans la facilité de la haine de nous, haine qui se cultive tel un champ de patates dont on retire de l'argent comme le font certains groupes de rap et d'autres maisons de production audio-visuelle, sans compter les ligues morales collées au bouchot qui les engraisse. Détectant une terre fertile, sont intervenues de puissantes sociétés islamiques (que l'on doit distinguer des Etats hôtes pour être honnête) : les prêcheurs islamistes sont financés à bourse ouverte par les fondations missionnaires dont les caisses sont abondées par de riches familles arabes qui gagnent ainsi des indulgences pour leurs pêchés parisiens auprès des dispensateurs de justice immanente. Après une quinzaine de décadence à Paris, il faut revenir aux valeurs domestiques et que ça se voit ! Bien outillés pour reformater les esprits jusqu'à la radicalisation, les imams étrangers parviennent à transformer des esprits faibles en soldats disciplinés, jusqu'à l'abrutissement parfois ; la bêtise coagule dans les sociétés humaines, elle est souvent le meilleur moteur des conquêtes.
Il n'y a pas cent façons d'éviter la guerre civile*** mais une seule : couper d'abord les liens de la nation avec le parti de l'étranger, couper ne veut pas dire distendre mais trancher :

- expulsion des prêcheurs wahhabites et assimilés (on pourrait rêver que le CFCM se charge de les désigner) ;
- contrôle des zones de chalandise des mosquées salafistes et fermeture des locaux en évitant le phénomène de la ratière ouverte ;
- contrôle physique des nationaux radicalisés pour déradicalisation et expulsion des non-nationaux ;
- reprise en main de l'espace public partout ;
- rompre la solidarité presque instinctive qui unit toutes les fractions musulmanes face aux "mécréants" en condamnant les excuses aux déviants pour apologie du crime ;
- négocier un traité de non-ingérence réciproque avec la péninsule arabique dont les Etats se chargeraient de faire la police chez eux et n'interviendraient plus chez nous.
- Reste à la population à manifester publiquement sa défense des coutumes françaises et accepter le réarmement moral qui lui rendra sa fierté malgré les jappements des pourrisseurs qui ont conquis les tréteaux médiatiques. Si la classe politique ne parvient pas à nettoyer le pays, quoique le bon démagogue sache très bien suivre le mouvement d'opinion, il faut s'en débarrasser et passer à la démocratie directe qui élira, n'en doutons pas, un dictateur à la romaine pour faire le travail de vidangeur. Les Français aiment bien l'homme providentiel mais le système est verrouillé jusqu'ici par les partis politiques qui ont chacun le leur. Seule la haute administration de l'Etat régalien, dégoûtée de la pusillanimité des politiques peureux qui la met en danger, pourrait se charger de préparer cette substitution...

On ne manquera pas non plus d'inciter lourdement les théologiens musulmans à mettre à jour en France le Coran et réviser la Sunna - il y a de l'écho dans la société musulmane sur ce point - mais la Sunna est la base de toutes leurs divisions, divisions sanglantes, il faut le rappeler. L'affaire prendra quelques années du fait des combats internes entre les hérésies mais la pression devra être maintenue jusqu'au bout.


A partir de là et pour consolider la paix acquise à l'intérieur, la majorité silencieuse, nous tous, doit signaler son acceptation des différences par ce qu'on appelait jadis l'urbanité des comportements sociaux. Vivre ensemble plus que jamais, mais sans eux, ceux qui nous détestent en tant que nation, ceux qui non seulement veulent notre mort mais nous tuent. Soyons aimables avec autrui qui vient en paix, et particulièrement curieux des mœurs culinaires et chorégraphiques qu'apportent chez nous les invités depuis leurs lointains ailleurs. Mais pas avant que les dispositions ci-avant n'aient été appliquées complètement. A défaut de quoi, le futur sera particulièrement bruyant en France. En attendant...




So, ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There is a crack in everything
That's how the light gets in

The birds they sang at the break of day
"Start again", I seem to hear them say
Do not dwell on what has passed away
Or what is yet to be

Ah, the wars, they will be fought again
The holy dove, she will be caught again
Bought and sold and bought again
The dove is never free

Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There is a crack, a crack in everything
That's how the light gets in

We asked for signs, and the signs were sent
The birth betrayed, the marriage spent
Yeah, the widowhood of every single government
Signs for all to see

I can't run no more with that lawless crowd
While the killers in high places say their prayers out loud
But they've summoned, they've summoned up a thundercloud
And they're going to hear from me

Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There is a crack, say crack in everything
That's how the light gets in

You can add up the parts, but you won't have the sum
You can strike up the march, on your little broken drum
Every heart, every heart to love will come
But like a refugee

Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There is a crack, a crack in everything
That's how the light gets in

Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There is a crack, a crack in everything
That's how the light gets in
That's how the light gets in
That's how the light, gets in.
............................


* M. de la Châtre (1814-1900), Dictionnaire universel, Paris 1856
** C'est un peu vrai...
*** Le danger de guerre civile doit être prévenu en dehors des opérations de guerre extérieure contre l'Organisation Etat islamique en Syrie et en Irak. Les deux sont nécessaires mais le nettoyage du terrain national doit assécher les facilités d'accueil du terrorisme en France.

lundi 12 octobre 2015

Vers la Loi du Fort*

(*) The Castle Doctrine (clic)
Ce billet sera sans images, exceptionnellement. Vous allez comprendre pourquoi.

Vous connaissez Dubois, Lachèvre, Lion, Ledoux, Marcuna, Debêche, Debrenne, Damiens, Godin, Maillet et Roure. Non ? Mais plus sûrement Ieng Sary, Son Sen, Khieu Samphâng, Hu Yuon, Hu Nim, Nuon Chea, Ta Mok ? Oui, vous y êtes, ce sont des Khmers rouges, pour certains, enseignants ! Les premiers étaient charron, serrurier, limonadier, cordonnier, menuisier, bijoutier, orfèvre, vinaigrier, boucher, gardiens de la paix. Ils ne valaient pas mieux que les communistes exotiques que vous avez reconnus au premier coup d'oeil. L'histoire les a notés dans les massacres de Septembre 1792 quand de "braves" citoyens partirent tuer les ennemis du peuple, des prêtres et beaucoup de Suisses à l'Abbaye, une centaine de prêtres aux Carmes, deux cents droits communs à La Force avec la belle Lamballe en prime, des gens en nombre à la Conciergerie et au Grand Châtelet. Puis la tuerie augmente le lendemain, des filles de joie à La Salpêtrière après les avoir connues, et beaucoup d'enfants à Bicêtre, les plus durs à finir, raconte un des héros de la journée. Et ça continue le lendemain... Travail harassant qui mérite salaire. Ils ont demandé à être payés !

L'histoire regorge d'horreurs et la française autant sinon plus qu'une autre, qu'on pense aux guerres de religion (relire Montluc), aux dévastations allemandes causées par le Roi-soleil (on apprit ensuite que la vengeance était un plat qui se mangeait froid), aux atrocités des guerres vendéennes, à la Commune de Paris, et dans l'histoire à tout le monde, aux deux guerres mondiales avec l'apothéose des incinérations aériennes de villes entières et à la terrible guerre sino-japonaise qui vit à Nankin l'ultime accomplissement du bushido, rare perversion de la chevalerie nippone. Il s'en oublie !

Le Dr Robert Lascaux qui, après la Grande Guerre, étudia longtemps la bête humaine dans les années 30, substituait au "Tu ne tueras point" du Décalogue une règle plus complexe qu'il exprimait ainsi :
« Tu ne tueras point si le respect de la vie de ton prochain est favorable à l'expansion de ta race (ndlr: ou de tes convictions) ; dans le cas contraire, tu dois tuer

C'est la base de l'engagement des recrues pour l'armée. Tuer sur ordre ou sans ordre si risque. Au cessez-le-feu, nos braves conscrits ont posé la baïonnette essuyée et le couteau de tranchée ébréché pour la faux, sans remords... d'autant qu'ils n'avaient rien demandé. Aujourd'hui on voit s'exercer la règle d'extermination dans les rangs de l'Organisation état islamique, constituée principalement de volontaires, dans la plus parfaite sérénité à ce qu'en montre leur propagande. Les décapitations en ligne (et doublement) n'innovent en rien sauf dans leur publicité universelle, les sections de guerre psychologique procèdent ainsi depuis la nuit des temps pour impressionner l'ennemi. Tamerlan balisait ses routes avec des piles de crânes. Chez nous, on laissait mûrir les vaincus aux remparts du Moyen-Âge. Les carnets de marche régimentaires sont emplis de crimes de guerre pour l'exemple. Lors de son éclatement post-soviétique, la Yougoslavie avait fait très fort dans le domaine de l'indicible.

Qu'est-ce à dire finalement ? Que le bon sauvage éduqué dans le pacte social est une construction intellectuelle. A la moindre occasion, la bête qui affleure sous le cuir chevelu peut se déchaîner. Les gardiens des camps de concentration nazis était des fonctionnaires paisibles, bien contents d'échapper à la létalité du front russe. Ce constat de bestialité intérieure ruine toute la charpente morale et judiciaire de nos sociétés occidentales qui approchent lentement du chaos. Chaque semaine chez nous, nous avons le complet exemple d'une descente aux enfers avec le terrorisme islamiste qui s'affranchit de toutes les mesures de contention. De plus en plus la bête tient la rue, commande à la rue, dicte en un sens la politique pénale quand ce n'est pas le protocole de police. Contrer l'assassin se fait dans des règles de pure urbanité car le moindre faux-pas éveille un risque d'annulation. Il est ahurissant de voir comment les politiciens moulent leurs convictions sur l'excuse et sur les conditions d'existence de la lie de la société. A ne citer qu'une énormité, nous choisissons l'abrogation de la double peine par Nicolas Sarkozy. Une culture dans le droit fil de la thérapeutique judiciaire qui borne le Bas-Empire revenu.

Le bon sens le plus élémentaire devient chaque jour une cible depuis le donjon des principes gouvernant une société utopique dont on force le "bonheur". On combat le droit naturel dans tous ses chapitres et d'abord dans celui des mœurs. Les sentiments patriotiques les plus sains sont piétinés avec entrain puisque nous sommes devenus tous frères globalisés. On prend des gants avec les ennemis déclarés de notre société qui se transforment en assassins, assassins auxquels on cherche des excuses comme à un singe des poux. Nous sommes envahis de "déséquilibrés" et de malheureux "radicalisés". Radicalisés en prison, dans "nos" prisons, c'est de notre faute, bien sûr. La Justice, laissée aux mains de politiciens de rencontre, est en perpétuelle refonte sans que l'on comprenne bien ce qui la conduit si ce n'est sa misère budgétaire et la faillite du système carcéral¹ ; quant à la Sûreté publique, elle fut trop longtemps laissée à la direction de braillards² de tréteaux gouvernant l'émotion pour qu'elle agisse avec la sévérité nécessaire, empêtrée dans les règles d'engagement et les profils de carrière. Sauf sursaut rapidement - on pense à Mai 2017 - le peuple va commencer à rêver au Deuxième Amendement de la constitution américaine qui suppléerait à la liquéfaction de la puissance publique pour assurer la sécurité quotidienne des gens.

Nous devons renouer avec une société d'ordre, fondée sur le droit naturel et le bien commun, avec le soupçon de charité chrétienne qui va bien. Quoi de plus réac, fachiste, moranien ! Mais comment contenir autrement l'abominable homme des villes caché dans les replis cérébraux du genre humain ? Sans ordre rétabli, nous allons vers une paix armée, nécessairement, pour palier l'inconséquence des élus et l'arrogance de la haute fonction publique qui ensemble verrouillent tout. Protégeons-nous, et de nous-mêmes aussi, ne sachant pas quel démon sommeille encore en nous, attendant l'appel de son maître !



(1) Relire le dernier quart de l'ouvrage Surveiller et punir de Michel Foucault (bon courage).
(2) Les deux chefs de la Police, Sarkozy (avec Cécilia dans l'emploi de directeur de cabinet !) et le mussolinien du menton Valls, furent surtout des déclamateurs, faibles avec les forts, forts avec les faibles. On accordera à monsieur Cazeneuve un peu plus de retenue, même s'il court les micros au premier mort.

Postscriptum du mardi : Plusieurs lecteurs (plusieurs commence à 2) se sont émus de n'avoir pas compris d'emblée l'intention de cet article privé d'image, à quoi le Piéton du roi tient à répondre que l'intention était une mise en scène croisée de la nature humaine et d'un état de crise sociale. C'est-y-plus clair ? L'homme est foncièrement pourri, ce que le Darwinisme, qui n'est pas la science de l'évolution mais celle de l'éradication continue, explique très bien : les salauds les plus forts et les plus rusés ont nettoyé en permanence tout autour d'eux. Or les périodes de désordre réveillent la bête, et il va falloir s'en protéger à défaut de pouvoir compter sur les pouvoirs publics. Pour illustrer ce propos nous signalons que le titre de l'article est cliquable...

lundi 14 septembre 2015

L'Église roule la pente

Ce sera sans doute le billet le plus corrosif de la série. Il parle du flux migratoire poussé vers nous par tous les pouvoirs.

Jorge Bergoglio, SJ, S.S. François
Pourquoi le pape noir François 1er et beaucoup d'évêques européens, à la notable exception de quelques prélats d'Europe de l'Est¹, poussent-ils à l'accueil de cohortes musulmanes provenant du Levant et de Mésopotamie au sein d'une Europe fondamentalement chrétienne, même si la pratique de la religion y est en veilleuse ? Le motif de charité théologale écrase ici le concept de bon sens. La Conférence des évêques de France prévient qu'il n’est pas acceptable de faire un tri qui viserait à en accueillir certains seulement. On doit tout prendre ! Or la nature a ses lois : les territoires s'organisent pour leur mise en valeur par leurs propres habitants selon les codes sociaux qu'ils y ont établis. L'espace peut être clos ou ouvert et l'étranger accueilli à la simple condition de respecter us et coutumes du pays. On sait d'expérience que les musulmans, une fois installés dans l'assurance d'une résidence stable, se forment en communautés spéciales et visibles qui vont revendiquer une partie de l'espace public afin de "défendre" leurs mœurs coraniques d'abord, puis de les promouvoir par tous moyens licites. Même si une partie d'entre eux s'assimile en oubliant les rites désuets du désert originel, les autres s'enkystent.

Qui pourra endiguer et refouler l'islamisation de l'Europe occidentale ? L'Eglise ? Jean Sobieski ? Il s'agit de notre mode de vie, de notre civilisation même. Peut-être, comme le dit Michel Houellebecq dans Soumission, en avons-nous assez de cette molle décadence d'un Occident putréfié jusqu'à appeler à sa régénérescence une règle de fer forgée ailleurs.

L'histoire a prouvé que les divers monothéismes ne sont pas miscibles. Fondamentalement antagonistes, totalitaires par essence, ils sont en guerre entre eux, larvée aujourd'hui jusqu'à une paix hypocrite, sinon en guerre ouverte au prétexte que "mon Dieu est plus grand que le tien et le seul vrai". Si le catholicisme a prohibé les conversions militaires, l'islam est revenu sur une trajectoire de conquête sous divers visages, il faut être demeuré pour ne pas s'en apercevoir.

Mgr Fonlupt, évêque de Rodez²
Le pape et ses évêques semblent complètement branchés sur l'émotionnel comme n'importe quelle ligue pleureuse. Ils abandonnent l'essence même de la religion qui est de s'occuper des âmes ; des corps, il y a pléthore de soignants en concurrence féroce qui se disputent la manne publique et internationale pour faire carrière dans le charity bizness. Quand une religion abandonne l'eschatologie pour se complaire dans l'enrobage des mœurs civiles, son esprit meurt à petit feu. Et les hiérarques de se transformer en télévangélistes ou en père Fonlupt (photo) puisqu'il faut bien sauver les talents ! Pourtant, on ne croit pas en Dieu pour distribuer des pains au chocolat sur le quai des gares mais parce que nous sommes mortels et génétiquement angoissés par une fin certaine. Il semble que depuis longtemps cela n'intéresse plus la Sainte Calotte qui se vautre dans l'humanitaire, dans la communication permanentée, et qui ne va pas gâter l'ambiance en parlant de la mort ! Le porte-à-faux est manifeste.

Laissons pour une fois la parole à Ernest Renan qui, dans Patrice (à Rome, 1849), charge à fond la catholicité pour son déni des lois naturelles de bon sens et bonheur :

Si nous avions été païens, ou moins profondément imbus de christianisme, notre vie se fût écoulée normale et vulgaire. Si à cette époque nous eussions habité l'Italie, si j'eusse compris l'antiquité comme je la comprends maintenant, je n'eusse pas quitté les sentiers doux et faciles de la plaine pour les pics aigus et romantiques de la montagne. Je manquais radicalement à cette époque de cette mesure, de ce modus optimus qu'enseigne si bien cette terre classique. Apollon, Castor et Pollux, Diane, Minerve, Vénus me paraissaient insipides, parce qu'ils représentent la nature saine et normale. Je leur préférais une Vierge mère de Dieu, et la maigre image d'un Dieu tiraillé par des clous. Préférence donnée à l'anormal, à l'exceptionnel, au maladif, voilà l'esthétique chrétienne ; voilà les idées qui nous ont perdus. Maintenant je comprends à merveille que le beau n'est que dans le simple, dans le naturel, dans le vulgaire ennobli ; j'ai fait justice de ce prétendu attirail de finesse et de profondeurs, au moyen duquel on arrive à prouver que le laid, c'est le beau, que la pâle et hystérique sainte Thérèse est plus belle que Sapho. A cette étrange doctrine qui a bouleversé toutes nos idées sur le beau et le bien, je préfère la droiture antique ; à cette paradoxale théorie : Heureux ceux qui pleurent ! Heureux ceux qui ont faim ! Heureux ceux qui se privent ! Je préfère la prière de Solon :
« Charmants enfants de Mnémosyne et de Jupiter Olympien, muses qui habitez le Piérion, écoutez ma prière ! Obtenez-moi des dieux le bonheur et d'avoir toujours une bonne réputation aux yeux des hommes. D'être doux à mes amis et amer à mes ennemis, aimable pour ceux-là, terrible pour ceux-ci. Je souhaite d'avoir des richesses, je ne veux pas souffrir d'injustice...».
Voilà le vrai, le simple, le naturel. Voilà ce que le christianisme a profondément interverti par son surnaturalisme, en prêchant sans cesse le renoncement, le combat contre la nature, en subtilisant à l'infini sur le bien moral et le bonheur. Il nous a accoutumés à chercher les choses dans leur contraire, à chercher bien loin ce qui est tout près. Toutes les idées fausses qui sont dans le monde en fait de morale sont venues du christianisme. La Grèce, avec un tact divin, avait saisi la parfaite mesure, fugitive et insaisissable nuance qu'on entrevoit sans raisonnement par l'instinctive finesse de sa nature, mais où l'on ne peut se maintenir. La mesure d'ailleurs paraît froide et insipide à la longue ; on se fatigue de la proportion et du bon goût ; on en vient à préférer l'étrange, l'anormal.
(Fragments intimes, Calmann-Lévy, Paris 1914)

Nous y sommes en plein ! L'anormalité islamique fascine nos épiscopes. L'étrangeté d'une religion de chameliers jaillie de rien la leur coupe ! L'Eglise, qui jusqu'à hier structurait nos sociétés dans ses codes d'ordre, aspire aujourd'hui ses propres ennemis sur son territoire historique sans se préoccuper, semble-t-il, du devenir de ses "ouailles" promises un jour à la dhimmitude, comme c'est parti. Dans certains discours, nous avons la désagréable impression d'être devenus pour elle des obstacles à l'entropie universelle qu'elle promeut ! Les derniers Mohicans bas du front et vieux-jeu, nous gâchons l'enthousiasme des associations de secours exotiques. Nous ne comprenons pas "le" message.

L'Eglise du rempart de Charles Maurras s'est évanouie et sa justification structurelle disparaît. On fait place au culte de la sensiblerie, renouant avec les origines bitumineuses, gémissantes et carrément socialistes de son Chemin de Paradis. Qu'aurait-on pensé au tournant de la Seconde Guerre mondiale si l'on avait prédit que l'Eglise catholique pouvait représenter un jour un danger civilisationnel en s'associant au déclin de l'Occident chrétien ?






Qu'il soit bien clair que Royal-Artillerie milite pour l'accueil des Chrétiens d'Orient sans mesurer leurs effectifs. Incapables que nous sommes de les défendre chez eux, nous, en France, avons en conséquence le devoir de leur faire leur place ici. Ces gens sont les Chrétiens aborigènes des origines. Nous devons les respecter pour eux-mêmes et pour l'histoire qu'ils nous enseignent. Aparté : ils sont bien plus réalistes sur le dessein islamique que les monsignori du Vatican et leurs relais humanitaires, véritables chevaux de Troie.


(1) Mgr Henryk Hoser (Pologne) et Mgr Laszlo Kiss-Rigó (Hongrie)

(2) L'évêque de Rodez est l'héritier des Cardaillac, de François d'Estaing, de Georges d'Armagnac, de Colbert Seignelay de Castlehill et bien d'autres puissances en Languedoc, qui ne s'inclinaient que devant le pape ou le roi, et plus proche de nous, de Jean Ménard, dynamiteur de l'extension du camp du Larzac. La moustache rigolarde de Mgr Fonlupt fait bon marché des anciens titulaires ; il quitte le palais épiscopal qu'il ne peut plus chauffer pour un petit couvent de ville qui l'accueillera, lui et sa maigre escorte. Paix à son âme de liquidateur.


Postscriptum : Sur la question d'immigration elle-même, on peut se reporter au billet RA sur la thèse du Pr Hans Hermann Hoppe : La démocratie sociale force l'intégration des étrangers (clic).


lundi 12 janvier 2015

Au-delà de l'étreinte à la gorge

- Lassana Bathily, héros? -
Les manifestations républicaines exorcisant le "vivre-ensemble", après la séquence terroriste du 7 au 9 janvier, ont convoqué trois millions de personnes en France ce week-end. C'est du jamais vu. On ne chipotera pas sur l'usage immodéré de l'adjectif "républicain" par le pouvoir pour simplement dire "liberté". Les personnalités d'envergure mondiale présentes à la République ont pu mesurer le sursaut citoyen du peuple de France, et cela nous servira indubitablement dans les enceintes internationales. Reconnaissons à M. Hollande d'avoir bien détecté l'ouverture qui menait aux poteaux. L'essai a été marqué.
A l'évidence le peuple, convoqué tant à Paris qu'en province, est moins bigarré qu'on ne le dit dans les amphithéâtres de sociologie. Peut-être qu'une partie de la population plus impliquée a préféré rester sur son quant-à-soi à fumer la chicha. Cela est une autre histoire mais les Français ne sont pas dupes de l'acquiescement tacite des musulmans de base à la punition divine des blasphémateurs, suivant en cela leurs hiérarques d'hier, même s'il y a d'heureuses et rares exceptions d'intelligence dans la communauté musulmane.

What next ?

On peut bien sûr virer le Dr Dalil Boubaker du rectorat de la Mosquée de Paris pour incompétence et double langage, bien qu'il soit le grand ami du prince Henri d'Orléans, exiger un "concile" refondateur de l'islam pour remplacer le Coran de Médine par celui de la Mecque suivant les recommandations du professeur Al-Deeb¹, mais il est des mesures à prendre sans attendre dans la foulée de cette émotion nationale :

Expulser de France les imams salafistes ou simplement non francophones, purger les associations des zélateurs douteux et cesser les subventions au motif de subversion, vider par tous moyens même légaux les caves des cités de leur armement, contrer avec la brutalité légale nécessaire les contre-manifestations en soutien du Califat terroriste et d'al-Qaïda, se saisir des prédicateurs de l'UOIF au moindre dérapage, et ce même s'il y a urgence ailleurs, au Nigeria et en Syrie-Irak sur notre zone d'effort. Commençons par nettoyer chez nous toute la crasse islamiste, sans attendre, c'est maintenant ou jamais.

Nous devrons aussi ouvrir un débat à un certain niveau sur les limites nécessaires à la liberté d'expression pour qu'elle s'exprime en plénitude et refonder pour ce faire nos codes qui sont flous et déséquilibrés permettant au pouvoir de les instrumentaliser au profit de sa propagande. C'est devenu insupportable, même en dehors des tonneaux d'injures qu'un Charlie-Hebdo déversait sous les acclamations d'une coterie irresponsable. Qu'on laisse la bride lâche jusqu'à la mort à de vieux potaches complètement allumés a de quoi faire réfléchir sur l'hypocrisie ou l'inconscience des régulateurs de notre société.



Pochette du Premier albanais à Paris


(1) cette lettre est reproduite ci-dessous sans les intertitres au cas où le site MEMRI (Middle East Media Research Institute) serait attaqué.

Cher Dr Dalil Boubakeur, Imam de la Mosquée de Paris,

J’ai visionné plusieurs vidéos dans lesquelles vous condamnez l’attentat contre le magazine Charlie Hebdo, qui a coûté la vie à un certain nombre de journalistes. Vous avez tenté de disculper l’islam de ce qui est arrivé. Vous avez même pleuré sur les musulmans au lieu de pleurer sur les victimes, en affirmant que ce qui s’est passé est un coup porté à l’ensemble des musulmans et que l’islam sanctifie la vie. Vous démontrez ainsi que vous vous moquez de la vie des journalistes assassinés et que votre seule préoccupation consiste à éviter que l’on accuse l’islam et des musulmans de ce qui s’est passé. Vous vous êtes contredit et vous avez prouvé que vous n’avez pas la moindre empathie pour les victimes. Vous avez perdu votre humanité par ces déclarations.

Mais soyons honnêtes, absolument honnêtes. Ne dit-on pas, en arabe, que de la franchise naît la tranquillité ? Parlons en termes médicaux, puisque vous êtes médecin de profession. Vous savez qu’un diagnostic erroné peut entraîner la mort du patient. Si vous considérez un cancer comme un simple mal passager, vous donnez l’occasion au cancer de croître et de détruire la vie du patient. Je pense que vous êtes d’accord avec moi sur ce point. Et il va de soi que le médecin, après le diagnostic, doit suggérer le médicament adéquat au patient afin de le guérir.

Permettez-moi de vous dire que votre diagnostic sur les événements d’hier à Paris ne saurait convaincre que les idiots et les hypocrites. Si vous n’êtes pas conscient de votre erreur, c’est un signe de votre ignorance. Et si vous savez que votre diagnostic est erroné, cela signifie que vous êtes malhonnête, pour ne pas dire un menteur.

Ce qui est arrivé à Paris est entièrement conforme à l’enseignement de l’islam tel qu’il ressort du Coran, de la Sunna de Mahomet et de tous les ouvrages reconnus de droit musulman. Est-il nécessaire de vous rappeler comment Mahomet s’est vengé de ceux qui l’ont critiqué ? Ne savez-vous pas ce que Mahomet a fait à Um Qarfa? Ne savez-vous pas comment le Coran stigmatise les poètes dans le chapitre qui leur est consacré et qui porte le titre «Les poètes»? Jamais Mahomet n’a admis la moindre critique à son égard ; il n’acceptait que ceux qui chantaient ses louanges, comme le font les rois et les chefs des pays arabes et musulmans aujourd’hui.

Pouvez-vous m’indiquer un seul pays arabe ou musulman qui permet de toucher à Mahomet ? Bien sûr que non. Où donc est la sanctification de la vie dont vous parlez ? La liberté d’expression et la vie des humains n’ont aucune valeur dès qu’on touche à l’islam, au Coran ou à Mahomet. Et je vous défie de me présenter la moindre preuve de l’inexactitude de mes propos. À moins que vous n’indiquiez des critiques contre Mahomet de la période mecquoise, quand il n’avait pas d’épée. Mais après avoir joint le pouvoir à la prophétie, il n’a plus toléré aucune critique contre lui-même ou le Coran. Et cela est encore vrai aujourd’hui.

Revenons-en à ce qui s’est passé à Paris. Vous avez certainement appris que lorsque les terroristes ont assassiné les journalistes, ils ont crié « Dieu est grand, le prophète Mahomet a été vengé». Ils se considéraient comme les exécutants de la loi islamique contre ceux qui critiquent Mahomet. Et ce qu’ils ont fait est conforme aux dispositions de la loi islamique. La question se pose : où l’ont-ils appris? Ne serait-ce pas dans des livres dont regorgent les bibliothèques des mosquées en France? Ne serait-ce pas dans les prêches des imams de ces mosquées?

En France, tout le monde a le droit de critiquer le judaïsme, le christianisme, le communisme, ainsi que leurs symboles et leurs ouvrages. Et les journalistes qui ont été assassinés ne s’en sont pas privés, sans tenir compte des susceptibilités des juifs, des chrétiens ou des communistes. Ce droit est garanti par la loi française. En refusant toute critique de l’islam, de Mahomet et du Coran même en France, les musulmans voudraient tout simplement y appliquer la loi islamique et brider la liberté d’expression. Tant que de telles idées dominent la mentalité des musulmans, ce qui est arrivé à Paris avec Charlie Hebdo pourra se répéter, avec le même magazine et d’autres. Ainsi, sous la menace de la mort, les musulmans veulent faire taire des intellectuels, des journalistes, des universitaires, des politiciens et touts ceux qui seraient tentés de critiquer l’islam et ses symboles. Ils veulent tout simplement établir en France une dictature islamique brutale, interdisant la liberté de pensée et d’expression.

Je vous invite à un moment de franchise avec vous-même. Vous dites vouloir le vivre-ensemble en France. Comment pouvez-vous imaginer la cohabitation entre musulmans et non-musulmans en France avec de telles idées? Ne voyez-vous pas que la société française est menacée par la guerre civile dont les musulmans seront les premiers perdants? Soyons honnêtes. Ne pensez-vous pas que de nombreux adeptes de votre religion en France, ou certains d’entre eux au moins, ont applaudi l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo comme ils ont applaudi les crimes de Mohamed Merah?

C’est le diagnostic que les personnes informées ne sauraiten mettre en doute. Ceci étant dit, il faut en déduire la nécessité de revoir l’ensemble des enseignements islamiques. On doit lever la sainteté du Coran, de Mahomet et de l’islam et permettre leur critique comme on le fait avec le judaïsme, le christianisme et le communisme. Les imams des mosquées de France doivent reconnaître la liberté d’expression prévue par la loi française et demander aux musulmans qui ne l’accepteraient pas de quitter la France. Et ce pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

En ce qui concerne les mosquées, il faut surveiller ce qui y est dit et ce qui y est enseigné afin qu’elles ne deviennent pas des nids de terrorisme et d’extrémisme. Pour cela, je suggère que les mosquées soient ouvertes à tous, que les prêches soient prononcés en français, que les imams étrangers ne soient pas autorisés à y officier, et je propose de soumettre les imams actuels à des mesures administratives et éducatives. Vous savez sans doute qu’en Egypte les prêches sont distribués aux imams par les autorités étatiques, qui contrôlent la stricte observance de leur contenu. Tous les prêches des mosquées de France doivent être soumis à l’approbation préalable des autorités françaises ; ces prêches doivent être enregistrés et les contrevenants doivent être sanctionnés (…) Et ce, encore une fois, pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

Il a été pendu sur instigation de l’Azhar. Ce penseur estimait qu’il fallait impérativement laisser de côté le Coran médinois, qui viole les droits de l’homme, et ne retenir que le Coran mecquois. Cela nécessite l’interdiction en France du Coran sous sa forme actuelle. Il faut exiger que tous les exemplaires du Coran, y compris ceux qui se trouvent dans les mosquées, soient dans l’ordre chronologique, en indiquant clairement que le Coran médinois est caduc en raison de ses incitations à violer les droits de l’homme. Les responsables de la religion musulmane doivent en outre reconnaître la liberté religieuse, y compris la liberté de changer de religion, de quitter l’islam. Les autorités françaises doivent imposer cette exigence sous peine de retrait de la nationalité française et de renvoi dans le pays d’origine.

Ce sont là des mesures que vous devez prendre en tant qu’imam de la Mosquée de Paris, et que doivent prendre les autorités françaises le plus rapidement possible afin de permettre le vivre-ensemble en France.

Veuillez agréer, Monsieur l’imam de la Mosquée de Paris, l’expression de ma haute considération.

Sami Aldeeb, Dr en droit, professeur des universités
Directeur du Centre de droit arabe et musulman


Et Philippe Tesson tel qu'en lui-même, protégé par son grand âge (dans sa 87ème année):

jeudi 29 mars 2012

L'Empathie des religions du Livre

Ce billet est soumis à une convention divine qui l'exclut de l'espace-temps. Tout y est actuel quelle qu'en soit la date puisque les "vérités "sont éternelles.

L'écume du communautarisme turbide retombe et le piéton de se sentir un peu comme le dernier des Mohicans car il ne sent pas sous ses pieds sa propre commmunauté. Les appels à la cohésion sociale sont des prouts médiatiques, il n'y a pas, et de longtemps dans notre beau pays, de cohésion sociale mais de multiples fractures. Et la fracture religieuse n'est pas la moindre. L'immigration effrenée de populations expulsées de chez elles par la crasse islamique a importé chez nous (ça veut dire quoi maintenant "chez nous" ?) la guerre fratricide des deux fils d'Abraham. Leurs descendants nourrissent leur querelle d'un contentieux millénaire sur des disputes de nomades dont le débat ne nous a jamais tenté. Leurs histoires sont emplies de tumultes au désert, de décapitations, égorgements, sacrifices rituels, massacres de masse, martyrs de toutes façons et les plus horribles d'abord, pour dévier d'un côté sur les ambigüités du message évangélique primant les pauvres et les malades sur toute régime de civilisation dans l'ordre ; le sentiment prime la raison ; et finir de l'autre côté en assujétissant les consciences à des rites minutieux et des imprécations mortifères visant à l'éradication d'autrui, du moins sa mise en servitude. Quels programmes !

La greffe
Fille des civilisations grecque et latine, la France a été déviée de ses axes par la dictature des codes sémitiques importés par l'Eglise catholique. Chez les peuples de la forêt, des rus à milliers et rivières languides, des fontaines-oratoires et des champs blonds ou verts, jouissant d'un climat tempéré par un soleil doux, ami des bêtes et des gens, chez les peuples des montagnes et des vastes plaines qui labouraient l'épée à la ceinture et se nourrissaient sans tabou du fruit de leur travail, on a transplanté dans leur imaginaire l'aridité du désert stérile et brûlant, la mythologie d'un peuple barbare "élu", inconnu, content du joug de préceptes obscurs, incapable d'exprimer une civilisation autrement que par l'écriture. A quoi s'ajoutèrent le récit de mœurs bédouines en forme de paraboles, et pour emblème spirituel, un cadavre accroché au bois de supplice dont on raconte chaque année la terrible Passion. De Son destin cruel, voulu par les hommes de ce temps, là-bas, nous devons nous repentir, ici ! Nous naissons coupables et resterons pécheurs toute notre vie, sans quoi nous n'obtiendrons aucune commisération du Ciel ! Le convoi de bateleurs, de prophètes, de nécromants, d'agités et d'agitateurs sans patrie (C. Maurras, Anthinéa) est sinistre, mais le voyons-nous tel qu'il est ? Il accompagne la fureur des conquêtes inexpiées des deux autres livres, ancien testament et coran, conquêtes que les temps modernes associeraient à des génocides. Un regard étranger à notre hémisphère est frappé de sidération quand il accède à nos fondamentaux exotiques. Pour un bouddhiste, l'affaire commence par la culpabilisation de l'humanité coupable de curiosité, et finit après des torrents de sang - la Bible n'est que meurtres - par le martyre de main d'homme du Dieu révélé aux hommes, dont on mange le corps en souvenir, sous forme d'hostie, pour en prendre de la force, comme les Papous consommaient leurs valeureux vaincus ! L'empreinte mentale est si forte qu'aucun chrétien ne réagit à ce raccourci.

L'hégémonie et ses disputes
Des générations inlassables cherchant à établir leur pouvoir sur les âmes n'eurent de cesse de vouloir anéantir le « miracle esthétique et politique de la thalassocratie grecque » dans son universalité dangereuse ; de détruire la propension humaine à défier son destin tragique par la certitude de pouvoir changer les choses en modelant le monde par ses codes propres ; en étant son propre médiateur entre sa race fille du Ciel et les contradictions vulgaires de la Terre, une définition de la philosophie. Marquer la "Création" de sa propre métaphysique en construisant l'ordre sur le chaos naturel, c'est de l'autonomie, un blasphème. A défaut de parvenir à extirper complètement les résistances, les dictateurs de conscience récupérèrent la partie utile de la grécité pour la propagande de la "nuit" judéo-chrétienne. Puis vinrent les guerres de religions... on y retourne !

Il n'est pas étonnant, après que leur pouvoir ait été gravement entamé pendant la seconde moitié du XX° siècle en Europe, que les hiérarques du clergé chrétien soient en osmose aujourd'hui avec ceux des deux autres religions cousines, jusqu'à faire consciemment le lit du communautarisme honni pour sauver leur propre communauté.
Les trois religions du Livre veulent imposer leur propre fonds comme socle social, socle sur lequel seront assis leurs particularismes. La vieille religion catholique quand elle put dominer s'est imposée par le fer et le feu chaque fois que sa progression était entravée ou ses acquits menacés. La religion judaïque vaporisée par l'Empire romain a préservé son identité par de nombreux ancrages disséminés partout et elle sut prendre des gages dans certaines professions mieux adaptées au génie de ses ouailles, jusqu'à nos jours en politique, dans les médias et les cercles d'influence ; la dernière venue, ou revenue, le religion musulmane, revendique la liberté d'impacter les us et coutumes de territoires où elle est majoritaire - définition de la démocratie locale directe - en y versant les codes sociaux extraits de son livre de prières ; la plus à la traîne parce que la plus combattue par l'athéisme maçon, la religion catholique, ne s'oppose pas à cette sécularisation active des deux autres, pensant y regagner un jour la sienne propre.

Le communautarisme final et son désordre
Il faut ouvrir les yeux, lire les précautions sémantiques des faiseurs d'opinion, le communautarisme est là, à l'anglaise, définitivement. La République a échoué, le communautarisme va la détruire. Par le jacobinisme, elle a brisé une fédération de terroirs liés par une forte identité nationale dont les croyances importées font partie. Afin d'imposer la dictature égalitaire du gouvernement des atomes-individus, plus faciles à influencer avec une propagande rodée, elle a déclaré la guerre à la religion dominante qui la contrait depuis la Révolution, pour finalement plier le genou devant l'assaut d'autres mœurs exogènes qu'elle n'a pas voulu convertir aux nôtres puisqu'elle les refusait. Vide de sens inné, la République accapare des valeurs naturelles essentielles qu'elle fait siennes, mais qu'elle ne sait pas défendre parce que ses règles sociales tracées sur la comète sont contradictoires comme les ordres criés sur le chantier de la tour de Babel. La République d'aujourd'hui sécrète le désordre.

Elle laisse voir à marée basse le chaos de ses infrastructures morales, culbutées l'une par-dessus l'autre. Et tout au fond du paysage, deux centaines de Mohamed Merah, le pois-chiche ravagé de haine, reçoivent cinq-sur-cinq le prétexte de leur non-intégration pour se déchaîner et faire le dernier film de leur vie. La société exonère d'avance les imams de toute assignation pour manipulation des imbéciles, en inventant un mot qui les décharge de toute responsabilité : l'auto-radicalisation. Il fallait y penser.

Il n'y a pas de solution politicienne,
il faut retourner à Athènes


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