Que vous remontiez du sud ou descendiez du nord, la route de Roanne est la nationale 7. En convoi c'est plus roulant que la départementale pittoresque, sauf s'il pleut. A moins de venir à deux déjà sur la machine, pensez à baisser vos cale-pieds, des anges gardiens peuvent monter en croupe rejoindre le camp de l'Action française qui en a bien besoin, l'actualité du pays étant devenue un vrai champ de mines pour quiconque s'attelle à penser la reconstruction du pays.
Jusqu'ici, l'épure était simple. La méchante République, encrassée de strates administratives redondantes et dispendieuses, captées par les fonctionnaires et leurs proxénètes de la haute bourgeoisie au moyen de la supercherie démocratique, visait à accroître les biens de l'oligarchie par tous moyens, dussent-ils convoquer au succès de l'entreprise la désintégration de la nation. La succession de politiciens de rencontre remontés du fond du tonneau des diplômés en sciences molles au bénéfice de La Casta promettait le déclin inéluctable du pays, le plus beau du monde toujours. L'Action française, et toutes les chapelles royalistes après elle, ne promeuvait d'autre issue au désastre annoncé que la remise en état de l'Etat sous la forme traditionnelle d'une monarchie fédérative active et sociale avec pour clef de voûte une famille royale permanente en laquelle puiser le roi (ndlr: ou la reine) par succession héréditaire. Sauf que...
Nous pourrions faire dix pages sur chacun des quatre points cités et d'ailleurs ce blogue ne s'en est pas privé dans le passé. Limitons-nous à quatre paragraphes concis :
(1) Le pays est en danger d'abord parce que le Trésor est vide, ou mieux dit, a été vidé pour satisfaire aux revendications des classes victorieuses aux élections. Gouverné par des puceaux n'ayant jamais travaillé autrement que pour passer des concours d'improductifs, tout son tissu industriel a été bradé laissant insuffisamment de valeur ajoutée pour couvrir l'essentiel des besoins nationaux et le rendant incapable d'équilibrer (c'est un euphémisme) sa balance commerciale. Etranglé par la crise énergétique, menacé dans ses possessions ultramarines, le pays aux caisses vides est dans une situation assez grave pour mettre au second plan toute réforme des institutions. L'urgence prime la forme du régime.
(2) L'Etat monarchique n'est pas défini par le mouvement monarchiste pour qu'on puisse le présenter aux gens sous un angle fonctionnel de manière intelligible. Jusqu'ici la promotion de ce régime (répoussé dans le passé par la nation) s'applique d'abord à la réforme des "valeurs" alors qu'il s'agit dans l'urgence actuelle de privilégier une approche mécaniste démontrant la supériorité de la gouvernance alternative face à chacun des défis. Nous attendons toujours l'explication de cette carence didactique chez les chapelains. Ou autrement dit, quand allons-nous décider d'intéresser les gens à notre projet en offrant des solutions concrètes et compréhensibles, amalgamées dans un dispositif cohérent de gouvernement de la nation. Commencer par le projet de séparation des domaines régalien et public proposé par Royal-Artillerie est-il stupide ?
(3) Les prétendants ne sont pas crédibles parce qu'aucun n'est préparé au gouvernement quotidien des affaires d'un pays 3.0 et tous agissent par imitation de ce qu'ils voient dans les cours européennes régnantes, ce qui ne nous servira à rien. Nous avons besoin d'un roi en armure à cheval et pas dans le char à bœufs. Prendre à notre compte (c'est une formule) les affaires publiques du jour au lendemain suppose d'en avoir prévenu quelqu'un qui réunisse les compétences d'un chef d'Etat d'aujourd'hui, avec le bagage, le tempérament, la résilience, la vitesse de décision, la capacité à auditer son exécutif. Mettre un roi dans le poste de président du modèle 58-62 de la Vè Constitution ne suffira pas à sauver la France de la noyade dans l'état de calamités où elle est plongée. Ceci n'empêche pas de montrer du respect aux descendants des dynasties passées qui ont fait de la France un pays bien supérieur à celui d'aujourd'hui, rapporté aux autres et à l'époque considérée. Mais, malgré l'affection que nous leur portons, leur hérédité, comme les dépositions anciennes, ne leur crée aucun droit particulier à gouverner. Désolé d'être aussi sec mais... !
(4) Le mouvement royaliste n'est pas organisé pour l'assaut, s'il le fut jamais. Contrairement aux cellules trotskystes par exemple, aux aguets de toute insurrection populaire (les gilets jaunes des rond-points par exemple), les chapelles royalistes sont des cercles d'études doctrinales et historiques, composés d'étudiants non encore immergés dans les réalités d'une vie professionnelle, ou de retraités libérés des contraintes de résultat. La tranche d'âge active y est peu représentée, celle qui connaît par exemple la gestion par objectifs, sauf par des enseignants qui, le plus souvent pour ne pas dire toujours, n'ont jamais été exposés au feu des risques entrepreneuriaux qu'il vaut mieux ressentir qu'imaginer, si l'on veut manager le domaine régalien au XXIè siècle. On mesure à l'évidence cette carence dans la gouvernance erratique de M. Macron.
Le Camp Maxime Réal del Sarte qui ouvre dans quinze jours au Château d'Ailly (42), a son utilité dans la construction du laboratoire intellectuel de chacun, en lui fournissant les bases essentielles à son propre enrichissement, lequel exigera quand même du travail personnel par la suite. Il ne débouchera pas sur l'essaimage de cellules de combat politique mais il ne tient qu'à certains courageux, bien au clair dans leur tête et adaptés aux réalités du pays (le vrai pays réel), de s'y mettre en durcissant les sections régionales sous une coordination centrale dont les compétences sont dès à présent disponibles et ne demandent que des moyens, les idées étant là. Les moyens ?
De l'argent... de l'argent... de l'argent !
On n'en sortira pas sinon.
Jusqu'ici, l'épure était simple. La méchante République, encrassée de strates administratives redondantes et dispendieuses, captées par les fonctionnaires et leurs proxénètes de la haute bourgeoisie au moyen de la supercherie démocratique, visait à accroître les biens de l'oligarchie par tous moyens, dussent-ils convoquer au succès de l'entreprise la désintégration de la nation. La succession de politiciens de rencontre remontés du fond du tonneau des diplômés en sciences molles au bénéfice de La Casta promettait le déclin inéluctable du pays, le plus beau du monde toujours. L'Action française, et toutes les chapelles royalistes après elle, ne promeuvait d'autre issue au désastre annoncé que la remise en état de l'Etat sous la forme traditionnelle d'une monarchie fédérative active et sociale avec pour clef de voûte une famille royale permanente en laquelle puiser le roi (ndlr: ou la reine) par succession héréditaire. Sauf que...
(1) Le pays est en danger
(2) L'Etat monarchique n'est pas défini
(3) Les prétendants ne sont pas crédibles
(4) Le mouvement royaliste n'est pas organisé pour l'assaut
(2) L'Etat monarchique n'est pas défini
(3) Les prétendants ne sont pas crédibles
(4) Le mouvement royaliste n'est pas organisé pour l'assaut
Nous pourrions faire dix pages sur chacun des quatre points cités et d'ailleurs ce blogue ne s'en est pas privé dans le passé. Limitons-nous à quatre paragraphes concis :
(1) Le pays est en danger d'abord parce que le Trésor est vide, ou mieux dit, a été vidé pour satisfaire aux revendications des classes victorieuses aux élections. Gouverné par des puceaux n'ayant jamais travaillé autrement que pour passer des concours d'improductifs, tout son tissu industriel a été bradé laissant insuffisamment de valeur ajoutée pour couvrir l'essentiel des besoins nationaux et le rendant incapable d'équilibrer (c'est un euphémisme) sa balance commerciale. Etranglé par la crise énergétique, menacé dans ses possessions ultramarines, le pays aux caisses vides est dans une situation assez grave pour mettre au second plan toute réforme des institutions. L'urgence prime la forme du régime.
(2) L'Etat monarchique n'est pas défini par le mouvement monarchiste pour qu'on puisse le présenter aux gens sous un angle fonctionnel de manière intelligible. Jusqu'ici la promotion de ce régime (répoussé dans le passé par la nation) s'applique d'abord à la réforme des "valeurs" alors qu'il s'agit dans l'urgence actuelle de privilégier une approche mécaniste démontrant la supériorité de la gouvernance alternative face à chacun des défis. Nous attendons toujours l'explication de cette carence didactique chez les chapelains. Ou autrement dit, quand allons-nous décider d'intéresser les gens à notre projet en offrant des solutions concrètes et compréhensibles, amalgamées dans un dispositif cohérent de gouvernement de la nation. Commencer par le projet de séparation des domaines régalien et public proposé par Royal-Artillerie est-il stupide ?
(3) Les prétendants ne sont pas crédibles parce qu'aucun n'est préparé au gouvernement quotidien des affaires d'un pays 3.0 et tous agissent par imitation de ce qu'ils voient dans les cours européennes régnantes, ce qui ne nous servira à rien. Nous avons besoin d'un roi en armure à cheval et pas dans le char à bœufs. Prendre à notre compte (c'est une formule) les affaires publiques du jour au lendemain suppose d'en avoir prévenu quelqu'un qui réunisse les compétences d'un chef d'Etat d'aujourd'hui, avec le bagage, le tempérament, la résilience, la vitesse de décision, la capacité à auditer son exécutif. Mettre un roi dans le poste de président du modèle 58-62 de la Vè Constitution ne suffira pas à sauver la France de la noyade dans l'état de calamités où elle est plongée. Ceci n'empêche pas de montrer du respect aux descendants des dynasties passées qui ont fait de la France un pays bien supérieur à celui d'aujourd'hui, rapporté aux autres et à l'époque considérée. Mais, malgré l'affection que nous leur portons, leur hérédité, comme les dépositions anciennes, ne leur crée aucun droit particulier à gouverner. Désolé d'être aussi sec mais... !
(4) Le mouvement royaliste n'est pas organisé pour l'assaut, s'il le fut jamais. Contrairement aux cellules trotskystes par exemple, aux aguets de toute insurrection populaire (les gilets jaunes des rond-points par exemple), les chapelles royalistes sont des cercles d'études doctrinales et historiques, composés d'étudiants non encore immergés dans les réalités d'une vie professionnelle, ou de retraités libérés des contraintes de résultat. La tranche d'âge active y est peu représentée, celle qui connaît par exemple la gestion par objectifs, sauf par des enseignants qui, le plus souvent pour ne pas dire toujours, n'ont jamais été exposés au feu des risques entrepreneuriaux qu'il vaut mieux ressentir qu'imaginer, si l'on veut manager le domaine régalien au XXIè siècle. On mesure à l'évidence cette carence dans la gouvernance erratique de M. Macron.
Le Camp Maxime Réal del Sarte qui ouvre dans quinze jours au Château d'Ailly (42), a son utilité dans la construction du laboratoire intellectuel de chacun, en lui fournissant les bases essentielles à son propre enrichissement, lequel exigera quand même du travail personnel par la suite. Il ne débouchera pas sur l'essaimage de cellules de combat politique mais il ne tient qu'à certains courageux, bien au clair dans leur tête et adaptés aux réalités du pays (le vrai pays réel), de s'y mettre en durcissant les sections régionales sous une coordination centrale dont les compétences sont dès à présent disponibles et ne demandent que des moyens, les idées étant là. Les moyens ?
De l'argent... de l'argent... de l'argent !
On n'en sortira pas sinon.


































