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Articles

Affichage des articles du septembre, 2006

Qui gouverne en démocratie ?

Un forumeur du Renouveau Français (ça vient de sortir, je crois) passait cette semaine le message ci-dessous chez Vive Le Roy. "Une pub' du Gouvernement a attiré mon attention tout à l'heure en écoutant les infos. C'est celle dans laquelle une charmante dame demande à ce que les citoyens fassent appliquer la loi sur le handicap, favorisant une plus grande accessibilité. C'est un très louable projet, mais également un signe patent de l'incapacité du régime à faire appliquer une loi ! Les citoyens élisent des représentants, leur déléguant des pouvoirs, et ces mêmes représentants chargent les citoyens de faire un boulot qu'ils leur ont délégué...." Il est donc temps de mettre sur la nappe le pâté d'alouette-au-cheval de la démocratie française qui comme on le comprend, fonctionne avec un zeste de démocratie représentative dans un océan de démocratie populaire. Les pères de la démocratie lumineuse du XVIIIè doutant que le peuple réunisse ses intérêt

Cours de coup

Dans l'ordre d'entrée en scène ... Thaksin Shinawatra , premier ministre issu du parti berlusconien "Les Thaïs aiment les Thaïs" Sonthi Boonyaratglin , général musulman commandant l'armée de terre, nommé par le palais. Bhumibol Adulyadej , roi septuagénaire de Siam, à poste depuis 60 ans. L'environnement ...... Le chef du gouvernement, un milliardaire convaincu d'affairisme et de népotisme, a décuplé le mécontentement général en vendant pour 1,9 milliard de dollars son empire dans la téléphonie mobile à Singapour sans payer de taxes en Thaïlande. Après des élections anticipées, en avril, si frauduleuses qu'elles durent être invalidées, l'oligarchie se cramponnait. Les manifestations réclamant son départ se succédaient quotidiennement. En réponse aux désordres fomentés dans le sud du pays par l'irrédentisme islamique, le roi Bhumibol, contre l'avis du premier ministre, avait nommé un général musulman à la terre de l'armée de terre, po

Le pape a ses raisons que la raison ...

Henri Tincq , horrifié que le pape ait renversé la tasse tiède de la tisane oecuménique de son prédécesseur, nous inflige cent lignes de bien-pensance pour corriger le saint-père dans Le Monde de ce soir. Pas moins ! Il rage d'être ringardisé par un pape aux idées claires qui déteste rien plus que le syncrétisme compassé et convenu de toute la presse catholique de masse. Benoît XVI a des idées sur le dogme, sur la pourriture doctrinale de l'Eglise, sur le silence de Dieu ! Alors qu'il faudrait qu'il parle sexe et sida, mariage des curés, ordination des femmes, pour qu'on puisse vendre de l'audience ! Ce pape est "contre-productif" ; il nous ruine ! Un paragraphe dans cette longue tartine que vous pouvez avaler en cliquant ici : admirez le choix des mots et leur densité dans le texte : "Plus que d' inexpérience , c'est de méfiance qu'il faut parler à propos de ce pape. Son secrétaire d'Etat, numéro deux de la Curie, chargé de la

Une diplomatie en bloc

Les clés de partage du monde fini changent à chaque décennie. Le prestige ne suffit pas à conserver des positions avantageuses, surtout quand il est entamé par la médiocrité des dirigeants de passage. Les nations s'observent et se classent entre elles sur des critères neutres comme leur masse de production, l'étendue de leurs territoires, leurs richesses intrinsèques ou leurs rentes de situation, leurs forces armées, leur capacité à rallier autour d'elles d'autres nations, leur savoir, leur histoire. La place qui est prise par l'un l'est aux dépens de l'autre ; on le voit prosaïquement dans la course à l'énergie que nous font subir les empires émergents. Dans ce grand partage la place de la France décroît proportionnellement à sa démographie relative, sa production, sa force. Le constat déjà ancien amena les responsables politiques à créer le concept de la main française dans le gant européen pour rattraper aussi longtemps que possible les effets de n

Le roi de Carthage

Le mouvement monarchiste tunisien renaît de ses cendres. D'aucuns s'interrogent déjà de savoir s'il ne serait pas venu le temps de remettre les clés à la prestigieuse dynastie des Bey, quand le président-empereur Ben Ali aura rendu son paquetage au Créateur. L'article du Réveil Tunisien que vous pouvez lire en cliquant sur les armes du royaume ci-dessus décrit complètement la démarche royaliste. C'est un modèle d'argumentaire par sa précision et le ton mesuré choisi par les rédacteurs. Mais le plus surprenant n'est-il pas le projet de charte rédigé complètement en 45 articles, annexé au site¹ ? L'offre politique de rechange au régime actuel, qui a eu ses mérites aussi, est parfaitement aboutie, claire et honnête. Le nouveau régime sera démocratique et laïque. Nous avons choisi quelques larges extraits plus significatifs. Qu'ils nous pardonnent le caviardage. Il faut se référer à l'article très fouillé du Réveil Tunisien pour saisir l'ensem

Une diplomatie refondée

Après avoir critiqué la "diplomatie souverainiste" que Paul-Marie Coûteaux a promu dans le trimestriel Les Epées n°20 sous le titre "Une politique de rechange", nous arrivons aux propositions. Il est loin le temps de l'omniprésence française sur les théâtres diplomatiques du monde, où les choses et les gens se réglaient en français. Il reviendra peut-être un jour. En attendant notre insurgence par l'inlassable industrie des générations futures cherchons que faire pour relever immédiatement notre diplomatie. Mon parti-pris est de nous économiser la colère du constat ; ou le résultat de l'autopsie si vous préférez. Partons de zéro. Quels sont les atouts de la France vis à vis du monde extérieur, et parmi eux, ceux qui peuvent être adossés à des positions intérieures solides ? Nous verrons aussi tous les inconvénients de nos manques et de nos défauts. Il suffit de parler à nos amis et à ceux qui le sont moins. En tête - l'industrie du luxe (le Papou sa

Religion d'état par Mickaelus

Royal-Artillerie ouvre son blogue à des contributeurs de qualité. Par exemple Mickaelus que j'ai rencontré sur le nouveau forum Vive Le Roy. Laissons-lui maintenant toute la place. Je veux donner mon avis brièvement sur ce sujet, à savoir l'opportunité ou non d'une religion d'Etat catholique en France, sans aborder son implantation soit dans un contexte royaliste, soit républicain - l'étude du cas polonais pourrait être intéressant par exemple. Tout d'abord j'observe que la France est née du baptême de Clovis, et que c'est bien la religion catholique qui se trouve au fondement culturel de notre nation dans une large mesure. Comme à Rome le rappel des origines de la cité était primordial, il me semble que ce devrait être le cas pour la France, sans compter que l'Eglise catholique, si je la considère d'un point de vue temporel, est la continuatrice, du point de vue de la civilisation, de l'Empire romain, dans l'incarnation de la trinité

Une grande diplomatie

Dans la dernière livraison des Epées (N°20), le député européen Paul Marie Coûteaux , nous propose une politique internationale de rechange, fondée sur la diplomatie gaullienne qu'il a connue de près, au sein du sérail gaulliste avec Michel Jobert entre autres. "Le but de la France n'est pas la puissance mais la liberté" . Les non-inscrits peuvent comprendre bien autre chose que la liberté par rapport à l'empire germain mâtiné de romanité. La terre d'ici est le Frankreich, pas le Frankland ! Rive gauche du Rhin, nous sommes un empire libre à nous tout seuls ! C’était quelque part le Serment de Strasbourg. Il y eut un peu de puissance quand même dans notre histoire. Pour conquérir surtout cette rive gauche indéfinissable dès lors que le Rhin s'éparpille en Hollande. A défaut, nous avons prolongé le Rhin vers le sud, si loin qu’un jour il prit sa source à Fachoda ! Le délire colonial a participé de l'éternité de la mondialisation que relève Monsieur Coû

Populisme

Guillaume Peltier, cornac du sous-préfet aux champs, Philippe de Villiers, s'est torturé une semaine pour trouver le slogan qui allait percer le mur d'indifférence qui sépare son mentor et client de la Vallée des richesses en perspective printanière. "Nous, c'est la France des bistros, c'est pas le Paris des bobos", Guidel en Morbihan a eu la chance d'assister à l'Université d'été du Mouvement Pour la France. Ceux qui pensaient qu'une UDT était l'occasion de ressourcer une doctrine - il y a "université" dans le nom - en seront pour leurs frais. La hauteur de vue la plus élevée, telle qu'elle fut rapportée du moins par les médias français, arrivait à peine au ras du zinc. Faut-il donc beaucoup mépriser le peuple et l'électeur pour racoler avec une entame aussi primaire que celle consistant à opposer la technocratie parisienne au bon sens paysan de nos vieilles provinces. Il ne connaît peut-être ni les uns, ni les autres.

TRACT

Les lycéens d'Action Française diffusent actuellement le meilleur tract que l'on ait vu depuis longtemps. Fini les photos choc, le sang poisseux sur la guillotine, la mitraille, les casques ou les pavés. Un texte incisif, complet, accrocheur et didactique à la fois, sans véhémence. Bravo à eux ! La relève est assurée : suivez mon regard ...... !

Chouans du Midi

Mes lectures estivales m'ont conduit en Aveyron et dans le Gard sur la trace des chouans méridionaux de l'époque révolutionnaire. Réconforté d'apprendre que le drapeau blanc avait flotté aussi au sud du Massif central, je me plongeais dans les relations locales des évènements. Pour vite déchanter. "Ils étaient travailleurs de la terre, domestiques, tisserands, fabricants de bas, cordonniers, aubergistes ou propriétaires terriens. Ils quittaient leurs foyers pour défendre la religion et le roi, mais finirent par piller et rançonner les républicains, entraînés par quelques bourgeois, nobles et prêtres exaltés pour une cause qui se perdait. De la politique au banditisme, ils ont allègrement franchi le pas. Aveyronnais, lozériens, héraultais ou gardois, ils ont défrayé la chronique de leurs temps, pour ne laisser que quelques souvenirs déformés dans la mémoire populaire." ( Les brigands du Bourg, chouans de l'Aveyron ). A part quelques purs comme Marc-Antoine

EPEES, le numéro 20

J'ai reçu Les Epées. N°20 avec une reproduction des Capétiens Partout du peintre Georges Mathieu sur la première et la quatrième de couverture, comme ci-dessous. La livraison a fière allure. Après un éditorial sur le patriotisme, le sommaire, c'est du 380 de marine : Manifeste Capétien , six salves en dix-huit pages. " C'est Capet qu'il nous faut " par Les Epées (est-ce collectiviste ?) orné d'un texte du duc de Guise de 1936 et d'une photo rassurante de notre duc de Vendôme. " L'avenir dure longtemps " par Clapas et Foubert, genèse de l'idée capétienne, article illustré cette fois de la meilleure photo du défunt comte de Paris, entre celles de Boutang et De Gaulle. " Une république capétienne ? "par Marsala, ou comment le vice électoraliste s'est insinué dans le projet crypto monarchique de la Vè République. " Une politique de rechange " par PM Couteaux, éloge de la diplomatie gaullienne, que je ne part