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jeudi 24 février 2011

La panacée démocratique

Foutez-leur la démocratie, c'est ce qui les divisera le plus ! Xinhua paraphrase-t-elle Bismark disposant à Versailles de son vaincu ? Presque. Dans un édito du 19 janvier assez remarqué en Afrique, l'agence Chine Nouvelle analyse la lutte des pouvoirs en Côte d'Ivoire dans ses répercussions sur la stabilité sociale, le développement économique et la vie quotidienne des gens. L'article (clic original) décrit un pays jadis stable et prospère, devenu instable, hyper violent dans un conflit sanglant, après que les nations occidentales aient fait pression pour un régime multipartite et des élections présidentielles. L'édito montre ensuite que ce phénomène est largement répandu en Afrique. Et de conclure :
« La démocratie occidentale n'est pas la panacée pour n'importe quel pays. Transplanter arbitrairement la démocratie à l'occidentale ou "démocratiser" des pays différents et des pays arrivés à des stades différents de développement cause fréquemment des troubles, de l'instabilité et de violents conflits. Ainsi le développement économique est entravé et de sérieux dommages sont causés aux intérêts de la nation et aux gens.
Bienvenue au club !

On sait que les agences officielles chinoises allument régulièrement des contre-feux pour marginaliser les dissidents, mais dans le cas de l'Afrique, on a bien du mal à leur donner tort.

Les rédacteurs des constitutions africaines de l'indépendance avaient bien jugé les dangers de la démocratie occidentale puisqu'ils avaient instauré des pouvoirs forts calqués sur les chefferies tribales, portés par des partis uniques au sein desquels le débat démocratique devait avoir lieu. En contrepartie, au prétexte de mutualiser avec nous les dépenses militaires stériles, ils avaient fait passer des accords de défense entre la métropole et les jeunes pays, retirant de ce fait quelques dents à la prothèse constitutionnelle et libérant des moyens pour le développement.
C'était faire peu de cas de l'atavisme tribal qui écrase toute perspective "nationale" dans des pays le plus souvent maintenus artificiellement dans des frontières coloniales intangibles. Le présidentialisme musclée qui en a résulté, soutenu par les services français dans ses dérives et ses délires, écrivit les tomes II, III, IV et suite de Tintin au Congo. Il n'était que temps de mondialiser la démocratie de Westminster, ce qui fut lancé très justement après la chute du Mur de Berlin en 1989. L'Afrique allait "renaître" enfin par la magie du régime et la constitutionalisation des Droits !

Pr Gérard Conac : « Toutes les nouvelles constitutions africains énoncent un certain nombre de droits et libertés. Elles se situent ainsi dans le sillage du constitutionnalisme à dominante nettement libérale. Mais le dosage entre les libertés individuelles et les droits sociaux, droit à l’éducation, droit à la santé, droit au travail, à la sécurité, protection sociale, droit au logement est variable selon les pays. Certaines constitutions définissent aussi des droits relevant de la troisième génération, droit à un environnement sain, satisfaisant et durable avec parfois, en corollaire, l’interdiction des activités économiques qui pourraient mettre en péril l’écosystème ou contribuer à un déséquilibre dans les relations entre l’homme et son développement. La plupart optent pour l’économie de marché et protègent le droit de propriété individuelle. Même la constitution de l’Algérie, restant imprégnée par les conceptions du socialisme d’État, réserve à la propriété publique un très large domaine. L’affirmation des droits fait l’objet le plus souvent de tout un titre de la constitution. Presque toutes les constitutions francophones sont précédées d’un préambule qui pose des principes généraux affirmant les finalités de l’État et quelquefois même contient une liste des droits reconnus. »
On continuera cette intéressante étude universitaire en cliquant ici.


Dès lors, le ver de l'impatience politique est dans le fruit africain : Aux confiscations de la Caste succède l'anarchie des "ayant-droits". Chacun ayant accès en droit à tout selon ses mérites, qui les lui contesterait s'il a la force de se les octroyer et de se les faire reconnaître lui-même. Ce n'est jamais que faire campagne, comme ici en bateleurs de foire, comme ici jadis aussi avec les "tontons-macoutes du SAC.
Les rois-nègres phase II ne sont pas mieux normalisés que ceux de la phase I, à l'exception de quelques chefs emblématiques. Le pouvoir conquis par tous moyens surtout légaux, le plus pressé reste d'établir sa famille, son clan. Les pays étant des assemblages ethniques, si les ambitions ne trouvent pas d'écho au niveau national, il n'est pas interdit de penser que sous certaines conditions de viabilité (rente minière ou agricole) la carrière puisse devenir aussi juteuse au niveau régional, plus encore en coupant les ponts. Et nous avons dès lors le prurit indépendantiste qui travaille le nord de la Côte d'Ivoire, le Sud-soudan, le Kiwu, le Somaliland détaché de la Somalie, la Casamance, le Sahara occidental, et dix autres territoires que nous abrégeons pour ne pas faire pédant.

De grands stratèges payés au mois sur crédits européens étudient le continent en permanence et font des recommandations que personne ne lit, car elles sont toutes fondées sur la magie démocratique qu'à l'évidence nul ne croit. Il suffirait de proclamer que la démocratie c'est l'envie pour qu'on cherche un remède, mais le tabou est irréfragable, surtout du côté des bailleurs de fonds qui en font la condition d'accès à leurs caisses.
La démocratie est à dessein amalgamée aux libertés individuelles, à la justice basse et à la prospérité. La Côte d'Ivoire a créé des partis politiques sur sa carte ethnique, autant dire qu'il n'y a aucune solution, sauf au plus fort de vaincre l'autre, qui lui, chauffera dans son coeur la revanche. Mais le plus grand désaveu du principe de régime imposé réside dans le nombre immense de victimes subies par la République démocratique du Congo. Quatre millions de morts, mais noirs c'est moins cher, et entre noirs, c'est gratuit ! On a envie d'incinérer l'ONU.

Raide-con dans la conviction religieuse de l'insurpassabilité de la démocratie en tout lieu, nul n'accepte chez nous que notre système soit en cause, même s'il n'est bien sûr pas le seul paramètre déclencheur. Au contraire, on pousse partout aux élections comme une panacée aux malheurs des peuples ! Les Egyptiens s'en méfient qui ne sont pas rentrés chez eux estimant que le compte n'y est pas dans la révolution par la farce électorale proposée. Ils connaissent le truc à fond !

La Chine empirique ?
Libérée de parole par ses succès économiques et un calme politique que l'on décrète depuis trente ans "apparent", la Chine contrevient au politiquement correct. Ce qui est plus étonnant est qu'elle n'est pas aussi seule qu'on le raconte dans les lucarnes bleues de nos salons. Sait-on que cent pays l'ont soutenue dans son refus de laisser le dissident Liu Xiaobo recevoir son prix Nobel de la paix à Oslo ? Le malheureux est sans doute dépassé par l'enjeu mais pour qui a pris la peine de lire son manifeste (Royal-Artillerie a du sang de bénédictin à moins que ce ne soit la Bénédictine), le programme constitutionnel est inapplicable à un empire de la taille de la Chine, pour ne pas dire qu'il est à la limite de la niaiserie, ce qui n'enlève pas le courage des 300 signataires. Le mieux est de juger par vous même cette resucée tardive des revendications de 1848 qui s'appelle La Charte 08 en évocation de la Charte 77 de Vláçav Havel. Ce n'est pas très long :
- original chinois
- traduction en français au Canada
- traduction en anglais en Chine
Une version plus maniable a été publiée par Rue89.

Nous n'allons pas démonter ici la Charte 08 article par article. Il suffit de la lire posée sur une carte de l'Empire du Milieu. Des chinois réalistes ont réagi et ce sentiment est général : "La démocratie est un luxe et son prix est le sang" dit Ai Weiwei. Il y a tant à faire en Chine avant que de s'investir en politique ! Ce qui n'est pas hélas notre cas en France où l'on y fait carrière, faute de savoir entreprendre. On notera quand même le braquage massif des Hongkongais chaque fois que Pékin touche à leurs "droits britanniques". On sait aussi que les populations continentales sont très sensibles à l'injustice de premier niveau, aux passe-droits, à la corruption endémique, à la brutalité de la police et à l'étalage des fortunes. Mais la démocratisation n'est pas le clystère qui va purger le système, mais celui qui va disséminer l'endémie en multipliant les "quêteurs". C'est de morale publique dont la Chine a besoin, pas de parlements.

En Afrique, la rénovation de 1989 a diffusé le jeu de Chat Perché. Les gangsters sont intouchables s'ils ont l'adoubement électoral. Bob Mugabe vieillit en patriarche dont on baise la main ! Et on peut faire le tour : Omar al-Bashir vient de lâcher le Sud-soudan à l'ONU, il est peinard ! Paul Biya concentre tous ses efforts sur les modalités de ses réélections, c'est un des plus riches. Blaise Compaoré, putschiste sanguinaire, est issu maintenant d'élections et joue les médiateurs dans la sous-région comme un parrain. Que dire des Nguema, Sassou-Nguesso... beaucoup.

Le vent de révolte d'Afrique du Nord va-t-il descendre ?
Beaucoup de dictateurs régulièrement élus s'y préparent. On range les comptes, on les partage aux enfants, ce que l'on aurait dû faire n'est-ce pas depuis longtemps, mais la nécessité fait loi, et ça n'engage à rien de bien plier le trousseau dans l'armoire.

Le coup de gong "game over" serait la pendaison spectaculaire du raïs libyen, celui qui fut longtemps pour certains chefs d'Etat africains un paramètre approuvé dans le trilogue Europe-Arabes-Afrique noire, lui qui dispensa de gros moyens pour améliorer la situation économique de leurs pays, qui permit de diffuser l'islam en Afrique noire sur des bases construites (madrasa, mosquées), et qui finirait piteusement abandonné de Dieu comme Saddam Hussein.
Si le continent s'ébrouait jusqu'à expulser ses dictateurs, avec ou sans démocratie à la clé, la diplomatie française serait gravement touchée pour ne pas dire ruinée car nous y sommes partout embourbés par le réseau informel dénoncé par l'ex-ambassadeur au Sénégal, Jean Christophe Ruffin de l'Académie française, réseau dont le bec de pieuvre est le préfet Guéant et l'un des tentacules les plus en vue, le redoutable intellectuel Patrick Balkany, l'ensemble agissant au benéfice des groupes mercantiles certes légitimes mais ô combien pesants. On en reparle ces jours-ci avec le tract politique" du collectif Marly qui dénonce la même chose.

Qui aurait le courage de remettre l'Afrique à plat ?
En demandant peut-être aux Africains ce qu'ils souhaitent, après que leurs propres élites leur aient exposé complètement les avantages et inconvénients de chaque solution dans le cadre d'une "autonomisation" du continent. Et fassent surtout passer le message que la démocratie exige qu'une vraie culture de la Cité pénètre toutes les couches sociales pour qu'elles ne soient pas flouées par les malins et les coquins. C'était le job de Barack Obama ! Il n'a rien compris, là non plus. Ce serait maintenant à l'Union africaine de prendre en charge la lutte contre le sida démocratique occidental. Pour l'instant elle fait office de syndicat de sortants qui s'y engraissent.
C'est donc foutu ?

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lundi 10 mars 2008

Françafrique

Sgt PolinJean-Philippe Chauvin publie un billet intitulé Afrique appelant à continuer la Françafrique au motif de perpétuer la mission historique de stabilisation post-coloniale de la France envers le continent noir. Il a raison.
Charles De Gaulle, fondateur de la Françafrique, à défaut d'avoir pu continuer la Communauté Française, avait laissé ce message quand il quitta le pouvoir :
« Surtout, n'oubliez pas l'Afrique ! »
Il fut certes entendu de ses successeurs, qui au lieu d'assainir les relations douteuses tricotées par le commis Foccart entre la métropole et ses anciennes colonies, y cherchèrent leur avantage, au moins pour ce qui concerne Giscard d'Estaing qui bénéficiait des travaux et des jours de son père dans les mines et de ses cousins dans les banques, en plus d'une stupide relation cynégétique avec l'empereur Bokassa qui lui coûtera sa réélection, même si le mensonge était sous-jacent dans l'affaire des diamants ...

Mitterrand fit plus simple, et missionna son propre fils Gilbert comme son représentant et celui de la Françafrique en AEF. Il était connu sous le sobriquet de Papamadi - les Africains ont un humour acide - jusque dans les milieux pétroliers que j'ai fréquentés alors où certains ignoraient jusqu'à son prénom. Il a des dossiers chez les juges à Paris.
Le tricot ne cessa de se défaire quand Mitterrand prit le parti de la gouvernance démocratique, comme critère d'évaluation des transferts liés aux ajustements structurels.
Pour sauver les meubles, l'Elysée se mit à faire de la diplomatie au troisième degré inversé, à la limite du chantage, et finit sous la présidence de M. Chirac par trahir les accords passés (Côte d'Ivoire). Cela continue avec M. Sarkozy. A tel point que si les subventions au développement se tarissaient, les pays d'Afrique noire chasseraient la France qui a pris le visage d'un prédateur honteux, et imprévisible quand il s'agit de tenir sa parole. On ne peut fonder une relation africaine uniquement sur le fric, il y a toujours quelqu'un qui dans la pièce à côté en a plus que vous. Désolé, Monsieur Chauvin, on ne peut continuer la Françafrique en l'état.

Cne MarchandAu-delà de la motivation première qui était d'accompagner les colonies vers l'émergence en contrevaleur de leurs voix à l'Assemblée générale des Nations-Unies, le système d'accords bilatéraux prévoyaient de bon sens la concentration des crédits français vers les infrastructures administratives, scolaires et sanitaires en réduisant les budgets de défense nationale à leur plus simple expression par la conclusion d'accords militaires de coopération, en cas d'agression extérieure ou de mouvements de déstabilisation. Toutes les illustrations de ce billet sont militaires car ce domaine est le fonds de la question.

L'Etat RPR ne tint pas compte du projet gaullien, se créa une clientèle et utilisa l'Afrique comme une machine à salir l'argent par le système des rétro-commissions. Il corrompit la nomenklatura africaine dans des investissements immobiliers en France - une sorte de laisse - et pour finir, à chaque occasion de troubles dans ses ex-colonies, prit le temps de juger quel serait son meilleur cheval pour demain. Tout devenait personnalisé. Les accords ne valaient que ce que valaient les sympathies réciproques. On alla même jusqu'à déborder de l'épure et "annexer" le Congo belge et plus tard ses appendices prussiens du Rwanda-Burundi parce qu'on pensait du bien du maréchal Mobutu. Kolwezi 1978.

Ainsi quand le président Gbagbo, socialiste, chrétien par sa femme et ami de Lionel Jospin, subit une révolte armée par le Burkina Faso et renforcée des bandes libériennes chassées par les Anglais, au lieu d'envoyer les Jaguar incinérer la rébellion en invoquant les accords de défense, la France de M. Chirac jugea que le vainqueur n'était pas sûr. Elle s'interposa au motif de sécuriser les Blancs qui n'étaient pas encore menacés, protégeant ainsi la rébellion. Nous y sommes encore, après y avoir perdu beaucoup de prestige dans des opérations de gendarmerie bizarres et 9 marsouins, décimés le 4 novembre 2004 par la "chasse biélorusse" à l'heure de l'anisette.
Que faisions-nous Rwanda ? Je me pose encore la question, même si le comportement des unités françaises n'est pas du tout en cause.
Quelle est cette danse du ventre au Tchad ?
Et ce mini opéra-bouffe de l'Arche de Zoé ?
La rébellion au gouvernement légal tchadien provient du territoire soudanais et est équipée par Karthoum. A la première manifestation d'hostilité, il suffisait d'intervenir pour que toute la parade burlesque des technicals cesse dans l'heure. Au lieu de quoi, nos ténors ont jaugé, puis "parlé" au Conseil de sécurité, à Bruxelles, et in fine envoyé M. Morin faire des photos en gilet pare-balles ; on décrédibilise nos unités aux yeux des dirigeants africains et de leurs populations.

REPDepuis combien de temps nos armées n'ont-elles affronté un vrai combat ? C'est un cri que poussait le médecin chef Clervoy lors d'un colloque fin 2007 organisé par la revue militaire Inflexions(1) : « L'idéal de secourir a remplacé l'idéal de combattre" par la conversion des armées à l'Humanitaire, ce qui entame gravement la combativité des troupes au sol. Dès le contact par publicité interposée souvent, "l'engagement est présenté comme avant tout humanitaire, qui exclut la notion d'usage agressif des armes. Voici des verbes puisés dans le discours humanitaire: défendre, servir, secourir, aider, assister, soulager, protéger, approvisionner, transporter, bâtir, restaurer". Le médecin-chef Clervoy a noté "l'absence de verbes relatifs à une action spécifiquement martiale, c'est-à-dire concernant un ennemi désigné qu'il faudrait combattre, détruire, anéantir, percer, écraser, vaincre ». Une rupture se produit lorsque le soldat qui a adopté une posture humanitaire se trouve projeté dans une action de combat. Leur engagement n'est pas soutenu par un discours de combat". Assez préoccupant maintenant que nous avons une armée professionnelle. C'est peut-être cette baisse de vigilance qui a coûté la vie au sergent Polin la semaine dernière à la frontière soudano-tchadienne, mais plus sûrement le défaut d'agressivité de la chaîne de commandement qui est manipulée par les rigolos du cabinet Morin obsédés par le calme plat.

Imitons nos voisins britanniques qui, s'ils ne sont pas parfaits, savent jouer leur partition. Ils n'engagent leur infanterie que pour se battre, et elle est redoutée car réputée brutale, sans complaisance ni complications. C'est comme cela que la Sierra Leone(2) a pu renaître, et par ricochet le Liberia. A leur place nous aurions multiplié les conférences et compté nos dommages collatéraux.

Les OPS en surveillance
La France n'a plus les moyens de développer l'Afrique francophone par elle-même. Mais elle peut être le chef de file d'un syndicat européen de paix(3) et développement parce qu'elle est la dernière puissance autrefois coloniale à être imbibée par l'Afrique, à disposer de connaissances profondes de ses territoires et peuples, à reconnaître en métropole d'importantes communautés noires, et aussi à aimer l'Afrique pour ce qu'elle est. Mais afin de rassurer les pays africains comme nos partenaires aussi, il faut une démarche claire, non assujettie aux indications des girouettes plantées sur les tours du pouvoir parisien, et qui parfois ne donnent pas le même vent au même instant. Nous gagnerions beaucoup d'estime à nous abonner à la limpidité.
Sans doute notre franchise, si elle n'exclut pas la vigilance et le renseignement continu, convaincrait-elle nos amis africains d'y regarder à deux fois avant de céder aux sirènes chinoises, qui ne les protègeront jamais de rien. Une limpidité diplomatique exige une permanence de l'axe d'effort, ce que le système républicain ne garantit nullement. C'est là le hic. On reconstruit l'oeuvre à chaque mandat présidentiel.

Nota 1.: Le premier numéro de cette revue est présenté ici.
Nota 2.: Opération Pallister de mai 2000 où la Royal Navy vint au secours de la Sierra Leone avec 8 navires de guerre et une infanterie de 2000 hommes.
Nota 3.: On peut lire le Rapport A/1880 de l'Union de l'Europe Occidentale de 2004 sur la perception européenne du maintien de la paix en Afrique.



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