dimanche 31 août 2008

Du patriotisme ...

La jolie définition de la patrie que nous livre ci-contre Charles Maurras oublie les grands cimetières sous la lune, mais il se rattrapa dans Le Colloque des Morts.
Depuis les émeutes de Vitry-le-François et les gaîtés pyrotechniques du 14 Juillet en banlieue, les armureries de province font mentir les statistiques de la récession économique. Est venu le temps de la minute nécessaire de monsieur Cyclopède sur le sens commun du patriotisme.

tombeau en forestLe premier sens immédiat du patriotisme est de continuer la "foi de nos pères" sur la terre dans laquelle ils gisent. L'approche est un peu "rurale" mais elle fonde ce sentiment. La cohésion raciale et religieuse qu'elle suggère est le meilleur mortier patriotique ; mais depuis l'assaut des légions à Alésia et les déferlements barbares successifs, c'est l'alchimie de Mendel qui a pris le relais. De petit pois en petits pois que reste-t-il de la cohésion gauloise ? Une histoire commune ; mais pas pour tous.
Si le patriotisme se fonde sur l'exaltation de l'Histoire de France il doit forcément la réécrire un peu s'il se veut entraînant. Déshonorer nos pères dans l'Histoire est nous déshonorer nous-mêmes. C'est tout le problème de la critique historique dès qu'elle déborde dans l'Opinion. Nous, royalistes, ne vibrons pas à la commémoration de Valmy que nous savons être une non-bataille truquée. La fin tragique du jeune Guy Môquet est moins une exaction de l'occupant réagissant à des attentats qu'un châtiment immérité à l'examen des faits, très étrangers à la Résistance...

Et même au milieu de nous passe une démarcation entre ceux qui pleurent au martyre de Louis XVI et d'autres qui soutiennent que les trois derniers Bourbons régnants étaient des incapables confits en bondieuseries, la progression capétienne s'étant arrêtée en 1774.

Si nous devions tracer toutes les fractures qui morcellent l'histoire de France (heureusement pour moi que chaque lecteur ici les connaît), vous verrions que l'histoire de nos pères n'est peut-être pas le ciment idéal pour réunir toute la Nation. Alors je suis parti voir des nations sans histoires qui sont malgré tout "patriotes" :
La plus intéressante et accessible à la fois est la nation américaine, mais il y en d'autres : l'algérienne, la séoudienne, même la finlandaise dont l'aventure nationale ne commence qu'aux jeux olympiques de 1912. Certes, toutes les villes de ces nations ont chacune leur histoire, mais la juxtaposition de celles-ci ne forme pas une histoire nationale.

pancarte républicaine du courage nationalLes Etats-Unis d'Amérique dont la préhistoire commence à l'atterrissage du Mayflower au Cap Cod le 11 novembre 1620, ne furent créés comme état responsable que le 4 juillet 1776 ; ils n'ont ni histoire (232 ans seulement) ni cohésion ethnique, juste un passé ; et pourtant ! Quel est le pays d'occident plus patriote que les Etats-Unis ?
Est-ce la fierté d'appartenir à un vaste territoire ? Est-il besoin d'ailleurs pour les Américains de comparer leur pays aux autres pour en être fiers ? Nullement ! C'est comme votre famille, vous ne la passez pas à la toise des comparaisons pour la juger ; vous l'aimez parce que c'est la vôtre ; c'est la vôtre parce qu'elle vous appartient. L'Amérique n'a pas le col de Roncevaux, les fastes enfuis de Versailles ou le soleil d'Austerlitz, elle a "La Petite Maison dans la Prairie" ; et ça marche ! Si son président est un cowboy, ça lui va !
En fait, c'est de partager tous les valeurs exaltées dans la "Petite Maison" et simultanément pour tous de pouvoir caresser la probabilité d'acquérir la même un jour, pour y faire vivre à l'intérieur ces mêmes valeurs, qui diffuse le sentiment d'appartenance commune et de commune propriété en quelque indivision.
La propriété foncière acquise ou attendue est un puissant ferment de patriotisme.
S'y ajoute pour beaucoup la conviction que l'Amérique est un projet, un "progrès" exigeant qu'on lance le grappin à l'assaut du Futur.
Le président Kennedy citait parfois Goethe dans Faust qui sacrifiait la liberté de son âme à l'éternité de l'instant : "Arrête-toi, tu es si beau ! " et convoquait plus tard les 4 fées Carabosse : Pauvreté, Dette, Détresse et Soucis. Le meilleur avenir est dans le mouvement, disait-il. Le mouvement et les efforts nécessaires à la roue rapprochent les efforts de toutes les strates sociales. Nos Capétiens le savaient.

Dans la période que nous vivons, notre pays exclut, cantonne, rejette, et son mouvement général est nul ; pire, il perd chaque jour de sa substance. Aussi le patriotisme est-il à l'étiage.

casque adrianSi dans les "cercles éclairés" le patriotisme fut souvent débiné pour se confiner à l'amour des choses concrètes, c'est parce qu'il laissait au bord du chemin les idéaux libéraux. Un pays ne devrait être aimé que pour les idéaux qu'il poursuit et non pour lui-même. Ainsi en France, pays autoproclamé des droits de l'homme et de la liberté, le patriotisme ne serait digeste que s'il exacerbait ces valeurs formidables qu'à nous croire, le Monde nous envie. On crée ainsi une sphère commune éthérée qui éclatera telle une bulle boursière quand soufflera le mauvais vent.
Un patriotisme tout mental ne résiste pas à l'épreuve des temps difficiles, pour parler clair : à la guerre.
Mais la provocation a un sens : déraciner le concept pour y faire entrer les déracinés eux-mêmes. C'est de la part de ses promoteurs une supercherie à moitié acceptée par ce peuple ; on est loin des tombeaux moussus de Chateaubriand ou de Maurras. Il suffirait de se penser français ?

Et les nouveaux ?
Les couches allogènes superposées à chaque marée migratoire, du moins celles qui ne reflueront pas au jour de la ruine annoncée de notre pays, doivent en attendant s'enraciner matériellement et non pas seulement en idées lumineuses. Outre la quête d'une propriété, il faut aussi franciser l'esprit. Le matériau intellectuel nécessaire à l'enracinement comprend notre histoire vraie ; il est inclus dans la musette du parfait patriote à côté de nos traditions culinaires, de notre architecture et de la connaissance de nos divers terroirs. Il faut un peu marcher pour être un bon français et lire le soir un peu d'oenologie.

L'Education nationale a de lourdes responsabilités pour éveiller et nourrir le patriotisme, mais elle se trouve handicapée par un défaut d'objectifs clairs et "indiscutables". Elle dispose des ressources suffisantes et nécessaires de ses acteurs en nombre et en qualité, rapportées à ce que l'on constate dans tous les pays comparables.
Il est dommage que le défi de l'enracinement soit contrebattu par des meneurs corporatistes obsédés par l'adoration des vessies lumineuses, du niveau d'Aschieri et consorts. Les kärchers ne sont pas mis en batterie au bon endroit !
Au fond, c'est un déficit d'amour simple de notre pays qui nous plombe.

Mirage sous les 3 couleurs
Reste l'avatar républicain du nationalisme. Si le patriotisme se suffit à lui-même, en ce sens qu'il baigne naturellement la communauté nationale - du moins doit-on s'y appliquer -, le nationalisme s'affronte à son alter ego, le nationalisme d'autrui. Sans nationalisme concurrent, il n'y a pas de nationalisme. Nous y reviendrons un jour encore, plus tard. Les deux concepts sont parfois mis en cohérence en temps de crise et se renforcent, mais dans la vie ordinaire ils sont presque antagonistes.

Nous terminons par une sorte de quizz : pour manifester notre patriotisme, devons-nous porter un pin's tricolore à la boutonnière, une épinglette fleurdelisée ou rien ? Si vous allez à un débat-conférence "mainstream" sur la tacheture carrée des girafes ou pour libérer les otages de la Jungle, portez l'épinglette. A la première question car il y aura question, attaquez sur le voyage de Bougainville et son Supplément par Diderot pour équilibrer. Ils s'en souviendront. Si vous courez au meeting souverainiste, ne mettez rien pour ne compromettre personne, mais posez des questions sur le traitement des députés européens. Ils s'en souviendront. Si vous allez à la Fête de l'Huma, portez le pin's tricolore car l'épinglette fait trop "couture", et vous obtiendrez toutes les questions nécessaires à l'expression amusée de votre différence. Ils riront beaucoup, mais se souviendront.

Ne confondons pas non plus le patriotisme et le port d'un bout de fer blanc à la boutonnière. Le patriotisme c'est un principe actif.
Vive la France quand même !

[ce billet a été publié dans la 22° livraison du Lien Légitimiste paru le 20 août]


livre de caroline Kennedy
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mercredi 27 août 2008

Une politique caucasienne ?

char européenLa Question caucasienne est vieille comme les annales et ses nationalités inextricables. On dit que les Ossètes descendent des Alains, tribu scythique de la sphère iranienne, qui formèrent la cavalerie lourde des grandes invasions. La Wikipedia est prolixe sur ce sujet détonnant, nous vous y adressons d'un clic.

Le Caucase partagé en deux versants nord et sud, bien séparés par une ligne de crêtes d'altitude, est un fourmillement d'ethnies semblable aux Balkans. il n'est en aucune partie européen, ce qui ne nous empêche pas d'y faire de téméraires représentations. Nous n'avons pas déjà lâché le bâton merdeux yougoslave que nous sommes allés saisir le caucasien ! Quelle mouche pique l'Union européenne, France en tête, de se mêler de tout. Décidément nos effervescences diplomatiques couplée à l'ingérence béhachélienne nous mène chaque fois au fossé, forts en gueule et pas longtemps si l'interlocuteur hausse le ton.

Toute la zone est depuis toujours dans la mouvance stratégique de la Russie. L'Arménie, qui doit historiquement sa survie à l'Union soviétique, l'a parfaitement intégré dans son schéma de collaboration régionale. Pourquoi la Géorgie n'en a pas fait autant est un mystère, d'autant que le président géorgien Chevardnadzé, ancien ministre soviétique de Gorbatchev, avait accepté un modus vivendi praticable pour quelques décennies au moins. C'étaient peut-être sans compter avec les forces nationalistes abkhaze et ossète qui ont "poussé au crime" le grand-frère russe pour se mettre sous son ombre tutélaire.
oursLe reflux impérial consécutif à l'implosion de l'URSS n'était qu'un temps creux dans la chronique hégémonique des Csars. Moscou reconstruit ses marches, patiemment, et sans frais exorbitants, à l'exception d'une hypothèque sur un lointain futur car le bâton merdeux ne l'est pas moins pour elle-même !
Les Tchétchènes, les Ingouches, les Avars et cinquante autres, ne sont pas sûrs pour l'empire renaissant, ce qui n'empêche pas qu'il soit dirigé par un formidable joueur d'échecs, Poutine.

Ses atouts ne sont pas minces :
Il dispose d'une cohésion nationale forte, de matières premières indispensables à ses voisins, mais s'ils le boudent, markétables par le monde entier, d'une technologie militaire de pointe disposant d'arsenaux actifs et d'un marché intérieur convoité par la capitalisme mondial. Son contempteur principal, les Etats-Unis, est embourbé dans son propre impérialisme, et dans trois cas au moins ne peut manoeuvrer sans l'assentiment russe : en Iran, en Afghanistan et en Corée du Nord.

On parlera longtemps de la démarche irresponsable du Pentagone qui n'eut de cesse d'encercler la Fédération de Russie en même temps qu'il sollicitait ailleurs son appui ; jusqu'à créer en Géorgie une armée succursale de la sienne, tellement américanisée qu'il fit croire au pouvoir géorgien que l'attaque de sa province ossète se ferait d'ordre et pour compte la bannière étoilée. Mal lui en prit !

T90 russe
Poutine avait un coup d'avance, la main droite posée sur la vanne de Gazprom, la gauche sur le codex international de dépeçage slave créé par nous pour le Kosovo. Ses forces de réaction étaient prêtes, à l'affut. Il ne "subit" aujourd'hui aucun autre revers que les déclarations solennelles des Occidentaux qui viennent de se faire moucher d'importance.

Je crois bien que le président de l'Union européenne n'est pas au niveau requis par la gestion d'une crise continentale d'ampleur. Nous ne sommes plus au stade d'élaborer un compromis d'avocat sur la nappe en papier du Café du Palais, mais à celui d'exécuter un schéma diplomatique réfléchi, depuis longtemps, et testé. Or ce n'est apparemment pas le cas, les éructations de M. Kouchner nous le montre. Nous n'avons rien dans notre dossier. Nous n'avons rien dans aucun dossier du Quai.

Saurons-nous tirer les leçons de cette cagade en rabattant d'abord notre morgue ? Qui sommes-nous pour dicter leur conduite aux vieux empires ? Est-ce parce que nous avons perdu le nôtre que nous nous autorisons à donner des cours du soir au monde entier ?

Caucase
Reconstruisons d'abord notre Etat, notre économie, notre moral et nos armées. Aujourd'hui nous n'existons plus. La Chine nous en a convaincu au début du mois en exigeant la présence de Sarkozy aux illuminations pékinoises puis en lui interdisant de rencontrer le Dalaï Lama ; c'est au tour de la Russie qui va nous dire où nous pouvons "faire" ; avant que les Etats-Unis ne nous arrache le dossier géorgien des mains pour cause d'impuissance bruyante.

Quand cette reconstruction sera achevée, nous aurons bien le temps de nous préoccuper de notre gloire dans les affaires du grand monde, avec des gouvernants responsables et compétents, autant dire du sang neuf !
Pour le moment, nous avons jeté l'Union européenne dans la gueule de l'ours avec une petite buchette de tendre peuplier pour la tenir ouverte.
Chapeau les cons !


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mardi 26 août 2008

Dépendances nationales

frapeu tricolore balson d'anjouDans un article de contre-attaque sur l'axe de l'empirisme organisateur publié par Le Petit Maxime, Philippe Champion promeut le nationalisme intégral jusqu'au slogan fameux de Maurras : la France seule ! L'Action Française Etudiante avait auparavant annoncé son intention de quitter le souverainisme jacobin (il était temps) et de se consacrer dorénavant à la lutte pour l'indépendance française, ce qui esquisse un retrait de l'Union européenne.
L'exercice d'une souveraineté sans souverain dans un cadre indépendant, s'inscrit exclusivement dans la gestion des dépendances ou contraintes auxquelles est assujetti l'ensemble national. Royal Artillerie se propose aujourd'hui d'en faire un début d'inventaire à l'intention des estivants du CMRDS 2008 actuellement en séminaire à Lignières.


Deux champs de dépendances/contraintes sont identifiés :
- Les dépendances de la Nation
- Les dépendances de l'Etat
Commençons par l'Etat.

Le premier fil à la patte est la dette trillionnaire accumulée par des gouvernements clientélistes, dont le service absorbe plus de ressources budgétaires que nous n'en distrayons pour nous défendre (assez mal en plus).
La pression fiscale étant à son maximum, le retour à l'équilibre budgétaire ne peut être obtenu qu'en comprimant les dépenses. C'est ce que tente le gouvernement actuel dans sa sphère de gestion : fonction publique et dépenses sociales ; les restrictions à cette addiction provoque des soubresauts équivalant à ceux que subissent les drogués en phase de sevrage.
Or toute politique de rénovation, forcément coûteuse au départ, est conditionnée par le dégagement de moyens budgétaires repris sur le service de la dette. Autant dire que la nouvelle politique empruntant la voie étroite de l'assainissement budgétaire ne sera pas populaire.

Le second fil à la patte de l'Etat est moins perceptible. C'est le siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU avec droit de veto. C'est le dernier vestige d'une grandeur passée dont l'effondrement déclencherait des réactions imprévisibles contre une humiliation supplémentaire de notre pays qui court au destin du Portugal, à la remorque de joueurs de pipeau comme celui de Hamelin.
Cette position prestigieuse et démesurée commande une diplomatie universelle très typée "droits de l'homme" et "démocratie forcée", et reste très dispendieuse dans les diverses agences internationales où nous sommes obligés de contribuer.

joueur de fluteLa troisième contrainte est la monnaie unique dont l'utilisation exige des garde-fous. Malgré une idée répandue dans les milieux nationalistes, la France n'a pas de monnaie nationale crédible depuis la dévaluation Poincaré, et malgré son déficit récurrent, elle ne surnage dans les officines internationales de notation que parce qu'elle est en zone deutschemark, la devise étant hors d'atteinte des ajustements périodiques provoqué par sa gabegie endémique. Nous avons une réputation de "sauteurs" dans la finance internationale. Sortons de l'Euro et c'est la banqueroute par élévation des taux d'emprunt sur le marché des capitaux.

La quatrième dépendance est notre vaste zone économique d'outremer parsemée de colonies à divers stades de développement mais incapables de s'auto-suffire. On ne peut moralement pas les abandonner.

Les dépendances de la Nation sont plus fortes.

Hormis les produits agricoles dont les flux sont gérés par la Commission européenne en volume et en prix, nous importons presque tout le reste, et l'évaporation de notre industrie accentue ce déséquilibre. Nous dépendons donc d'accords commerciaux nombreux et croisés passés sur toute la planète. Bien des pays sont autant imbriqués dans la globalisation que nous le sommes, mais notre nonchalance nationale cumule les deux déficits, commerciaux et financiers. Autant dire que l'entreprise France n'est pas rentable en l'état. Bonjour à celui qui restaurera notre compétitivité.

Si nous n'avons plus de matières premières sur notre sol, sauf le nickel calédonien pour quelques temps encore, nous n'avons pas non plus les moyens de transport des produits que nous importons ou exportons, notre flotte commerciale ayant été coulée par le modèle social. La dernière compagnie de navigation française remontée par des Libanais, CMA-CGM, commence même à s'agacer des contraintes qu'elle rencontre ici.

Une dépendance nationale moins évidente mais terrible à terme est notre pyramide des âges. Le produit en forte augmentation dans ce pays est le "vieux" destiné à l'acharnement thérapeutique. Je laisse donc à chacun ses réflexions sur la culture des endives à l'hospice et le syndrome européen de régression du blanc, couplé à notre aversion universelle pour les travaux d'intérêt général salissants ou fatiguants.

Il y a d'autres dépendances gérables ou ingérables que chacun trouvera, mais on ne peut terminer sans celle-ci : notre incommensurable orgueil dès que nous nous mesurons aux autres nations.
Cette dernière dépendance sera très difficile à gérer quand sera venue l'heure de réduire la voilure de notre grandeur à proportion de nos capacités réelles pour maintenir l'allure dans le marathon mondial que nous ne pouvons esquiver. Une septième ou huitième place serait un objectif jouable, au moins jusque dans les années cinquante ! Nous avons fait "dixième" aux JO de Pékin ; nous pouvons améliorer notre classement.

La France indépendante, pourquoi pas ?
Pour quoi faire ? Décider des dates d'ouverture de la chasse ?
A vous les studios du Berry !


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lundi 25 août 2008

A la Saint-Louis

jouteur sétois
Aujourd'hui Sète sort ses barques de joute : c'est la Saint-Louis, patron de la ville. Je n'y serai pas, pas plus qu'à la sortie des daurades en septembre. Hélas ! Et chaque année je cherche pourquoi les Sétois presque tous d'ascendance génoise, ont-ils choisi le roi franciman comme patron, celui-là même qui au prétexte d'achever la purification des âmes égarées, conquit définitivement l'ancienne Narbonnaise gouvernée par les maisons prestigieuses et puissantes de Saint-Gilles, de Barcelone et d'Aragon. Elles valaient bien autant que la maison de France à tous égards, sauf peut-être d'être secondes dans l'amour que leur portaient les papes de l'époque, véritables conquérants d'espace par le fer et par le feu, imitant en cela leurs concurrents islamiques.
La Croisade des Albigeois me reste en travers. Désolé ! ...

la Sainte Chapelle de Paris
Saint Louis fut-il ce roi de vitrail mort pour la Croix, qui fait encore aujourd'hui pâmer les jeunes scouts, ou plus sûrement le capétien rusé asservi à l'ouvrage d'agrandissement du pré carré initial jusqu'à toutes les mers ?
Que son père Louis VIII ait été tué sous les murs de Montpensier d'Auvergne sous les acclamations (posthumes) de tout le Languedoc, ne fut peut-être pas pour rien dans la constance des efforts militaires de la régence de Castille contre Raymond VII de Toulouse dont on prendra la fille au traité de Paris (1229), pour la marier au frère du roi, Alphonse, lequel dès lors couvera la province très légalement. A la mort de ce dernier, le comté de Toulouse sera réuni à la couronne de France sous Philippe III, avec le marquisat de Provence dont il avait hérité de la maison de Toulouse.

louis 9 à Damiette
Louis IX mariera la fille aînée du comte de Provence dans le même dessein de capter ensuite l'héritage mais son destin provençal n'a pas percé dans l'histoire. C'est la maison d'Anjou qui marquera les mémoires. Parisien (né à Poissy), le roi Louis IX a laissé l'image d'un roi-jurisconsulte écouté et d'un juge en dernier ressort de la trempe d'un Salomon. Il fut également un arbitre international ; qui plus est, un "lieutenant de police" assez brutal dans son impatience à décaper son royaume à l'acide de la foi, jusqu'à brûler des piles de Talmud en place de Grève, faire porter aux juifs une rouelle jaune sur leur vêtement, les taxant sans vergogne à peine de bannissement, et expulsant les prostituées des enceintes de la ville mais - la chair est faible - les autorisant à commercer sous les remparts sans la protection de la loi, etc...
Aussi est-ce sous les acclamations du peuple qu'il partit pour la croisade !
Enfin seuls !

débarquement de Louis 9 en palestineLes mauvais esprits insinuent que sans diminuer sa piété, on puisse admettre qu'il instrumentalisa la religion et ses princes au bénéfice de sa diplomatie dans les affaires extérieures, mais surtout à l'abaissement des grands féodaux qui lui disputaient la "terre promise"... en France. Il en mourut beaucoup de ses chevaliers barons et ducs sur la route de Palestine, autant qu'il n'aurait pas à combattre au retour. Ses pieuses intentions résonnaient du droit divin octroyé par saint Rémi. Qui bousculait le roi, s'en prenait au lieutenant vivant sur terre du Dieu vivant au Ciel. Que pouvaient ajouter ses adversaires à cela ?

Ce qui doit rester de Louis IX n'est pas la mort par dysenterie sous les murs de Tunis mais sa vista politique de l'ouvrage monarchique. Il inscrivit le projet capétien dans la durée en posant le principe d'une justice droite et dure, tant dans le domaine des moeurs que dans celles des choses de l'Etat. Il créa le contrôle permanent des caisses royales, future Cour des Comptes, codifia le monnayage féodal et la monnaie du roi, et règlementa tous les métiers de Paris.
Comme tout roi capétien, ce fut un souverain très consciencieux, première qualité de la dynastie.

Et comme il apporta de la matière à la grande histoire de la chevalerie chrétienne, ses guerres font la trame d'un roman palpitant que Joinville nous a laissé. Sa canonisation par le pape Boniface VIII, 27 ans seulement après sa mort, rejaillira sur le prestige de l'Eglise, échange de bons procédés.

Sète a sans doute choisi le roi de guerre aux 1800 navires de la Septième Croisade plutôt que la statue polychrome de plâtre fleurdelisée qui penche la tête vers le tronc à piécettes. C'est cette image de vainqueur que nous préférons de lui. Saint-Louis du Missouri a la plus belle :

le St Louis de saint-Louis


blason de l'abbaye d'Aniane
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dimanche 17 août 2008

Le retour du rail

pont ferroviaire sur la ligne stratégiqueVacances en train ? Quand je reviens dans la baronnie d'Hierle, je longe une voie ferrée extraordinaire où les ponts s'aboutent aux tunnels dans une séquence ininterrompue sur des dizaines de kilomètres. L'Aménagement du Territoire a déferré la voie à la fin des années quatrevingt jusqu'à céder les tunnels à des entrepreneurs de travaux publics qui y stockent, dit-on, leurs pains quotidiens.
Enfant, j'y ai pris souvent la micheline vers Sommières ou Le Vigan, avec mon grand-père cheminot qui m'expliquait que cette ligne resterait toujours ouverte car elle participait du réseau de chemins de fer stratégique français. Il est vrai que lorsqu'on regarde une carte même pas d'état-major, la voie ferrée de Sommières à Tournemire permettait de basculer en sûreté des forces armées de la plaine de Nîmes vers l'Aquitaine hors de portée des canons de marine anglais à l'affût dans le Golfe du Lion. Impressionnant !

Ce temps est fini, les voies ferrées sont des fils à la patte stratégiques ; dans tous les films elles sont bombardées avec succès et leurs ponts durent à la guerre moins longtemps que celui de la rivière Kwaï ; ceci étant précisé pour MM. Morin & Sarkozy qui en visionnent beaucoup pour la juste réforme des Armées !
Entre la fin du XIX° siècle et la Seconde Guerre Mondiale, les Etats impériaux ont tiré des milliers de kilomètres de voies ferrées stratégiques, les refinançant par le développement économique qu'elles suscitaient. La plus célèbre après le Transsibérien est le Bagdadbahn de Guillaume II, qui devait rapprocher les champs de naphte ottomans de la Ruhr. Quand il sera complètement achevé par les successeurs anglais en 1940 sous le nom de Taurus Express, en hommage aux montages que les ingénieurs allemands avaient eu tant de mal à dynamiter, il déploiera 3200 km de voies en Turquie, Syrie et Mésopotamie et contribuera au décollage de la région. Elle s'est crashée depuis.

le Bagdadbahn en 1930
On pourrait penser que cette ère est révolue sous le règne des porte-containers géants et autres avions-jumbos. Que nenni ! Ce n'est plus le Istanbul-Bagdad qui est dans les cartons mais le Istanbul-Shanghaï.
A l'origine deux pays frères de l'arc turc - celui qui va de Edirne (Thrace) à Urumchi (Turkestan chinois) - veulent coopérer entre deux mers. L'un, la Turquie baignée par les mers noire et méditerranée, l'autre l'Azerbaïdjan sur la mer caspienne, envisagent de relier leurs économies par trains-blocs à travers la Géorgie qui est d'accord. Outre son caractère de développement lourd, doublé sans doute d'un couloir d'énergies, la ligne a aussi une fonction stratégique : au flanc sud de l'empire russe en rénovation, elle permet de transférer rapidement des moyens importants dans cette région qui par son ébullition permanente menace les deux pays formant les deux oreilles du grand sourire caucasien.

carte du caucase
Pourquoi le fer ?
La rusticité et la régularité du vecteur sont ses qualités premières.


Rustique : Une voie ferrée c'est du génie civil classique, à portée de bras si l'on n'a rien de mieux, facile à entretenir par des techniciens lambda, vite réparée si elle attire des mécontents, et sa capacité de transport n'est limitée que par le nombre de locomotives qui circulent et le parc de wagons. C'est en plus un vecteur polycombustible capable même de survivre à toute pénurie avec seulement de l'eau et du feu. En attendant Armageddon, il est des études qui poussent à la pile à combustible hydrogène dans les locomotives !

Régulier : la déesse du Fer c'est la pendule ! Les meilleurs polars tuent dans les trains car ils étalonnent mieux le chronomètre.



Si le projet interturc inquiète l'Arménie qui est de plus en plus marginalisée dans la sous-région à cause de l'affaire du Haut-Karabakh enclavé en pays azéri, il intéresse le plat pays du Kazakhstan juste derrière, qui court sans une bosse jusqu'au bout de la steppe mongole pour atteindre la Chine. L'Empire du Milieu compte bien se raccorder au nouveau réseau pour faire des trains-blocs Europe-Xian-Shanghaï sur un fuseau méridional indépendant des feux de signalisation russes.

Ainsi voit-on le chemin de fer reprendre des couleurs après qu'on se soit essayé aux recommandations modernes des comités Théodule sur les technologies de pointe comme les ballons dirigeables de charge ou les cargos stratosphériques.
"Build and Forget!" des rails n'est pas excitant pour le Geo "trouvetout" qui sommeille en chacun, mais "simplicité et sûreté" semble redevenir le slogan de développement en vogue après bien des déboires dans le calcul de résistance des matériaux et des cervelles. Le rail c'est tout con, ça se pose au pied à coulisse et ça s'astique au papier-verre.

locomotive Union Pacific
On ne peut évoquer les chemins de fer stratégiques sans une pensée émue pour le Petit Train de Palavas dont la commémoration tire de larmes en cliquant ici.
Non plus que la fabuleuse - et là ce n'est pas de l'humour - voie ferrée tirée entre le port de Haïphong au Tonkin et la ville chinoise de Kunming à travers des montagnes escarpées de 2000m de haut par la Société de Construction des Batignolles - un des plus grands TP européen de l'époque - pour la CIY, Compagnie Française des Chemins de Fer de l’Indochine et du Yunnan. La ligne inaugurée le 1er avril 1910 coûtera 12.000 coolies et 160 millions de francs-or. La France n'avait pas alors besoin de l'euro pour faire sérieux.
Ce réseau était destiné à l'origine à redescendre le bois, le thé, l'étain, le cuivre et l'argent des mines chinoises d'altitude. La voie ferrée a été coupée - pont détruit à la frontière - par la guerre sino-vietnamienne de 1979 car elle était la voie d'invasion chinoise la plus rapide. La ligne cumule 300 ouvrages d'art en seulement 465 km. Les locomotives rallumées en 1990 sont aujourd'hui remisées car obsolètes et tellement usées, mais les deux pays caressent de grands projets sur cet axe.

pont style Eiffel de Lao Kay à Kunming

Terminons par un conseil aux jeunes voyageurs : Sur longue distance, le train a l’avantage sur l’avion de vous laisser découvrir les pays à vitesse humaine, et la mémoire ensuite les relie les uns aux autres. Le train fourmille de situations imprévues et de possibilités de rencontres, si limitées dans une cabine d’avion. Il abolit aussi le décalage horaire. Quant au temps prétendument perdu, c’est plutôt beaucoup de temps gagné en souvenirs.
Utile pour vieillir un jour.


Taurus Xpress
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mardi 12 août 2008

Perceval au CMRDS

 

nada
Fermons les livres d'histoire et bougeons pour demain ! Les jeunes royalistes ouverts sur le monde réel iront à Lignières chez le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, pour participer au Camp maxime Réal Del Sarte qui commence le 22 août dans la joie et la bonne humeur, et où Perceval (pas le Gallois, mais l'autre, le vrai) donnera son axe de propagande et un projet de plateforme, après les travaux du GLR de Sommières.
Il était temps ! Bravo !


Communiqué du 10.08.08


La session du GLR 2008 était cette année axée sur le thème de l’organisation des assises du Royalisme qui devraient se dérouler durant le premier semestre 2009. Cette initiative fait suite à une interpellation de Gérard Leclerc au cours de l’année 2007. Certains auraient aimé que nous travaillions davantage sur les buts et l’organisation de ces assises durant la session mais, dois-je préciser que le GLR n’est pas une instance de décision. Aussi, je vous invite à suivre avec une particulière attention la préparation concrète qui débutera en septembre par une tournée des états- majors des différents mouvements ainsi que de toutes les organisations culturelles, littéraires, et autres qui comptent dans le « microcosme ».
Ces assises visent à réorganiser rationnellement le combat royaliste en dégageant une plate-forme, une charte, voire une instance communes de manière à éviter les situations par trop contradictoires qui annihilent les énergies et les efforts déployés. Cette ambition reste certes modeste, mais rien n’interdit au cours de ces assises que l’on aille plus loin. Pour ma part, au cours de la session du GLR, le Président du CRAF nous a fait part publiquement de son intention de démissionner de sa fonction. Tout aussi publiquement il m’a demandé d’assurer sa succession. Il n’est pas envisageable de laisser le CRAF sans responsable, mais une telle décision doit se prendre sereinement et à certaines conditions. Je suis conscient quant à moi de l’urgence de la situation. Aussi, je souhaite annoncer ma réponse au camp Maxime Réal del Sarte. Je demande donc au plus grand nombre possible de militants (compte tenu des circonstances) d’être présent au CMRDS le 26 août, c’est le seul jour ou je pourrai passer.
Là, je ferai part de mes intentions.
Je souhaite à tous de vivre de bonnes vacances d’été et de reprendre toutes les forces nécessaires pour une rentrée qui s’annonce d’ores et déjà chargée.
Vive la France, vive le roi

Perceval



Lignières : l'UDT royaliste de ceux qui veulent construire un futur à la monarchie. Royal-Artillerie soutient cette démarche et dès la rentrée participera à sa manière.



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dimanche 10 août 2008

Tract métallique

 

trophées


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jeudi 7 août 2008

Boycottez vos télés!

rubikub JO
Demain 8/8/08 à 08H08 pm (moins un décalage horaire de six heures), la superstitieuse République Populaire de Chine ouvrira les énièmes Jeux Olympiques sous le regard attendri de Madame Sarkozy (sous toutes réserves me chuchote-t-on) et celui de tant de grands de ce monde. Qu'on ne compte pas sur moi pour avaler la pub télévisée qui va déferler dans mon super moniteur Loewe digital ! J'ai fait voeu de boycott des émissions olympiques pour punir le régime oppresseur de Pékin.
Bon d'accord, comme mon fils ne manquera la cérémonie d'ouverture pour rien au monde je serai forcément au courant, et peut-être même devrais-je jeter un coup d'oeil à l'insu de mon plein gré.

affiche boycott de la TV
Fin du cri ! Que la République chinoise organise le gouvernement des peuples Han à sa guise, elle a une longue expérience du contrôle de ces masses innombrables, et je ne me risquerai pas à lui donner des conseils ! Mais qu'elle impose son imperium à des provinces périphériques dont l'histoire est très décalée par rapport à la sienne est plus dur à avaler. Quand on les critique, les hauts fonctionnaires chinois vous font un cours sur la préservation des 50 minorités ethniques de l'empire, qui, il est vrai, est remarquable, jusqu'au point quand même de confiner ces groupes dans des territoires déterminés, un peu comme le firent les Américains des réserves d'indiens, et de les maintenir dans une certaine arriération civilisationnelle. D'accord, c'est bon pour le tourisme et ces braves gens ne se plaignent pas.

folklore minorité
Mais des nations comme celles des Thibétains ou des Ouigours ne peuvent pas être "gérées" en "indigènes de la république" comme les Cherokees sous tepees. De plus en plus les migrants chinois vers ses destinations de peuplement acquièrent des réflexes "pied-noirs" qui n'augurent rien de chantant pour demain, malgré le trompe-l'oeil d'un formidable essor d'infrastructures et d'immeubles prestigieux : Urumqi au Xinkiang est devenue une capitale qui ne le cède en rien aux autres grandes villes de l'intérieur, mais elle a aujourd'hui 60% de Chinois. Lhassa aura bientôt sa skyline et la ville sera elle-aussi majoritairement chinoise, du moins hors de la saison d'hiver.

Urumqi
Le gouvernement central est confronté à une triple contestation populaire.
Dans les provinces (han) de l'intérieur, il doit contrer une véritable insurrection civique qui s'est levée contre les pouvoirs locaux très discrédités surtout au niveau communal. Les manifestations paysannes parfois violentes se multiplient depuis plusieurs années, de même les émeutes de chômeurs dans les provinces industrielles du Nord-est. Après les destructions récentes du séisme du Se-Tchouan, cette insurrection mentale a gagné toutes les couches sociales au point qu'on a vu des mères de famille obliger des édiles municipaux à se mettre à genoux devant elles pour s'excuser de leur gabegie.
La grande parade des Jeux Olympiques tombe à pic pour calmer les foules et valide le "panem et circences" romain ; mais elle ne sera qu'un intervalle de beau temps politique, déjà oublié au prochain nouvel an lunaire sauf grave couac à Pékin lors des épreuves. Mais j'en doute, à détailler les mesures de précaution inimaginables décidées par le pouvoir.

kunming
Les deux autres contestations sont relativement moins graves car elles concernent les "colonies" du Thibet et du Turkestan chinois (Xinkiang), et contre elles, le gouvernement central bénéficie de l'approbation unanime des peuples han.
Les irrédentistes périphériques feraient bien de le prendre en compte, vingt ou trente mille morts dans leurs rangs n'émouvront pas beaucoup le Chinois de base. Seule laréprobation irritée de la communauté internationale pourrait éventuellement peser et quelque part sauver les autonomistes fébriles.

Encore faut-il que les pays lourds du Monde s'en inquiètent. Si ce ne sont que la France et les pays scandinaves, il y a gros à parier qu'il leur sera répondu d'un coup de chasse-mouches. Pour ce qui nous concerne, la Chine n'a de cesse de nous humilier au supplice de la goutte d'eau depuis la perte de face de la Torche à Paris : boycott des Carrefour, blocage temporaire des touristes chinois vers la France, mise en demeure par l'ambassadeur de Chine à Paris de ne pas recevoir le dalaï lama, report sine die des immatriculations de bureaux français à Pékin, police des Noirs dans les établissements nocturnes pendant les Jeux, etc. Elle sait que nous n'avons que la gueule, et même si le président Sarkozy allait jusqu'à l'esclandre, il ne serait suivi par personne.

lhassa feux d'émeutes
Alors, sans autre moyen que l'absence, j'ai décidé de taper dur au portefeuille pour les calmer un peu, en boycottant les émissions olympiques et donc les écrans de pub qu'elles véhiculent, et surtout en le faisant savoir afin que l'Audimat fléchisse et que les sponsors mercantiles connaissent le commencement du début d'une inquiétude nanoscopique. Désolé, je ne peux faire plus !


loriot
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lundi 4 août 2008

CMRDS 2008

Dernier appel avant clôture
pour une université d'été inoubliable :

Inscrivez-vous en ligne
CAMP MAXIME REAL DEL SARTE 2008
en allant aujourd'hui sur le site dédié :

cmrds.actionfrancaise.net


fille canon



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vendredi 1 août 2008

allo papa tango charlie

 

panneau Lockheed
Nous quittons la zone ADSL à l'aube du 3 août et malgré le transpondeur wifi FON embarqué, nous ne sommes pas sûr de recevoir les inquiétudes du contrôle aérien.
A se revoir à Key West peut-être, si l'essence est de bonne qualité !



Le bloggage sera réduit pendant le vol à sa plus simple expression pour ne pas tirer sur la batterie, mais pas complètement éteint.
Enfin, tout dépend de ce qu'on entend par là !

Comme sur le ring :
BREAK !




au fond du TRiangle
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