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samedi 2 septembre 2023

Quand le prince Jean signe Paris

Jean d'Orléans et son blason aux pleines armes de france

Dans une lettre aux organisateurs de l'Université d'été de l'Action française, le comte de Paris a posé, mais un peu tard, les lices de la réflexion studieuse que lui inspire le programme du Camp 2023. C'est un encouragement à persévérer dans l'agit'prop visant la réforme des institutions de la Vème République afin d'y insérer la famille d'Orléans dans le projet d'un retour de la monarchie constitutionnelle. Texte poli-miroir, sans saillant criticables, répétible annuellement. On s'en contentera. Merci Monseigneur d'y avoir pensé.




La Saint-Louis, 25 août 2023

Chers amis,

Vous achevez votre camp d’été, durant lequel vous avez réfléchi et travaillé à l’avenir de la France et des Français, dans une perspective qui prend en compte le temps long et la spécificité historique de notre pays. C’est pourquoi votre réflexion politique s’appuie sur le Roi non comme sur un souvenir, mais dans le souci nécessaire de renouer le pacte millénaire entre la Nation et la Famille royale, pacte qui a construit la France et participe de son identité même.

Notre pays traverse une crise sans précédent, politique et sociale, bien sûr, mais aussi et, peut-être avant tout, morale. Sa cohésion est gravement menacée et, trop souvent, des intérêts particuliers prennent le pas sur l’intérêt général. C’est pourquoi, dans un moment aussi crucial pour notre pays, une réflexion sur l’évolution de nos institutions et la relation du Prince avec les Français doivent dicter votre engagement, afin que le souci du bien commun redevienne la boussole de l’action politique. C’est, je n’en doute pas, votre préoccupation profonde et je vous en félicite.

Tel est, dans l’attente de vous rencontrer ou de vous revoir, le court message que je tenais à vous envoyer, en vous priant de me croire,
Votre affectionné.

Paris
(source AF)

jeudi 10 août 2023

Rappel CMRDS et programme

la Ducati Monster à l'attaque
(clic--> AF)

D'où que tu viennes jusqu'à Moulins, il te reste dix jours pour vérifier les freins et vidanger l'huile. Mais j'oubliais ; le royco 3.0 n'ira qu'à pied, à cheval, en voiture... si tant est qu'elle soit attelée. Il doit se mouler dans le siècle woke & vegan bio peace & love, et celui qui croyait sortir à cette occasion sa belle Ducati de-la-mort-qui-tue passera pour un écoterroriste au guichet des inscriptions.

Rassurez-vous. L'édition 2023 du Camp Maxime Real del Sarte sera tout ce qu'il y a de classique, mais les enfants de ceux qui y participeront après demain ou dans plus longtemps seront très certainement marqués au fer rouge de l'écologie dure sans steak, dès lors que la moitié de la planète aura déjà brûlé. Il n'est plus temps d'en discuter les causes - que nous importent les affrontements dialectiques entre scientifiques ayant publié sous comité de relecture et experts du dimanche voulant monter le son pour submerger leurs contradicteurs - elle brûle ! C'est irréfutable ! Le Secrétaire général des Nations-Unies a dit que nous entrions en "ébullition".

La leçon climatologique est-elle inscrite au programme de l'université d'été 2023 de l'Action française ?
Je ne la vois pas, pourtant le sujet est aujourd'hui bien plus politique que scientifique puisqu'il s'agit d'adapter nos sociétés fragiles à la catastrophe que l'on croyait repousser aux calendes grecques par des COP monstrueuses d'ennui. Le leitmotiv de ce 69ème Camp est « Politique d'abord ! »
On y est en plein ! A vos extincteurs, messieurs.


Programme CMRDS 2023

PS du 27 août : Et il y a eu du monde.

photo du camp le soir

jeudi 20 juillet 2023

CMRDS 2023

Communiqué AF - « La France est en crise. On nous le répète année après année. Mais il ne sert à rien de le déplorer, de se lamenter sur le déclin de la culture, sur les fêlures du vivre-ensemble, sur la baisse de la croissance, sur l’illégitimité de nos représentants, sur la dégradation de l’environnement ou sur les guerres qui déciment les peuples.
Ces crises existent, certes, et il est important d’en renouveler le diagnostic, mais il faut surtout leur apporter des réponses. Or la réponse devra être, d’abord, politique.
Loin de guetter un sauveur providentiel ou un Grand Soir improbable, loin d’exiger un retour en arrière impossible ou un homme nouveau fantasmatique, le projet capétien, tradition vivante et critique, s’appuie sur le passé pour mieux bâtir l’avenir. »

Le Camp Maxime Real del Sarte 2023 se tiendra du 20 au 27 août en pays bourbonnais près de Moulins (Allier) dans un mois.
Les premiers détails et le tarif sur le site AF-RN.
Programme des conférenciers à suivre.
Astiquez vos machines !

un enfant passe le jet sur son vélo

samedi 20 août 2022

UDT.AF moins 5 - On se hâte !

Si le Camp Maxime Réal del Sarte est organisé pour les jeunes royalistes jusqu'à l'âge de trente ans, leurs aînés peuvent aussi participer au même endroit à quatre jours de manifestation parallèle groupés en université d'été du jeudi au dimanche. Le site AF communique les informations essentielles :

« Du 25 août au 28 août : l’université d’été débute le jeudi matin. Il est possible d’arriver le mercredi soir pour dîner.

Au programme : conférences, débats, moments conviviaux, nombreux stands artisanaux, littéraires, gastronomiques etc., et banquet festif pour clore cette belle semaine !

Le camp des petits chouans (3-15 ans) assure une prise en charge des enfants les matinées autour d’activités multiples ; les après-midi ils sont à la charge de leurs parents.

Le couchage s’effectue sous tente personnelle sur le site (ndlr: c'est plus marrant si vous avez des gosses), ou bien par vos soins dans des gîtes ou hôtels disponibles à proximité (ndlr: que vous aurez réservés déjà - on est au mois d'août). ». On peut apporter sa moto pour faire des runs le soir dans le bled.

Oui, c'est de la provoc ! On ne le fera plus.

samedi 6 août 2022

CMRDS moins 15

Que vous remontiez du sud ou descendiez du nord, la route de Roanne est la nationale 7. En convoi c'est plus roulant que la départementale pittoresque, sauf s'il pleut. A moins de venir à deux déjà sur la machine, pensez à baisser vos cale-pieds, des anges gardiens peuvent monter en croupe rejoindre le camp de l'Action française qui en a bien besoin, l'actualité du pays étant devenue un vrai champ de mines pour quiconque s'attelle à penser la reconstruction du pays.

cale-pied moto

Jusqu'ici, l'épure était simple. La méchante République, encrassée de strates administratives redondantes et dispendieuses, captées par les fonctionnaires et leurs proxénètes de la haute bourgeoisie au moyen de la supercherie démocratique, visait à accroître les biens de l'oligarchie par tous moyens, dussent-ils convoquer au succès de l'entreprise la désintégration de la nation. La succession de politiciens de rencontre remontés du fond du tonneau des diplômés en sciences molles au bénéfice de La Casta promettait le déclin inéluctable du pays, le plus beau du monde toujours. L'Action française, et toutes les chapelles royalistes après elle, ne promeuvait d'autre issue au désastre annoncé que la remise en état de l'Etat sous la forme traditionnelle d'une monarchie fédérative active et sociale avec pour clef de voûte une famille royale permanente en laquelle puiser le roi (ndlr: ou la reine) par succession héréditaire. Sauf que...
(1) Le pays est en danger
(2) L'Etat monarchique n'est pas défini
(3) Les prétendants ne sont pas crédibles
(4) Le mouvement royaliste n'est pas organisé pour l'assaut

Nous pourrions faire dix pages sur chacun des quatre points cités et d'ailleurs ce blogue ne s'en est pas privé dans le passé. Limitons-nous à quatre paragraphes concis :

(1) Le pays est en danger d'abord parce que le Trésor est vide, ou mieux dit, a été vidé pour satisfaire aux revendications des classes victorieuses aux élections. Gouverné par des puceaux n'ayant jamais travaillé autrement que pour passer des concours d'improductifs, tout son tissu industriel a été bradé laissant insuffisamment de valeur ajoutée pour couvrir l'essentiel des besoins nationaux et le rendant incapable d'équilibrer (c'est un euphémisme) sa balance commerciale. Etranglé par la crise énergétique, menacé dans ses possessions ultramarines, le pays aux caisses vides est dans une situation assez grave pour mettre au second plan toute réforme des institutions. L'urgence prime la forme du régime.

(2) L'Etat monarchique n'est pas défini par le mouvement monarchiste pour qu'on puisse le présenter aux gens sous un angle fonctionnel de manière intelligible. Jusqu'ici la promotion de ce régime (répoussé dans le passé par la nation) s'applique d'abord à la réforme des "valeurs" alors qu'il s'agit dans l'urgence actuelle de privilégier une approche mécaniste démontrant la supériorité de la gouvernance alternative face à chacun des défis. Nous attendons toujours l'explication de cette carence didactique chez les chapelains. Ou autrement dit, quand allons-nous décider d'intéresser les gens à notre projet en offrant des solutions concrètes et compréhensibles, amalgamées dans un dispositif cohérent de gouvernement de la nation. Commencer par le projet de séparation des domaines régalien et public proposé par Royal-Artillerie est-il stupide ?

(3) Les prétendants ne sont pas crédibles parce qu'aucun n'est préparé au gouvernement quotidien des affaires d'un pays 3.0 et tous agissent par imitation de ce qu'ils voient dans les cours européennes régnantes, ce qui ne nous servira à rien. Nous avons besoin d'un roi en armure à cheval et pas dans le char à bœufs. Prendre à notre compte (c'est une formule) les affaires publiques du jour au lendemain suppose d'en avoir prévenu quelqu'un qui réunisse les compétences d'un chef d'Etat d'aujourd'hui, avec le bagage, le tempérament, la résilience, la vitesse de décision, la capacité à auditer son exécutif. Mettre un roi dans le poste de président du modèle 58-62 de la Vè Constitution ne suffira pas à sauver la France de la noyade dans l'état de calamités où elle est plongée. Ceci n'empêche pas de montrer du respect aux descendants des dynasties passées qui ont fait de la France un pays bien supérieur à celui d'aujourd'hui, rapporté aux autres et à l'époque considérée. Mais, malgré l'affection que nous leur portons, leur hérédité, comme les dépositions anciennes, ne leur crée aucun droit particulier à gouverner. Désolé d'être aussi sec mais... !

(4) Le mouvement royaliste n'est pas organisé pour l'assaut, s'il le fut jamais. Contrairement aux cellules trotskystes par exemple, aux aguets de toute insurrection populaire (les gilets jaunes des rond-points par exemple), les chapelles royalistes sont des cercles d'études doctrinales et historiques, composés d'étudiants non encore immergés dans les réalités d'une vie professionnelle, ou de retraités libérés des contraintes de résultat. La tranche d'âge active y est peu représentée, celle qui connaît par exemple la gestion par objectifs, sauf par des enseignants qui, le plus souvent pour ne pas dire toujours, n'ont jamais été exposés au feu des risques entrepreneuriaux qu'il vaut mieux ressentir qu'imaginer, si l'on veut manager le domaine régalien au XXIè siècle. On mesure à l'évidence cette carence dans la gouvernance erratique de M. Macron.

cul de lampe épée

Le Camp Maxime Réal del Sarte qui ouvre dans quinze jours au Château d'Ailly (42), a son utilité dans la construction du laboratoire intellectuel de chacun, en lui fournissant les bases essentielles à son propre enrichissement, lequel exigera quand même du travail personnel par la suite. Il ne débouchera pas sur l'essaimage de cellules de combat politique mais il ne tient qu'à certains courageux, bien au clair dans leur tête et adaptés aux réalités du pays (le vrai pays réel), de s'y mettre en durcissant les sections régionales sous une coordination centrale dont les compétences sont dès à présent disponibles et ne demandent que des moyens, les idées étant là. Les moyens ?
De l'argent... de l'argent... de l'argent !
On n'en sortira pas sinon.

vendredi 29 juillet 2022

Demandez le programme !

bandeau CMRDS
programme de conférences
programme de conférences
  • DU 21 AU 28 AOÛT A ROANNE (Loire)
  • M. François Marcilhac, éditorialiste à l'Action française
  • M. Christophe Dickès, docteur en histoire et vaticaniste
  • Me Benoît Dakin, avocat honoraire du barreau de Dieppe
  • M. Henri Bec, magistrat honoraire, président de la Restauration nationale
  • M. Bernard Lugan, maître de conférences des universités
  • M. Jean-Baptiste Donnier, professeur, directeur de thèses, droit privé et sciences criminelles
  • M. Philippe Mesnard, éditorialiste à Politique Magazine
  • M. Marc Savina, professeur d'histoire
  • M. Jean Gugliotta, président de la Fédération royaliste provençale
  • M. Hilaire de Crémiers, directeur de la publication à Politique Magazine
  • M. Antoine Scherrer, professeur de philosophie
  • Me Charles Millon, ancien ministre de la Défense

mercredi 20 juillet 2022

CMRDS moins 30

affiche Cmrds
Dans un mois vous serez sous les frondaisons du Chäteau d'Ailly en train de prendre vos marques au Camp 2022 Maxime Réal del Sarte. Vous y passerez une semaine de formation intense aux principes monarchiques et au mode d'agit'prop qui les servira le mieux. Royal-Artillerie promeut le camp depuis 2006 par tracts et libelles en y associant depuis quelques années la moto. Parce qu'il y a du motard dans l'esprit "royco". Forte individualité, grosse bulle sociale, solidarité inépuisable de la communauté.
La horde des trotskards est tout l'inverse, elle hurle en meute, et se brise au contact qui la dégrise. Elle ne construira rien sur des principes qu'elle ne prendra jamais plus le temps d'assimiler, la vie va trop vite, elle est trop courte. Brûler, casser, adrénaline, conjonction furtive, exploit combiné, retex solitaire.

Le royco est formé dans les arcanes de l'Action française le plus sûrement, puis continue de progresser toute sa vie par la lecture de l'océan didactique mis à sa disposition par les chapelles et les éditeurs de métier, les bouquineries aussi, et par des conférences nombreuses qu'il suffit d'écouter. C'est pour la vie ! Pour ce qui le concerne, le piéton du roi s'attache depuis quelques années à se nourrir de témoignages de première main sur la chute de la monarchie traditionnelle, pour s'imprégner de la Conversation de l'époque dans toutes les couches de la société et percevoir la vérité par les pores de la peau. Le travail des historiens est resté jusque ici très académique et séquencé par les annales. A la fermeture de ces monuments d'érudition, on n'éprouve pas la sensation de chaleur d'une vérité révélée.

Le défi d'une restauration, puisque c'est pour cela que vous êtes convoqués près de Roanne, est que les erreurs du passé ne se répètent pas. On glose sur les cinq Républiques, mais la monarchie s'est effondrée cinq fois elle-aussi, certes à l'avantage d'icelle deux fois par la guerre extérieure (15 et 70) contre une seule fois aux premières (en 40). Finalement c'est le vrai sujet d'étude : sur quoi et qui fonder une restauration monarchique ; comment le mieux franchir l'obstacle de l'accession ; comment se maintenir jusqu'à emporter la confirmation que le droit du prince naît du besoin du peuple. Ce n'est pas aujourd'hui le jour de vendre le projet Royal-Artillerie de découplage des domaines régalien et public mais de préparer la moto au voyage. L'avant-goût ?
Au casque, deux fois !

mardi 17 août 2021

La clé six pans de Royal-Artillerie

ecrou


En préparation de l'université d'été de l'Action française, nous osons insister sur six points qui encadrent notre réflexion depuis seize ans (?!)

(1) Le Pantographe global

La France est une ancienne grande puissance de taille moyenne, dont le prestige est mis en péril par l'affaissement moral et mental de ses peuples et par une gestion inqualifiable de sa cinquième République en permanence réformée.

(2) Le Territoire finistérien

Dans le monde globalisé actuel, nous faisons partie de la péninsule continentale eurasienne dans une position de finistère océanique, la meilleure en fait, véritable rente de situation, très mal exploitée. L'étranger considère ce pays comme le plus beau du monde.

(3) La Souveraineté à responsabilité limitée

Aussi fort qu'elles brillent, les lanternes de l'indépendance et de la souveraineté absolue sont des vessies. Celles-ci, qu’exprime le slogan "la France seule", obsolète depuis le débarquement des Sammies à Saint-Nazaire en 1917: Lafayette nous voilà ! éclairent des impasses qui réclament beaucoup d’énergie à pénétrer avant de taper dans le mur du Réel. Nous sommes obligatoirement acteurs de l'Union européenne et de l'Organisation de l'Atlantique Nord. Notre jeu n'est pas d'abattre une carte indépendance, mais de réunir celles d'une puissance revenue au bon niveau pour commander à nos dé.pen.dan.ces.

(4) Le Poison démagogique

Criblée de dettes, la République ne peut exploiter sa rente géographique et culturelle pour une raison somme toute simple : la dette abyssale n'a pas de contrepartie infrastructurelle qui la gagerait, mais s'est accumulée au fil des campagnes électorales en rémunération des classes sociales au moment victorieuses. La démocratie d'étage national est bien plus que l'exaltation de l'envie (dixit Proudhon) mais un principe de drainage continu des richesses accumulées dans les périodes fastes. Ses tabous se nomment "solidarité" et "partage" avec la précaution de ne pas les appliquer aux générations montantes. C'est un système convenant aux criquets pèlerins, aux idiots sous tutelle, pas aux hommes libres !

(5) Le Cancer du Nombre

Tout pays d'une certaine taille a besoin d'une politique de temps long, assumée par des compétences non partisanes et fondée sur le bien commun. L'histoire a montré que les périodes d'aristocratie (au sens athénien) accroissaient les richesses distribuables et la force commune de la Nation tandis que les périodes démagogiques (avatar inévitable de la démocratie hors-sol d'étage national) dilapidaient les richesses constituées, et même celles qui n'étaient pas encore disponibles. La démagogie détruit la force commune par le combat des partis et par la règle de légitimité acquise au nombre, mère de tous les affrontements fratricides. Le Nombre est le pire des cadrans.

(6) Le Diamant royal

Le roi est la clef de voûte idéale puisqu'il pérennise l'idée de Nation, l'incarne toute et la domine. Il sert de repère fixe dans les périodes de tumultes, apaise les contentieux, recherche le bien de chacun et de tous, et par éducation, est au fait de la chose publique très tôt dans sa vie. La charge de roi accumule l'expérience nécessaire à l'exercice de sa fonction pendant une période plus longue que la seule vie du titulaire au moment. Le roi dont le souci premier est le legs d'un héritage toujours mieux consolidé n'est prisonnier d'aucun dogme, d'aucune idéologie, d'aucune loi supérieure à celle qui le sacre. Le roi est enfin la garantie d'un rajeunissement périodique de la clef de voûte nationale quand s'ouvre sa succession. Le modèle est naturellement évolutif puisqu'il meurt en saisissant le vif ou abdique en faveur de la génération suivante.

écrou hexagonal



Tous les plans sur l'avenir doivent tenir compte de ces six contraintes. Elles excluent à la fois, le Frexit de M. Philippot, le souverainisme obtus de tous ceux que je ne citerai pas, et finalement, toute monarchie n'ayant pas prise sur le domaine régalien (entièrement ou pour partie).
Une prospective qui s'affranchit de cet adossement fait perdre du temps aux auditeurs parce qu'elle les floue. La situation du pays est assez grave pour ne pas y ajouter les rêves agités de "penseurs à titre gratuit" phosphorant au fond de la crypte ! Les réalités nationales sont plus prégnantes que l'ombre des moulins.

Bon camp à tous, les pieds au sol !

samedi 7 août 2021

Camp A.F. 2021

« Bien que l’Action française ne croie pas à l’instauration possible d’une "bonne" République en raison des tares inhérentes à ce régime, et qu’elle considère toujours que l’instauration d’une monarchie active soit la première des priorités dans l’intérêt des Français, elle ne saurait toutefois se désintéresser des élections, présidentielle et législatives, qui, en façonnant l’équilibre politique des cinq années suivantes, conditionnent en grande partie l’avenir du pays.»

moto en chemin


L'université d'été de l'A.F., connue sous son nom générique de Camp Maxime Real del Sarte depuis 1953, s'attelle à former la jeunesse au concept maurrassien de l'empirisme organisateur, du moins lui en donne-t-elle le goût, libre à chacun de lancer ensuite les filets de son propre laboratoire intellectuel dans l'Océan Maurras. Nul n'a jamais été déçu de sa participation au camp, outre la chance donnée d'y faire de solides amitiés.
Le programme de cette session est consultable en cliquant sur notre image motarde ci-dessus. Dans une quinzaine donc, sauf confinement coronavirien, commencera près de Roanne le 67ème Camp Maxime Real del Sarte qui diffuse sur une semaine la pensée maurrassienne de l'Action française. S'y réunissent des "jeunes" de quinze à trente-cinq ans et la crème de la Vieille Maison pour en ressortir gonflés à bloc, les uns étonnés d'être toujours là au pupitre, les autres d'avoir touché au graal de la pensée politique. A quel effet ?

L'effet est rampant plus qu'évident. Plusieurs personnalités du monde politique sont passées par un camp d'Action française, qui en ont retenu l'essentiel, une approche de la Cité fondée sur une doctrine politique adossée à l'histoire. Mais la plupart de ceux-là n'ont pas fait aboutir le projet national qu'ils caressaient. Si le CMRDS entretient la flamme, le CMRDS n'est pas un complot. Les sections royalistes peuvent s'y ressourcer, mais ce sont elles qui sont chargées de mettre en pratique le fameux coup d'Etat s'il était possible.
Et il y a loin de la coupe au lèvres.

La dernière météo favorable à la diffusion d'une alternative à la Cinquième République fut celle des Gilets jaunes sur les ronds-points. Pour la première fois depuis longtemps, le système de démocratie représentative était rejeté par la classe moyenne basse, celle qui fait et défait l'élection. On n'avait plus sur les écrans les révolutionnaires encartés, aux calicots bien calligraphiés et aux slogans automatiques, non ! ils étaient ce que Mélenchon en campagne avait appelé "les gens". Aucun pilier du système ne trouvait grâce à leurs yeux mais, après la manifestation colossale du 17 novembre 2018, sous la pression de l'extrême-gauche en panne sur son chemin traditionnel, le mouvement muta en contestation systématique de tout et rien, ne laissant plus de place à la conversion raisonnée des foules. La séquence des ronds-points transformés en de multiples pôles de discussions politiques, était finie. Les royalistes n'avaient pu y accéder, pour diverses raisons, dont la faiblesse des effectifs actifs n'était pas la moindre, et l'insuffisance de formation à l'agit'prop de contact, patente. Le programme affiché du CMRDS 2021 n'y répond qu'en partie. Yakafokon.......etc.

logo AF

vendredi 21 août 2020

One Shot !

BILAN du CMRDS 2020

(29/08/2020)


270 campeurs
18 intervenants
40 conférences et cercles d'études
15 personnels logistiques

!





 PORTES OUVERTES EN GRAND !


lundi 10 août 2020

Semer le roi à tout vent !

Temps lecture: 8min + 9min vidéo
Ensemencer l'opinion à l'idée du roi fut le leitmotiv de Royal-Artillerie dès sa création en 2005 (À Propos). L'idée n'est pas d'hier, de grands esprits sous la Révolution recommandaient de ne jamais cesser d'évoquer le roi pour que ne disparaisse pas la monarchie dans l'esprit populaire. Ce travail patient et la fureur sanglante des alternatives a conduit à la Restauration monarchique de 1814 pour revenir à l'état de paix, l'année suivante, jusqu'à ce que l'oligarchie d'alors se sente débinée et retrouve le goût du pouvoir, juchée sur les épaules d'un peuple au labeur, éternel cocu de l'histoire. Ce fut la monarchie de Juillet avec le roi des bourgeois, préoccupé par sa survie et soupçonneux de tout. Il gouverna ce pays pendant dix-huit ans en louvoyant autour du juste milieu sans réel affect populaire et, bien que fondé de pouvoir de la Forge et de la Banque, le couple royal finit par s'enfuir jusqu'au Havre sous le nom de Mr and Mrs Smith. Nous ne militons pas pour revenir au roi de Juillet ! Entendons-nous bien, si la démocratie en action a parfois sauvé la nation comme en 1848, son honneur en 1870 ou son avenir en 1958, l'infantilisme chronique du corps électoral français qui, unique en Europe, gobe tout et n'importe quoi, nous a conduit de revendication sociale en revendication sociétale au désordre actuel, qui n'est que les prémices du désastre annoncé par un virus de rien du tout. Ce n'est sans doute aucun pas par la démocratie que ce pays se relèvera. On a fait le tour de la question et ses pouvoirs semblent sous-calibrés rapporté à l'enjeu qui n'est pas moins que la survie de la nation française... dans le plus beau pays du monde mis à sac par une élite corrompue. Il faudra autre chose que la palabre parlementaire ou cantonale (démocratie directe) ! Quelque sorte de dictateur à la romaine, nommé pour le temps nécessaire à nettoyer la merde des écuries républicaines. Faudrait-il encore savoir préparer la nation au sursaut ! Nous en sommes loin.
Dans une vidéo conduite par Kévin Primero l'an dernier, Yves-Marie Adeline revient sur son essai d'acclimatation du roi en France à travers une précampagne électorale dans laquelle il avait réussi à entraîner l'Alliance royale, son parti. On sait qu'il a payé de sa poche pour vérifier son intuition, et sortir du bois lui a coûté cher et pas seulement en argent mais aussi en considération des autres chapelles de la contemplation. Pensez donc ! il n'avait pas déclaré de prétendant en douane ! Rien que pour cela il mérite notre attention :


Comme il l'a avoué par la suite au moment de rendre son tablier, les Royalistes ne l'ont pas suivi. A diverses raisons ils n'ont pas cru au canal électoral pour faire la propagande du roi, au motif éternel de ne pas se salir les idées ; et ceux qui bougeaient encore dans le microcosme se sont réfugiés dans les abonnements de presse et la lecture des blogs morts (dont celui-ci) en guise de militance. Quelques excités s'étripent encore au nom du roi sur de rares fora, à nul effet. On crie parfois, on écrit sans être lu (ici aussi), on affiche en sauvage dans les rues sans déranger le chaland qui passe. Celui que je vous propose ci-dessous maintenant a fait un bilan d'exploitation de l'agit'prop royaliste. Adrien Abauzit présente rapidement le catalogue de ses recommandations pour hâter le retour du roi, à commencer par la lessive mentale des esprits pollués par les mille et une idioties colportées par le clergé républicain et ses maçons. On l'écoute et on en parle :


Parmi les terrains en culture, il cite et commence par le « concept ». C'est peut-être le problème bloquant. Le peuple français ignore ce qu'est la monarchie qu'il se représente plutôt sur papier glacé n'ayant d'autre compte à lui rendre que sa popularité auprès des influenceurs cathodiques. Et ce ne sont pas les nouveaux surbronzés, échappés de monarchies dictatoriales, qui aideront à tordre le bras à cette idée fausse. Les avantages de la monarchie nationale ne se découvrent qu'en l'opposant à la démocratie d'étage national. Garante des libertés de premier échelon, elle gouverne l'Etat le moins susceptible d'enfler par intrusion dans la société civile qui heurte les libertés basses. Le temps long que donne la permanence en haut peut encadrer un projet d'envergure, quand la démocratie est un combat incessant où les vaincus d'aujourd'hui renverseront demain leurs vainqueurs pour s'en repaître. L'intérêt général n'existe pas sauf à travers le prisme partisan ; il n'y a personne au-dessus de la mêlée - on sait tout ça... Depuis l'instauration du quinquennat, nous vivons le renversement démocratique perpétuel parce que l'impermanence autorise l'espoir de tous les chefs de parti de gouverner un jour, même par surprise, afin de s'établir socialement avec leur famille. L'envie proudhonnienne est à son comble ; à moi, à moi, à moi, c'est mon tour ! Même de flamboyantes nullités, à voir que plus cons qu'eux ont réussi, y croient. Brisons-là notre mauvaise humeur.

Plus difficile pour le peuple des Bronzés, le « concept » monarchique traditionnel est architecturé sur la transcendance qui relie le roi à l'autorité du Christ, ce qui a généré cette idée de droit divin que certains ont pris pour la libre-pratique de toutes les turpitudes imaginables. Les bons auteurs sont illisibles par le populaire - essayez vingt lignes de Jean Bodin - un digest de saint Thomas d'Aquin serait-il une vulgarisation utile en trente pages ? Tentons le De regno ad regem Cypri, traité politique à l'attention de Hugues III d’Antioche-Lusignan ? C'est mieux que Le Prince de Machiavel mais l'existence évidente de Dieu au XIIIè siècle est-elle évidente de nos jours encore ?Non, et pourtant toute la charpente monarchique occidentale repose sur cette phrase du De regno : « Il faut que tous les rois du peuple chrétien soient soumis au pape comme au seigneur Jésus-Christ lui-même. En effet, ceux de qui dépend la responsabilité des fins antécédentes doivent être soumis à celui dont relève le soin de la fin ultime et être dirigés par son autorité ». Le premier ordre du royaume serait donc le clergé ! L'agnosticisme généralisé des peuples d'Occident va l'interdire et débander les rangs du roi transcendantal, même si un nouveau contrat social proche de la doctrine sociale de l'Eglise a ses chances dans la situation de désarroi des laissés-pour-compte qui forment une majorité des habitants de ce pays, à en croire les scores de soutien aux Gilets jaunes au début de leur insurrection (84% au plus haut fin 2018). Mais remettre le clergé aux affaires ne se discute même pas. Ce qui ne doit pas empêcher la rechristianisation du pays qui ne peut nuire, sauf à importer chez nous tous les astro-physiciens du royaume de Saba ! Mais par qui alors ? L'Eglise du pape François se bride d'elle-même. Relever le défi monarchique en commençant par la religion est un tunnel bouché. Il faut faire autrement.

M. Abauzit cite dans son message « la république des Lumières » et la « France réelle », vieux slogan maurrassien celui-ci, qui opposait le fonds réel du peuple français aux pouvoirs usurpés par l'Etat légal au moyen de la supercherie démocratique. Le gros problème aujourd'hui est que les Lumières en leur temps ont produit chez leurs disciples une loi d'acception et référence universelles qu'on appelle Déclaration des droits de l'homme. Et ça, il n'est pas né le tribun de préau qui chevauchera le taureau fou de leur suppression ! On peut faire une thèse de quatre cents pages sur la nocivité des "droits", il n'empêche qu'ils sont gravés dans le marbre pour l'éternité comme les Dix commandement du Sinaï, et qu'il faudra accepter que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Quant au "pays réel", c'est un pays rêvé, inaccessible étoile ! Les révolutions agraires et industrielles d'après-guerre, couplées à une immigration de masse, ont durablement chamboulé notre société, ses codes, ses coutumes au péril de notre civilisation. Le pays réel n'est plus celui de Charles Maurras. Par contre l'Etat invasif actuel, que Maurras appelait Les Bureaux, doit être combattu par tous les moyens et ramené à l'intérieur du périmètre régalien où il doit être purgé d'abord et renforcé ensuite. Tous les autres domaines publics doivent être purgés des normateurs, bureaucrates et autres curés du progressisme social et anthropologique, carrément, et quoiqu'en disent les gnomes de Bruxelles ou les juges de la Cour européenne des droits de l'homme ! Nous ne sommes ni Hongrois, ni Polonais à qui l'histoire n'a cessé de répéter où faire. Va-t-on à l'anarchie de la démocratie d'opinions, changeantes, fluctuantes ? Dans Le Père Goriot, Vautrin déclare : « il n’y a pas de principes, il n’y a que des événements ; il n’y a pas de loi, il n’y a que des circonstances : l’homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S’il y avait des principes et des lois fixes, le peuple n’en changerait pas comme nous changeons de chemise ». Bonjour le bordel ! Nul n'a su réguler l'anarchie même si le libéralisme à outrance finit pas porter de beaux fruits comme l'anticipe l'Ecole autrichienne d'économie, mais aux dépens de qui ? Du peuple, toujours ! Or disait Pierre Boutang, « le droit du prince naît du besoin du peuple ». Il faudrait donc "prouver" que c'est le régime de la monarchie qui répond le mieux au besoin du peuple. Et quoiqu'en pense Balzac, le peuple a besoin de principes, les gilets jaunes des ronds-points étaient des gens à principes. La monarchie a les siens ; reste à les vendre.

Sans doute est-il présomptueux de vouloir propager l'idée d'une royauté traditionnelle de droit divin, donc transcendée. Alors commençons par la monarchie stricto sensu. Sans opposer les deux concepts monarchie et royauté - le second peut découler du premier en cas de succès - on peut les distinguer. Le monarchisme privilégie une loi de gouvernement des hommes dont la pertinence est rationnellement démontrée ; le titulaire de la charge n'a besoin que des qualifications réclamées par l'emploi, qui d'ailleurs peuvent être très exigeantes selon la situation du moment. C'est le but à atteindre qui importe. Tandis que les royalistes es qualité reconnaissent la transcendance (le roi est second en tout dans un souci de tempérance du despotisme naturel du prince) et ils enferment le titulaire dans un corset de prescriptions aux origines souvent floues mais d'acception commune chez eux. Chaque pays a son propre corset royaliste alors que le principe monarchique est universel. Sans remonter aux ancêtres, les deux penseurs contemporains de la monarchie sont le professeur autrichien Erik von Kuehnelt-Leddihn (†1999) et le professeur allemand Hans-Hermann Hoppe (Démocratie, le dieu qui a échoué).

Les difficultés de tous ordres sont telles dans le retour du roi en France que je privilégierais l'approche technique plutôt que l'approche par les rogations et les flagellations. Laissons de côté pour l'instant le vitrail magnifique et démontrons la supériorité technique de la monarchie dans le gouvernement des gens, comme le font les deux auteurs précités, et opposons-la aux déficits d'intelligence du régime actuel qui ne survit que par sa voracité à contraindre tout un chacun à lui confier sa vie et ses pensées. Laissons de côté la transcendance quitte à y revenir plus tard. Lundi prochain commence le soixante-sixième Camp Maxime Real Del Sarte de l'Action française près de Roanne. On va y reconstruire un Etat nous dit le programme. Prions le Ciel pour que celui-ci soit un jour fort en l'essentiel et débandé pour tout le reste, afin que fleurissent partout ces libertés basses qui nous manquent tant ! Au fait, la Saint-Barthélémy c'est bien le 24 août ? Entre le 4 qui abolit les privilèges et le 24, il y aurait de quoi faire !



Cépatou mais pour Roanne, faudrait s'y mettre !

jeudi 16 juillet 2020

Programme du CMRDS 2020

La Restauration nationale - Action française a édité le programme du camp de formation Maxime Real del Sarte (CMRDS), réservé aux étudiants, lycéens et jeunes travailleurs (15-35 ans) près de Roanne du 16 au 23 août prochain (dans un mois tout juste).

Royal-Artillerie le diffuse tel quel, avec quelques ajustements typographiques.
Tout ce que vous vouliez savoir sur le CMRDS sans jamais oser le demander est ici, et cette année, c'est du lourd, qu'on en juge !


Quinze conférences magistrales


JUSTICE
  • La Justice au cœur du régalien par M. Henri Bec, magistrat honoraire, président de la Restauration nationale
  • Au service du droit par Me Benoît Dakin, avocat honoraire du barreau de Dieppe
  • Justice, droit et politique par M. Frédéric Rouvillois, agrégé de droit public
SANTE
  • De la Providence à la Sécurité sociale par M. Pascal Cauchy, Secrétaire général du Comité français des sciences historiques de Sciences Po
  • Au cœur de la santé publique par le docteur Dominique Soyris, psychiatre
  • L’Etat : un “hôpital général” par M. Philippe Mesnard de Politique Magazine
SECURITE
  • Histoire de la sécurité extérieure par le général Jean-Marie Faugère, Lieutenant pour la France de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • L’Afrique et les nouvelles tensions par M. Bernard Lugan, maître de conférences des universités
  • Actualité de la sécurité extérieure par M. Charles Saint-Prot, docteur en sciences politiques
FINANCES ENSEIGNEMENT

Dix-neuf cercles d’études

  • Le libéralisme par M. Antoine de Crémiers
  • L’empirisme organisateur par M. Charles Laroche
  • Clavel l’inclassable par M. Gérard Leclerc
  • La question européenne par Christophe Réveillard
  • La démocratie par M. Adrien Molin
  • Le compromis nationaliste par M. Luc Compain
  • Le royalisme et la Résistance par M. Francois-Marin Fleutot
  • Y-a-t-il un “cas corse” ? par M. Marc Savina
  • Les valeurs républicaines par M. Adrien Molin
  • La politique naturelle par M. Sernin Métayer
  • L’AF et la question sociale par M. Jean-Pierre Deschodt
  • Être journaliste en France aujourd’hui ? par M. Paul-François Paoli
  • Le nationalisme intégral par M. François Marcilhac
  • Le quadrilatère maurrassien par M. Charles Laroche
  • Géopolitique par M. Jean-Yves de Cara
  • La monarchie marocaine par M. Charles Saint-Prot
  • "Politique d’abord !" par M. François Marcilhac
  • Le populisme par M. Stéphane Blanchonnet
  • Pierre Debray par M. Philippe Lallemand

Quatre ateliers pratiques au choix !

  • Atelier dialectique
  • Atelier graphisme
  • Atelier video
  • Atelier de media training et relations presse
* Sport * Camaraderie

UDT 2020

Samedi 22 août, Université d’été ouverte à tous ! Journée de réflexion ” La cause du peuple “ sous forme de tables rondes : militants, adhérents, sympathisants ou simples curieux ? nous vous attendons ! 20H : Banquet camelot ! Infos pratiques et tarifs sur le site de l'Action française (clic). Reste un mois à languir avant de kicker la machine !
motarde en cuir

mardi 16 juin 2020

Camp Maxime Real del Sarte 2020

Départ pour Roanne dans deux mois !

Forte érection cette année au Camp Maxime Real del Sarte. On va reconstruire un État. La mise en bouche, publiée sur le site de l'Action Française, prédit un Etat fort et ramassé sur ses prérogatives régaliennes, bienveillant avec les républiques municipales que Charles Maurras appelait de ses vœux. En voici le drop à suivre up and under :
« Il faut rappeler les missions premières de l’État. Les retrouver sous les cendres d’une histoire contradictoire, à la fois trop jacobine et trop diluée par l’Europe bruxelloise. Cela ne va pas ! Cela ne va plus ! Les Gilets jaunes, par leur émotion spontanée, l’ont bien rappelé avec une juste vigueur. Le Camp Maxime Real del Sarte 2020 remet l’État au cœur de nos discussions, et le place au cœur de ce qu’il n’a jamais cessé d’être, depuis mille ans, une condition d’être de la France : Refondons l’ État sans étatisme !»

Mais reconstruire l'Etat est-ce bien raisonnable ? Ne vaudrait-il pas mieux le laisser crever ? L'anarchie plus Un ! L'Etat moderne est un facteur de ruine en ce qu'il met en son pouvoir une société sûre et solidaire pour régner sur les esprits et guider les moutons. Pour ce faire il déconstruit la cellule de solidarité élémentaire et donne à chacun un droit personnel de sûreté. Des philosophes comme l'allemand Hans-Hermann Hoppe l'accablent de tous les vices, traître à son peuple (les exemples abondent), belliciste et pervers. Le pire étant bien sûr sa propension hégémonique qui grandit au fil du temps. Il est parti des caisses publiques de prévoyance bismarkienne pour arriver aujourd'hui à contrôler les comportements individuels qui pèsent sur les résultats financiers de ces mêmes caisses. La solidarité des forces et des faiblesses de l'espèce humaine imparfaite a secrété progressivement des tables d'analyses assurantielles qui gèrent les gens en fonction du big data et secrètent naturellement boni et mali comme en matière de circulation automobile. Tomber dans les griffes de la société sûre est sans retour, si l'on ne parvient pas à s'en arracher au début de sa vie active quand on dispose de la plénitude de ses propres forces. L'Etat dont nous parle Maurras est celui des "Bureaux". Combien de fois use-t-il de ce mot pour désigner les hommes de l'Etat !

Il s'agit de reconstruire un Etat régalien et de détruire les Bureaux. C'est ça le slogan ! Libertés en bas, autorité en haut. Le deal maintes fois proposé sur ce blogue monarchiste est de remettre le domaine régalien stricto sensu aux gens d'un pouvoir permanent dirigé par un monarque détaché des contingences politiques de la nation (c'est ce que veut dire "absolu") et de rendre toute liberté aux citoyens dans l'organisation et la gestion du domaine public de proximité. Nous ne développons pas de nouveau les termes de l'échange mais suggérons aux participants du CMRDS 2020 de jeter un œil au Projet civilisationnel du GAR...... et s'il leur reste cinq minutes de lire celui-ci : Du dialogue entre la Nation et son Etat.

Dans l'un et l'autre et vingt autres publiés dans ce blogue - il suffit de taper Etat ou régalien dans la barre de recherche - il n'est pas question d'annuler la démocratie, mais de la remettre à l'étage de ses meilleures performances. En vérité, il n'est de vraie démocratie que celle du marché. C'est le comportement individuel de l'électron humain compté dans sa masse qui donne une vérité exprimée en "nombre". Ceux des fournisseurs qui l'acceptent font des profits, ceux qui s'entêtent dans leurs idées, des pertes. (Ecole autrichienne d'économie). Dans le domaine politique au sens grec, satisfaire le plus grand nombre à l'étage de perception des enjeux est le meilleur levier de gestion de la circonscription considérée. tant que le citoyen est capable d'appréhender les enjeux, il peut exprimer son choix et le faire compter. S'il ne le peut plus - il vaudrait mieux qu'il ne le désire plus - il ne doit pas interférer dans le champ régalien d'expertise.

Reconstruire un Etat fort et cantonné au régalien ne peut se faire sans appréhender les réalités de terrain, même les réalités déplaisantes. Faisons attention que le "pays réel" si souvent cité dans le mouvement ne soit qu'un "pays rêvé". Il faudra prendre en compte l'addiction de la population au bonheur d'Etat, l'abrutissement général à la démocratie parlementaire qui fait haïr la classe politique et la remet en selle en même temps, la forte proportion de population exogène, chances et malchances confondues, la déchristianisation des consciences, l'islamisation endogène et d'importation, les capacités réduites du pays dans tous les domaines comparées aux atouts français du début du XXè siècle, les déficits généralisés ! Mais pour faire cesser le chantage institutionnel de l'Etat invasif pour notre bien à tous, le premier problème à résoudre est bien celui de la société sûre parce que plus personne en France n'acceptera une société du risque. Nous sommes descendus au Bas Empire, tenons-nous le pour dit, et faisons avec. Assurance-maladie et pensions de vieillesse sont les deux défis prioritaires auxquels une réponse technique et décentralisée doit être donnée en dehors de l'Etat. C'est moins glamour que le roi monté derrière les étendards qui avancent déployés au son du vexilla regis, mais il va falloir phosphorer dur et ne pas s'en remettre aux recettes du passé lointain ; les temps ont changé, la page est blanche, l'avenir est à écrire.

Il reste deux mois aux lecteurs étudiants ou jeunes actifs pour s'inscrire au Camp Maxime Real del Sarte du mois d'août près de Roanne. On y apprend beaucoup, on s'y fait des amis. N'hésitez pas, et ce n'est pas onéreux.


mercredi 14 août 2019

In Sir Winston we trust !

 

Winston Churchill dit un jour à son valet de chambre : « La démocratie est le pire des régimes, à l'exclusion de tout autre !» A quoi Norman aurait répondu : « Pour l'asservissement consenti des peuples, sans doute aucun, Sir Winston !». Et tous les deux avaient raison. Tout le génie politique est dans l'obtention de ce consentement. Le leurre démocratique est le plus efficace. Mais le régime démocratique ne peut fonctionner de manière satisfaisante que sur une qualité assez rare chez l'espèce humaine : la vertu ! Son absence évidente est palliée par la psychologie des foules.
L'article d'aujourd'hui se propose de creuser cet outil magique qui obtient si facilement l'obéissance des crétins et l'enrichissement de ceux qui les dirigent. Nul n'ignore que le sujet fut mis sur la table par un certain Gustave Le Bon (1841-1931) et qu'il sert encore de livre de chevet à tout apprenti-dictateur comme le Manuel de l'inquisiteur de Dom Bernardo au juge Tournaire. Nota bene : Le bouquin de Le Bon a sa page dans la Wikipedia et sa numérisation est offerte sur la Gallica.

Mais il ne s'agit pas d'humour puisque depuis que le monde est monde, les foules sont manipulées. Ça a commencé avec les sorciers, les pontifes, les prêcheurs, les grands orateurs jusqu'aux tribuns en préaux d'école. Peut-on le résumer dans le format d'un article de blogue ? Essayons. La psychologie des foules commence par l'indifférenciation des atomes en molécules : « La foule psychologique est un être provisoire, formé d'éléments hétérogènes qui pour un instant se sont soudés, absolument comme les cellules qui constituent un corps vivant forment par leur réunion un être nouveau manifestant des caractères fort différents de ceux que chacune de ces cellules possède ». Nous voyons que la foule se crée et bien que latente, n'est pas permanente. Nous allons vite comprendre qu'elle suppose parfois des créateurs. Démagogues, manipulateurs, habiles, tous battent le fouet de la mayonnaise qui, si elle tarde à prendre, mettra leurs desseins en péril. Ne nous attardons pas sur le naufrage de la conscience personnelle dans le phénomène de foule, c'est un chapitre clinique, puisque chacun de nous en a vu les effets lors de l'insurrection des gilets jaunes : les manifestants violents arrêtés étaient le plus souvent de gentils couillons de la société civile, les pros de l'émeute restant insaisissables. Non, nous allons chercher comment manipuler les foules, ce qui sera utile au futur premier ministre du roi, qui va passer une semaine au Château d'Ailly pour l'énième édition du Camp Maxime Real del Sarte (ndlr: août 2019). Pour entrer la question dans le domaine de prédilection de Charles Maurras, nous appellerons ce travail : Contrôle Social !

Le contrôle social a fait de grands progrès quand est venue la mode du socialisme européen. L'individu devenait descriptible dans ses moyens de subsistance, ses droits aux secours, et par la loyauté qu'il manifestait à l'égard des pourvoyeurs de biens et services à son endroit. Il a suffi dès lors de contrôler la rémunération des peines et soins qu'il apportait à la collectivité (facile) et on a fait des grilles pour tout le monde que l'on appela Conventions Collectives. L'activité ainsi matricée pouvant devenir triste, elle devait être compensée par des droits à survivre généreux : c'est la sécurité sociale (obligatoire). Mais toute la construction serait vaine pour les élites qui la produisent si les gens pensaient par eux-mêmes : le protocole de contrôle social demande donc que soit capturée la pensée. Inutile de chercher plus loin, c'est le rôle que se partagent l'Éducation nationale maçonnée et les médiats ploutocratiques : pensée formatée, camp du bien, bien-pensance etc... l'espace libre est finalement très étroit.

Atterrissons ! Bien que le socialisme lui soit bien antérieur, le schéma décrit ci-dessus a été testé dès le lendemain de la guerre de 14, c'était une revendication d'anciens combattants, pour être établi définitivement par le Conseil national de la Résistance en 1945. Il n'a cessé depuis de se resserrer autour de l'individu, la maille de la cotte étant chaque fois plus petite. La France est devenue la référence en soviétisation réussie et seul l'abêtissement des foules limite les effectifs de la diaspora, quoique les statistiques courantes donnent maintenant le vertige. C'est par dizaines de milliers que les jeunes Français partent tenter leur chance dans des pays libres. Et nous ne parlerons pas des millionnaires qui, pelote faite, vont grossir ailleurs, c'est un autre débat qui n'intéresse pas le contrôle social.

Le maximum de contrôle social s'obtient lorsque les individus eux-mêmes en réclament l'augmentation. C'est la vraie perversité du modèle actuel : convaincre, en instaurant une pénurie, que la solution est dans l'implication plus invasive de l'Etat que l'on proclame distant, alors qu'il nous met sous surveillance du berceau à la tombe. Avec 57% de prélèvements sur le produit national, la doxa politique combat le libéralisme du gouvernement ! Certains très atteints parlent même d'ultra-libéralisme.
Les gilets jaunes (ceux des ronds-points) ont manifesté leur désarroi devant les difficultés quotidiennes d'une vie terne et bouchée en sollicitant les gens de l'Etat pour venir à leur secours. Ceux-là observèrent la question des rémunérations rapportées aux besoins élémentaires les plus justes et ne purent réhausser des droits à survivre qui, pour les catégories défavorisées, sont au maximum de la redistribution possible. Ils oublièrent aussi d'analyser les pensées subversives de démocratie directe frisant l'anarchie, qui reçurent au début le soutien de 84% de la population, selon les sondages aux ordres. Le contrôle social cette fois défectueux a déclenché les saturnales insurrectionnelles. Pouvait-il en être autrement ? Sauf à renverser la table et le régime, non ! Les collectifs communaux n'étaient pas outillés pour concurrencer l'Etat localement, et l'Elysée que l'on pensait habile à susciter l'imprévu s'est enferré dans une gestion émotionnelle et comptable de la crise. Peut-être fut-il compris en haut lieu que le modèle soviétique légué par les gaullistes et les communistes à la Libération n'est pas améliorable. Il suffit de suivre les courbes depuis 1975. Les tendances sont en pente et nous arrivons aujourd'hui aux portes de la banqueroute qui s'ouvriront si des événements extérieurs viennent contrarier les acrobates de nos finances publiques. On peut déjà prédire l'échec du parti des Républicains qui veut s'y coller. Comme de tout autre parti dans ce projet stérile de rénovation de la Cinquième. Mais qu'en est-il de la relève royaliste ? Que proposons-nous pour revivifier le plus beau pays du monde et le plus mal géré (après le Botswana) ?

D'améliorer le paradigme en subrogeant au président élu un souverain permanent ! C'est tout. Celui qui va le plus loin est un vieux royaliste de gauche qui ne jure que par le CNR de 1945, appelant de ses vœux à le ressusciter aujourd'hui dans la lettre et l'esprit. J'ai lu les déclarations du nouveau comte de Paris. Il est difficile d'être plus fade. La question reste pour lui institutionnelle et affective. S'il donne à juste raison la priorité à l'affect populaire à l'endroit de la maison royale, s'il promeut l'image d'un royaume apaisant et protecteur, il ne tranche pas sur la perversion du cocooning social qui nous tue. Personne ici ne fait confiance à l'homme libre, ni chez nous, ni autour de nous. La soviétisation des esprits est achevée tant est profonde son empreinte. "Libéral" est devenu une insulte. C'est pourquoi, en l'état, nous n'avons aucun avenir dans les pages d'histoire de demain. Le monde tournera sans nous, affairés à compter nos avantages acquis et désignant ceux qui les défendront contre les vilains jaloux qui nous oublient. Celui qui posera la vraie question du contrôle social et de l'anéantissement immoral des libertés individuelles aura sa chance s'il parvient à se faire comprendre de la foule. Le problème est que rien n'est prêt pour la harangue pendant que nous disparaissons. A Bruxelles, le président Macron avait refusé l'ouverture de négociations commerciales avec les Etats-Unis tant que ceux-ci ne revenaient pas dans les Accords de Paris de la COP21. Mais l'Allemagne en a besoin ! La Commission européenne a obtenu sans forcer l'appui des autres pays pour le faire : elle a donc ouvert les négociations avec Washington. Les vapeurs de monsieur Macron l'indiffère. C'est pareil dans tous les compartiments diplomatiques, prestige et autorité se liquéfient.

En résumé, l'idéal pour revigorer notre pays ne serait-il pas de le libérer ? Rapporter le contrôle social de la République sur le peuple, abolir l'égalitarisme et les lois de la trouille au principe de précautions, libérer les énergies créatrices et toutes les autres, ramener le périmètre de l'Etat au domaine régalien que l'on devrait arracher à la dispute gauloise ; en un certain sens, mais on ne le dira pas tout haut, revenir à l'anarchie de l'Ancien régime qui selon la formule de Boiffils de Massanne fourmillait d'abus et de contradictions ; rien n'y coïncidait, tout était disparate... mais ce royaume éparpillé était devenu le premier au monde ! Malgré tout, les Capétiens n'eurent de cesse de vouloir réguler le désordre du Moyen Âge, abattre la Féodalité qui tramait tout le pays dans la diversité, et centraliser autant que faire se pouvait, sans toutefois affronter le tigre fiscal et les privilèges indus qui étaient régulièrement dénoncés par de grands esprits comme Vauban, Turgot et d'autres. Le centralisme du roi-soleil signa la fin programmée du modèle. Il suffisait de capturer César et le reste s'effondrerait ! Il s'effondra. Dans notre projet, ne tombons pas dans le césarisme et l'autorité par ruissellement. Faisons vivre les provinces en inventant les espaces de liberté démocratique que le Saint-Empire a connu, lui, et qui lui permettent encore aujourd'hui de nous manger la soupe sur la tête. D'ailleurs les provinces qui s'en sortent mieux que les autres sont d'anciennes terres d'empire.


Si le lecteur veut lustrer son vernis démocratique par des citations bien apprises pour les dîners en ville, il doit lire Tocqueville dont la réputation est meilleure en préfecture que celle de Royal-Artillerie. Vous reprendrez bien un peu de homard ? Une pince peut-être ?


Trois blogues intéressants pour continuer, si vous trouvez l'article trop court : SITI   Legissa   SlideShare


Augmentation du vendredi 16 :

Ma navigation sur les liens prémium que je recommande des fois m'a fait croiser un commentaire sur l'imposture démocratique (E. Chouard) laissé par Mlle Étirév Anwen sur le site des Moutons Enragés. Je crois utile de le reposter ici, ne serait-ce qu'en archives, mais il mérite sa minute de lecture :

Il n’y a pas de « vraie » démocratie.
Il ne doit y avoir qu’une « élite » intègre et savante, véritable guide de l’humanité.
Rappelons rapidement les principe de la démocratie pour comprendre pourquoi, sous ce régime, les masses et l’opinion sont plus facilement manipulables.
La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.
À propos de la démocratie, René Guénon écrivait : « il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique » qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, comme nous le disions plus haut, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue. » (La crise du monde moderne).
L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse.
Envisageons un instant l’histoire des Cathares dont on peut facilement faire un parallèle avec les Gilets Jaunes.
Alors que la persécution, se déchaîna contre eux, certains furent arrêtés à Vézelay. Le représentant du ministère public, l’abbé Guillaume, se tournant vers le peuple, lui demanda ce qu’on devait faire d’eux : « Qu’on les brûle ! », répondit en chœur cette foule stupide. Après cela, qu’on nous parle de la « vox populi, vox Dei », à moins que ce ne soit du bien et du mal qu’il s’agisse !

mardi 13 août 2019

Camp Maxime Real del Sarte 2019 ? C'est moins cinq !

Du bitume, un bolide, what else ? Des souvenirs inoubliables, des conférenciers de talent, une ambiance unique et des soirées... ne parlez pas des soirées ! Faire des copains, des copines...
Contact ! pour le Château d'Ailly !

Extrait du programme studieux : conférences prévues à côté des ateliers (source JSF) :

. Contre-révolution par Pierre de Meuse
. Le problème fiscal par Jean-Claude Martinez
. Les leçons des gilets jaunes par Antoine de Crémiers
. Quelle stratégie pour les étudiants d'AF par Sylvain Roussillon
. Où en est la Russie par Pascal Cauchy
. Géopolitique du Moyen Orient par Charles Saint-Prot
. Quel avenir pour l'Union européenne par François Marcilhac
. Immigration par François Bel-Ker







CAMP MAXIME REAL DEL SARTE
Château d'Ailly
42120 Parigny (6 km de Roanne)

Inscriptions:
RN - Centre Royaliste d’Action française
10 rue Croix-des-Petits-Champs
75001 Paris
ou
contactarobaseactionfrancaisedotnet



jeudi 1 août 2019

CMRDS moins 15



C'est la semaine du 18 août que se tiendra près de Roanne le top de la formation politique de base Action française. Il est temps d'entrer dans les réalités du pays façonnées par deux mille ans d'histoire, que l'on dissociera du pays légal actuel dont la légitimité est remise en cause par une grande majorité de la population. La faute au trucage légal du scrutin législatif qui efface la représentation de la moitié des électeurs. Pays réel, pays légal...
La France, plus beau pays du monde indiscuté, a ses chances pour demain, ses atouts aujourd'hui. Ils ne doivent pas être dévorés par la caste hypertrophiée des fonctionnaires protégés dont l'OCDE estime le surnombre à deux millions d'individus, conséquence inévitable de la socialisation continue des mœurs. Le seul objectif "bancable" est de réduire l'Etat à son périmètre régalien et de déclarer libres tous les autres compartiments de notre vie en société. Il faudra sans doute aucun se battre pour ne plus être dirigés au quotidien jusque dans les menus détails par des prescriptions légales sur tout et n'importe quoi par des gens qui en vivent. C'est le modèle socialiste hérité de la Libération qui est en défaut. Il faut s'en défaire ou périr.
Vivre libres demande que nous rapportions des centaines de règles et principes, à commencer par le principe constitutionnalisé de la Trouille, appelé "principe de précaution" par les marchands de peur qui s'assurent avec lui de leur mainmise sur la société. La France ne s'est pas faite par précaution ! Elle a une histoire d'aventuriers doués, tant au plan intérieur dans les arts et les sciences que dans le grand monde par les armes et la géographie. Nous devons prendre des risques pour rester dans le concert des nations décisionnaires. Sinon nous ferons où on nous dira de faire, tels des indiens dans leur réserve à touristes !
« Le droit des prince naît du besoin des peuples » disait Pierre Boutang. Qu'avons-nous besoin des lices de la bienpensance démocratique pour bien vivre en France ? Démocratie et liberté sont deux choses différentes. Démocratisons la politique de proximité mais cessons la dispute ridicule d'étage national qui nous épuise. Au contraire des impériaux qui ont une longue tradition de synthèses, les Français ne savent pas se coaliser pour faire avancer le pays. A quoi bon ce jeu mortifère des partis ? Débandons-les !
Chacun doit être maître de lui, à la vie, à la mort, au principe naturel que la liberté de chacun s'arrête où celle d'autrui commence. Libéralisons nos vies et confions l'autorité de la cohésion nationale à un régime éprouvé. La querelle gauloise n'a jamais pu défendre ni construire la France ! Les rois, si ! Ça va le faire le 18 août au Camp Maxime Real del Sarte, et pour toute la semaine ! Contact !








CAMP MAXIME REAL DEL SARTE
Château d'Ailly
42120 Parigny (6 km de Roanne)

Inscriptions:
RN - Centre Royaliste d’Action française
10 rue Croix-des-Petits-Champs
75001 Paris
ou
contactarobaseactionfrancaisedotnet


samedi 27 juillet 2019

jeudi 18 juillet 2019

CMRDS moins 30


Tarif pour paiement en juillet : 120 euros, nourri, logé, blanchi. Adhérent : 100 euros !
Tarif en août : 150 euros, s'il reste des places.






CAMP MAXIME REAL DEL SARTE
Château d'Ailly
42120 Parigny (6 km de Roanne)

Inscriptions:
RN - Centre Royaliste d’Action française
10 rue Croix-des-Petits-Champs
75001 Paris
ou
contactarobaseactionfrancaisedotnet


lundi 1 juillet 2019

Chances pour la France

Allée du Château d'Ailly à Parigny


Le programme du Camp Maxime Real del Sarte 2019 (18-25 août) tournera autour de cinq thèmes réunis sous le titre général de Chances pour la France.

Il est tentant de développer chacun d'eux pour "cadrer" l'éventuel débat dans le but de nourrir un début de buzz, mais il est aussi possible d'approfondir le titre en soi, globalement ! Ce à quoi nous nous résignerons faute de temps et de courage peut-être sous ces chaleurs. L'avenir d'un pays se dessine toujours dans la zone d'intersection de trois faisceaux de paramètres que l'on pourrait appeler : atouts, contraintes et handicaps. Comme cet article n'est pas un thèse universitaire pour impressionner les gueux, disons tout de suite que le premier défi français est que les atouts de la France sont des restes, à la notable exception de la francophonie !

Pour changer des autres fois, commençons donc par nos atouts, d'où qu'ils viennent. C'est majoritairement l'héritage de l'ancien imperium mondial qui nous les a procurés :



NOS ATOUTS

Siège permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies, qui permet d'être au cœur du réacteur de la gouvernance mondiale même si nous n'y avons qu'un levier à notre mesure ; mais au moins nous savons ce qu'il s'y passe avant d'autres. Et s'y attache du prestige malgré tout que l'Allemagne, l'Inde et le Japon nous envient.

Direction générale du Fonds monétaire international avec les mêmes avantages que notre position onusienne, sauf que notre nomination est un gentleman agreement, donc précaire.

Pays-hôte de l'UNESCO, pays-hôte de l'Institut du monde arabe, choix qui assoient notre majorat dans toutes les affaires culturelles du monde. Disons que nous nous en sortons pas si mal après un passé colonial intense...

Troisièmes ou deuxièmes forces armées atlantiques, classement disputé avec le Royaume-Uni. On nous dit capables d'entrer en premiers sur tout théâtre d'opérations. Acceptons-en l'augure, même si jusqu'à ce jour nous n'avons pu donner de preuves ailleurs que dans le contexte d'opérations de gendarmerie coloniale. Il faudrait le tester contre des chars, des missiles et des canons. Toutes les interventions antérieures l'ont été au sein d'une coalition occidentale, nous permettant de profiter d'une mutualisation de la logistique et du renseignement. Cet atout, quand même réel autant que les autres armées nous le reconnaissent, affronte directement la contrainte budgétaire qui est le sujet primordial de dispute quand on veut améliorer un pays socialiste.

Aéronautique où le conglomérat franco-européen que nous avons construit avec les Allemands restera pour longtemps le succès du siècle. Airbus ne cesse d'étonner outre-Atlantique, mais ses patrons ont eu la bonne idée de construire des usines aux Etats-Unis et d'y acheter des moteurs.

Astronautique, même configuration qu'Airbus mais sur crédits publics, ce qui signale les limites de l'exercice au moment où de grosses start-up anglo-américaines privées s'emparent d'une partie non négligeable du marché spatial de proximité. L'ESA avec ses patrons d'Etat pourra-t-elle remonter au vent ? Les conséquences sont grandes pour nos industries de pointe.

Complexe agro-alimentaire. Si nous sommes un acteur mondial sur le marché des denrées agricoles et des vins fins, nous sommes d'abord et surtout "le" pays référent en termes de qualité, diversité et goût (en dépit du pilonnage d'Elise Lucet). C'est comme ça que nous sommes perçus chez les nations populeuses d'Asie qui cherchent même à produire en terre française pour importer directement chez elles. Et nous publions le livre le plus attendu dans le monde chaque année, le Guide Michelin ! Gérons mieux l'espace productif et cessons une bonne fois pour toutes l'artificialisation des sols. Stop au béton communal !

Complexe de la mode et du luxe, c'est l'emblème au chef du blason français. Inégalés, jalousés, nous sommes hors-concours. La disparition récente de Karl Lagerfeld a montré du doigt l'inatteignable étoile selon l'expression de Jacques Brel ! Le premier des suivants est l'Italie. Mais on est consacré à Paris.

Francophonie. Avec des hauts et des bas, la langue française gagne du terrain régulièrement pour deux motifs importants : elle est la langue véhiculaire (et civilisationnelle) de nombreuses ethnies africaines ; elle est une langue difficile, précise, mathématique, le grec moderne disent les Chinois éduqués, qui rehausse l'intelligence et le prestige du locuteur. Les familles de la haute poussent partout leurs gosses vers le français, au moins en deuxième langue, autant pour la formation de l'esprit que pour appréhender la littérature française. Elle a ses chances devant le pidgin-english qui envahit les slums. Dit en passant, écoutez sur RFi le matin le français accentué à la tronçonneuse des locuteurs africains, vous entendrez un vocabulaire bien plus riche que celui de leurs homologues français et des gens qui savent conjuguer au subjonctif. Quelle leçon pour notre Education nationale et nos écoles de journalisme !


Il y a bien d'autres atouts français mais aucun n'établit notre domination de secteur autant que ceux précités. On ne peut quitter ce chapitre sans signaler quand même le Bigh Pharma français, l'industrie et recherche nucléaire (ITER), la filière automobile, la chimie, la bancassurance, l'agronomie, mais nos contempteurs augmentent en capacités et savoirs, ils se rapprochent de nous.
Parmi les atouts secondaires, très nombreux depuis l'artisanat d'art jusqu'au développement numérique, on doit citer aussi la diaspora française qui multiplie les succès dans les coins les plus reculés du monde comme dans les mégapoles modernes. Des Français, il y en a partout. Sait-on que la distribution de produits alimentaires en Nouvelle-Guinée est assurée par un Français ? L'hôtellerie de grand luxe est souvent française sous les cocotiers. Reste à savoir pourquoi sont-ils partis, la question mériterait un article à soi-seul.



NOS CONTRAINTES & HANDICAPS

Les contraintes sont les paramètres que nous devons optimiser pour augmenter notre souveraineté dans un monde globalisé. A ne pas confondre avec nos handicaps que nous sommes condamnés à réduire si nous ne voulons pas devenir à terme une réserve d'indiens ! Commençons par le plus facile et le moins connu : la Z.E.E.


La Zone économique exclusive de la France, au sens des dispositions de la Convention ONU de Montego Bay en 1982, est la deuxième du monde, sur le papier. La Wikipedia a fait un bon article sur ça. Ces zones de souveraineté jusqu'à deux cents milles nautiques du trait de côte sont des sujets de disputes permanents et parfois de conflits, quand il y a quelque chose à valoriser, halieutique ou hydrocarbures. Par ses possessions de l'Océan pacifique et divers archipels ci et là, la France a une surface considérable du monde maritime. Malgré des distances énormes, elle y protège la pêche autant que possible en attendant que la pression sur les ressources limitées ne transforme les poissons sauvages en gisements aurifères, auquel cas sa flotte de surveillance n'y suffira plus. Au moment des ZEE, on a beaucoup parlé des nodules métalliques, et les institutions publiques de recherche faisaient des animations sur les haveuses des abysses qui récoltaient de précieux nodules remontés dans des cargos géants. Depuis, l'exploration de la faisabilité a beaucoup progressé et les nodules sont confirmés comme ressource "potentielle" exigeant d'énormes capitaux. Malgré ses unités de recherche en mer, on voit mal la France exploiter seule sa ZEE de nodules polymétalliques. Nul n'a commencé vraiment.

Par contre, le patrimoine maritime peut virer à la contrainte si la guerre à l'inversion climatique et à la pollution marine met en tension la responsabilité du "propriétaire". Certes la pollution suit les courants vagabonds mais n'est-il pas plus simple de se partager le monde dans les frontières reconnues des ZEE et chacun de nettoyer son lot ? Vu les surfaces engagées et les moyens disponibles pour un Etat failli, le défi est insurmontable. Viendra alors le temps des mises en "concession" ; les lots abandonnés par les incapables seront offerts dans des adjudications internationales qui feront fi des tracés en pointillé sur les cartes marines. En résumé, l'avenir des ZEE coûtera très cher à valoriser et à entretenir, et la France n'a plus les épaules.

Industrie touristique. C'est une contrainte autant qu'un atout. La richesse du patrimoine français associé à une culture que le monde entier nous envie (ce n'est pas pour ce coup une formule) est un atout économique majeur autant qu'un vecteur de prestige. Il vient de loin et nos révolutions en ont laissé beaucoup. Mais comme d'autres domaines, la galoche patrimoniale est bien plus grande en pointure que le pied petit qui s'y engage. Après que Rockfeller ait payé les toits du Château de Versailles en 1925, on ne compte plus les interventions du mécénat étranger et privé pour maintenir à flot notre capital touristique. Le régime, rongé par le clientélisme et l'assistance sociale, n'y parvient plus (Loto du patrimoine...) et le désastre de Notre-Dame de Paris signale les insuffisances tragiques d'une administration cooptée, nonchalante et impécunieuse.

Il n'est pas innocent que les pouvoirs publics laissent fuiter le projet d'aménagement international de l'Ile de la Cité de Paris, sachant bien au fond que seules les grandes marques trouveront l'argent de la rénovation urbaine allant de pair avec la contemporanéité de la nouvelle cathédrale de Victor Hugo.

Modèle socialiste et périmètre de l'Etat. Puisque nous venons de l'évoquer, le régime politique et social de ce pays, imposé par le Conseil national de résistance de 1945 à un peuple battu, est tout simplement inadapté aux enjeux et défis d'aujourd'hui. Il ne s'agit pas de réformer des dispositifs à bout de souffle - même si l'Allemagne, la Suède, la Canada, le Danemark l'ont réussi - mais de décaper à l'acide les effets d'une idéologie de division permanente de la société politique française qui jette les vainqueurs minoritaires du jour sur les avoirs des vaincus encore plus minoritaires du moment, à charge de revanche la prochaine fois. Ce qui marche ailleurs ne marche pas chez nous. A preuve, on truque les scrutins pour pouvoir gouverner sur leurs résultats.

En fait, c'est le régime lui-même qui est sur défaut, en panne "machine arrêtée" ; et tout le régalien trinque. Sans entrer dans le détail des nouveaux moyens de cohésion sociale qu'exige notre situation - les profs du CMRDS feront ça bien mieux - il faut convertir la population à la Justice et à la démocratie directe, et c'est d'ailleurs ce que réclamaient les Gilets jaunes d'origine sur les ronds-points. Fini les passe-droits, les régimes spéciaux, les emplois bunkérisés, la vie éternelle. Rendre aux gens leur quotidien, arracher le régalien à la dispute gauloise. Quand ?

Cela ne devrait pas se négocier, et sous la menace d'une insurrection de la technocratie qui enrôlerait toute la fonction publique, la révolution nécessaire devrait être tranchée par référendum. Mais bon, le pouvoir étant ré-électif, on peut toujours rêver. Le Bien commun ne sera pas tiré de ce tonneau démocratique, et il faut l'expliquer chaque jour un peu plus. Et en passant, rompre l'amalgame démocratie et libertés que brandissent les tenants de la pérennisation des positions juteuses (caste politique, médiats, ligues, loges...).

Recherche & développement et capitalisme hexagonal. C'est aussi grave que l'asphyxie des innovateurs par l'Etat, ses codes, ses règles, ses obsessions idéologiques. Le monde d'aujourd'hui convoque d'énormes moyens financiers et de compétences pour résoudre les problèmes de bientôt huit milliards d'humains. Que ce soit dans l'intelligence artificielle, les télécommunications, la mobilité, l'énergie propre, l'alimentation mondiale etc... l'unité de compte est le milliard de dollars. Par parenthèse, dans les tours de table chinois de la vie des affaires courantes la plaque est au demi-million de yuans, soit 64000 euros.

Le défi français est que ses capitalistes sont depuis longtemps partis. Ne restent que quelques noms emblématiques sur les doigts d'une main qui font toujours honneur à la nation, et quelques grosses sociétés anonymes mondiales ; mais on parle ici d'individus. Qui de chez nous, sort le carnet de chèques à son nom à la fin du tour de table et dit : « D'accord, je viens pour trois milliards !» Qui ? On sait les noms d'Américains, d'Australiens, d'Allemands, de Japonais ou de Chinois capables de signer. Les Français (et quelques autres) doivent "en parler avec la banque". L'épisode Fiat-Chrysler-Renault est l'illustration de ce décalage culturel : d'un côté on décide avec son propre argent, de l'autre on consulte. Et la danse du quadrille macronien qui se mêle de tout ne va pas encourager l'argent français à se découvrir.

Sous-industrialisation européenne. Handicap majeur, dévastateur de la richesse nationale et de la cohésion sociale mais qui n'est pas définitif. L'économie moderne induit de plus en plus de complexité et d'imbrications des process. Si la vieille nation chinoise habitée par une race exceptionnelle - qu'on dit avoir tout inventé jadis - montre ses capacités à surmonter la complexité croissante de son développement, il n'est pas dit que tous les pays émergents en soient capables. Parmi ceux-ci le Katanga russe, le Brésil chaotique et l'Afrique du Sud ségrégationniste ne se pavaneront pas longtemps si la mer monte. Le gros point d'interrogation est l'Inde qui touche aux étoiles d'un côté, construit une industrie mécanique énorme de l'autre, mais chez qui neuf cents millions d'habitants se lèvent avec une seule question en tête : "Où vais-je chier ce matin ?".

L'Europe est la mère de la révolution industrielle. Elle a de beaux restes et des réflexes anciens qui retrouveront de la valeur à mesure que la complexité des économies croîtra. Nous n'avons pas dit notre dernier mot. La France, l'Italie, l'Angleterre et les héritiers du Saint-Empire pourraient bien revenir au cœur du défi mondial en matière d'industrie intelligente. En attendant, protégeons nos bases et nos savoirs autant que possible, en nous méfiant des banques et des conseils internationaux.

Sur-immigration d'illettrés et fuite des compétences. C'est le grand débat. Le vieillissement européen ne peut pas être le prétexte à importer des populations en déshérence, même au prétexte de les former pour les employer ensuite. Il y a un décalage civilisationnel très important qui ne peut être résorbé sans leur assentiment. Surtout quand ces populations sont communautarisés à destination par un islamisme rural fait d'exclusion d'autrui, d'asservissement des femmes et de conquête d'un espace en propre ! Inutile d'épiloguer dans cet article. La dérive islamiste doit être rejetée comme toxique pour nos sociétés ; et l'intégration des hommes de bonne volonté encouragée en les sortant des ghettos.

La fuite des compétences qui en fait n'a jamais cessé - l'empire colonial de la vieille monarchie était déjà le déversoir démographique des plus courageux des cadets - n'est pas liée à l'immigration même si elle participe au calcul du solde négatif. Elle tient à la mondialisation et à la couleur de l'herbe plus verte ailleurs. La seule parade est de recréer ici les mêmes chances que celles existant au loin. Favoriser l'initiative et le succès en France et faire taire les médiocres et les jaloux. Ce qui nous amène au dernier handicap.

Le principe constitutionnel de précaution. Cette disposition castratrice qui privilégie la ouate à tout autre environnement est évidemment stupide pour une aussi vieille nation que la nôtre. Tuer le risque, c'est tuer l'audace, c'est casser l'élan, c'est passer tout le monde sous le joug des normateurs. Mais ce ne sont pas les guerriers de la fonction publique qui y verront à redire. L'Etat sait tout mieux que quiconque pour conduire la vie de chaque individu, du berceau à la tombe, subventionné, à crédit sur la tête de ses propres gosses ! Le libre-arbitre d'intelligences informées des dangers courus est annulé. Les raisons en sont la couardise promue au niveau de la prudence et le caprice d'un président inutile et néfaste qui a infantilisé les Français au point que tous lui veulent maintenant du bien dans l'agonie de sa vie.


Nous terminons donc en dénonçant l'excessive précaution d'un Etat invasif qui est peut-être le poison le plus insidieux instillé dans l'âme française et qui met en péril tout projet de restauration du pays au niveau qui doit être le sien. Si l'irrépressible envie des hommes de l'Etat de tout régler ne peut être contenue, se posera alors la question de maintenir l'Etat lui-même. Sur tous ces sujets, il y a matière à débat autour d'un jus de cornouilles sous les ombrages du Château d'Ailly. Mais on arrivera toujours à la même conclusion : c'est de régime qu'il faut changer !






CAMP MAXIME REAL DEL SARTE
Château d'Ailly
42120 Parigny (6 km de Roanne)

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