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lundi 30 mars 2015

La fête à claques

J'ai eu la perception très nette que l'escroquerie démocratique (clic) était à son comble dans ces élections départementales. Il y a six mois, la strate politique qui doit se gérer maintenant était en voie d'éradication par les mêmes qui en ont fait pendant quinze jours l'apocalypse de la République. Le pouvoir en place, minoritaire comme aucun avant lui ne le fut, a appelé sur ses sectionnaires les voix de tous les républicains afin de sauver les structures partisanes départementalisées qui sont apparus comme autant de briques élémentaires dans la construction d'une "dictature" du modèle courant. Ne voyait-on rien de tout ça il y a six mois ? Cette géométrie départementale est essentielle à la République française et les forces médiatiques déployées sur ces élections le confirment, même si les attributions spécifiques aux départements restent encore dans le vague et si le risque est grand de les voir écrasés entre les régions et les métropoles secondaires. On a fait voter les gens dans un cadre de compétences qui n'existe pas encore. Personne n'avait osé jusqu'alors.

Laissant courir les chiens fous d'une réforme institutionnelle qui amuse les désoeuvrés - ce qui est sérieux est ailleurs - l'ancien président du Conseil général de Corrèze a rappelé la meute au pied quand fut remontée de la base la certitude que les départements étaient le substrat politique élémentaire pour se hisser au niveau national, ce que comptait bien faire le Front national. Pas question de laisser revenir les HLPSDNH. Cette incongruité européenne que sont les départements français avait donc son utilité ou son danger ; aussi la mobilisation des états-majors et des fédérations n'en fut que plus complète quand les instituts annoncèrent une Bérézina historique pour les partis en cour.

Ceux des penseurs honnêtes qui avaient travaillé à la suppression des départements ont pu mesurer le niveau de mépris dans laquelle le Château les a tenus pour donner à la fin de leurs travaux la priorité à ce qu'ils étaient chargés d'anéantir. Mais, répétons-le, le gouvernement du pays lui a échappé et ces jeux démocratiques de proximité ressemblent de plus en plus à un théâtre convenu, un rite gratuit, du cirque à défaut de pain.

Qu'a donné ce "Combat de Titans" ? 
Rien !

C'est l'échec du Front national et l'allocution extravagante du premier ministre qui m'ont encouragé à écrire ce billet. L'allocution de Manuel Valls hier soir est proprement incroyable, qui, à l'inverse du président droit dans ses bottines, dit avoir entendu le cri des Français et promet pour demain matin l'embellie produite par les mesures gouvernementales courageuses prises depuis trois ans... on rêve ! Le redressement de l'Europe, et de l'Eurozone spécialement, tient à l'effondrement du prix du baril de pétrole, à celui des taux d'intérêts sur les bons d'Etat et à la chute de l'euro en dollar. Ces gens n'y sont pour rien ! Pour rien du tout ! Ce pouvoir est bien celui de Foutriquet.

M. Valls a été sélectionné par François Normal pour sa gueule et son petit score aux primaires socialistes. Peu dangereux pour l'apparatchik parvenu en douce, c'est un costaud de sous-préfecture qui n'a pas le calibre de la fonction, ce qui multiplie son acrimonie naturelle. On pourrait faire cent lignes qui démontrerait sa "dépersonnalité" en suivant sa quête inlassable de mentors depuis qu'il a choisi ce métier qui n'en est pas un. En plus de nerfs fragiles, il n'a que la colonne vertébrale d'autrui et ça commence terriblement à se voir.

Personnellement impliqué depuis qu'il a pris en main la campagne électorale au quotidien, en laissant de côté sa fonction de chef du gouvernement, il devrait démissionner après avoir perdu la moitié des départements que tenait son parti. Partout ailleurs en Europe, un pareil désaveu entraînerait la démission du chef de file, sans railleries ni quolibets d'ailleurs. Logique démocratique. Mais ici, non ! Les éditocrates de la presse subventionnée lui trouvent mille excuses.

Le Front national pour sa part a perdu. Marine Le Pen rate le fameux ancrage. Aucun département n'est conquis et peut-être 50* cantons sur 2000. On peut retourner la question en tout sens, malgré un raz-de-marée en voix, le Front ne perce pas globalement dans une élection concrète. Il reste un parti du mécontentement sans risque, bon pour les européennes.
(*)= estimations du 29.3.15 à 23h

Le grand gagnant est Nicolas Sarkozy qui ramasse 70* départements, mais puis-je ajouter qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, on me dit qu'il le sait. Le programme concret du gouvernement des réformes n'est toujours pas élaboré. On ratisse large ! La victoire d'aujourd'hui n'anticipe pas celle de demain, les enjeux sont chaque fois différents et les adversaires ne sont pas figés, chacun adaptant sa défense ou son attaque à l'autre au moment. La mise en scène de la pièce est donc à chaque fois différente même si les règles de l'art sont immuables : faire prendre au couillon des vessies pour des lanternes.




lundi 18 février 2013

Une idée qu'elle est bonne !

«Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent», chantait Stephan Eicher. Croissance zéro, déficit agravé, taxes en hausse, peu d'emplois créés, beaucoup d'emplois détruits. Au milieu du marasme, Jean-Philippe Chauvin, qu'il est inutile de présenter [en photo], a lancé une idée de ruralisation pour combattre le chômage. Il est rare en pays cartésien que l'on s'attaque intelligemment aux symptômes sans vouloir régler d'abord la ou les causes du mal, ce qui aboutit le plus souvent à n'aboutir à rien car l'entreprise est colossale. L'idée pleine de bon sens est développée dans un billet du 8 janvier intitulé Une Piste contre le chômage. Prolongeons sa piste, nous en ferons un chemin. Lisez-le, ce n'est pas long, sachant qu'il n'est pas nécessaire non plus d'attendre l'établissement d'une monarchie fédérative.
Rénover l'habitat rural n'est pas une idée folle si elle ne convoque pas de gros crédits budgétaires, parce que les territoires vont être essorés par l'Etat central à compter de demain matin, c'est dans le brouillon du projet de loi de finances 2014. Sans justifier une par une les composantes du projet ci-dessous par un chapitre critique complet, en voici l'épure :

§.1- But à atteindre : rénover l'habitat ancien en groupant les interventions sur une, deux communes non encore mortes pour commencer, afin d'apporter une masse critique de population supplémentaire en termes de services publics de proximité et de chalandise.

§.2- Cadre géographique : le département. S'il n'est pas sollicité de concours financiers importants du Conseil général, il apportera sa pierre à l'édifice en termes d'autorisations et règlements divers, urbanisme, adductions, voirie... Le conseiller général peut en tirer gloire, ce qui n'est jamais négligé.

§.3- Population visée : familles nombreuses mal-logées dont un adulte travaille, afin d'atteindre plus facilement des chiffres dans un premier temps, de transférer des secours publics tant qu'il y en aura, parfois un savoir-faire ou un talent utilisable à destination, et pour parier sur l'avenir par les enfants.

§.4- Biens visés : biens abandonnés, successions vacantes, biens délaissés pour cause de rénovation lourde. Le soutien d'agences immobilières locales peut être déterminant pour sélectionner les biens transformables et ceux qui sont des loups.

§.5- Moyens d'acquisition : les hoiries vacantes pourraient être préemptées par le département qui les céderait à la structure d'aménagement privé du paragraphe 7. Les biens abandonnés devraient être déclarés tels et cédés par la même procédure. Les biens à céder contre numéraire pourraient être achetés par des SCI associant la structure du paragraphe 7 et la famille intéressée (les valeurs sont généralement faibles, voir plus bas des prix bretons affichés avant transaction).

§.6- Moyens de rénovation : c'est peut-être en ce "détail" que gît le diable. Le bénévolat n'est pas la solution ; trop d'aléas, connotation "restos du coeur". Il n'y a pas d'autre voie que de passer par un SEL¹ ou un groupe Castor². Les Impôts locaux risquent fort d'entraver l'exécution des programmes de rénovation car ils ne captent rien sur un SEL bien mené. A creuser sans retard !
(1) Système d'Echanges Locaux. L'esprit du SEL est par ici
(2) Coopératives d'autoconstructeurs ayant des accès matériaux et conseils

§.7- Structure d'accueil : une association loi de 1901 dédiée à la rénovation rurale, appelant à cotisations le plus largement possible et organisant des souscriptions village par village ou SEL par SEL.

§.8- Travail : le programme de rénovation donne déjà des heures de travail rémunérées d'une façon ou d'une autre. Sans atteindre l'autarcie, potager et basse-cour contribuent à l'ordinaire de manière sûre. Mais tout emploi extérieur au système ou à sa plus proche périphérie soulage le projet, d'où l'intérêt d'une qualification marchande des candidats. Pour mémoire, un salarié au SMIC 2013 coûte 21330 euros par an TTC.

Cet épure n'a que le mérite, s'il existe, de créer huit points de discussion et réflexion. Ce peut peut être le squelette d'un dossier qui développerait les huit points en huit chapitres constitués chacun d'une présentation, une critique franche, de tableaux et références qui vont bien (EHESS, CNRS...) ; à la réunion desquels on obtiendrait un modèle solide servant à la promotion du projet par divers canaux (recherche d'associés, soutiens départementaux, presse, réseau immobilier...). Après la confection du Plan de développement, il faudrait commencer par un canton dans un seul département. Peut-être à lancer après les cantonales mais à préparer dès maintenant pour le faire mousser pendant la campagne électorale de 2015.
A vous les studios !

90m2 sur 400m² à 22000€ à déb. au Morbihan

130m² à cloisonner dans les Côtes d'Armor, 18000€ à déb.

4 murs droits de pierres, charpente et volige sur place, 15000€ à déb. avec 400m² en Îlle & Vilaine







samedi 30 octobre 2010

Intérêts général et particuliers - scrutins

Il était une fois...
... un chemin royal qui montait de la plaine de Languedoc vers le Vigan jusqu'au Rouergue par la vallée du Rieutord de Sumène, sur l'empreinte d'une voie romaine, sans autre choix de passage qu'un col malcommode dont l'approche était si escarpée qu'elle faisait la fortune du cabaret installé au sommet, quand elle ne rompait pas les jambes des chevaux. Plusieurs fois les services de l'intendant avaient proposé d'élargir la voie pour avoir au moins douze pans¹ utiles, construire en pied de côte un pont de trois cannes afin d'allonger le trajet et diminuer la pente, et plus tard, d'abaisser le cap de côte lui-même de quinze toises, ce qui était considérable mais nécessaire. Sans le terrassement final, il y en avait pour 1330 livres, mais les riverains qui céderaient du terrain étaient contre, et la qualité des mis en cause était telle qu'on avait dû reculer, d'autant que la guerre des camisards était dans tous les esprits malgré l'apaisement.

Le Subdélégué, lassé d'une dispute plus que centenaire sur cette route, stratégique à tous points de vue, fit ramasser un beau matin les traîne-savates du quartier que l'on mit au travail contre des bols de soupe et quelques étrennes. Hurlements des riverains qui connaissaient les lois mieux que quiconque et mandèrent le premier notaire venu pour un transport judiciaire sur le chantier : " Il n'y a pas de Corvée dans les Etats de Languedoc, point-barre !". Tous travaux publics étaient donnés à des entreprises, à prix faits ou en régie. Vaincus, les services durent débander leurs équipes de volontaires désignés. La contestation rusée n'est pas de notre siècle comme on le voit, mais la vengeance administrative non plus :

L'intendant agacé lança alors un relevé de profils dans la vallée même de l'Hérault parallèle à la vallée du Rieutord pour s'affranchir de cette maudite côte. On disait le passage impossible dans les gorges, même les Romains avaient reculé. Mais que sait-on d'un ingénieur en colère !
Les études achevées, un pont fut jeté à Ganges - les travaux durèrent sept ans car on manquait de crédits - puis la voie à Pont-d'Hérault fut décaissée directement dans la paroi qui contenait le fleuve. C'est aujourd'hui la départementale 999 ; on peut encore admirer le travail. En 1725, le nouveau chemin royal fut ouvert au roulage et l'intendant, ayant appris que Monsieur de Sumène dont l'enclos aurait été entamé par le projet refusé, avait quand même perdu 20.000 livres au jeu, au carnaval de Montpellier, taxa la communauté de Sumène de 5400 livres pour lui apprendre à vivre, ce malgré la peste de 1721 ! Ça mais !

La ruine de Sumène était en marche, ses pises² qui jadis tenait toute l'huile d'olive exportée au Rouergue étaient vides. Ses cinq notaires dépérissaient et les tonneaux qui faisaient sa réputation depuis l'âge des Gaules s'empilaient sous les clèdes. Pour sauver ce qui restait d'économie locale, la communauté décida d'élargir "sa" côte à vingt pans et d'abaisser "son" col autant que faire se pouvait. La dépense fut considérable puisque il fut demandé un dégrèvement de 5800 livres au roi.
Les impôts communaux qui les écrasaient tous n'enrayèrent pas le déclin. Ce n'est que lorsque la voie ferrée de Sommières à Tournemire reprit en 1868 son axe naturel mais en passant sous le col escarpé par un tunnel de 1400 mètres, que l'injustice du XVIII° siècle fut réparée. Effectivement, Sumène reprit alors son rang économique traditionnel. Des usines de bas de soie s'installèrent et quelques tonneliers se remirent à cueillir des douves de châtaignier. Les riverains de 1714 ne savaient pas que leur ruse légale stériliserait le pays pour 150 ans !
Fin de l'histoire³.


Des scrutins et des hommes
La démocratie locale a ses limites et les intérêts particuliers sont rarement surmontés au niveau de gouvernement où leur pouvoir s'exerce. La contrainte administrative doit aussi être finement réglée par des compétences et de bonnes anticipations. L'intendant capable de lancer une route impossible était tout à fait capable de prévoir la ruine probable de la ville contournée. Sumène n'était pas chef-lieu de la baronnie d'Hierle mais son poumon économique, l'impact de la décision était bien plus large que l'accélération de la Poste Royale. Cette petite histoire pourrait servir d'argument à ceux qui préfèrent voir le Bien Commun géré par des esprits éclairés et désintéressés, loin des disputes locales. Or on sait bien la force d'exécution des choix obtenus par le vote des administrés concernés, et les esprits éclairés et désintéressés ne sont malheureusement pas en nombre. Y aurait-il un moyen de s'affranchir de la "bêtise" humaine ? Vaste programme, mais allons-y voir :

(a) La première sélection des expressions est le cens. Ne parlent que ceux qui contribuent. On sait que la frustration des non-inscrits est redoublée par la stigmatisation de leur pauvreté relative et que les autres sont d'avance désignés à la vindicte publique en période difficile. En plus la liste ploutocratique est passée de mode.

(b) On peut imaginer une pondération des voix par points civiques. Chacun a dix points, puis les chefs de famille ont un point supplémentaire par enfant, les bacheliers deux points, les diplômés de l'université quatre, les rastacouères zéro, les pupilles de la Nation cinq etc... La commission parlementaire chargée de la grille tarifaire n'en verra jamais l'issue.

(c) Pourquoi pas le QI ? Au niveau de la troisième, on passe l'examen de quotient intellectuel à la place du Brevet des collèges et le chiffre obtenu (divisé par dix) donne autant de voix lors du scrutin au suffrage universel. Sauf que la prolifération des Giscard d'Estaing par exemple n'augure pas nécessairement des bons choix. La liste est longue des bêtises du pharaon le plus doué d'Auvergne, disait Antoine Pinay parlant du pharaon pas des bêtises.

(d) La tentation est grande localement d'ancrer les suffrages au sol s'il s'agit d'y toucher. Ne parlent de la route que les propriétaires fonciers quelle que soit leur taille. Dans notre petite histoire, les artisans directement impactés par le détournement du chemin royal n'auraient eu rien à dire alors qu'ils étaient bien plus les victimes de cette décision que les agriculteurs qui nourrissaient le pays. Ca n'est pas bon.

(e) Quotient familial
: l'Alliance Royale, sous l'impulsion de son fondateur, père de huit enfants, a caressé l'idée de privilégier les familles par une pondération des voix. A y regarder de plus près, la mesure ferait le lit des tradi-cathos d'un côté et des animistes maliens de l'autre. Mais après tout favoriser les enfants c'est favoriser le futur, et si l'incitation civique redresse la barre démographique, pourquoi pas.

(f) Finalement, comme disait Churchill de la démocratie dans son fameux "le pire régime à l'exception de tout autre", le suffrage universel, un homme une voix, simplifie bien les choses. On devrait quand même le civiliser en le subordonnant à la délivrance automatique d'un quitus fiscal. Votent les résidents qui sont en règle avec l'administration des Impôts ; et au niveau local, quelle que soit leur nationalité s'ils sont établis durablement et contribuent. Ce n'est pas nouveau, mais ça peut ressortir.


Note (1) : Le pan de Montpellier fait 25cm ; la canne de Montpellier a 8 pans et fait 2m ; la toise du roi fait 1,95m.
Note (2): Grand vaisseau intransportable creusé d'une seule pierre dédié uniquement à l'huile d'olive. Chaque maison de négoce de la Grande Rue avait la sienne.
Note (3): Un blog personnel dédié à la ville : Je t'M Sumène.
Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

vendredi 1 février 2008

Des royalistes en campagne

Des royalistes en campagne sous leurs couleurs, il y avait bien longtemps que nous n'en avions vus. La démarche est initiée par l'Alliance royale qui déroule un programme municipal en quatre axes principaux, adapté ensuite à chaque circonscription électorale :

logo AR1.- Favoriser le commerce de quartier, car il renforce le lien social, facilite la vie des familles et des personnes seules, car il est créateur d’emplois ; attirer les entreprises, pour que nos communes rurales ou de banlieue ne soient plus des cités-dortoirs et que les salariés puissent travailler plus près de chez eux ;

logo AR2.- Aider les familles, en reconnaissant leur contribution irremplaçable à l’éducation, à la transmission des valeurs et à la solidarité, en leur redonnant un rôle politique et notamment une participation aux décisions sur les sujets locaux ;

logo AR3.- Promouvoir le patrimoine culturel, qui est à la fois le fruit et le fondement de la vie en société. Cela passera nécessairement par l’amélioration du cadre urbain, en particulier l’environnement, la circulation et le stationnement...

Mais cela passera aussi et surtout par une vraie démocratie de proximité, par l’amélioration du dialogue entre les habitants et la mairie, à travers une véritable mesure institutionnelle locale :

logo AR4.- Donner aux quartiers et aux villages des conseils vraiment représentatifs. Une telle réforme a pour but de renforcer le rôle des quartiers dans la définition de la politique municipale des villes grandes et moyennes.

Se sont lancés aux municipales, des courageux, puisqu’on sait qu’il faut chaque fois constituer une liste :

Auroux à VersaillesJulien AUROUX attaque Versailles bille en tête avec le courage des innocents, mais il n'y a qu'eux à sortir de la tranchée en criant pour vaincre !
Sa profession de foi est cliquable ici et le programme détaillé cliquable là. Nous y avons relevé des propositions tout à fait intéressantes et particulièrement celle visant à revitaliser le centre qui souffre de la géographie versaillaise dictée par le château et son parc qui coupe la ville en deux, de part et d'autre de l'avenue de Paris.
C'est vrai qu'à Versailles il n'y a pas de place centrale, avec une belle fontaine, et quelques terrasses de cafés chics ; il y a pourtant une clientèle locale et de passage suffisante. Le programme ne se limite pas à cela puisqu'il est parfaitement calibré aux besoins et au prestige de la cité du roi-soleil.

Le comte de VILLENOISY se jette à l'eau sur Paris. Rappelons qu'il y a une élection municipale dans chacun des 20 arrondissements de la capitale, et que c'est la réunion du conseil élu qui forme une majorité désignant ensuite le maire de Paris. M. le comte a choisi le XVII°. Il faut savoir passer le pont, disait Brassens, Patrick de Villenoisy n'a pas hésité, et nous vous invitons à partager son enthousiasme sur son clip, avec Didier Barbevilien d'ailleurs.



Le président de l'Alliance royale que l'envie démangeait sans doute, a choisi de sévir sur le VII° arrondissement. Sa liste promeut la démocratie équitable, un des grands thèmes de sa campagne présidentielle. « ; Entre des candidats imposés et d’autres qui ne leur conviennent pas, je propose à mes concitoyens de relever la tête pour prendre de la hauteur. Je serai sur les marchés » ;. Connaissant la pugnacité d'Yves-Marie ADELINE, le VII° se souviendra !

Mais les cantonales ne sont pas oubliées. Le programme national de l'Alliance royale vise à redistribuer les moyens de gouvernement local entre des entités mieux adaptées aux réalités. Les cantons actuels semblent destinés à devenir les circonscriptions administratives de base, les 36000 communes étant à bout de souffle comme le confient 76% des édiles municipaux. Il est donc logique de s'intéresser à ces cantons, même si le questionnement du département en tant que première circonscription du pouvoir national reste posé.

Pico à WittenheimC'est dans le canton de Wittenheim (Ht Rhin) que Sandrine PICO se présente pour la première fois. Programme ambitieux cliquable ici. Réussir la décentralisation comme nous le dit la candidate n'est pas une mince affaire si l'on connaît le foutoir que les lois Raffarin ont créé. "Nous estimons que la réforme territoriale est cruciale et urgente. La République nous donne le spectacle d’une organisation politique territoriale désastreuse qui a ressuscité des féodalités contre lesquelles les rois ont toujours combattu. Nous voulons renverser la logique de la décentralisation républicaine, repartir du bas, des corps sociaux, des démocraties locales, et bâtir un édifice qui soit cohérent et homogène". Nous pensons que ce regard neuf est indispensable dans des structures d'administration ossifiées comme les conseils généraux.

affiche ARChantal de THOURY se lance sur le canton de Châtillon en Bazois (Nièvre). Ses préoccupations sont plus concentrées sut la question environnementale où l'on devine des compétences aiguisées, étang de Baye, canal du Nivernais, nappe phréatique, chasse et pêche, filière carbochimique du bois. Programme intéressant cliquable ici, qui n'oublie pas de donner plus de chances aux enfants à naître en développant l'aide aux mères en détresse. Moi, ça m'a plu !

Dans le 3è canton de Poitiers, on va retrouver le président ADELINE chez lui. L'avanie subie à l'IEP de Poitiers qui lui a refusé un amphi, l'a convaincu que la Connerie ne chausse pas tout de suite ses bottes de fer. Elle progresse d'abord en chaussons. « "En effet j’ai découvert qu’il existe certains lieux à Poitiers qui se sont voués aux idéologies totalitaires. Ce n’est pas une affaire de droite ou de gauche, mais de principe. Je n’oublie pas que mon père à l’âge de 17ans ainsi que mes grands-parents ont été emprisonnés à la Pierre Levée à l’époque où les Fascistes occupaient notre ville. Or le totalitarisme commence par des comportements symboliques apparemment anodins, et c’est cela qu’il faut guérir, tant que le serpent est encore dans l’œuf ».

Adeline
Nous serons avec lui.
D'autres candidats vont-ils surgir du mouvement royaliste ?


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