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dimanche 10 mars 2024

L'Alliance rurale est arrivée

#2247 - Ha nascut ! Le parti paysan qui vient de naître doublonne ou succède à Chasse Pêche Nature & Traditions qui eut son heure de gloire avec Jean Saint-Josse et Frédéric Nihous. Ayant reversé ses ambitions dans l'UMP, CPNT s'y est noyé au point qu'est apparue l'urgente nécessité de faire du neuf avec du vieux. L'Alliance Rurale met au défi les campagnes d'être directement représentées au parlement de Strasbourg.
Des esprits mal tournés, considérant les amitiés cygénétiques de Willy Schraen, patron des chasseurs mais pas encore saint, et d'Emmanuel Macron très actif sur les règles de tir, des mal tournés donc pensent que l'Ar est un sous-marin de l'Elysée pour torpiller sous la ligne de flottaison les galères fachistes du Rassemblement-Nous-Voilà et de Reconquête! aux élections européennes, lesquelles élections s'annoncent perdues pour le pouvoir en place. L'entrée en campagne de notre Jeune Premier contre le clan Le Pen, rationnaires fantômes de l'assemblée européenne, a donné le tempo d'une lutte à mort entre la majorité menacée et le parti du mécontentement. Celui dont on parle aujourd'hui a déporté son axe de campagne vers les valeurs, les libertés et les traditions, ce qui lui épargne la hargne des autres têtes de liste.

S'il fallait extraire des communiqués de l'Alliance Rurale les punchlines qui pourraient faire recette, la première venue serait la détestation de l'Etat jacobin, normateur et invasif. La seconde, un appel aux libertés basses en forme d'appel d'air pour respirer à l'échelon local. Que de bonnes intentions, mais ce n'est pas la première fois que le bon sens est convoqué à la barre ; qui se souvient du Centre national des Indépendants et Paysans qui donna à la France des noms comme René Coty, Antoine Pinay, Paul Reynaud, et à la fin, Valéry Giscard d'Estaing. Ayant choisi l'Algérie française contre l'avis des godillots du Grand Tout, le parti se liquéfia. Il persiste à exister aujourd'hui dans la plus parfaite discrétion (CNIP). Mais allons à la profession de foi de l'Ar (texte intégral ici) qui est la synthèse de toutes les bonnes idées, original en vert-pelouse, critique en noir-clair :

Depuis de nombreuses années, le monde rural est méprisé par les politiques européennes. Ces élites technocratiques ont toujours pensé que ce monde des territoires, riche de ses différences avec des distances bien réelles et des contraintes naturelles quotidiennes, des services publics moins rentables des activités économiques rurales très diversifiées, ses cultures et ses traditions si passionnantes, ne méritait pas d’être écouté. Il existe aujourd’hui une volonté non dissimulée de détruire nos modes de vie et nos économies locales, mais aussi d’interdire ou de réduire à sa plus simple expression les bonheurs simples de la vie de millions de Français.

♣ Méprisé vraiment ? Le budget colossal de la Politique Agricole Commune semble dire le contraire, mais il y a pour sûr un écart grandissant entre les ambitions légitimes des agriculteurs (mais toutes différentes d'une filière à l'autre) et l'espace "agriculture" dans les powerpoints du libre-échange mondial aux règles définies par l'OMC sous l'impulsion de la Communauté européenne (Delors, Lamy). Par exemple dans le projet d'accord commercial avec le Mercosur, l'agriculture prend sa part mais en concurrence avec d'autres activités telles que l'industrie, les services (bancassurance) et les mines. L'intention de l'Europe sur-développée est de vendre des produits finis à un marché en développement de bientôt trois cent millions de consommateurs, en les autorisant à concurrencer sa propre agriculture commerciale. Mais le diable est dans les détails et l'agriculture vivrière française ne s'y retrouve pas, mais pas du tout. Réentendre les paysans de l'autoroute pour comprendre le malheur annoncé. Moralité : l'Ar devrait donc contester le principe fondateur de l'UE, la même UE qui perfuse les exploitations agricoles françaises ! On n'est pas si loin du "choc de civilisations".

L’intolérance, le nivellement par la norme, la mise sous cloche et la culture de l’interdit deviennent aujourd’hui les seules réponses que cette élite technocrate bruxelloise utilise pour s’adresser à nous dans notre vie de tous les jours. Nous sommes riches des valeurs et de l’héritage culturel transmis par nos parents. Nous sommes des millions à nous demander, à juste titre, si nous pourrons un jour les transmettre à nos enfants. Rien n’est moins sûr, et le malaise, pour ne pas dire le mal-être croissant des ruraux, doivent être perçus comme les signes avant-coureurs d’une colère qui monte dans nos campagnes. Ce mépris qui s’installe à l’égard de la culture rurale, ne peut que conduire aujourd’hui des personnes de cette France des oubliés à s’allier pour dire stop !

♣ L'Ar dénonce la posture coercitive d'une bureaucratie qui pense à elle-seule nourrir les paysans sur les lignes de crédits européens. A juste titre ! Cette bureaucratie est tellement sûre du respect de son autorité qu'elle en rajoute aux contraintes de tous ordres décrétées par Bruxelles. On soupçonne une certaine jouissance des agro-technocrates à brimer les ploucs pour qu'ils entrent dans la boîte prédéfinie du libre-échange planétaire. D'ailleurs le texte intégral parle "d'acharnement administratif". Exagéré ou pas, c'est ainsi que la relation interactive est perçue par l'exploitant. L'Etat devient un ennemi. Et quoiqu'il dise, annonce ou promet, la jacquerie présente continue à carburer à sa détestation. Refonder l'Etat est la seule réponse qui ait du sens ; mais c'est hors de portée des fondateurs de l'Ar. A défaut, il ne restera plus qu'à ardoir les sous-préfectures. Après les dénonciations, viennent les vœux.

Nous voulons une ruralité vivante dans laquelle il est possible d’entreprendre et de créer des richesses, de profiter des technologies et de la recherche. Nous voulons des services publics, des services de santé et des services d’aides à la personne de proximité pour tous ceux qui en ont besoin et veulent rester dans nos villages et nos bourgs. Nous voulons favoriser une vie économique, sociale et associative dynamique et sans entraves. Nous plaidons pour le droit et le respect des différences dans ce monde normé que l’Europe nous impose. Nous promettons de réunir et de défendre cette France des innovations et des passions, cette France des traditions, cette France des transmissions. L’Alliance Rurale portera nos demandes légitimes sur les bancs du parlement européen pour que perdure cet art de vivre à la française en orchestrant une véritable polyphonie rurale.

♣ Quand vous lisez lentement, le texte ne demande rien moins que la libération du monde rural dans l'exaltation des particularismes locaux mettant en valeur les atouts de chaque région ou filière : cela s'appelle la Liberté. Sans se démunir non plus de l'essentiel territorialisé : un Etat régalien qui assumerait les services publics de base cantonalisés. On entrevoit quelque chose qui nous ressemble et fleure bon l'anarchie contenue.

Célèbres ou inconnus, nous représentons cette France rurale ; la France du bon sens, du dialogue et de la proximité. Notre action consiste à faire que l’Europe revienne à ses fondamentaux garantissant la paix, la liberté et la sécurité des citoyens. Enfin, l’Europe doit arrêter de mettre une énergie inouïe à entraver les libertés individuelles et à détruire la diversité culturelle des peuples européens.

♣ Les pouvoirs européens ont été définis, je dirais "motorisés", par des jacobins français dans l'optique d'aboutir inextricablement à une fédération des nations. Cet agenda rampant dans la foultitude des directives nourrissait toute la haine de Margaret Thatcher contre l'Europe delorisée et fut le substrat invisible du Brexit. Comme il en fut des particularismes provinciaux de la vieille France, systématiquement entravés puis détruits par la IIIè République en phase de conquête, la diversité des mœurs socio-économiques de chaque région européenne doit plier devant l'Européen nouveau, formaté dans ses "valeurs" comme dans ses appétences de consommation par l'oligarchie transnationale qui, elle, sait profiter de la situation. Ce qui fut impossible en France - les deux guerres ont hâté la standardisation - doit être tenté maintenant au niveau européen, d'autant qu'y gît la réalité du pouvoir. La démarche de l'Alliance rurale est donc légitime et bienvenue.

Que propose-t-elle pour l'Union européenne ? Ses institutions, les dévolutions de pouvoir, ses règles de fonctionnement, sa queue de trajectoire ? Rien quasiment. L'Ar eut été bien inspirée de hausser l'alidade et de proposer par exemple une confédération des nations en stratifiant les responsabilités de chaque niveau. Du grain à moudre dans les débats et une attention plus soutenue des mediats faiseurs d'opinion.

Mais est-ce raisonnable de recycler un ancien parlementaire béarnais comme Jean Lassalle, connu pour ses frasques et ses emportements théâtralisés ? Débarqué, qui pis est, de sa circonscription pour usure aggravée de la position ? N'y avait-il rien de plus frais en rayon du renouveau ? Justement si ! Belle comme le jour, la présidente des bouchers de Paris (ça existe) ferait la tête de liste parfaite. Elle s'appelle Véronique Langlais. Très marrante et passablement affûtée, c'est elle qu'il nous faut. Le gag électoral serait-il parfait sans elle ?

Véronique Langlais

On me dit dans l'oreillette que le plus grand malheur apporté aux éleveurs français l'a été par la Cheville qui fut un temps dénoncée comme un gang légal, et l'est peut-être toujours encore. Damned ! Moi qui croyais avoir trouvé mon bulletin ! Attendons plutôt la liste de l'autre AR, l'Alliance royale, des fois que.

samedi 18 juin 2022

Pays réel vs. pays rêvé

Spécial royco. Pour une simple réflexion dans l'article de Royal-Artillerie sur le premier tour des législatives (clic), doutant de la pertinence à valoriser les candidats du parti Reconquête!, que je qualifiais d'obsédés par l'islam, s'est levée une objection parfaitement naturelle qui dénotait un décalage entre le pays tel qu'on l'aime et le même tel qu'il est réellement. J'ai répondu qu'on ne pouvait faire une thèse dans un commentaire, mais à la réflexion, envoyons la thèse.

Le pays France d'aujourd'hui, un 18-Juin en plus, n'est plus dans cette citation de Charles de Gaulle : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Sinon la France ne serait plus la France ! » Ben oui ! La France - comme bizarrement tous ses voisins européens - ne répond plus aux critères de race et de religion. Elle a subi la pression démographique du tiers-monde cherchant à se sauver de la misère et comme aucune nation n'est étanche, pas même la Corée du Nord, des races extérieures à l'ethnographie traditionnelle du pays de destination se sont infiltrées dans la pyramide française des âges, ce qui en soi n'est pas une calamité, surtout s'il s'agit de la réflexion d'un chrétien. Justement, la religion chrétienne n'est plus majoritaire en France, essentiellement par une dépression de la foi plus que par l'importation de cultes étrangers. La déchristianisation a commençé à la Renaissance quand les clercs sont revenus à l'antique, et elle s'est poursuivie en pente douce jusqu'à aujourd'hui sans qu'il soit possible de la freiner. C'est l'âme humaine qui se libère et contre ça nul ne peut rien : Nietzsche qualifiait prêtres et sorciers de "faux monnayeurs" et quand le doute métaphysique s'installe, la conversion devient impossible. Ce qui signifie qu'emprunter la voie de la rechristianisation du pays pour accéder à la royauté revient à entrer dans un tunnel qui ne débouche pas. Jean Raspail liait les deux pour déplorer l'impossibilité d'aboutir. Il noya ses désillusions dans l'écriture de magnifiques romans. Alors si ce pays n'est plus celui du général De Gaulle, quel est-il donc ?

- Vaimalama Chaves, Miss Tahiti 2018, Miss France 2019,
sur une chanson de Henri Salvador -


Curieusement il est toujours et encore celui de Joachim du Bellay : "France, mère des arts, des armes et des lois". Et ce malgré les hordes noires que redoutait Charles Maurras ! Toujours et encore le plus beau pays du monde ; un monde en réduction, des montagnes aux plaines, à la mer, le finistère européen et pour finir, pays du meilleur pain et du meilleur vin, pays du luxe et des avions, pays de l'élégance féminine et de l'esprit français. Il suffit de le patrouiller en tous sens - comme le fit Jean lassalle par exemple - pour s'apercevoir qu'à l'instar de la Rome antique ce pays fonctionne par ses nègres. Ce n'est pas d'une couleur qu'il s'agit mais d'un statut social. Non européens les qualifierait mieux, aliens serait désobligeant, ils sont partout. Absolument, jusque dans l'infanterie. Ce n'est donc pas la peine d'énumérer les activités les plus pénétrées puisqu'ils sont partout. En passant, relevons que l'ubérisation de l'économie a plus fait pour une population exogène en déficit d'accession à l'emploi que tous les plans banlieues réunis.

Quand donc le royaliste actif va-t-il intégré cette réalité d'un pays réel différent du pays rêvé de son enfance, pour les plus âgés ? Et pour les royalistes doublement puisqu'ils le raccordent à une époque pas moins rêvée ; comme le disait une fois Gérard de Villèle avec d'autres mots peut-être mais pour l'essentiel ceci, parlant de l'Ancien régime : ils exaltent une époque qu'ils n'ont pas connue ailleurs que dans des livres et le plus souvent des livres hagiographiques. La citation de Talleyrand vantant la douceur de vivre de l'Ancien régime s'applique-telle à sa classe sociale ou à l'ensemble de la population française ? La réforme fiscale indispensable à la pérennité du royaume, mère de tous les désordres dès qu'elle fut annoncée, était-elle praticable en l'état des pouvoirs exclusifs remis au roi en ses conseils de privilégiés ? Il est légitime de questionner le roman royaliste comme de rappeler que Louis XIV avoua sur le tard avoir négligé le prix exorbitant de ses guerres sur le peuple ; que les armées de Louis XV furent incapables de conserver l'héritage pendant que celui-ci s'étourdissait avec les filles-de-rue du Parc au Cerf. A la fin de leur trajectoire, « les Capétiens avait achevé de détruire le Moyen Âge, lentement, patiemment. Sortis des entrailles de la féodalité un pressentiment secret leur disait que cette œuvre était un suicide¹ ». Est-ce pour cela que Louis XVI ne s'est pas battu contre la Révolution ? Instruit, très instruit, il savait que l'omnipotence royale était de façade et n'avait plus d'appui dans la nation, que les régiments fermentés par les idées nouvelles n'étaient pas commandés, ce que la mutinerie des Suisses de Nancy se chargea de lui prouver. Le césarisme exacerbé par le roi-soleil avait déchiré le tissu cadastral de la féodalité décentralisée par essence pour le plus grand malheur du pouvoir central. Il aura suffi de prendre le Château pour saisir tout le royaume. Le centralisme inséparable du despotisme obérait toute résistance des corps constitués contre un peuple insurgé. Il y a plein de questions pour remettre les choses à l'endroit et baliser une future restauration. Parce qu'il faudra bien y arriver un jour à cette restauration monarchique pour sauver le peuple qui habite ce merveilleux pays des démons de la Bêtise.
(1) Boiffils de Massanne, 1869


C'est pourquoi chez Royal-Artillerie la monarchie est un principe, rationnel, démontré. On n'y tombe pas en pamoison ; il n'y a pas de miracles en attendant le Mérovingien caché (quoique !). On ne prend pas les décorations ou les titres au sérieux, ni les ordres de chevalerie, ni les prétendants-de-naissance. L'agnosticisme fait le reste. « Le roi est la clef de voûte idéale puisqu'il pérennise l'idée de Nation, l'incarne toute et la domine. Il sert de repère fixe dans les périodes de tumultes, apaise les contentieux, recherche le bien de chacun et de tous, et par éducation, est au fait de la chose publique très tôt dans sa vie. La charge de roi accumule l'expérience nécessaire à l'exercice de sa fonction pendant une période plus longue que la seule vie du titulaire au moment. Le roi dont le souci premier est le legs d'un héritage toujours mieux consolidé n'est prisonnier d'aucun dogme, d'aucune idéologie, d'aucune loi supérieure à celle qui le sacre. Le roi est enfin la garantie d'un rajeunissement périodique de la clef de voûte nationale quand s'ouvre sa succession. Le modèle est naturellement évolutif » (cf. page "à-propos" de Royal Artillerie).

L'intention du blogue est de donner le plus de billes possibles pour aboutir - c'est le but du dossier de rénovation qui exige sa mise en chantier dans le pays tel qu'il existe en vrai et pas sur le chromo délavé d'une France disparue. Les monarchistes réalistes, comme ceux de SYLM, de Royauté-News et Royal-Artillerie à l'occasion, ne sont pas seuls dans le microcosme. Ils partagent bien des évidences et surtout une grande fatigue à voir certains royalistes nier le réel pour s'exalter en incantations solitaires, les deux pieds dans le tub d'eau bénite. Pour le Groupe d'Action Royaliste (GAR) Jean-Philippe Chauvin a publié un texte très court mais essentiel sur ce pays réel² qui risque bien de ne pas coïncider au pays des royalistes. Le voici in extenso, sans sa permission et il terminera cet article :
(2) In memoriam "pays réel, pays légal" de Charles Maurras.


cul de lampe

L’on ne fera pas la Monarchie sans les Français !


« Un royaliste conséquent doit refuser le fatalisme comme la facilité ou le dilettantisme : il doit bien plutôt privilégier, pour un militantisme efficace et convaincant, "la recherche, la discussion, l’action", sans méconnaître les enjeux du moment et les perspectives du lendemain, et il doit saisir les opportunités qui se présentent, non par démagogie mais par discernement. Si le royalisme n’est pas un "dîner de gala", il ne doit pas être non plus un repoussoir pour nos concitoyens : la bonne tenue des royalistes dans la société française (ce qui ne signifie pas leur ralliement aux principes de la société de consommation, si peu sociale dans ses applications) et leur capacité d’écoute du "pays réel" dans toutes ses particularités, y compris parfois les plus dérangeantes, n’est pas, pour autant, l’abandon d’une certaine rigueur politique et intellectuelle, mais la mise à portée des idées monarchistes à un nombre suffisant et satisfaisant de nos concitoyens et la possibilité d’un consentement démocratique à la proposition royale pour la magistrature suprême de l’État par une large part du corps social et électoral de notre pays.
Car l’on ne fera pas la monarchie contre les Français, mais bien avec eux ou, du moins, sans leur hostilité : dans l’ordre chronologique et stratégique, la royalisation des forces vives de la nation, de celles qui entraînent les autres, apparaît bien comme cette nécessité qu’il faut reconnaître et assumer pour établir dans de bonnes conditions et durablement la monarchie à la tête de l’État…»
JPC le 23 mai 2022 pour le GAR


village de Curemonte

lundi 1 février 2016

Taubira et sa Loi

Ainsi Christiane Taubira a quitté la Chancellerie. Elle s'inscrira dans la chronique des travaux et des jours comme le Garde des sceaux qui imposa le mariage homosexuel en France, et rien de plus, car il n'y eut rien de plus, à part quelques ajustement à la marge des procédures judiciaires. Il restera d'elle une inclination naturelle à manœuvrer les Chambres par un discours littéraire qui tranchait sur la morne plaine des récitations automatiques de députés godillots. Elle a apporté de la fraîcheur dans l'hémicycle. Quant aux grandes idées*, elles sont restées au stade de l'incantation obstinée, répétée, lassante, avec ce soupçon de mépris des Français qui a interdit le soutien, sinon l'empathie de citoyens en phase avec ses propositions, mais qui furent outrés par son combat maladroit pour la négritude contre eux.

Sa démission est la fenêtre d'opportunité pour les adversaires au mariage homosexuel qui remettent aujourd'hui du gasoil pour nous resservir la "destruction de la famille" et faire avancer leur modèle social en béton dans l'allée des prétendants à l'Elysée. Dans un entretien accordé à Atlantico, Guillaume de Prémare** relève que seulement 18000 mariages homosexuels ont été "célébrés" en deux ans en France, ce qui semble indiquer que la ressource minoritaire s'épuise. Un tableau complet de l'INSEE nous donne tous les chiffres et compte 250000 mariages en gros. Le mariage gay est un épiphénomène. Il n'en demeure pas moins que pour M. de Prémare la menace contre la famille traditionnelle persisterait. Il dit :

« L’idéologie issue des études sur le genre vise à imposer l’idée d’indifférenciation entre l’homme et la femme. Il y a un lien substantiel avec le mariage homosexuel : si deux hommes ou deux femmes peuvent se marier et adopter des enfants – au même titre qu’un homme et une femme -, c’est qu’il y a équivalence des situations et indifférenciation entre homme et femme. Il y a une dialectique qui vise à opposer nature et culture ; et même à nier l’existence d’une nature humaine. Cette opposition est trompeuse parce que l’homme est par nature un animal social et culturel ; et sa dimension biologique est articulée à sa dimension culturelle. La nature humaine englobe tout cela.»

Ce sont des conneries (dans une version papier, on écrit : on se paie de mots): la nature de l'homme est hétérosexuelle par construction et toutes les lois permissives du monde n'effaceront pas l'étonnement, la raillerie voire le mépris nés de la rencontre de couples homosexuels. En ce sens qu'il n'y aura pas indifférenciation des sexes, ni destruction de l'ADN humain par le poison de la culture décadente du Bas Empire. Il suffit de sortir "en ville" et de parler aux autres au lieu de rester coincé dans la phosphoration de ses idées. Les gens tout simplement s'en moquent dans les deux sens du terme ! N'ajoutons pas (mais un peu quand même) que les populations appelées en renfort de notre économie essoufflée sont unanimement contre les homosexuels pratiquants jusqu'à les lapider, les pendre ou les jeter des toits.

Nulle loi n'interdit maintenant à quiconque de se marier, y compris l'immense majorité de la population qui fait la noce comme au bon vieux temps, avec les blagues salaces de l'oncle de Chaminadour en fin de banquet ! Pour ma part, que deux êtres qui s'aiment veuillent solenniser leur union par un mariage ne m'enlève aucun point de retraite. Certes, la famille patriarcale est le creuset générique de l'éducation du petit d'homme ; ce dispositif cellulaire est éprouvé depuis Néandertal ; mais ça ne se passe pas non plus toujours très bien. Les royalistes sont aux premières loges pour constater les dégâts de la contrainte dans les familles princières et non princières. Parfois cela tourne au désastre. Oui, la cellule familiale est la brique naturelle élémentaire d'une société, n'en faisons pas un sacrement universel obligatoire.

Mon sentiment est que les cadres de la Manif-Pour-Tous, forts du souvenir d'un million de marcheurs à Paris, cherchent à pérenniser un fonds de commerce valorisable auprès de structures politiques plus grandes, elles-mêmes dispensatrices de prébendes et de visibilité sociale. Ils inventent un péril là où il n'y a qu'abandon circonstancié et électoraliste à une mode sociétale qui risque bien de passer un jour comme passent les mœurs décalées. D'ailleurs, on sait peu que des gens impliqués comme Pierre Bergé s'étaient déclarés il y a longtemps contre le mariage mimétique des homosexuels, se satisfaisant de la protection patrimoniale du PACS et déconseillant cette pitrerie.

Par contre, il faut tenir bon contre l'adoption d'enfants-de-plaisance par des couples anti-nature - pourquoi lester les écoliers d'un pareil handicap ?*** - et demander sans relâche l'abolition de l'article 6-1 du Code civil**** : « Le mariage et la filiation adoptive emportent les mêmes effets, droits et obligations reconnus par les lois, à l'exclusion de ceux prévus au titre VII du livre Ier du présent code, que les époux ou les parents soient de sexe différent ou de même sexe », et surtout bloquer en frontière toute la gestation d'enfants pour autrui, sauf à laisser monter des usines à gosses partout dans le tiers-monde avec un marché des préférences, options et tarifs, même si...... ça existe déjà !



Les combats à mener en France sont d'un autre ordre.

La classe politique le sent aussi, qui ne reviendra pas sur la loi Taubira. Ce serait une perte de temps et d'énergie pour un épiphénomène. Les politiciens sont souvent inefficaces aux affaires mais gardent une sûreté de jugement quant à leurs chances personnelles. Ils peuvent prédire que l'électorat ne se déterminera pas en réaction contre la loi homosexuelle. C'est l'analyse de Nicolas Sarkozy.

En revanche, l'avortement et les privilèges consentis par le cabinet Valls à ce fléau démographique ; l'état calamiteux de nos finances publiques qui cachent dans leurs comptes la bombe atomique des pensions de fonctionnaires non provisionnées qui obligera un jour Bercy à piller les caisses des travailleurs du secteur marchand ; le coma de notre économie soviétisée engluée dans l'archéo-syndicalisme politique ; le drainage des cerveaux et le chômage de masse ; le lest de plomb d'une armée immense de parasites sociaux de plus en plus amalgamés aux étrangers visibles ; tous ces points sont le ferment d'une révolte sociale d'ampleur. Certains, dont je ne suis pas, parlent de guerre civile. Pour la faire, il faut être plus nombreux et plus enragés, jusqu'à passer l'Arc de Triomphe pour descendre les Champs Elysées jusqu'à la Grille du Coq. Il n'y a personne d'assez charismatique et riche pour lever l'étendard du Vaffanculo général et La-Manif-Pour-Tous n'amassera pas de barricades en poussettes. Inutile de s'exciter et d'appeler les cotisations. On fera avec la Loi taubiresque dont on purgera l'adoption d'enfants. Se concentrer sur une mesure unique et simple devrait aboutir. Bombarder, pour ce faire, son député pendant la prochaine campagne électorale législative de 2017 : Non à l'adoption gay !


Notes :
(*) pour comprendre la réflexion de Taubira il faut lire Surveiller & Punir de Michel Foucault. Bon courage, je l'ai fait :)
(**) patron du réseau d'influenceurs catholiques Ichtus.fr
(***) Avec bien d'autres, le docteur Lévy-Soussan conteste le soi-disant bien-être des enfants adoptés par des couples homosexuels : « Ils deviennent des sujets à haut risque de dépression, vivent l’échec scolaire, le manque d’estime de soi et des difficultés d’insertion sociale », explique Lévy-Soussan, autant de choses qui tombent sous le bon sens. Le psychiatre précise : « Comment ces couples-là peuvent assumer, par rapport à l’enfant, le fait qu’ils l’ont privé de père ou de mère ». Accusant l’honnêteté des études, il lâche : « Ils sont sommés d’aller bien pour des raisons idéologiques, politiques et militantes », et donc « ils ne vont pas admettre que c’est compliqué pour eux ». (source Grumberg c/o Dreuz.info)
(****) Loi 2013-404 du 17.03.2013 (clic)

 

lundi 9 février 2015

L'élixir du service civique


Le grand désordre de notre nation et la sécession d'une partie de la jeunesse résidant dans ce pays ont remis à la mode le service militaire. Ultime remède à l'incohésion, l'embrigadement assorti d'un savonnage des cerveaux semble être le dernier recours de la bourgeoisie régnante pour... sauver les meubles et la virginité capitalistique des héritières. On friserait la caporalisation si tout cela était pris au sérieux. Rassurons-nous, le canada dry du service aux armées est le service civique dans les MJC et autres associations de notre modèle social, utiles du berceau à la tombe. Le service civique fonctionne sur la base du volontariat, ce qui veut dire qu'il ne s'appliquera pas à ceux qui en auraient le plus besoin. Énième coup d'épée dans l'eau pour la "politique de la ville". Il ne pouvait quand même pas être question, comme le demandaient les pizzaïolos de l'UMP, de militariser l'esprit de jeunes gens réputés défavorisés, mais qui - moins empruntés que la moyenne - se prennent en charge en substituant aux tracasseries de Pôle Emploi le commerce d'hyper-proximité en pied d'immeuble.

Il est bien sûr exclu de former des combattants comme on le faisait jadis dans les compagnies de combat d'appelés, compagnies destinées à recevoir le choc des régiments du Pacte de Varsovie déferlant sur l'Europe occidentale. Jean-Dominique Merchet fait un sort au service militaire qu'il n'est pas besoin d'expliquer dès lors que plus de la moitié de la classe d'âge masculine y échappait à la fin par maints subterfuges ; se rendre sur sa page, c'est définitif. On serait très mal barrés à l'époque actuelle du Djihad si on faisait faire un stage commando aux djeunes des cités. Mais laissons cette foutaise de la conscription* aux vibrations des préaux politiques et intéressons-nous aux causes de l'effondrement de la morale sociale sur zone.

Élevons le débat et reprenons ce qu'écrivait André Bridoux (1893-1982) qui était LE prof de philo du Lycée Saint-Louis avant guerre, à propos de l'armature sociale indispensable à la morale :

« Quand les liens sociaux n'existent pas ou sont trop faibles, l'homme reste sans moralité, au niveau du Cyclope d'Homère qui n'a ni le respect, ni même la notion des droits d'autrui. S'il est une idée fausse, c'est celle de Rousseau que l'homme est né bon et que la société l'a perverti. En réalité, pour qu'un homme puisse avoir une conduite morale, surtout constamment morale, il lui faut l'encadrement des institutions et des mœurs, la conscience du contrôle permanent d'autrui, la représentation des sanctions et des organismes judiciaires [ndlr : en résumé... un État], et le secours constant de ce potentiel de civilisation qui est immanent à toute société et qui reste incorporé aux moelles de chacun par l'éducation.
Quand ces points d'appui viennent à manquer ou à fléchir, la vie morale s'altère aussitôt. On le voit bien dans les pays neufs, dans les villes où plusieurs civilisations s'usent les unes contre les autres ; en temps de révolution, de guerre, d'après-guerre ; quand les hommes sont transplantés, en séjour à l'étranger, ou seulement en voyage ».
(Que pourrait-on aujourd'hui retrancher de ce texte publié en 1945 ? Rien !)

Les bataillons de cyclopes à taille humaine qui patrouillent nos banlieues sont les produits de la carence d'État. Ils sont les marqueurs de l'impéritie des pouvoirs qui se sont succédé aux affaires depuis quarante ans, accroissant les privilèges et l'établissement des vainqueurs du jour dans la fenêtre d'opportunité de leur mandat au lieu de gouverner un monde bien trop compliqué pour leurs esprits formatés par "Jean-Jacques" et l'Ecole nationale d'administration. Que croit-on obtenir par le lancement d'un service civique comme une marque de lessive, si ce n'est l'agrandissement des fractures sociales entre ceux dont la fibre civique a besoin de confirmation et tous les autres pour qui le civisme est pure agression de leur bulle personnelle à petit rayon ! Une fois encore, le pouvoir se défausse de ses responsabilités sur un plan de communication et un arrosage budgétaire qui suffiront bien à atteindre les prochaines élections. C'est une honte !

Mais compter, même sans trop y croire, sur pareille classe politique pour réformer et durcir l'État dans son domaine exclusif est une forme de fuite, une lâcheté puisqu'il est maintenant reconnu par la plus grande majorité de ce peuple qu'ils sont en totale incapacité d'agir efficacement. Alors, le peuple qui ne dit mot contre cette absurdité est-il pourri ? Intoxiqué à la défausse ? Bovin ? Il faut le croire et remplacer le coq gaulois de nos emblèmes par la fière autruche républicaine.

Que faut-il faire, me demande-t-on dans l'oreillette. Easy ! Repartir de zéro et recoudre la chaîne (des valeurs civilisationnelles) et la trame (des lois de la république) de l'État régalien sur tout le territoire en supprimant les leurres diversitoïdes qui ne font que distraire de l'essentiel. Appliquer totalement les lois qui gouvernent nos mœurs... comme en Chine et dans cent pays qui n'imaginent même pas qu'on puisse les prendre pour des paillassons. Définir la réforme est simple, il n'y faut qu'une volonté d'application. Faudra-t-il d'autres morts pour y parvenir ? Répondre à cette question met le blogueur en péril. Ceux qui s'en chargeront devront être crédibles, dans le sens où aucun de ceux qui appartiennent aujourd'hui à la classe politique à l'embouche ne pourra être retenu dans cet emploi.

Il est malgré tout possible et certainement utile pour son éducation que la jeunesse donne un peu de son temps aux autres habitants de ce pays avant d'entrer dans sa vie professionnelle, à la manière des Peace Corps américains, mais de là à en faire un outil socio-politique... c'est n'importe quoi, et se moquer de nous surtout.

Même pas peur !


(*) on sait mon aversion de la levée en masse qui n'est qu'un budget de morts accordé au pouvoir.

lundi 12 janvier 2015

Au-delà de l'étreinte à la gorge

- Lassana Bathily, héros? -
Les manifestations républicaines exorcisant le "vivre-ensemble", après la séquence terroriste du 7 au 9 janvier, ont convoqué trois millions de personnes en France ce week-end. C'est du jamais vu. On ne chipotera pas sur l'usage immodéré de l'adjectif "républicain" par le pouvoir pour simplement dire "liberté". Les personnalités d'envergure mondiale présentes à la République ont pu mesurer le sursaut citoyen du peuple de France, et cela nous servira indubitablement dans les enceintes internationales. Reconnaissons à M. Hollande d'avoir bien détecté l'ouverture qui menait aux poteaux. L'essai a été marqué.
A l'évidence le peuple, convoqué tant à Paris qu'en province, est moins bigarré qu'on ne le dit dans les amphithéâtres de sociologie. Peut-être qu'une partie de la population plus impliquée a préféré rester sur son quant-à-soi à fumer la chicha. Cela est une autre histoire mais les Français ne sont pas dupes de l'acquiescement tacite des musulmans de base à la punition divine des blasphémateurs, suivant en cela leurs hiérarques d'hier, même s'il y a d'heureuses et rares exceptions d'intelligence dans la communauté musulmane.

What next ?

On peut bien sûr virer le Dr Dalil Boubaker du rectorat de la Mosquée de Paris pour incompétence et double langage, bien qu'il soit le grand ami du prince Henri d'Orléans, exiger un "concile" refondateur de l'islam pour remplacer le Coran de Médine par celui de la Mecque suivant les recommandations du professeur Al-Deeb¹, mais il est des mesures à prendre sans attendre dans la foulée de cette émotion nationale :

Expulser de France les imams salafistes ou simplement non francophones, purger les associations des zélateurs douteux et cesser les subventions au motif de subversion, vider par tous moyens même légaux les caves des cités de leur armement, contrer avec la brutalité légale nécessaire les contre-manifestations en soutien du Califat terroriste et d'al-Qaïda, se saisir des prédicateurs de l'UOIF au moindre dérapage, et ce même s'il y a urgence ailleurs, au Nigeria et en Syrie-Irak sur notre zone d'effort. Commençons par nettoyer chez nous toute la crasse islamiste, sans attendre, c'est maintenant ou jamais.

Nous devrons aussi ouvrir un débat à un certain niveau sur les limites nécessaires à la liberté d'expression pour qu'elle s'exprime en plénitude et refonder pour ce faire nos codes qui sont flous et déséquilibrés permettant au pouvoir de les instrumentaliser au profit de sa propagande. C'est devenu insupportable, même en dehors des tonneaux d'injures qu'un Charlie-Hebdo déversait sous les acclamations d'une coterie irresponsable. Qu'on laisse la bride lâche jusqu'à la mort à de vieux potaches complètement allumés a de quoi faire réfléchir sur l'hypocrisie ou l'inconscience des régulateurs de notre société.



Pochette du Premier albanais à Paris


(1) cette lettre est reproduite ci-dessous sans les intertitres au cas où le site MEMRI (Middle East Media Research Institute) serait attaqué.

Cher Dr Dalil Boubakeur, Imam de la Mosquée de Paris,

J’ai visionné plusieurs vidéos dans lesquelles vous condamnez l’attentat contre le magazine Charlie Hebdo, qui a coûté la vie à un certain nombre de journalistes. Vous avez tenté de disculper l’islam de ce qui est arrivé. Vous avez même pleuré sur les musulmans au lieu de pleurer sur les victimes, en affirmant que ce qui s’est passé est un coup porté à l’ensemble des musulmans et que l’islam sanctifie la vie. Vous démontrez ainsi que vous vous moquez de la vie des journalistes assassinés et que votre seule préoccupation consiste à éviter que l’on accuse l’islam et des musulmans de ce qui s’est passé. Vous vous êtes contredit et vous avez prouvé que vous n’avez pas la moindre empathie pour les victimes. Vous avez perdu votre humanité par ces déclarations.

Mais soyons honnêtes, absolument honnêtes. Ne dit-on pas, en arabe, que de la franchise naît la tranquillité ? Parlons en termes médicaux, puisque vous êtes médecin de profession. Vous savez qu’un diagnostic erroné peut entraîner la mort du patient. Si vous considérez un cancer comme un simple mal passager, vous donnez l’occasion au cancer de croître et de détruire la vie du patient. Je pense que vous êtes d’accord avec moi sur ce point. Et il va de soi que le médecin, après le diagnostic, doit suggérer le médicament adéquat au patient afin de le guérir.

Permettez-moi de vous dire que votre diagnostic sur les événements d’hier à Paris ne saurait convaincre que les idiots et les hypocrites. Si vous n’êtes pas conscient de votre erreur, c’est un signe de votre ignorance. Et si vous savez que votre diagnostic est erroné, cela signifie que vous êtes malhonnête, pour ne pas dire un menteur.

Ce qui est arrivé à Paris est entièrement conforme à l’enseignement de l’islam tel qu’il ressort du Coran, de la Sunna de Mahomet et de tous les ouvrages reconnus de droit musulman. Est-il nécessaire de vous rappeler comment Mahomet s’est vengé de ceux qui l’ont critiqué ? Ne savez-vous pas ce que Mahomet a fait à Um Qarfa? Ne savez-vous pas comment le Coran stigmatise les poètes dans le chapitre qui leur est consacré et qui porte le titre «Les poètes»? Jamais Mahomet n’a admis la moindre critique à son égard ; il n’acceptait que ceux qui chantaient ses louanges, comme le font les rois et les chefs des pays arabes et musulmans aujourd’hui.

Pouvez-vous m’indiquer un seul pays arabe ou musulman qui permet de toucher à Mahomet ? Bien sûr que non. Où donc est la sanctification de la vie dont vous parlez ? La liberté d’expression et la vie des humains n’ont aucune valeur dès qu’on touche à l’islam, au Coran ou à Mahomet. Et je vous défie de me présenter la moindre preuve de l’inexactitude de mes propos. À moins que vous n’indiquiez des critiques contre Mahomet de la période mecquoise, quand il n’avait pas d’épée. Mais après avoir joint le pouvoir à la prophétie, il n’a plus toléré aucune critique contre lui-même ou le Coran. Et cela est encore vrai aujourd’hui.

Revenons-en à ce qui s’est passé à Paris. Vous avez certainement appris que lorsque les terroristes ont assassiné les journalistes, ils ont crié « Dieu est grand, le prophète Mahomet a été vengé». Ils se considéraient comme les exécutants de la loi islamique contre ceux qui critiquent Mahomet. Et ce qu’ils ont fait est conforme aux dispositions de la loi islamique. La question se pose : où l’ont-ils appris? Ne serait-ce pas dans des livres dont regorgent les bibliothèques des mosquées en France? Ne serait-ce pas dans les prêches des imams de ces mosquées?

En France, tout le monde a le droit de critiquer le judaïsme, le christianisme, le communisme, ainsi que leurs symboles et leurs ouvrages. Et les journalistes qui ont été assassinés ne s’en sont pas privés, sans tenir compte des susceptibilités des juifs, des chrétiens ou des communistes. Ce droit est garanti par la loi française. En refusant toute critique de l’islam, de Mahomet et du Coran même en France, les musulmans voudraient tout simplement y appliquer la loi islamique et brider la liberté d’expression. Tant que de telles idées dominent la mentalité des musulmans, ce qui est arrivé à Paris avec Charlie Hebdo pourra se répéter, avec le même magazine et d’autres. Ainsi, sous la menace de la mort, les musulmans veulent faire taire des intellectuels, des journalistes, des universitaires, des politiciens et touts ceux qui seraient tentés de critiquer l’islam et ses symboles. Ils veulent tout simplement établir en France une dictature islamique brutale, interdisant la liberté de pensée et d’expression.

Je vous invite à un moment de franchise avec vous-même. Vous dites vouloir le vivre-ensemble en France. Comment pouvez-vous imaginer la cohabitation entre musulmans et non-musulmans en France avec de telles idées? Ne voyez-vous pas que la société française est menacée par la guerre civile dont les musulmans seront les premiers perdants? Soyons honnêtes. Ne pensez-vous pas que de nombreux adeptes de votre religion en France, ou certains d’entre eux au moins, ont applaudi l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo comme ils ont applaudi les crimes de Mohamed Merah?

C’est le diagnostic que les personnes informées ne sauraiten mettre en doute. Ceci étant dit, il faut en déduire la nécessité de revoir l’ensemble des enseignements islamiques. On doit lever la sainteté du Coran, de Mahomet et de l’islam et permettre leur critique comme on le fait avec le judaïsme, le christianisme et le communisme. Les imams des mosquées de France doivent reconnaître la liberté d’expression prévue par la loi française et demander aux musulmans qui ne l’accepteraient pas de quitter la France. Et ce pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

En ce qui concerne les mosquées, il faut surveiller ce qui y est dit et ce qui y est enseigné afin qu’elles ne deviennent pas des nids de terrorisme et d’extrémisme. Pour cela, je suggère que les mosquées soient ouvertes à tous, que les prêches soient prononcés en français, que les imams étrangers ne soient pas autorisés à y officier, et je propose de soumettre les imams actuels à des mesures administratives et éducatives. Vous savez sans doute qu’en Egypte les prêches sont distribués aux imams par les autorités étatiques, qui contrôlent la stricte observance de leur contenu. Tous les prêches des mosquées de France doivent être soumis à l’approbation préalable des autorités françaises ; ces prêches doivent être enregistrés et les contrevenants doivent être sanctionnés (…) Et ce, encore une fois, pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

Il a été pendu sur instigation de l’Azhar. Ce penseur estimait qu’il fallait impérativement laisser de côté le Coran médinois, qui viole les droits de l’homme, et ne retenir que le Coran mecquois. Cela nécessite l’interdiction en France du Coran sous sa forme actuelle. Il faut exiger que tous les exemplaires du Coran, y compris ceux qui se trouvent dans les mosquées, soient dans l’ordre chronologique, en indiquant clairement que le Coran médinois est caduc en raison de ses incitations à violer les droits de l’homme. Les responsables de la religion musulmane doivent en outre reconnaître la liberté religieuse, y compris la liberté de changer de religion, de quitter l’islam. Les autorités françaises doivent imposer cette exigence sous peine de retrait de la nationalité française et de renvoi dans le pays d’origine.

Ce sont là des mesures que vous devez prendre en tant qu’imam de la Mosquée de Paris, et que doivent prendre les autorités françaises le plus rapidement possible afin de permettre le vivre-ensemble en France.

Veuillez agréer, Monsieur l’imam de la Mosquée de Paris, l’expression de ma haute considération.

Sami Aldeeb, Dr en droit, professeur des universités
Directeur du Centre de droit arabe et musulman


Et Philippe Tesson tel qu'en lui-même, protégé par son grand âge (dans sa 87ème année):

dimanche 23 novembre 2014

Insécurité ressentie

Vous serez peut-être agacé de regarder ce reportage d'une manifestation islamique à La Concorde, à ce que j'en puis juger. Ce n'est pas long, cinq minutes à peine, qui commencent vraiment quand on voit le drapeau noir de Da'ech. Je ne commente pas, les images sont explicites, autant que celle que j'ai postée en pied d'article ; les portes du zoo ont cédé. Ce qui m'inquiète, c'est la retenue de la police anti-émeute ; on contient, on confine, on filme sans doute... et quoi après ? On accepte ?



Il y a longtemps que je ne repose plus mon esprit sur la police française (au sens large) pour me protéger des Huns d'aujourd'hui. Je sais qu'elle arrivera trop tard. Au mieux sera-t-elle exemplaire dans la technologie déployée... sur mon cadavre ! Scène de crime en blouses blanches, ADN, angles de tir, profondeur de la plaie initiale... sympa !

Qui pis est, faire confiance en la Justice française, c'est jouer aussi à la roulette russe. On ressent une coupable timidité à stigmatiser le prévenu politique ; et qui osera le relier lui et sa propagande au passage à l'acte d'un coréligionnaire ?
Tout ceci pour dire, en pure perte, que l'insécurité est aussi un ressenti.

Sur ce blogue, nous avons maintes fois exalté les fonctions régaliennes de l'Etat qui doivent être sa priorité absolue. Il semble de plus en plus que les missions subalternes voire carrément inutiles aient pris le pas sur l'essentiel. Un Américain de passage à Paris me signalait que nous vivions actuellement un "désastre" (en français dans la conversation) ; je n'ai pas su quoi lui répondre à part d'acquiescer de la tête ! Nos deux derniers présidents sont à ses yeux deux peigne-cul, obsédés par le zob comme l'ancien directeur du FMI, couards mais forts en gueule, incapables d'une vision d'avenir, incultes en économie et finance internationale, petits joueurs en tout !

Ce régime des partis détruit l'Etat qui architecture la France, autant qu'il divise sa Nation pour à dessein la cliver et jouer un camp contre l'autre plus cher du quart de point qui fera la victoire. L'élection est leur seul horizon. Stupidité de la démocratie ! Stupidité de la sélection¹ ! Stupidité du peuple !

La photo de l'abjection maintenant. Repos ! Vous pouvez gerber.

Courtoisie 20minutes

(1) je relisais en rentrant un billet de 2012 qui m'avait été inspiré par le spectacle désolant de la campagne présidentielle : Du bon sens (capétien). Toute l'affaire est viciée par ce cirque systémique ! Au roi et vite !

lundi 26 mai 2014

Rengainer !


Trois mille cinq cent quatre-vingt sept voix (source AR) se sont portées sur les listes du parti de l'Alliance Royale aux élections européennes 2014.
Il est oiseux, et doublement, de mesurer l'écart avec la fois précédente et de tirer un pourcentage, forcément fait de beaucoup de décimales.
Le pari est perdu. Comme le déclarait en 2007 Yves-Marie Adeline, fondateur de ce parti, les royalistes, que l'on espèrait quand même un peu plus nombreux, n'ont pas validé la démarche de notoriété entreprise. C'est aujourd'hui confirmé.

Ce parti sans moyens - mais pourquoi ? - riche de courage et de militants désintéressés, ne franchit pas le plafond de verre de la notoriété élémentaire. Son programme n'est pas adapté à la rhétorique démocratique et son mode de communication, indigent par manque d'argent. Même dans les provinces les plus travaillées, il ne perce pas.
Néanmoins il ne peut en aucune manière être montré du doigt par les autres chapelles royalistes qui ne remportent elles non plus aucune victoire, même minuscule, depuis soixante ans. Finalement, l'insuccès semble génétique à la Cause.

L'agitation des cadres royalistes les conforte sans doute dans une posture éthique et distinguée, mais la loi du résultat, comme on l'applique aujourd'hui de toute entreprise humaine, les détruirait. Ils se gardent bien que quérir le quitus de leurs militants. Les chapelains meurent sur la miséricorde des stalles. C'est un emploi en sacralité viagère où l'on ne se remet pas en cause, chacun étant l'oint du monseigneur d'obédience.

Cercles et cénacles, sociétés savantes ou de géographie, histoire, langues mortes, ont de tout temps fait le bonheur des longues journées d'hiver à remâcher la gnose d'une physique sociale ancienne. Il n'y faut voir aucun travers, ce n'est que distractions d'une vie lente. Mais c'est moins innocent quand on capte l'intérêt de la jeunesse et, sous l'autorité morale de la chose sue, on l'embrigade à des séances de "réinformation" et des soirées de propagande sur les heures d'études. Sachant le mouvement, s'il bouge, incapable de provoquer aucun assaut des positions retranchées de ses adversaires qui l'ignorent, projeter des lendemains fleurdelisés dans des cerveaux enchantés par l'ancienne chevalerie relève de l'escroquerie mentale. Cette révélation tarit normalement les effectifs dès avant la trentaine, mais la nostalgie d'une jeunesse agitée en recrée après cinquante. Il n'y a rien de très sérieux, bien moins que de jouer au bridge.

Messieurs les chapelains, réunissez-vous entre vous à quelques dates anniversaires ou cosmiques, mais libérez vos "ouailles" qui ont besoin d'acquérir des diplômes dans la compétition mondiale qu'ils affrontent. L'entre-soi a du bon dès qu'il ne sert à rien. Nous avons construit le catalogue de la politique raisonnée depuis l'avènement des Capétiens, avec beaucoup d'enluminures, feuilletons-le sous nos lampes à économie d'énergie pour le délassement et la fierté de nos certitudes. Cessons d'appeler à l'insurrection dans des rues vides !

Les princes ont-ils besoin de chapelles ?
Leur destin est d'abord entre leurs mains. En veulent-ils ?

Faut-il repartir d'une page blanche ?


lundi 12 novembre 2012

Les Juifs de France sont des Français comme les autres

De le dire l'infirme. Mais qu'ils le soient ou pas ne mange pas de pain, ils vivent ici leur vie paisiblement, avec dans la tête le chromo d'une terre promise, même si la réalité de la promesse n'est pas d'Epinal : Israël est en guerre depuis 1948, on y saute parfois ; aussi tous les Juifs sont-ils sionistes de coeur, sauf pathologie des racines, la patrie est en danger.
Il n'en demeure pas moins que les deux seules communautés flattées par le pouvoir sont les israélites d'un côté par le Dîner annuel du CRIF et les musulmans de l'autre par la Rupture du Jeûne en fin de ramadan. On peut attendre longtemps les félicitations publiques de l'Elysée au Primat des Gaules pour le dimanche de Pâques ; sans imaginer non plus un signe officiel pour l'anniversaire de Gautama Bouddha.



Que font les Juifs de cette situation privilégiée ? Sans doute est-ce là que l'analyse se gâte.

Une grande partie d'entre eux font de la France leur seconde patrie, répondant en leur for intérieur à l'appel des dirigeants israéliens qui proclament que leur vraie place est en terre hébraïque. Certains finissent par faire le pas et s'embarquent. Ils en sont généralement satisfaits quelles que soient les difficultés d'installation si, comme partout, ils ont adopté les codes du pays d'accueil plutôt que de vouloir importer les leurs, surtout ceux d'un pays aussi affaissé moralement que le nôtre. Une autre partie s'est fondue dans notre société décadente et gère ses soucis prosaïques comme tout un chacun. Sans parler des rescapés de l'Holocauste qui ont perdu la foi en Dieu et dans le genre humain ! Reste une "minorité agissante" qui avec la bénédiction de l'Etat s'autorise à représenter Israël sur la voie publique et dans les médias ; et qui se place à bout touchant contre les adversaires de l'Etat hébreu sur notre sol.


Quand on a épuisé les baffes, il faut passer au groupe de pression. Organisés (les autres aussi), les activistes juifs brandissent l'antisémitisme comme arme fatale à laquelle répond celle de l'islamophobie. Ainsi même les faiseurs d'opinion à col roulé (comme aurait dit Frédéric Dard) se battent-ils avec ces deux boules de feu. Malheur à celui qui mérite leur attention. La liste est longue des gens d'idées débarqués par leur rédaction ou leur rectorat pour diverses phobies sémitiques. Juste pour faire "informé" nous citerons en vrac :

- Robert Redecker, prof de philo évacué de l'Education nationale sous le coup d'une fatwa ;
- Siné, dessinateur anarchiste débarqué de Charlie-Hebdo pour lèse-majesté antisémite et promotion de l'électro-ménager ;
- Richard Labévière, reporter débarqué à RFI pour une interview intempestive de Bachar el-Assad (c'était en 2008) ;
- Pascal Bonniface, directeur de l'IRIS, sévèrement recadré pour avoir dénoncé en 2003 l'interdiction de critiquer Israël en France ;
- Alain Ménargues, reporter débarqué" de RFI sur injonction de l'ambassadeur d'Israël à Paris, Zvili ;
- Edgard Morin, philosophe branché, condamné en 2005 pour avoir soutenu que les Sionistes répliquaient sur les Palestiniens ce qu'ils avaient souffert des autres¹
- ...(la liste est longue)

UPJF
Comme leurs homologues islamiques, les organisations juives sont à l'affût. Mais la grande différence est que les premières combattent tout ce qui pourrait entamer le prestige de leur religion (à la fois dans les préceptes coraniques et les traditions culturelles - le blasphème est grave) quand les secondes visent l'histoire de la Shoah et le soutien aux Palestiniens (toute critique du pouvoir israélien étant un soutien à ses ennemis), mais n'interviennent pas au plan religieux. Ce qui laisse entendre qu'il y a une approche antiraciste plus marquée chez les Juifs.

Il est admis qu'il n'y a pas de lobby juif en France, mais assurément un lobby sioniste, puissant. Dit autrement, les relais actifs d'un Etat étranger sur notre sol sont évidents. C'est dans ce contexte de diplomatie spéciale que se place la visite conjointe franco-israélienne à l'école Ozar Hatorah de Toulouse où des Français de confession juive ont été assassinés par Mohamed Merah. Les morts ont été "rapatriés" en Israël, comme le maréchal des logis-chef du 1er Train parachutiste fut "rapatrié" au Maroc. Il est dès lors important de dire qu'ils sont des Français comme les autres, des fois que...

L'importation en France de la guerre judéo-arabe de bientôt cent ans mesure la faiblesse des pouvoirs nationaux qui sont "baladés" par des capitales étrangères instrumentalisant nos propres lois de défense des particularismes sous invocation de la liberté égalitaire ! Notre propre civilisation n'est plus suffisamment capable d'assimiler les "autres" parce qu'elle est tout simplement abâtardie. Elle les promeut, à part !

jour tranquille à Gaza
Nous combattons nous-mêmes nos propres valeurs, nos propres coutumes, nous nous laissons insulter au motif d'une liberté d'expression que nous distribuons sur critères, bien plus facilement d'ailleurs aux aliens qu'aux souchiens. Nos élites politiques courent au mea culpa à tort et à travers jusqu'à nous repentir d'actes tout à fait étrangers à notre propre peuple, comme la traite atlantique qui a concerné une filière mercantile ultramarine, donc ultraminoritaire dans un pays de paysans, sous un régime aboli dont la République ne voulut hériter, puisqu'elle s'acharna à en détruire tous les codes, et pas seulement le Code noir. Lire au sujet de la repentancitude hollandienne le billet musclé d'un Français pur-porc, Jean-Gilles Malliarakis.
D'autres s'abandonnent à la surenchère comme Caroline Fourest qui impatrie six millions de morts en France, en moins de temps qu'il ne faut pour boire un verre d'eau... il n'y a plus de limites.

Il n'est donc pas si étonnant que des Français, moins sûrs que nous de descendre des Gaulois, recherchent ailleurs un socle plus solide en fierté, désinfecté des turpitudes sociétales de notre avachissement moral, pour fonder une espérance en leur propre destin. D'où l'attrait de la double-nationalité. La dépravation légale de nos moeurs, que tout l'Orient reçoit pour une abomination, les y pousse, et nous verrons bientôt fleurir des écoles primaires et secondaires d'obédiences étrangères pour instruire les enfants d'importation dans la "propreté". Le face-à-face entre ces communautés bétonnées et les faiseurs d'opinion décadents méritera le détour quand les vieux franchouillards de mon genre seront perçus comme de simples ronchons en comparaison des nouveaux résistants bien plus déterminés et surtout mieux financés, qui remettront les ratonnades à la mode sous un autre nom.

Nous ne réglerons la dispute entre Guelfes et Gibelins chez nous que par un sursaut qualitatif moral des Souchistes, retrouvant leur fierté d'être Français. Sacré défi quand on sait qui commande aujourd'hui ! Demain peut-être, plus tard !





(1) le texte incriminé d'un article du Monde :
« On a peine à imaginer qu’une nation de fugitifs, issue du peuple le plus longtemps persécuté dans l’histoire, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en « peuple dominateur et sûr de lui » et, à l’exception d’une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier », écrivaient les auteurs, ajoutant : « Les juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoïsent les Palestiniens. Les juifs, qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les Palestiniens ».
C'est une "opinion" interdite.


vendredi 2 mars 2012

Des divergences à l'échec


Dans le numéro 842 des Inrockuptibles (18 janvier 2012), le comte de Paris Henri d'Orléans disait sa lassitude envers les factions royalistes qui, pour capter toute son attention, barrent l'accès des forces vives du pays au prince. Elles s'imposent comme l'unique médium entre lui et le peuple, jusqu'à mieux savoir que quiconque quoi dire et taire en public. Il est aussi des "secrétariats" qui débitent des avis ou communiqués de leur propre allant, comme celui qui sert de relais au prince Louis de Bourbon et dont les cuirs sont parfois réjouissants.
Derniers barrages en date, d'un côté, le Cercle de l'Œillet blanc refuse l'épouse du comte de Paris à la messe, de l'autre côté, le secrétariat de l'Institut Duc d'Anjou rejette d'emblée la demande faite au prince par l'excellent trimestriel La Toile pour un article sur le développement durable. L'a-t-on consulté ? j'en doute. Le storytelling de sa biographie publiée sur le site institutionnel dévoile une certaine autonomie de la Cour dans sa créativité.

Ca fait deux siècles que dure le cirque royaliste pour le résultat que l'on sait. Positions effondrées, invisibilité, pénurie d'argent, querelle dynastique et divisions subalternes, éclosions fantaisistes de sous-groupuscules divisibles, ridicule de certaines postures.
Au centre, la piste ! S'y sont de tout temps pavanés les dresseurs de prétendants à la chambrière, qui à défaut d'impressionner les pères firent courir les fils. Et voilà que l'Institut de la Maison de Bourbon accapare l'orphelin, désobéissant aux conseils de sa mère qui lui disait de s'en méfier ; et voici la Restauration nationale qui prend fait et cause pour le jeune prince Jean, disqualifiant le vrai prétendant d'Orléans au motif de moeurs coupables à leurs yeux, et ignorant superbement le lignage qui désigne François. Puis le Bourbon déploie ses ailes et monte son propre club promotionnel, comme son alter ego d'Orléans qui reprend les choses en main dans son parti et devient patron. Le piéton veut bien dispenser son distingué lectorat du paragraphe interminable qui devrait suivre, contant par le menu l'affranchissement des titulaires de leurs chaînes courtisanes... pour aller à la conclusion.

Les disputes, à se prendre à la gorge parfois, sont vaines à deux motifs. A l'intérieur de la sphère royaliste elles ne servent que d'exutoire à un dépit de notoriété de la cause que chacun défend, et aucun ne changera d'idée. Pourquoi se disputer sur la couleur de la mer ? A l'extérieur, les arguments des uns et des autres passent à cent coudées au-dessus de l'attention disponible de l'Opinion, car ils apparaissent gratuits ! A quoi servirait-il au peuple de prendre parti ? La paix d'Utrecht pour les mieux informés n'eut pour effet tangible que la cession du rocher de Gibraltar à la couronne britannique. Le reste est... bidon aujourd'hui pour  le vulgum pecus.

Et si on parlait des institutions, une minute ?
Faut-il un troisième motif de déshérence de la cause royaliste, c'est le décalage entre l'offre institutionnelle des différents partis ou agences (comme on disait jadis) et la perception qu'a l'Opinion du rôle d'un roi (ou d'une reine d'ailleurs). La distance est grande. Le roi du sondage BVA-Alliance royale ne désignait pas un touche-à-tout fébrile à la Sarkozy ou quelque César génial, mais un roi digne et populaire, du modèle visible dans l'actualité. Très peu d'organes royalistes comblent ce fossé entre les dogmes et leur défaut de perception, et le Rassemblement démocrate pour la monarchie de Jean-Marie Wante est l'un de ces happy fews. Qu'il en soit salué. Ce n'est quand même pas pour rien que les princes donnent leur avis. Mais si, mais si ! Après la monarchie hors-sol, on veut nous vendre la monarchie sans-prince. Que disent-ils et pourquoi leur avis est-il convergent ?

Louis de Bourbon part sur une monarchie constitutionnelle à l'espagnole dans ses interviews, en faisant le projet de rassembler jusqu'aux républicains. Et Henri d'Orléans est, on ne peut plus, clair :
« Dans une royauté moderne, soit constitutionnelle et parlementaire, un Premier ministre gouverne, les Assemblées légifèrent et le roi règne. C'est le cas en Grande-Bretagne, en Espagne, en Belgique, dans l'Europe du Nord... Pourquoi régner, et comment ? Parce que le roi incarne l'identité de la nation, qu'il doit demeurer accessible à tous, qu'il ramasse en sa personne l'histoire et les racines du pays. Il est aussi là pour tempérer les excès des uns et des autres, droite ou gauche. L'homme politique ne peut plus rêver de toute puissance : il a un souverain au-dessus de lui ».

Pourquoi convergent-ils ? Ce sont des hommes responsables qui peuvent être appelés à assumer une charge écrasante, aussi convoquent-ils leurs fidèles au "possible" afin qu'au bout du bout, il ne puisse pas être dit en cas d'échec que l'affaire n'était pas jouable parce qu'utopique. La monarchie constitutionnelle du modèle éprouvé dans ce siècle est un projet faisable. En fait, ils y croient !

Si les royalistes étaient conséquents, ils devraient s'en tenir là, apprendre par cœur la formule du comte de Paris et travailler sur ces axes. Au lieu de quoi, on fouille greniers et grimoires à la recherche d'un monde disparu dans ses codes non écrits, plaquant sur le pays des dogmes déconnectés des réalités, mais avec la certitude perverse que la perte de temps de ces travaux de vulgarisation d'idées échouées ne portera de toute façon aucun préjudice à une cause il y a longtemps perdue. C'est de l'autoprédiction. Je tue le projet pour constater qu'il est mort. A dire vrai, et je voulais le faire dans le billet des 1001 nuits, depuis dix ans que mes activités professionnelles relâchées m'ont permis de revenir à la promotion de la cause monarchiste, j'en serais presque à partager l'avis des princes : le problème, c'est les royalistes !




La solution n'est pas ailleurs que dans la prise de commandement du mouvement par le prince. Le "royalisme" ce n'est que ça, finalement. La publication d'une note hebdomadaire d'Henri d'Orléans sur le site du CRAF est une contribution enrichissante, mais surtout positionne le prince au bon endroit. A bon entendeur, salut.


lundi 12 septembre 2011

Atout France

Il y a une semaine, dans un post qui a marqué son temps - c'est-à-dire trois minutes - et dont la lecture est recommandée à SciencesPo sous le titre "Le fascisme peut passer, la preuve !" nous rappelions que la France a besoin d'un Projet avec un grand P.
Discuté maintes fois sur ce blogue¹, le voici enrichi des réflexions qu'exigent les incantations politiciennes de campagne. Partant du pronostic qu'en 2012 et quelque soit le vainqueur à l'Elysée, mille intérêts se ligueront contre la kärcherisation des écuries d'Augias, nous bâtissons le Projet sur le fumier existant en espérant que le bon sens y soit convoqué le plus souvent possible.

Les deux pieds dans la merde comme un vrai coq gaulois, nous avons décidé de compter nos billes. La queue de trajectoire du Projet étant l'équilibre de nos échanges et le retour en puissance du pays dans sa zone traditionnelle d'influence, Europe continentale, Méditerranée et Afrique noire occidentale, il convient de s'intéresser d'abord aux atouts de la France qui, s'ils ne sont pas nombreux, ont quand même le poinçon d'excellence. Aéronautique, nucléaire, automobile, astronautique, agriculture commerciale, ferroviaire, navale, gastronomie, missilerie, luxe et BTP.
Ce que nous faisions moins bien, nous ne le faisons plus, les délocalisations ont tranché. La bancassurance est aussi un atout majeur mais nous n'avons jamais pu transformer l'essai et devenir des références mondiales ; notre latinité peut-être ; la consanguinité de l'Etat et des banques sans doute ; les copains-coquins ; l'absence de capitalistes réellement propriétaires de leurs fonds qui sont leur propre banque et n'ont pas besoin de "tour de table" pour agir.
Il y a donc onze domaines ; à vingt pages pièce, ça fait une thèse que nous vous épargnerons en oubliant l'histoire de chacun. Aux faits, direct :

Aéronautique
Personne ne nous dispute un savoir-faire de premier ordre. Quelles que soient les coopérations, Concorde, Airbus, Rafale, sont français. Et le troisième va commencer à se vendre après les démonstrations libyennes, puisqu'il a surclassé l'Eurofighter Typhoon par sa versatilité et son endurance.
Avec des groupes puissants comme Dassault, EADS, Thales, Safran, Zodiac, et quelques autres un peu moins grands, nous avons tout pour réussir dans ce secteur de pointe. Privilégions-les chaque fois que possible.

Nucléaire
C'est le gros morceau d'avenir. Malgré tous les inconvénients de la filière, cette énergie est celle de demain pour deux motifs au moins : on ne fournira pas l'énergie suffisante à onze milliards d'hommes avec des moulins à vent ; la fracturation du noyau atomique pour en libérer son énergie phénoménale est un palier dans la conquête de la matière par le génie humain. Les miroirs convexes sont bien aussi, mais on ne joue pas dans la même cour technologique. Les pays émergents l'ont bien compris qui privilégient tous la filière nucléaire au grand dam des écologistes de hamac qui leur font les gros yeux et voudraient les laisser au temps de la lampe à huile, bio !

Automobile
Certes deux millions de véhicules fabriqués en France ne font plus le poids comparés à la production chinoise, et nous sommes condamnés à échéance à monter en gamme. Mais nous avons les bureaux d'étude capables d'innover et de surprendre ; à moins bien sûr qu'ils ne s'endorment et soient remplacés par des bureaux chinois ou coréens dans la même marque automobile. On pense au bureau Peugeot de Shanghaï qui crée de bien belles choses avec 400 ingénieurs. Nos ingénieurs de chaînes sont aussi très pointus dans la fabrication de petites voitures peformantes et économiques. Le marché est mondial et nos constructeurs doivent l'être aussi. Ce n'est pas catastrophique qu'ils montent des usines sur les marchés destinataires si l'esprit et la technique hyper-pointue restent en France. Mais ce n'est pas gagné d'avance contrairement à d'autres atouts dont nous disposons.

Astronautique
On pense à Ariane, système franco-européen qui prend régulièrement des parts de marché, mais aussi à toute notre industrie de satellites qui n'est le second de personne. Mais la belle Hermes ne sortira pas de Toulouse (photo). Au moment où la NASA lève le pied et où la Russie rencontre des problèmes d'obsolescence de ses lanceurs Soyouz, il ne faudrait pas (quand les finances seront rétablies) succomber à la tentation d'un grand projet pharaonique européen pour la gloire, mais se concentrer plutôt sur la recherche et développement de vaisseaux faciles à vendre maintenant, un peu à l'allemande, en privilégiant l'exploitation rémunératrice des cartes en main. Heureusement que les déficits nous freinent dans notre propension gaullienne à tutoyer des étoiles toujours hors de portée. Au fait, nous avons déjà parlé du bouclier anti-missile dans l'AF2000 ici.

Agriculture commerciale
C'est notre domaine le plus fragilisé. La révision de la Politique Agricole Commune est réclamée par de nombreux pays qui n'ont pas un secteur primaire de la même importance que le nôtre. Nos adversaires sont toujours les mêmes, menés par la Grande Bretagne qui favorise l'importation à bas coûts de produits alimentaires fabriqués en masses. Il faut dire que leurs talents culinaires les obligent à tout prendre !
Dans les ajustements nécessaires à la préservation ou la réparation de notre environnement - les algues vertes sont une honte - il faut garder à l'esprit, au-delà de l'autosuffisance des approvisionnements, que notre agriculture est un poids lourd à l'exportation et donc qu'elle rentre des sous dont nous avons plus que jamais besoin.
Sans traiter la question des OGM, peut-on quand même dire sans se faire insulter que nous sommes le seul pays où on laisse faucher les champs d'OGM, où on laisse détruire les laboratoires de recherche. Les autres avancent et nous devrons un jour leur acheter des licences ! En ce sens M. José Bové aura bien mérité de Monsanto qui lui votera une pension à vie, pour à sa mort l'empailler dans le hall du siège social à Saint-Louis (sur un tracteur de fer blanc).

Ferroviaire
Un peu alarmé de la progression du TGV chinois sous licence gratuite Siemens, je m'en suis ouvert à des amis continentaux pour apprendre que s'il était un transport en Chine qu'ils ne prendraient pas, c'était bien le TGV. Non pas seulement pour la technologie Siemens qui lors de la percussion des TGV de Wenzhou (23.07.11) s'est avéré carrément inférieure à la technologie française de la rame-flèche - le train s'est plié en accordéon et les voitures ont sauté le pont dans la rivière - mais surtout pour la ligne au sol. Sa signalisation et son ballast 100% "fonctionnaire chinois" qui font partie intégrante des systèmes de trains rapides, ont été minés par la corruption de l'administration des travaux publics.
Dans le transport urbain, les Canadiens nous ont taillé des croupières, ce qui a réveillé Alstom qui est sorti de son schéma "polytechnicien" - je dessine un train que je ne prendrai jamais - et qui revient avec des rames modernes qu'elle peut montrer ailleurs dans le monde. Si nous reprenons des couleurs, exportons-les. La SNCF fait quand même 25% de son chiffre d'affaires à l'étranger !

Navale
C'est un secteur d'excellence dans lequel nous souffrons beaucoup de la concurrence de tous nos voisins, faussée, comme chez nous d'ailleurs, par les subventions publiques. Nous savons tout faire, du sous-marin au paquebot géant en passant par les frégates et les porte-avions. Mais nous vendons peu, et parfois à perte, car les prix sont tirés.
Le globe étant majoritairement une planète d'eau, un pays qui veut rester dans la course en tête ne peut pas se passer d'une navale puissante. Et maintenir cette industrie va coûter cher, en attendant la renverse, car il y en aura une lorsque les niveaux salariaux auront monté chez nos concurrents asiatiques. Mais ils ont de la ressource : déjà débarquent de leurs navires à Rotterdam des barges chaudronnées en Chine auxquelles il ne manque que les moteurs, les auxiliaires et les apparaux de manutention. Nos usines de moteurs, bien que passées parfois sous contrôle étranger, doivent être défendues et aidées sur les DOM-TOM déjà, puis dans des projets marins subsidiaires de grands contrats. C'est important même si le retour sur investissement en est différé.

Gastronomie
Nous sommes la référence mondiale. En passant, merci à Michelin, notre petit "livre rouge" à nous. Nos grands chefs n'ont pas usurpé leur réputation, nos écoles sortent en continu une relève talentueuse, nous ne risquons que de développer encore notre hégémonie, si nous ne nous jetons pas dans la mode des menus sectaires et sans saveurs de l'empire écologique qui nous menace dans nos assiettes, au motif facile de notre santé.
Nos vins que l'on disait concurrencés par les productions des fermes à pinard du nouveau monde, montent en gamme régulièrement, et sont de plus en plus prisés par ceux qui les boivent sans y rajouter du Coca ! Nos fromages sont inimitables, même par les Hollandais, l'autre pays du fromage... et pour une fois dans l'assiette, nous faisons la nique aux Chinois qui dans ce domaine se disent à la fois sel de la terre et sucre du ciel. On les aura comme à Verdun, et tant pis pour le cholestérol, il faudra bien partir un jour de toute façon.

Missilerie
C'est un domaine moins connu mais nous faisons des missiles qui touchent. En Libye nous avons explosé le tableau noir. Nous devrions persévérer aux premières places, à moins que le "fils de" qui préside à la moitié du secteur et dont la réputation de dilettante n'est plus à faire, ne sacrifie la filière... au tennis qu'il comprend mieux. Restons sérieux. Avec des missiliers aussi pointus que les associés dans MBDA et des acteurs de la filière comme Thalès, nous devrions rester dans le petit groupe de tête pour aborder un jour aux rives du "bouclier anti-missiles" avec nos amis anglais.

Luxe
Pareil. C'est un secteur dont nous sommes inexpugnables et prédateurs de concurrents, à croire que nos chefs d'entreprises ont apostasié. Le Chanel Five, Opium ou Shalimar bien sûr, mais n'importe quel flacon doré "Machin Paris" s'arrache. On peut prospérer dans la mode ailleurs même à haut niveau, mais la consécration c'est une griffe de Paris. Le luxe est français d'abord, puis d'ailleurs. Les petits marquis qui font semblant de nous gouverner n'offrent pas autre chose à leurs conquêtes. Le Comité Colbert, lobby utile, veille.

Mais pour que tous ces secteurs croissent et embellissent notre quotidien par la multiplication d'activités périphériques et de sous-traitance, il faut libérer les énergies et la créativité en faisant reculer les contraintes idéologiques qui nous brident depuis la sanctification de la social-démocratie. Le Mur de Berlin est partout tombé sauf en France.

Le onzième atout n'est pas aussi flamboyant que les dix autres puisque nos concurrents ont beaucoup appris de nous, et que les champs d'exercice de cette activité est immense chez eux en comparaison du nôtre. Ce sont les travaux publics.

BTP
Nous avons des groupes mondiaux de BTP. Bouygues, Vinci, Eiffage sont des monstres adossés à une vrai industrie de base nationale représentée dans le monde entier par Ciments Lafarge, Saint-Gobain pour le verre et le solaire et Schneider Electric pour l'énergie électrique. Les marchés énormes des empires émergents suscitent l'établissement de groupes nationaux de BTP aidés parfois par les pouvoirs locaux désireux de garder des devises ; c'est le cas de la Chine en pleine frénésie de construction dont les entreprises prennent des adjudications à l'étranger (Algérie, Tunisie, Pologne,...). Mais si le projet à l'appel d'offres est "impossible" on le donne encore aux Français, comme le démontre la filiale hongkongaise de Bouygues, Dragages HK, qui prend des tunnels entre et sous les tours !!!

Ses onze atouts sont les leviers de notre renouveau. Inutile de nous disperser, devenons, redevenons leaders mondiaux et le reste nous sera donné de surcroît. C'est ce que nous verrons dans un prochain billet qui détaillera le Projet (CLIC).


Note (1): Posts antérieurs consacrés à ou évoquant le Projet : taper "pouvoirs régaliens" dans la barre de recherche : il en sort huit pages

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