Affichage des articles dont le libellé est OMC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est OMC. Afficher tous les articles

lundi 30 janvier 2017

J'ai appelé mon chien Té

Té comme Donald T.
S'il se passe quelque chose d'intéressant aujourd'hui ce n'est pas l'élection du quatrième battu de l'élection présidentielle française - qui peut trouver un quelconque intérêt à pareil scrutin ? - mais bien la réinitialisation du nouvel ordre mondial par un directeur de casino américain. Au delà des insultes faciles à l'endroit de qui parle couramment le "beauflangue", il convient de s'interroger sur le précipité des fantasmes républicains dans une parfaite unité de lieu et de temps. "Nous payons pour tout le monde, et nos alliés comme nos adversaires en profitent pour nous tailler des croupières". Le message agglomère le Mexique, la vieille Europe, la Chine, le Japon et les monarchies pétrolières.
Avant de proposer une analyse pour vous distraire des commentaires électoraux de la presse, faisons la liste des possessions trumpiennes de par le monde dont on peut penser qu'il connaît au moins les aéroports, ce qui est déjà un progrès sur Hollande : outre la commande offshore de nombreux objets dérivés pour revendre sur ses sites immobiliers (comme le font tous les autres), Donald Trump a investi gros dans les pays suivants, essentiellement pour des "tours" et des "resorts" ; d'ouest en est : Panama, République dominicaine, Bermudes, Saint-Martin, Argentine, Uruguay, Brésil, Irlande, Ecosse, Turquie, Arabie séoudite, Azerbaïdjan, Emirats, Qatar, Inde, Hong Kong, Indonésie, Philippines, Corée du Sud. Donc nous n'avons pas affaire à un énarque qui au plus loin de sa vie privée est allé à La Mamounia de Marrakech tripoter le service d'étage.

Ce qui nous intéresse ici est l'impact de l'élection du Beauf magnifique sur la vieille Europe et sa capacité à pousser la Chine à la guerre. Ne cherchons pas, c'est le Spiegel qui en parle le mieux et d'abondance dans un article-fleuve auquel on accède en cliquant sur son titre : Donald Trump and the NWO.

Menacer l'économie allemande comme le fait ouvertement Mr. Trump revient à menacer toute l'Europe (occidentale et orientale) tant nos économies sont imbriquées. Ses menaces sont-elles exécutables ? Oui, jusqu'à quinze pour cent de droits de douane augmentés sur les produits de son choix. Mais ce que nous devons craindre le plus est la délocalisation massive des chaînes de production européennes qui travaillent ici pour les Etats-Unis. Outre le chômage induit mécaniquement, c'est la perte de beaucoup de valeur ajoutée, et l'accroissement des déficits commerciaux qu'il faut attendre dans des pays complètement plombés comme la France. Mais les pays vertueux du Nord souffriront tous autant !

Une Trump Tower en construction à Manille

La deuxième menace surenchérit sur les conséquences de la première : c'est la renégociation du fardeau de la défense atlantique. L'Amérique est lassée de payer autant pour que les Européens garantissent à leurs nationaux des prestations sociales jugées extravagantes par les Américains. Quelle que soit l'issue de la dispute et même jusqu'à la rupture, le premier effet sera le réarmement européen et donc l'assèchement rapide des dernières capacités budgétaires nationales chez des pays déjà frappés par l'ostracisme commercial américain. Le premier poste touché sera - puisque nous n'avons pas fait de réformes - les prestations sociales justement (retraites, allocations) et les traitements d'une fonction publique endettée. Se rassurer en proclamant une défense européenne intégrée est illusoire, elle naîtra un jour peut-être mais dans longtemps, quand la Russie ne sera plus perçue comme une menace imminente par les pays d'Europe orientale. Aucun pays de l'Est n'échangera la protection atlantique pour une protection européenne, même la Pologne ! Mais on peut réunir conférences sur conférences pour agiter le tapis vert. Sans illusions, l'Allemagne réarme sérieusement et la France va s'y mettre aussi après l'élection présidentielle en empruntant. Malgré sa russophobie, la Grande Bretagne est déjà considérée comme "neutre" voire une force d'appoint en Mer du Nord, si elle n'est pas pentagonisée par le deal May-Trump de vendredi dernier.

Reste la question du pétard chinois ! Donald Trump a débranché le Traité Trans-Pacifique* mardi dernier dans son combat pour la relocalisation des fabrications. Il ferme la porte du marché américain à presque tous les pays non-communistes (Vietnam excepté) de l'Asie du Sud-Est. Il ne faut pas être grand clerc pour anticiper que ces pays très dynamiques qui avaient besoin de la profondeur du marché américain puissent le remplacer par... le marché chinois. Et les déclarations du président Xi Jinping à Davos cadrent parfaitement avec ce renversement d'alliance, d'autant qu'il peut apporter dans la corbeille sa nouvelle Route de la Soie. Mais cela ne déclenchera pas de guerre ouverte, aucun protagoniste ne se laissant tenter.

The 45th POTUS
On n'en peut dire autant de l'intervention défensive américaine dans les eaux de la Mer de Chine méridionale ! On sait la revendication chinoise exagérée mais elle fait partie du bréviaire. Bloquer l'accès des atolls en construction aux convois de bateaux chinois ne peut que finir en torpillage et contre-torpillage. Il faut espérer que le président Duterte persiste dans ses insultes à l'endroit de l'Oncle Sam afin de dégoûter Mr. Trump de le soutenir ! Une guerre, même contenue à la zone, effondrerait le commerce mondial et disperserait partout une crise sans précédent, d'abord économique puis sociale. On aimerait connaître les réflexions du Pentagone sur la mise en œuvre des tocades du nouveau Commander In Chief. Celles des alliés asiatiques tels que le Japon et la Corée sont connues : pas de guerre ! On continue un confinement souple de l'imperium chinois.

Au spectacle du monde qui s'annonce l'Europe est absente. Aparté : entre deux messes, trois galettes et les vœux de circonstances, on n'a pas entendu nos princes sur ces sujets stratégiques aussi importants. Il est probable que si tout allait mal, les institutions européennes disparaîtraient des enceintes décisionnelles, ce qui - dit en passant - ne rehausserait pas d'autant les nations qui leur survivraient mais nous ouvrirait une fenêtre d'opportunités à saisir. Le choc de la désintégration européenne signerait notre déclassement mondial mais créerait en revanche un espoir de renaissance en plus petit, plus maniable, plus gérable, nous serions sans doute moins riches et plus heureux.
Qu'en pensent les précités ?


(*) TPP = Etats-Unis, Australie, Canada, Japon, Malaisie, Mexique, Pérou, Vietnam, Chili, Bruneï, Singapour, Nouvelle Zélande. Ce traité n'est pas que douanier, il généralise aussi des normes et conditions de production acceptables partout.
share

lundi 25 janvier 2016

De la submersion de toute digue aux vanités souverainistes

Ce billet a paru à la rubrique Les Libres Propos de Catoneo dans le Lien légitimiste n°66 tombé dans les boîtes à la Noël (p.3 et 4), en même temps que se discutait à Bruxelles la création de gardes frontières sur le périmètre de l'Union européenne avec préemption de souveraineté de tout Etat défaillant. Le projet communautaire n'était pas suffisamment détaillé voire engagé au moment pour qu'on en fasse une critique sérieuse. Le titre fut raccourci pour ne pas nuire à l'audience, mais le texte est intégralement celui-ci. L'iconographie est spéciale à la version bloguée sur Royal-Artillerie. Il entre en archives RA sous le mot-clé LLL.

 - Belle comme un soleil -
Du malheur naît le rêve qui emportera la résignation. On peut même cultiver le malheur dans ce but : dans les années vingt, une vieille institutrice un peu folle vivait avec ses deux enfants près de la ville de Sa Dec dans le delta du Mékong. Pour survivre, elle avait acheté une concession que les crues emportaient chaque année, anéantissant sa rizière et cultivant son malheur. La lutte était tant inégale qu'elle appelait cette crue annuelle, le Pacifique. Un barrage contre le Pacifique est un roman autobiographique de Marguerite Duras : prête à fuir, son héroïne, Suzanne, attend sur le pont le beau jeune homme dans une longue auto à qui elle plaira ; son frère, une fille fardée fumant des State Express. A quoi rêve-t-on de si loin quand on pense à nous-autres Français ? Faire les planches à Deauville en complet de lin blanc ? une blonde alanguie belle comme un soleil ? des souliers toile et cuir beige à semelle de crêpe ? une boîte en métal de cigarillos Café Crème ? un cabriolet Peugeot jaune pétard ? Pour beaucoup de gens c'est possible... là-bas... en Europe, le rêve d'un quart au moins des habitants de la planète.

En réponse aux malheureux rêveurs, l'Europe amasse des barrages contre le Pacifique, barrages qui ne tiennent pas plus longtemps que celui de Marie Donnadieu, l'institutrice coloniale. L'eau affouille les fondations des meilleurs obstacles et passe. Il n'empêche que plusieurs partis appellent à « rétablir les frontières » comme la panacée aux désordres allogènes du temps. Sauf à construire une ligne Challe¹ tout autour du pays, ligne qu'on peut moderniser en recopiant le modèle est-allemand, il est peu probable que l'on obtienne l'étanchéité en frontière garantie par les ténors de l'entre-soi, le mode opératoire des "passeurs" devenant juste plus compliqué, leur service plus cher* autant que sera augmenté le danger pour les clients ! Le commerce interdit, y compris celui des hommes, refleurira sur les sentiers séculaires de la contrebande et il y aura toujours la mer, ce sol inexistant qui ne se plante d'aucun poteau !

- le cab jaune pétard -
Quand nous en aurons fini avec la crue orientale, quand un jour le Proche et Moyen Orient seront devenus simplement vivables, il restera à canaliser la crue de l'Afrique rêveuse, celle de la Peugeot jaune. La différence de niveau de vie, à l'heure où tout se sait des conditions d'existence qui prévalent ailleurs, est telle que l'Afrique versera longtemps son trop-plein démographique en Europe et la vidange africaine ne cessera que lorsque l'écart entre eux et nous ne sera plus assez grand pour motiver l'arrachement à sa famille, sa patrie, sans parler des risques pris. Dans les enceintes internationales, on convient que la seule réponse à l'émigration sauvage est un développement économique décisif des pays d'origine ; on attend donc que l'Europe cesse de se lamenter sur l'indolence des autorités de départ et déclare cette guerre à la misère - facile - mais surtout qu'elle la gagne. D'accord ! Mais il faut prendre la chose à bras le corps. Gagner convoque bien des principes à piétiner dont celui de non-ingérence, celui d'abondement permanent au tonneau des corrompus dont les fuites finiront bien par irriguer les pauvres, celui de libre copulation irresponsable - n'en déplaise au Vatican – et bien d'autres. L'affaire appelle aussi de gros moyens humains et matériels, du nerf - l'argent - beaucoup de nerf ; mais d'excellentes idées sont déjà au travail comme l'électrification continentale portée par Jean-Louis Borloo² !

En attendant l'étincelle d'un improbable consensus sur cet axe de développement si peu désintéressé, la Commission de Bruxelles renforce son dispositif FRONTEX. Les peuples d'Europe se demandent bien pourquoi avoir attendu l'invasion des Balkans par les Arabes pour aller au rempart alors que l'Italie méridionale est envahie par l'Afrique noire et appelle à l'aide depuis déjà longtemps ; à moins que Frontex ne soit pas aussi performant que vendu ! Comment tenir les intervalles entre les postes-frontières sans obstacles matériels ? Et voilà que les pays de l'Est tirent entre eux des centaines de kilomètres de barbelé concertina comme des portes d'écluses brisant le mascaret migratoire. On sait d'expérience que les dispositifs contraignants bloquent d'abord les gens bien ou insignifiants, les criminels s'en accommodent et passent ailleurs, dessus, dessous. S'il est besoin de donner un exemple de frontière blindée et poreuse à la fois, il suffit d'observer le flux intarissable remontant du Mexique vers les Etats-Unis. Les pauvres qui ne franchissent pas le Rio Grande passent plus à l'ouest ou creusent des tunnels comme à Gaza !

- toile & cuir -
C'est justement là que le doute s'installe quant à la pertinence de développer l'Afrique de force comme y tendent les grandes organisations internationales : l'Amérique du Nord a joué la carte d'un enrichissement économique des bases de départ au Mexique en établissant une zone de libre-échange continentale. Mais l'Alena³ ne créa pas suffisamment de maquiladoras (manufactures mexicaines en zone franche) pour retenir la démographie surnuméraire du pays et rien ne dit que nous y parvenions mieux sur le continent noir : le Mexique, c'est 120 millions d'habitants, l'Afrique a passé le milliard. Certes le cynisme du business plan libéral botte en touche la contrainte démographique puisque les gens ne sont pas inclus dans le concept, sauf comme consommateurs dociles ! De fait, la mondialisation heureuse du capitalisme vainqueur vise à abaisser les barrières tarifaires et normatives mais conserve les frontières statistiques pour mesurer les flux et noter les progrès de la dérégulation. Ces frontières qui comptent les camions servent aussi à contrôler les humains. Les conséquences migratoires ne sont pas de son fait. Mondialisation & frontières vont paradoxalement ensemble. Sans céder d'avance au découragement – rien n'est jamais parfait en ce monde - préparons-nous à accroître sensiblement le développement de l'Afrique pour faire décroître la pression migratoire, mais nous conserverons les sas d'accès pour la pression résiduelle. Où mettre alors le Mur ? Dans sa marche à la fédération, l'Union européenne calque l'organisation de son espace sur celui des Etats-Unis d'Amérique : ils ont donc aboli les frontières intérieures pour accélérer le passage des biens et laissé circuler les ressortissants pour celui des services. En contrepartie de quoi ils ont renforcé le périmètre communautaire avec FRONTEX.

- Café Crème -
L'organisation SCHENGEN n'avait été validée qu'avec le dispositif de contrôle du limes de l'Union. S'il ne joue pas son rôle (euphémisme), le bon sens voudrait que l'organisation Schengen soit invalidée, et qu'une douane complète soit déployée à nouveau sur les frontières nationales le temps de construire autre chose. Hélas, ces vieilles frontières handicaperont les échanges au sein d'une Union qui tourne déjà au ralenti et qui cherche par tous moyens à accroître l'emploi en dynamisant la production. Remettre les octrois dans le marché commun est une bêtise au moment où émergent les vieux empires du monde ancien qui défient les nouveaux. Les géants économiques, même s'ils surveillent les mouvements de leurs travailleurs comme la Chine, ne sont pas bloqués tous les deux cents kilomètres par des postes de douane, ni handicapés par des formulaires d'import-export-transit-libre-pratique ou phytosanitaires... Ces géants tiennent leur périmètre qui est leur membrane osmotique avec le reste du monde, et c'est tout !

Aussi, plutôt que d'annuler Schengen et ses avantages indéniables procurés aux échanges intra-européens, serions-nous mieux inspirés de blinder notre frontière commune extérieure en y portant les ressources de tous les pays de l'Union, puisque les intervalles à tenir appartiennent à tous... sachant bien sûr que la barrière ne sera jamais hermétique, du moins jusqu'au moment où nous ne nous revendiquerons plus des valeurs chrétiennes qui nous privaient de tirer sur autrui pour défaut de papiers.

- le chic du lin blanc -
Sortons nos idées pour développer l'Afrique autant que nous pourrons l'y forcer afin de gérer les flux résiduels avec humanité ; déployons partout où c'est nécessaire une diplomatie de stabilité qui nous évitera les contre-chocs du désordre comme nous les subissons par la désintégration des dictatures arabes ; et sortons à la fin nos drapeaux. Les solutions ne sont jamais si simples qu'elles puissent se décider entre deux tournées au comptoir des partis populistes. Espérons que l'intelligence reconnue d'une nation menacée comme la France lui permettra d'inventer le paradigme salvateur au cœur d'une Europe plus ou moins défendue, se battant dans le camp des gagnants de la mondialisation. Nos princes ne sont pas que les héritiers d'un glorieux passé national mais citoyens du monde avec l'ouverture d'esprit qu'offrent leur éducation particulière, leurs alliances et leur position. Est-ce trop demander qu'ils nous inspirent !

1. Nom de son concepteur qui fut donné à la barrière infranchissable édifiée pendant la guerre d'Algérie à la frontière tunisienne

*. Assertion provenant du reportage d'Adéa Guillot paru dans Le Monde du 17.12.2015 (note ajoutée)

2. « Énergies pour l'Afrique » vise à électrifier tout le continent noir, 70% des habitants n'ont pas le courant. Les soutiens sont attendus sur « le site »

3. ALENA : Accord de libre-échange nord-américain - Marché commun entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique limité aux biens et services marchands. Voir la Hopperie qui suit dans le numéro 66 du Lien légitimiste

Clic !

Le Lien Légitimiste
2 Le Petit-Prix
37240 La Chapelle Blanche Saint Martin

(bimestriel exclusivement sur abonnement 30€, service électronique à 10€)

jeudi 20 octobre 2011

La dispute du yuan

Tout à nos querelles de clochers, nous n'avons pas perçu les menaces d'incendie que fait peser le Congrès des Etats-Unis sur la Chine. Cela nous concerne bien plus que la dispute picrocholine de ces messieurs les seconds couteaux de la politique intérieure, ameutant à notre imminente démondialisation !

Les parlementaires américains qui sont parties prenantes dans la politique du pays et par là responsables, ont voté la loi "Yuan" qui autorise le Département du Commerce à frapper de droits de douane tous produits provenant de pays dont les monnaies sont « fondamentalement sous-évaluées ». Le dispositif peut être ravageur pour les exportateurs des pays tiers car il autorise les sociétés américaines à saisir l'administration au cas par cas. La promulgation de cette loi par la Maison Blanche a été différée pour permettre à Timothy Geithner, Secrétaire au Trésor, de discuter avec ses homologues chinois au G20 et dans les réunions subséquentes.
C'est le combat de la mauvaise foi, mais il faut le livrer.
Les Chinois veulent vivre au Village Global avec une monnaie non-convertible dont les taux et les marges de fluctuations sont administrés chaque matin selon l'humeur du commerce extérieur. Mais conscients du danger de soutenir longtemps cette incongruité, ils remontent continuellement la valeur de leur monnaie pour limer les dents des Représentants et Sénateurs dont les mandats électifs sont mis en péril par la situation désastreuse de l'emploi. Les turbulences du mouvement des Indignés à New York sont parfaitement perçues sous le dôme du Congrès. Le Tea Party ayant montré la voie, il faut parler simplement pour être bien compris et faire adhérer les masses. La sous-évaluation chronique du yuan est devenue donc la cause de toute la misère de l'Union, et chacun de dénoncer avec une gourmandise frustrée le succès de ces maudits jaunes : 9% de croissance au deuxième trimestre grâce à une monnaie sousévaluée de 25% dit-on, un déficit commercial sino-yankee de 29 milliards de dollars rien qu'au mois d'août, et 3200 milliards de dollars de réserves de change¹, dans lesquelles le Trésor américain est débiteur de 1200 milliards.

Mais les Chinois ont le gène de la propagande et haussent le ton : ces chiffres sont le passé. S'il n'est pas possible présentement de continuer à surévaluer, c'est la faute à la crise mondiale² qui freine drastiquement l'activité générale et ferme les usines, comme à Wenzhou où beaucoup d'entrepreneurs sont en fuite. Si on les pousse à bout, ils vont brader les bons du Trésor américain au marché de plein vent de Bobo-Dioulasso ! Plus sérieusement, ils vont les céder contre toutes piastres qui leur seront utiles dans leur commerce mondial en dehors des Etats-Unis, éliminant de ce fait le dollar. Leur situation économique est devenue aussi sérieusement dégradée que celle des Etats-Unis, avec une bulle immobilière du même ordre que celle qui explosa en 2007. Ce ne sont pas que les petits propriétaires à crédit qui feront faillite, mais beaucoup de villes grandes ou moins grandes - comme Wuhan - qui se sont jetées dans une promotion immobilière échevelée ! Les banques sont à recapitaliser d'urgence dans des proportions bien supérieures à celles exigées pour les nôtres. Et rien ne permet de croire que des émeutes populaires, comme celles ultraviolentes de 1998 au Nord-Est, ne viendront pas pulvériser la politique de réforme bancaire et financière. Aussi marchent-ils sur des œufs.

Les 63 Sénateurs qui ont voté la loi « Yuan » sont suffisamment informés par les « services » pour ne pas jouer avec le feu qui embraserait la région Nord-Pacifique. Tiens ! les Chinois n'ont pas encore parlé de leurs bonnes relations avec la Corée du Nord ; et Obama n'a pas programmé un voyage d'amitié à Taïpei. Les partenaires de cette dispute sont en pleine diplomatie de rupture du consensus OMC ; il y faut cette fois du talent et du sang-froid. Nous-mêmes à notre échelle ne seront convoqués qu'au moment d'en subir les effets. La puissance économique prime et nous ne l'avons plus. Nous devrons donc attendre les nouvelles du front avant de démondialiser.



[ce billet est paru dans l'Action Française 2000 datée du 20 octobre 2011]

Note (1): Voir notre billet "Picsou" par là.
Note (2) : le meilleur indicateur de la crise est le Baltic Index. Appelé Baltic Dry Index and Freight Rates, il donne tous les taux de frets maritimes et mesure la santé des échanges. Publié par le BALTEX de Londres qui offre une bourse de dérivés et futures (clic).

samedi 17 janvier 2009

Avis de tempête en Aveyron

affiche mad cow coréenneLes Etats-Unis surtaxent le roquefort en représailles au blocus empêchant l'importation du bœuf aux hormones américain en Europe. Le ministre permanenté de l'agriculture française Barnier va saisir l'Organisation Mondiale du Commerce à Genève où nous espérons être accueilli avec commisération par "notre" directeur général Pascal Lamy, qui n'a, l'on s'en doute, point de fromage en son bec. Comme toujours, l'important est plus de dire que de réussir. Notre gouvernement y excelle, à le venir voir faire de partout. Paysans du Larzac et de ses limes caussenardes, ne vous y fiez pas, ce sont des couflanti !
La mesure détaillée par La Dépêche du Midi est une provocation délibérée envers la France et son meilleur département qu'est l'Aveyron, en ce sens que si le bœuf douteux est interdit par tout le Marché commun, le roquefort n'est produit qu'en un seul endroit : 12250 Roquefort-sur-Soulzon ...

A 100% de surtaxe, José Bové et la Confédération Paysanne avait démonté un seul McDonald dans la côte de Millau. A 300% faut-il en brûler trente après l'investiture de BHO à Washington ?

Quand en mai 2008, le gouvernement coréen leva le blocus du bœuf hormoné sur l'insistance des Etats-Unis, le peuple entra en fureur et attaqua les pouvoirs publics déjà coupables de vache folle aggravée, dans la grande tradition des émeutes terribles qui distraient le pays depuis cinquante ans. La photo ci-dessous est prise lors d'un break entre deux assauts ; la police se relaxe ! Dans ces pays de labeur, à la manif comme à l'usine, c'est du 24/24 !

émeutes coréennes
Toute la différence des peuples à couilles et des peuples sans.
Pourquoi attendre qu'une organisation internationale repue nous fasse la grâce de son attention ? Boycottons déjà les produits américains, même ceux qui se cachent :
chez Procter & Gamble : Action - Always - Ariel - Biactol - Bonux - Bounty - Camay - Clearasil - Crest - Dash - Flash - Head & Shoulders - Mr. Propre - Oil of Olaz - Pampers - Pantene Pro-V - Petrole Hahn - Pringles - Roger Cavailles - Sunny Delight - Tampax - Viakal - Vidal Sassoon - Vizir - Yes - Zest ...
chez Coca Cola Co. et Pepsi Co : Aquarius - Cherry Coke - Coca Cola - Fanta - Mix Minute Maid - Nestea - Sprite - Tropical - ...
chez Sara Lee Corp. : Bénénuts - Bravo - Chesterfield - Cochonou - Maison du Café - Monsavon - Playtex - Sanex - Brossard - Justin Bridou - Jambon Aoste - Dim - Chesterfield - Cacharel - ...
chez KraftFoods International : Champion - Wonderbra - Adams - Kiwi - Catch - Vapona - Williams - eau de toilette Savane - Suchard - Carambar - Carte Noire - Côte d'or - Daim - Grand'Mère - Jacques Vabre - Kiss Cool - Kréma - La Vosgienne - Lila Pause - Malabar - Milka - Polo - Stimorol - Suchard - Velours Noir
chez Colgate-Palmolive : Axion - Cadum - Cleopatra - Colgate - Gama - La Croix - Mennen - Palmolive - Soupline - Tahiti Douche - Tonigencyl - Ultra Brite - ajax ... et sans mollir :

Kodak - Compaq - IBM - Nokia - Gateway - Dell - Apple - Hewlett-Packard - Motorola - Levi Strauss - Calvin Klein - Lou - Celio - Tati(?) - Nike - Reebok - Buena Vista International - Columbia TriStar Film Distributors International - Metro Goldwyn Mayer - Paramount Pictures Corporation - Twentieth Century Fox International Corporation - Universal International Films - Warner Bros. - Microsoft - Chevrolet - Boeing - Disneyland - McDonald - Citibank - tous les vins californiens - Estée Lauder - Esso - Cadillac (surtout Cadillac), ... et on me dit dans l'oreillette que j'en ai oublié.


roquefort
Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

mercredi 10 décembre 2008

Mutation ou sécession

siège Commission européenneDemain se réunira à Bruxelles le dernier Conseil européen présidé par la France. A l'heure où nous rédigeons ce billet nous n'en connaissons pas l'ordre du jour*. Il est plus que probable qu'il sera l'exaltation lyrique du semestre sarkozien, et délivrera nos partenaires d'un stress douloureux.
Mis à part un catalogue de mesures ambitieuses pas toujours financées, le bilan - nous y reviendrons à la Noël - remontera la pendule à l'heure du référendum irlandais, grosse épine dans le talon fédéraliste. Soit l'Irlande vient à résipiscence en 2009¹, auquel cas la dispute se déplacera vers certains maîtres-chanteurs de l'Est ; soit elle persiste dans son "caprice" et ouvre ce faisant la voie à la confédération. En aucun cas, et seul le texte de Lisbonne le permettait explicitement, il ne sera question de découdre l'Union européenne. Aussi, suis-je plus que perplexe sur la campagne de sécession que veut monter le CRAF² sur des bases, je présume nouvelles ...

I. EXPOSÉ DES MOTIFS

1.- Préhistoire de la France seule
La devise courageuse de "La France Seule" sous-titrait le journal de L'Action Française sous l'Occupation. Elle n'aura pas suffi à prémunir Charles Maurras de la poursuite des médiocres et le laissera condamner pour une extravagante intelligence avec l'ennemi par un faux témoignage du regretté Paul Claudel, "littérateur obscur" qu'on ne lit pas exprès ...

2.- Histoire
Soixante ans plus tard, la nouvelle guerre de sécession sous l'enseigne de "La France Seule" trouve sa source dans le référendum de mai 2005 raté par Jacques Chirac. Le 30 mai au matin, la France avait perdu son autorité continentale, déjà passablement esquintée par la trahison atlantique et les insultes à peine déguisées à l'endroit des pays de l'Est qui ne se ralliaient pas. Le "pays réel" étourdi de sa victoire - j'en fus -, attendait le plan B que les thuriféraires du NON lui avaient promis. Hélas, les quatre chefs de file de la contestation n'allèrent pas plus loin que de revendiquer chacun le jeu décisif qui avait conclu le match à leur profit.

4 coqs
Le non de mai 2005 était le prétexte rêvé pour creuser à fond la question de la confédération européenne et mettre rapidement sur la table un projet bouclé. Il n'en fut rien, trop difficile, trop occupé, pas le temps ! En réalité, pas d'idées, aucune stature d'hommes d'Etat dans cette coalition de bric et de broc, rationnaires d'hémicycles, charlatans de la République.
Aucun plan B ne les intéressait plus, dès lors qu'ils avaient fourbi leur notoriété médiatique et pris du poids pour les élections à venir. Je méprise en cela ces miquets démocrates qui vont de la gueule sous les préaux mais ne savent rien construire d'utile au pied du mur. Depuis, je les combats, à travers ce petit blogue à dix sous ... et ils ne se marrent même pas !

3.- Réalités & Perspectives
« Plus un événement est lourd de conséquences, moins il est possible de le penser à partir de ses causes (F.Furet) » : aussi n'épiloguons pas sur le référendum Chirac, abandonnons les analyses stériles et allons aux faits.
A la fin du premier quart de ce siècle, que sera devenue la France ?
En queue de peloton des grandes nations industrialisées, disputant sa place à la Haute-Volga du Csar Poutine qui finira par l'emporter, assis sur d’énormes rentes minières, la France, n'ayant de rentes que ses idées, sera devenue un grand pays africain de tourisme et de services ... aux personnes âgées. Son industrie aura depuis longtemps déserté le maquis réglementaire et ses financiers dirigeront leurs affaires françaises depuis Londres, Zurich, Francfort ou Amsterdam, loin de nos métropoles, incandescentes chaque nuit fériée.

Prévenu contre la démocratie divisive par essence, nul ne sera étonné de notre bord royaliste que le pays soit sous la coupe des royaumes combattants et des communautés légalisées tirant à hue et à dia. Après le dodécannat chiraquien, le décennat sarkozien et un petit quinquennat ségoliste qui aura mal fini, comment pourra-t-il en être autrement ? Nous aurons alors atteint l'an 2022 ! Endettés jusqu'au cou, divisés en tribus comme à l'époque des Gaules, et ... à poil !

M. FillonExagéré ? Le gouvernement vibrionnant de Sarkozy-Fillon, peu de temps après avoir déclaré la faillite de l'Etat, se jette dans la Dette pour sauver le modèle français complètement ringard. Si le remboursement peut être différé (caché au peuple), ses intérêts sont eux exigibles à chaque terme et leur paiement représente déjà le deuxième "budget" de l'Etat, en concurrence avec la Défense nationale.
Chacun comprend que la Dette, même lourde à servir, n'est pas le diable absolu si elle finance la création d'actifs dont le retour sur investissement contribuera à son amortissement, ou encore si elle lance l'exploitation de rentes, minières par exemple, qui produiront valeur ajoutée et cashflow en continu.
Adossée à des dépenses de fonctionnement recyclées dans la consommation des ménages et l'épargne - comme c'est le cas - elle est en revanche un crime politique, punissable d'une révolution quand elle devient le premier poste budgétaire ; ce vers quoi nous allons comme les aveugles de Bruegel.

Qu'en sera-t-il des 26 milliards³ de choux et carottes de la Relance ? Les 2/3 participeront au fonctionnement et un petit tiers (le curaçao) sera affecté à l'investissement. Combien seront investis matériellement dans la brique, la fonte, le béton ou l'acier ; et parmi ceux-là combien rapporteront quelque chose à notre Nation. Entrent d'avance en résonnance les labels, les bureaux d'études "techniques", les laboratoires environnementaux, les ateliers de design, les centres de formation, et tous autres habillages indispensables aux projets publics qui, au taux normal africain (ou parisien), devraient pomper 50% des crédits mobilisés. Il est prévisible donc que sur un déficit consenti de 26 milliards, l'investissement pardonnable ne fasse au bout du bout que 3 ou 4 milliards. Ajoutez-y les délais de réalisation et vous saurez que le plan de Relance de Douai est d'abord un plan de Communication. Bon courage, monsieur Devedjian, ce sens du sacrifice est à votre honneur.

Il n'est donc pas venu le temps de l'orgueil rasséréné sur l'Aventin de nos certitudes. Nous devons souquer ferme dans les vapeurs putrides de la mondialisation sans plus de choix que d'avancer. Pis qui est, vouloir tirer seuls une galère aussi plombée que la nôtre relève du masochisme nationaliste. Si nous avons perdu beaucoup de franc-bord par le poids des coquillages morts collés sous la coque, nous avons pour quelques années encore des traces de considération dans des enceintes de décision qu'il serait stupide de fuir. UE, OTAN, ONU, FMI, OMC : nous existons. Profitons-en et cessons de vouloir à tout prix nous y distinguer dans des provocations "petit bras" qui font sourire quand elles n'agacent pas ! Soyons sérieux !

II. REVUE DE PAQUETAGE

logo UE1.- UE : nous devons rester le plus près possible de la passerelle pour faire dévier le projet vers la confédération. Pour cela, il faut d'abord que nous apprenions à travailler avec nos voisins sans les écraser de notre indiscutable supériorité (cessons de faire parvenir les parvenus) et ensuite mais surtout, il est nécessaire d'appuyer notre campagne par un projet bouclé et compréhensible par tous. Les royalistes sont-ils capables de monter ce projet confédéral, et d'en rédiger les objectifs, les étapes et leur articulation en moins de cent cinquante pages ?
L'imbrication de notre économie dans le Marché commun, notre position géopolitique centrale et notre histoire, nous interdisent la sécession. Incidemment, notre siège au Conseil de sécurité de New York en dépend. Existons donc plutôt par la confédération !

logo OTAN2.- OTAN : les guerres modernes sont d'abord des guerres de procédures et de robots. La Guerre froide a créé une structure de commandement intégré rodée obéissant à des codes offensifs (ça nous changera) et adossée à des brigades existant réellement, même si elle ne met plus en jeu les mêmes masses qu'en 1989. Rentrons dans le rang, nos unités de combat sont appréciées - plus que nos états-majors - et nous bénéficierons des facilités automatiques des bases Nato, de l'intégration des codes, sans parler de la garantie de réaction si ça va mal, ce qui n'est pas du tout assuré aujourd'hui. Faute de moyens budgétaires et de carburant, nous n'avons jamais su faire cavalier seul. Acceptons-le sans le dire, tordons le cou au faux prétexte de l'américanisation - les Allemands ne portent pas ce joug - et devenons le fer de lance d'une OTAN rajeunie que nous renforcerons. Saisissons l'occasion du 60° anniversaire de l'organisation à Strasbourg, le 3 avril 2009.

logo ONU3.- ONU : Membre permanent du Conseil de sécurité avec droit de veto, depuis notre décolonisation assez réussie, nous avons vocation à y représenter un certain Tiers-monde francophone. Sans cette étiquette non-alignée, nous sommes en doublon. Notre siège est convoité par trois économies puissantes qui impactent bien plus que nous sur le marché global : Japon, Allemagne, Inde. Ne comptons pas sur la Chine et la Russie pour nous conserver ce privilège. Pour réformer le Conseil en préservant nos positions, renforçons une bonne fois le camp occidental, c'est là que sont nos vrais amis.
Seule certitude, l’Unesco restera à Paris, meilleure expatriation pour les femmes de diplomates.

logo FMI4.- FMI : nous y avons par tradition le poste de Directeur général. C'est notre dernier poste de prestige dans le monde. Tâchons de le conserver non en faisant le beau lors des points de presse mais en œuvrant sérieusement à la pérennisation de l'institution par la qualité de notre travail, par la dignité de notre comportement (?!) et par un certain chic français que l'on est en droit d'attendre de nous ! Notre vieille aristocratie produit naturellement les qualités recherchées. No comments…

logo OMC5.- OMC : Outre le tourisme déjà évoqué, l'industrie française du luxe et l'agriculture commerciale sont les deux mamelles de notre futur quand notre industrie aura fini sa mue, ailleurs, et que services et invisibles se seront « supranationalisées » pour devenir une bonne fois pour toutes, apatrides. C'est dans cette enceinte de l'OMC que nous pouvons les défendre.
Nous y avons placé "notre" secrétaire général ; nous y sommes convoqués le 13 décembre. Faisons-y notre nid.


III. PREMIERE SYNTHESE

Ne croyons pas une seconde qu'un chevalier errant français puisse longtemps conserver sur ses mérites propres ses positions d'influence dans ces organisations. Le siècle de Louis XV est fini même si luisent par ci par là des souvenirs élogieux à l'étage des élites culturelles du monde. Notre période voit le recul européen dans un système à somme nulle ; c'est la mise en bloc du sous-continent qui freinera assez longtemps son déclin relatif en attendant que la tendance se retourne, car les empires émergents connaîtront eux-aussi des problèmes d'hypertrophie.
Alors, sauf à accepter le destin du Portugal, empire universel devenu un état croupion européen qui va à la Poste chaque mois chercher son mandat, nous ne devons pas faire sécession aujourd'hui de l'Union européenne. Nous devons nous battre pour nous-mêmes au sein d'organisations de pouvoir, mais pas contre elles de l'extérieur car nous serons laminés. L’UE est une organisation de pouvoir, même si l'on parle de soft power.


PS : Il y a une question subsidiaire : le vrai "pays réel" mérite-il qu'on se décarcasse ? Si vous répondez non, émigrez, du moins poussez-y vos enfants, car il n'est pas juste qu'ils se saignent aux quatre veines pour perfuser un pays que nous leur aurons laissé dans le coma !
Si vous répondez oui, il ne suffit pas de brandir des valeurs de redressement économique et de réarmement moral ; il faut y réussir ! En usant de tous nos derniers atouts.
Ne détruisons rien qui puisse nous servir.

Note (1) : avant les élections européennes du 4 juin 2009
Note (2) : Centre royaliste d'Action française
Note (3) : Les 26 milliards se décomposent comme suit :
- 11,5 milliards de retards de règlements publics versés début 2009 (dépenses de fonctionnement);
- 4 milliards aux chômeurs, au bâtiment et à l'automobile (2/3 de dépenses de fonctionnement);
- 4 milliards investis par les entreprises publiques qui ne grèveront pas le déficit public mais peut-être leurs comptes ;
- 6,5 milliards d'investissements de l'Etat et des collectivités territoriales. Rapporteront-ils tous pour se rembourser ?
Note (*) : agenda obtenu verbalement aujourd'hui à 16h :
L'agenda comporte 3 points sur lesquels M. Sarkozy prendrait plaisir à passer en force:
- paquet "énergie-climat" : pas de chance, le groupe des 9 pays de l'Est ne veut pas diminuer son CO² sans subventions de l'Ouest. L'Allemagne ne paiera pas !
- coordination de crise : contre le 1,5% magique de Barroso se dresse le silence des ... Allemands. L'Allemagne ne paiera pas !
- ratification irlandaise du traité de Lisbonne : le gouvernement irlandais ne peut que promettre de faire son mieux en 2009, et réclame des billes pour vendre le traité, comme un commissaire permanent dans l'exécutif resserré de 2012.
- Deux sujets accessoires, PESC et PAC, donneront lieu à des communiqués "encourageants".



Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

Articles les plus consultés

Compteur de clics (actif)