Affichage des articles dont le libellé est UMP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UMP. Afficher tous les articles

lundi 21 décembre 2015

Du pacte à l'acte, un autre pacte !


Dans quatre jours, nous mettrons nos "petits" souliers dans la cheminée ou sous les boules du sapin. J'ai acheté de la neige en bombe au cas où la COP21 aurait échoué. Qu'attendre du Père Noël ? Des oranges et du chocolat.

Le vent mauvais des élections régionales à peine tombé que les politiciens professionnels s'entre-déchirent déjà sur les mêmes "coutures" qu'avant, la gauche partagée entre le modèle soviétique épuisé mais ronflant et une social démocratie rhénane mal adaptée ; la droite entre le masque libéral d'une économie toujours autant administrée et le chiraquisme social qui nous a forgé un mental de zébu ! D'aucun côté, la situation catastrophique de l'économie n'est sérieusement affrontée. Dette, chômage, submersion bureaucratique, déni d'autorité, la République molle défend ses derniers privilèges... à crédit... jusqu'au ridicule ! Que cela ne prive pas la mare aux connards de remous, la semaine passée fut consacrée à l'aller-retour de Claude Bartolone au perchoir de l'Assemblée nationale ! Chose qui ne me choque en rien, qu'attendait-on de pire chez notre parasélite ?

Les politiquarts¹ de service affûtent leurs "programmes", qui pour les primaires républicaines, qui pour faire parler d'eux pendant ce long transit de quinze mois qui nous sépare de l'élection présidentielle de 2017. Que les deux-tiers du corps électoral les vomissent leur en touche une sans faire bouger l'autre. Le métier fournit encore les trois repas par jour et un lit chauffé, à condition de promettre l'embellie au veau national ! C'est à droite pour le moment le plus intéressant : l'ancien président Sarkozy nous est revenu au volant de sa phase II. Il n'a pas fallu plus de cent kilomètres pour s'apercevoir qu'il n'y avait strictement rien de neuf, ni dans le bonhomme, ni dans le catalogue d'options gratuites. Comment dès lors envisager que les mêmes causes puissent ne pas produire les mêmes effets ? La bête est 100% politique, le verbe est pour les croyants :
- Ministre du Budget (1993-1995)
- Porte-parole du gouvernement (1993-1995)
- Ministre de la Communication (1994-1995)
- Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
- Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie (2004)
- Ministre de l'Intérieur (2005-2007)
- Président de la République (2007-2012)
Soit un total de 5183 jours (source Wikipedia)...
sans compter le temps passé à faire son courrier sur les bancs de l'Assemblée nationale.

l'homme qui ne rit plus
S'il lui reste encore quelque chose à comprendre dans la souffrance du pays, c'est qu'il n'est pas si doué que nous le crient ses groupies à cervelle de moineau. L'hystérie a de beaucoup dépassé la réflexion chez ses fidèles, et tous ceux qui comptent sur le Sarkozy Nouveau pour nettoyer les écuries d'Augias devraient se souvenir de ses piètres résultats dans les fonctions ci-dessus énumérées. Sans se taper tout le bilan de chef de la Police puis de l'Etat (dix années quand même !), on notera qu'après lui les croquemitaines de référence, Hortefeux, Guéant, furent des tigres de papier affairés à une politique du chiffre visant à déclamer leur supériorité dans les débats publics mais sans réel effet sur la sûreté intérieure du pays. Paroles, paroles, paroles... N'ajoutons pas la timidité des réformes économiques, décisions rapportées projet après projet selon l'ambiance donnée par les innombrables sondages de l'Elysée, ni l'explosion phénoménale de la Dette pour sauver les positions spéculatives des banques. Et pas non plus la dérive césarienne de construire à l'Elysée un gouvernement de substitution ayant barre sur le gouvernement responsable devant la Chambre afin de gérer l'impact politique de toute action.

Après l'avertissement sans frais du 6 décembre 2015, la classe politique revient au mode opératoire antérieur comme si de rien n'était, c'est dire son cynisme ! Vous nous avez compris ? Promettez, promettez, il en restera bien quelque chose ! Quelque chose qui pourrait bien déplaire à la nomenklatura si la nation arrive à défaire le nœud orwellien :
« Ils se révolteront que ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés » (Georges Orwell in 1984).

La paix mentale de la nation a disparu puisque l'Etat a failli, l'inquiétude progresse partout, chez chacun dans le désespoir, chez les autres, même nantis, dans la crainte de voir les premiers leur sauter à la gorge. L'éveil est possible mais une transition sans risques reste douteuse chez un peuple peu doué dans la prévision mais bien meilleur dans l'analyse gratuite des faits et causes. Si la révolte est annoncée c'est un classique du genre qui ne dérange pas les prébendiers prêts à faire battre tous les intérêts particuliers contre l'intérêt général pour sauver leurs positions. Ils nous referont un 18-Brumaire et tout aura changé pour que rien ne change... Nous aurons pour un temps l'homme fort. Quand y substituerons-nous un roi au-dessus de la mêlée qui tout simplement nous aimera ?

(1) Politiquart : 25% d'intérêt pour le bilan, 75% pour la prébende

 

lundi 30 mars 2015

La fête à claques

J'ai eu la perception très nette que l'escroquerie démocratique (clic) était à son comble dans ces élections départementales. Il y a six mois, la strate politique qui doit se gérer maintenant était en voie d'éradication par les mêmes qui en ont fait pendant quinze jours l'apocalypse de la République. Le pouvoir en place, minoritaire comme aucun avant lui ne le fut, a appelé sur ses sectionnaires les voix de tous les républicains afin de sauver les structures partisanes départementalisées qui sont apparus comme autant de briques élémentaires dans la construction d'une "dictature" du modèle courant. Ne voyait-on rien de tout ça il y a six mois ? Cette géométrie départementale est essentielle à la République française et les forces médiatiques déployées sur ces élections le confirment, même si les attributions spécifiques aux départements restent encore dans le vague et si le risque est grand de les voir écrasés entre les régions et les métropoles secondaires. On a fait voter les gens dans un cadre de compétences qui n'existe pas encore. Personne n'avait osé jusqu'alors.

Laissant courir les chiens fous d'une réforme institutionnelle qui amuse les désoeuvrés - ce qui est sérieux est ailleurs - l'ancien président du Conseil général de Corrèze a rappelé la meute au pied quand fut remontée de la base la certitude que les départements étaient le substrat politique élémentaire pour se hisser au niveau national, ce que comptait bien faire le Front national. Pas question de laisser revenir les HLPSDNH. Cette incongruité européenne que sont les départements français avait donc son utilité ou son danger ; aussi la mobilisation des états-majors et des fédérations n'en fut que plus complète quand les instituts annoncèrent une Bérézina historique pour les partis en cour.

Ceux des penseurs honnêtes qui avaient travaillé à la suppression des départements ont pu mesurer le niveau de mépris dans laquelle le Château les a tenus pour donner à la fin de leurs travaux la priorité à ce qu'ils étaient chargés d'anéantir. Mais, répétons-le, le gouvernement du pays lui a échappé et ces jeux démocratiques de proximité ressemblent de plus en plus à un théâtre convenu, un rite gratuit, du cirque à défaut de pain.

Qu'a donné ce "Combat de Titans" ? 
Rien !

C'est l'échec du Front national et l'allocution extravagante du premier ministre qui m'ont encouragé à écrire ce billet. L'allocution de Manuel Valls hier soir est proprement incroyable, qui, à l'inverse du président droit dans ses bottines, dit avoir entendu le cri des Français et promet pour demain matin l'embellie produite par les mesures gouvernementales courageuses prises depuis trois ans... on rêve ! Le redressement de l'Europe, et de l'Eurozone spécialement, tient à l'effondrement du prix du baril de pétrole, à celui des taux d'intérêts sur les bons d'Etat et à la chute de l'euro en dollar. Ces gens n'y sont pour rien ! Pour rien du tout ! Ce pouvoir est bien celui de Foutriquet.

M. Valls a été sélectionné par François Normal pour sa gueule et son petit score aux primaires socialistes. Peu dangereux pour l'apparatchik parvenu en douce, c'est un costaud de sous-préfecture qui n'a pas le calibre de la fonction, ce qui multiplie son acrimonie naturelle. On pourrait faire cent lignes qui démontrerait sa "dépersonnalité" en suivant sa quête inlassable de mentors depuis qu'il a choisi ce métier qui n'en est pas un. En plus de nerfs fragiles, il n'a que la colonne vertébrale d'autrui et ça commence terriblement à se voir.

Personnellement impliqué depuis qu'il a pris en main la campagne électorale au quotidien, en laissant de côté sa fonction de chef du gouvernement, il devrait démissionner après avoir perdu la moitié des départements que tenait son parti. Partout ailleurs en Europe, un pareil désaveu entraînerait la démission du chef de file, sans railleries ni quolibets d'ailleurs. Logique démocratique. Mais ici, non ! Les éditocrates de la presse subventionnée lui trouvent mille excuses.

Le Front national pour sa part a perdu. Marine Le Pen rate le fameux ancrage. Aucun département n'est conquis et peut-être 50* cantons sur 2000. On peut retourner la question en tout sens, malgré un raz-de-marée en voix, le Front ne perce pas globalement dans une élection concrète. Il reste un parti du mécontentement sans risque, bon pour les européennes.
(*)= estimations du 29.3.15 à 23h

Le grand gagnant est Nicolas Sarkozy qui ramasse 70* départements, mais puis-je ajouter qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, on me dit qu'il le sait. Le programme concret du gouvernement des réformes n'est toujours pas élaboré. On ratisse large ! La victoire d'aujourd'hui n'anticipe pas celle de demain, les enjeux sont chaque fois différents et les adversaires ne sont pas figés, chacun adaptant sa défense ou son attaque à l'autre au moment. La mise en scène de la pièce est donc à chaque fois différente même si les règles de l'art sont immuables : faire prendre au couillon des vessies pour des lanternes.




lundi 26 novembre 2012

Mars, ça repart !

Mars, mon jardin. Le travail de renseignement du robot "Curiosity" est d'une précision bluffante. Il y a de l'eau et par conséquent des martiens, même s'il sont encore au stade unicellulaire. Il faut un commencement à tout. Il faut une fin aussi. C'est ce que nous dira le prochain télescope terrien que nous installerons sur la planète rouge un jour, n'en doutons pas, par l'observation de la planète bleue en direction de Paris, qui remontant l'espace-temps nous montrera comment mourut le plus fier parti politique de la V° République. De bêtise virale ! D'une bataille d'adjudants ! Qu'importe, quand le jour vient, c'est l'heure !

La guerre civile de l'UMP n'aura pas lieu si c'est un cul de singe, aurait pu dire Jean Giraudoux. C'est un cul de singe et elle fait rage. Le billard est à quatre bandes : Sarkozy, Juppé, Fillon et Copé qui ont en tête une vocation exclusive de sauveur national lors de l'échéance présidentielle à venir, gagnée d'avance sur le Mou de Tulle, parangon de l'indécision pathologique et proie ridicule d'une panthère impulsive. Chacun déduit des informations déversées à torrent par les journaux que la publicité faite à autrui à tout motif le pénalise et qu'il doit remonter son score en surmontant le bruit d'autrui. Même Alain Juppé a cru bon de passer chez les radios expliquer son impuissance sereine au lieu d'envoyer simplement un communiqué à l'AFP : «n'en doutons pas, "ils" osent tout !». Reste que le juge de paix risque bien d'être un juge, puisque M. Fillon va ester, si personne ne le retient. L'immense rigolade du décompte des voix assumé par le sénateur en lustrines Gélard, spécialiste de droit soviétique (ça ne s'invente pas), va égayer le Tribunal de grande instance de Paris qui n'avait jamais accès à ce genre de distractions, dépaysées en Corse.

Odalisque emblématique du parti
Aucun des rivaux de la bande des quatre n'étant autre chose à ce jour que député lambda ou rien sinon conférencier, l'ouragan devrait passer en mode "petite averse" à la reprise des travaux parlementaires aujourd'hui à 16 heures : trop de fric en jeu. A l'euro et soixante-huit centimes par an pendant cinq ans à la voix comptée aux législatives (11822951€/an pour le clan du président UMP), il faut ajouter l'aide publique pour chaque parlementaire inscrit au parti, 42228€/tête pour l'exercice 2012 ; s'en déduit l'amende pour défaut de parité (autour de 4M€). Si le 1,68€ est sécurisé dans les caisses de l'UMP, l'aide publique par tête de pipe change chaque année et les désinscrits draineront autant de fois le per capita en 2013 et suivantes. Les déclarations d'inscription pour 2013 seront closes le 30 novembre prochain. Il y a du chantage dans l'air.

Derrière les proclamations définitives, il y a donc la question de la matérielle inhérente au régime des partis qui nous gouverne ou tente de le faire croire. Résultat positif à ce jour : comme la grosse tempête bouleverse l'estran, sont apparus sous les cailloux retournés de furieux connards. A l'exercice M. Guaino n'est pas dernier, juste avant Pécresse, il a tant fait pour en être.

Côté PS, on fait semblant d'être aux cent coups par l'impact d'une éventuelle implosion de l'UMP qui grossirait fortement les rangs du Front National, alors que ce ne sont pas quelques milliers de militants passés chez Le Pen qui changeront quoique ce soit. Les députés révoltés créeront un nouveau parti, iront chez Borloo ou dans une microstructure d'accueil, il y en a plein, mais n'iront pas s'exposer au feu roulant des médias contre l'extrême droite. Mourir pour des idées d'accord mais de mort lente, siéger d'abord, canner au pupitre en votant "non", entrer dans l'histoire.

Retour vers le futur

Vraiment peinard en villégiature

L'UMP est une fabrication à dessein électoral. Aucune idéologie, un syndicat de sortants venus d'horizons divers. Les défis auxquels est confrontée la social-démocratie européenne sont d'une telle ampleur - c'est notre civilisation qui se joue - qu'ils ne pourront pas être relevés par de l'activisme, du courage ou par la force de persuasion ; ils convoquent des idées, de l'imagination et un niveau d'exécution intellectuellement élevé. Tout ce dont manque la fabrication de MM. Juppé et Sarkozy qui reste une machine de campagne. Le champ d'action d'un parti de gouvernement n'est pas non plus en libre pratique car c'est celui de l'économie et que ce domaine est imbriqué mondialement. Une fois parvenu aux affaires, agir dans les centres de décision extérieurs sans maîtriser un "projet" national est stérile. L'inverse n'est pas mieux. On peut souhaiter la disparition de cette coalition bunkerisée et assez bête, pour laisser place à de vraies idées. Finalement Mario Monti fait la démonstration d'un gouvernement en dépit des partis, ça marche. UMP dégage !

Articles les plus consultés