Nous sommes entrés dans l'année Henri IV. Une messe fut dite à Rome le 12 décembre à St Jean de Latran en présence de SE l'ambassadeur de France auprès du Saint-Siège et des princes Jean d'Orléans et Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme. La légende en a fait un roi paillard qui roulait les "erre", n'utilisait d'eau ni en usage interne ni externe, et qui chargeait ses ennemis sur un cheval tout blanc. Collectionneur de femmes comme aujourd'hui il le ferait de Ferrari, il restera pour l'éternité le grand baiseur à panache de la dynastie bourbonienne.Pas sûr ! Si la "dynastie" est supposée survivre au royaume... qui lui n'est plus, à ce qu'il me semble certains relèveraient le défi ancestral.
Un peu de généalogie laisse constater les résurgences irrépressibles du sang chaud de Bourbon dans la grande famille capétienne. Les âmes pieuses se risquent à croire que le prestige de la lignée convoque au partage de sa gloire des aventurières de tous calibres, de vraies briseuses de ménage. Mais ces assauts - ce lâcher de salopes, disait Bigard à B.16 qui le recevait avec Sarkozy - justifient-ils un si grand nombre de divorces ? Les princes sont-ils si faibles pour les choses du sexe faible ? Même des prétendants ayant toutes leurs chances d'accéder "un jour peut-être", s'y sont abandonnés, entamant gravement le pronostic du pavois gaulois.
La loi d'exemplarité n'existe pas, serait-elle la Huitième qu'on cache ? et le vieux précepte "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" couvre de son manteau d'indulgence une réalité qui peut en déranger beaucoup, à commencer par ceux du commun retranchés de la communauté des fidèles et jetés au parvis, alors que le Vatican déroule le tapis rouge sous les pas de grands pécheurs et pécheresses des familles royales. A noter que les remariages dans ce monde ne génèrent pas d'enfants, la brisure de bâtardise restant forte. Les vieilles lois fondamentales en impressionnent encore, surtout celle de catholicité qui est la "sine qua non" imparable, autant demain que jadis. Henri IV nous l'avait confirmé, qui apostasia moult fois selon le vent de l'histoire immédiate.
De nos jours, on dirait que l'extinction (provisoire) du royaume a quelque part allégé le poids des règles et débondé le rut du cerf qui n'a plus de Parc. D'aucuns répudient même comme des sultans.
Après l'abdication d'Alphonse XIII qui "éteignait" le royaume et ses lois, les aînés d'Espagne ont tous divorcé :
- Jacques-Henri de Bourbon, de Emmanuelle de Dampierre qui elle-même se remariera pour se séparer à nouveau de son côté.
- Son fils, le prince Alphonse, de Carmen Martínez Bordiú qui elle-même se remariera deux fois. La fin tragique du prince à Beaver Creeks le privera de se remarier de son côté comme il en avait le droit sous licence pontificale.
- Le frère cadet d'Alphonse, Gonzalve de Bourbon, divorcera de Carmen Harto Montealegre et se remariera deux fois sans faire d'enfants légitimes.
Dans la branche de Séville qui vient juste après :
- François de Paule de Bourbon & Escasany, est divorcé de Béatrice d'Hardenberg et se remariera deux fois.
Chez les Bourbon-Parme :
- Charles-Hugues, aîné de la maison, est divorcé d'Irène des Pays-Bas.
- Pour mémoire :) les quatre enfants du prince Louis de Bourbon-Parme (1899-1967) divorceront !
Les Deux-Siciles se sont tenus tranquilles jusqu'à maintenant. La médaille pontificale du zouave !
Chez la maison d'Orléans :
- Henri d'Orléans, prétendant en titre, est divorcé de Marie-Thérèse de Wurtemberg, puis remarié religieusement sous licence expresse de la Rote romaine.
Dans les maisons concurrentes, on n'est pas en reste non plus :
- Charles Napoléon est divorcé de Béatrice de Bourbon-Deux-Siciles, et remarié, ce qui permet à son fils Jean-Christophe de contester ses "droits".

Il faut souhaiter aux jeunes princes du moment la sérénité nécessaire à leur vie privée, même si l'environnement familial est "inquiet". Leur dire aussi qu'on peut être un vrai Bourbon de tradition sans sauter sur tout ce qui bouge, et qu'au pire moment du démon de midi, il est sage ou rusé de prendre une "bonne amie" de circonstance, révocable ad nutum, comme le font les "gueux", voire de méditer la sentence de Sacha Guitry :"les femmes les moins chères sont celles que l'on paie".
Pour le démon de minuit, tout reste permis puisqu'il n'y a plus d'espoir. Un peu d'indulgence quand même ! Le gotha sans couronne fait aussi partie de l'espèce humaine.
Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :




