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dimanche 10 juin 2018

Le syndrome de Cinderella


Il est minuit docteur Trump ! Et le communiqué final du G7 de Charlevoix s'est transformé en citrouille ! Ce court billet pourrait s'intituler Donald the Pig pour gloser sur l'attitude infantile d'un "président" pour de rire qui croit tenir longtemps red necks et Joe-6-pack dans sa main, du moins jusqu'aux élections de mid-term qui vont sauver le Great Old party complètement ridiculisé à l'international.

Il est légitime de s'interroger sur la crédibilité de la signature américaine à la veille du sommet historique de Singapour. Et c'est sans doute pourquoi la mère de toutes les Corées a tenu à rassurer son fils prodigue en le traversant de Pyongyang à Singapour dans l'avion de Xi Jinping escorté par la chasse chinoise : tu n'es pas seul mon fils pour affronter le plus grand con que la terre ait jamais porté à l'est du Pecos !

Quels que soient les accords signés n'importe où et nimporte quand par l'Administration Trump, il ne valent que le temps de séchage de l'encre. Tout le reste est remplissage.

Pendant ce temps, l'Asie s'organise en dehors de notre hémisphère. Si vous n'avez pas les télés asiatiques, allez sur Al-Jæzeera, ils expliquent très bien comment la Chine, l'Inde, la Russie et tous les pays en "stan" de l'Organisation de Coopération de Shanghaï améliorent leurs relations sur les plans sécuritaires et développement. Pas de temps à perdre avec le babillage occidental (c'est du Poutine)!

jeudi 1 mai 2014

Vladimir force B

Ce billet, prévu sur La Faute à Rousseau dans la rubrique La Patte à Catoneo, a mis le feu à l'équipe de rédaction du blogue de la Restauration nationale ; il est rejeté¹. Il fait suite à la dernière réunion du G7 consacrée à la crise ukrainienne et cherche à décoder l'état d'esprit occidental à la table de négociations qui est souvent caricaturé par la presse d'opinion, surtout à droite. Il entre en archives Royal-Artillerie.

L'empire de la Force remplace-t-il au Kremlin l'empire de l'intelligence ? L'équation ukrainienne n'est pas soluble dans la géométrie primitive du pouvoir actuel qui n'a pas compris l'énoncé du théorème. Il ne s'agit plus entre les nations du monde de comparer les tonnages des flottes, le blindage des chars, la portée des canons, même s'il est prudent d'en garder l'essentiel ; la force brute d'antan est remisée aux magasins d'accessoires à défilé pour nourrir le rêve des chasseurs de décorations. Ce qui compte et classe les nations les unes par rapport aux autres c'est la richesse économique, l'innovation et les capacités financières. L'acier de Stalingrad est oxydé. C'est ce que leur dit l'ancien cadre du parti communiste allemand Merkel au téléphone chaque jour.

Le Csar est-il vraiment à l'heure ?

Monsieur Poutine appelle à la confrontation de force qui valorisera son mandat et provoque sans relâche son cousin du sud qu'il sent mal affermi, mal allié. Il guette le faux-pas qui lui donnera le prétexte - la bombe du chemin de fer de Moukden - il sent la victoire facile, rapide, criméenne. Le chef des "coalisés" - car le nouveau Csar se croit cerné - est un nègre, élégant certes, prolixe au pupitre, mais de peu d'histoire en bagage et d'un tempérament non violent, finalement un démocrate américain à l'emblème de l'âne, un Carter. Lui Poutine, est dans la trace des empereurs de la Sainte Russie, qui voit l'opportunité d'une revanche à la liquéfaction de l'Union soviétique. Il prendra la pose pour la postérité sous les aigles décroisés. Les "occidentés" ne se battent pas ! Il en est averti par la retraite de Syrie. Les pleutres, les lâches brandissent des menaces virtuelles mais la VI° Flotte n'a pas passé les Détroits. Elle a peur, c'est sûr. Ils n'osent pas toiser la puissance nucléaire russe. La Tchétchénie, la Géorgie leur ont montré ce qu'est une Russie en guerre ! Hélas, Monsieur Poutine n'a rien compris au film, et ses thuriféraires français pas plus !

La force brute est périmée, Barack Obama le sait, Angela Merkel le sait, Xi Jinping le sait, Shinzō Abe va le comprendre, Poutine le saura trop tard (l'opinion des autres est sans importance). Dans notre globalisation, dans notre monde interconnecté en permanence à la vitesse de la lumière, la vie et la bonne santé des nations dépendent de tous les autres. Comme le dit de la Chine Qiu Xiaolong² in Cyber China, "le monde se transforme en un gigantesque réseau de relations où chaque maillon, étroit ou distendu, visible ou invisible, unique ou multiple, ne tient que grâce au tissage serré de l'ensemble". Les exemples sont nombreux. Les hypothèques pourries détenues par Freddie Mac et Fannie Mae aux USA ont mis le feu à la planète. Le tsunami japonais a arrêté les chaînes automobiles européennes. Un krach immobilier d'une mégapole chinoise entraînera immédiatement un bridage du crédit de la BPC qui se répercutera en quelques semaines partout. Alors, quand ça ne marche plus, quand l'espérance s'éteint, quand le futur est plus gris que le présent, les peuples d'aujourd'hui se lèvent, s'organisent et remplacent leur dirigeants, dans le sang s'il le faut. Les régimes les mieux affermis tombent ; et, à l'exception du pouvoir alaouite de Damas, la liste des "tyrans" balayés s'allonge. Le chantage russe est de déchirer le gigantesque réseau qui ne pense pas comme son président et fait mine de le menacer, la Russie dut-elle en périr ! Folie.

Vladimir Poutine est un homme des années cinquante, un brejnévien qui compte ses fusées, un fana du balcon stalinien. Il a d'ailleurs stoppé les négociations de réduction du nombre d'ogives, c'est le signe d'un décalage mental. Il ne veut pas assimiler l'hypothèse que les Occidentaux puissent plier l'économie mondialisée russe à relativement peu de frais, et que, si la "folie" dénoncée par Frank-Walter Steinmeier ne cesse pas, ils vont le faire. A quoi serviront les quarante mille pions de la Sainte Russie disposés en troupes d'occupation du Donbass quand les capitaux russes et étrangers se seront faits la malle ? Avec quel argent se développera une industrie de fabrication incapable de croître seule ? D'où viendront les ingénieurs étrangers indispensables à la modernisation de l'immense fédération perdue dans les classements internationaux si les garanties locales sont annulées parce que le droit international est violé ouvertement et plusieurs fois ? Avec quoi nourrira-t-on in fine les « masses laborieuses et démocratiques » si l'édition des factures de pétrole et de gaz est sévèrement empêchée ? Le stratège s'en moque, l'intendance suivra, comme aurait dit l'Autre ! Mais ce temps est fini. Les peuples ne savent plus souffrir comme avant.

La situation de crise prolongée aura certes un impact sur le commerce mondial des énergies fossiles mais le désastre annoncé en zone russe rémunérera la posture démodée d'un ancien agent du KGB, poussé au faite du pouvoir par un pacte de non-agression et de protection de la coterie sortante, ne l'oublions pas. Enfermé dans le mental d'un dresseur d'ours, le président autiste n'écoute plus que les conseils qui le rassurent dans la victoire annoncée, victoire à portée de rêve.
Entre-temps, l'économie s'effiloche, les coffres se vident, le chômage s'étend et le troisième acte pourrait bien être à terme, après la chute du Csar au pied petit, la transformation de cette économie de rente à l'africaine en une proie du capitalisme mondial ! Quel tombé de rideau pour une pièce créée par... l'acteur Ronald Reagan !

Force B, force Brute, force Bêtise ! Le vrai sport de combat c'est la philosophie (Bourdieu) ; sans doute ne l'enseignait-on pas à l'École de la Forêt³ !


Notes
(1) c'est la bande annonce du dimanche sur la semaine à venir qui a déclenché le tumulte. La voici :
= Jeudi, la patte à Catoneo proposera une critique de Poutine.
Catoneo prendra tous les poutinophiles à rebrousse-poil; et parmi eux, n'en doutons pas, plusieurs lecteurs de ce quotidien, qui ne manqueront probablement pas de lui répondre, et c'est très bien ainsi : le ronronnement douillet d'un politiquement correct à notre façon, une vérité unique et définitive, des certitudes qui nous maintiendraient dans un "entre nous" satisfait, peut-être confortable, mais intellectuellement ravageur, serait la pire des choses dans ces colonnes, où l'on veut réflechir, et affiner les positions par le débat, pourvu qu'il soit positif et courtois. Catoneo dira donc, sans mâcher ses mots, ce qu'il pense de Poutine... et ceux qui auront des objectionss à lui opposer feront crépiter les claviers !...


(2) Qiu Xiaolong est un auteur chinois de polars. Son Hercule Poirot s'appelle Chen Cao. Cyber China est édité par les Ed. Liana Levi, Paris

(3) L'Ecole de la Forêt est le nom donné à l'Académie des Renseignements extérieurs (AVR) comme on disait la Piscine pour jadis le SDEC. Elle est toujours dans un secteur boisé de la banlieue nord de Moscou.

vendredi 6 mars 2009

Paradis fiscaux

moulins de la Mancha
Les gouvernements paralytiques des démocraties occidentales, agacés de ne pouvoir faire aux yeux de leur opinion publique rien de plus spectaculaire que d'afficher des milliards en masse, se méfient de l'obscénité de leur posture au travers des verres grossissants que portent les soutiers dessillés de leurs économies en péril. Cette posture vaniteuse à compte d'autrui, nourrit l'insurrection qui vient, et ils s'en rendent compte. Aussi partent-ils en guerre pour distraire le benêt et noyer le poisson.
Les moulins de cette Mancha moderne qu'est la nouvelle mondialisation s'appellent "paradis fiscaux". Haro sur les moulins ! Le duumvirat constitué de l'Allemagne et de la France forme le nouvel Axe (hache au rosbifland). Et ça va chier aux Iles Vierges britanniques !...

merkel et sarkozyIl ne fait pas de doute que le couple infernal Merkel-Sarkozy va s'exciter terriblement à taper sur les petits pays sans défense au G20 de Londres le 2 avril prochain, l'Angleterre mesurant une fois encore le bonheur promis par le Grand Large. En ligne de mire les trois paradis alpins : Autriche, Liechtenstein et Suisse. Mais les intérêts en jeu sont d'une taille telle que leur réduction ne peut pas être appréhendée par les politiciens de rencontre impécunieux (en CDD) qui les affrontent. Après les moulinets médiatiques, après les résolutions d'entreprendre un jour quelque chose quelque part, les mêmes rentreront dans leur palais chauffé au gaz russe chercher un nouveau sujet qui tienne en haleine leur auditoire, l'oeil rivé à la cote de popularité.

Miss BVIVoudriez-vous définir les paradis fiscaux¹ que vous ne pourriez que le faire en creux, par rapport à l'orgie fiscale des ogres bureaucratiques qui tirent inlassablement le sang des pierres au profit premier de leur accroissement sans fin. Même si tous les paradis fiscaux n'ont pas le soleil - surtout les meilleurs -, y pénétrer laisse couler sur le visage l'inimitable brise de la liberté. Je les reconnais au premier coup d'oeil sans lire leur règlement douanier : il suffit de demander cent mille dollars au guichet de la banque qui tient son compte. Si l'employée, sans un sourire, vous demande d'abord "en quelle coupure (elle essaie toujours de refiler les 100 et plus)", vous êtes au bon endroit. Essayez en euros ... à Bordeaux, Besançon ou Brive pour ne citer que les "B" ... vous aurez le sourire d'impuissance avant les explications filandreuses du comptoir sans le sou ; un pays de gitans.

Les docteurs de la loi qui ont écrit cent tonnes de rapports accablants depuis quinze ans, me rétorqueront que l'évasion fiscale met en péril le fonctionnement démocratique des nations, fondé sur la contribution universelle des citoyens aux débours de l'Etat ; leur consentement étant de droit. A quoi je réponds que d'une part, les débours ne me semblent limités par rien de plus qu'un vote typiquement politicien du parlement une fois par an ; que leur contrôle, s'il est conduit souvent avec rigueur, n'exige pas de réparations sous contrainte judiciaire. La gabegie democratique ne trouvant sa sanction que dans la fuite en avant et le creusement des déficits que l'on déplace d'un secteur à l'autre, l'évasion illégale n'est pas moins légitime que celle qui vous fait sauter le barbelé d'un camp clos.
Réaction d'anarchiste de droite !

îlot caribéen
Et si le paradis fiscal obéissait tout simplement comme un organisme humain à l'urticaire de l'anarchiste, allergique aux pollens règlementaires ? Et à la redistribution impérative du travailleur débiteur de devoirs, en minorité, au travaillé créancier de droits, majoritaire, tout simplement !

La City de Londres vient de publier son Global Financial Centres Index N°5. Tout ce que vous vouliez savoir sans jamais oser le demander à l'employé de banque de peur de l'humilier.

Il n'y aurait qu'une mesure à prendre qui respecterait la souveraineté essentielle des nations libres : interdire aux établissements financiers de mettre un pied dans un paradis fiscal et l'autre dans un purgatoire fiscal car la loi d'amorçage des pompes à phynances assèche le mauvais. Ainsi les Etats-Unis n'ont-ils pas tort de dire à UBS (l'Union des banques suisses de Zurich) que le secret bancaire derrière lequel ils s'abritent n'est pas fairplay s'ils conservent en même temps des succursales d'amorçage en Amérique.
Mais l'effet secondaire serait le renforcement des flux parallèles entre zones favorisées, s'amorçant dans des pays bon chic bon genre mal contrôlés ou corrompus.
Pas simple.

Les paradis se vengent toujours à la fin car ils sont sympathiques aux peuples qui voyagent. Pour les autres, scotchés sur place, il reste le Livret A.


Note (1): L'OCDE vous dit tout (clic)



île fushia
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jeudi 14 février 2008

La TICAD

affiche Ticad 2008Connaissez-vous la TICAD ?
C'est une structure de débats d'orientation que le Japon avait lancé au début des années 90 pour revigorer le développement de l'Afrique après que les soubresauts de l'agonie de l'empire soviétique aient déclassé cette exigence au rang des projets fatigants, tant il semblait alors vain de vouloir extraire le continent noir de sa gangue despotique. Son nom est l'acronyme de "Tokyo International Conference on African Development".

L'affaire fut montée par le gouvernement nippon, le bureau Afrique de l'ONU et le PNUD, programme des Nations Unies pour le développement. La Banque Mondiale a rejoint en 2004. Trois sessions ont été tenues jusqu'ici.

La TICAD I de 1993 fut une déclaration de collaboration entre les pays africains et leurs partenaires en développement : faire tout le possible pour la stabilité et la prospérité de l'Afrique, manière de renouer une certaine chaleur dans le dialogue en dehors des tête-à-têtes pesants traditionnels.

La TICAD II de 1998 établit un programme d'actions, dit TAA (Tokyo Agenda for Action), visant à réduire la pauvreté et à intégrer le continent dans la mondialisation. Apparemment, peut mieux faire, mais est-ce de la faute de la TICAD si l'Occident inonde les marchés de produits agricoles archi-subventionnés.

La TICAD III de 2003 accueillit l'Union Africaine et fit le bilan de dix ans de travaux et s'ajusta pour l'avenir. La déclaration solennelle faite à cette occasion, titrée "TICAD Xth Anniversary Declaration", est très instructive et nous vous engageons à la consulter en cliquant ici.

A l'occasion du prochain sommet du G8 au Japon en juillet de cette année, se tiendra à Yokohama la TICAD IV. L'agenda portera sur 3 points :
1.- Booster la croissance économique qui est déjà remarquable, mais insuffisante vu l'ampleur des défis ;
2.- Mettre le continent en sécurité en achevant les "objectifs du millénaire pour le développement", OMD ;
3.- Répondre au défi climatique et environnemental qui menace la cohésion ethnique en dispersant les groupes humains vers des terres étrangères pas toujours accueillantes.

Ces axes de travail ne sont pas que de pieuses recommandations - le Japon n'est d'ailleurs pas très croyant dans ce domaine - mais créent des convergences entre les différents programmes internationaux afin d'améliorer les résultats. De plus, le Japon n'étant pas un acteur historique sur le continent noir, ses pressions bénéficient de l'attention de tous car elles sont supposées neutres. En outre l'implication d'institutions à forte inertie a l'avantage de niveler le découragement inévitable des acteurs, en phase de développement long et dispersé sur tout un continent.

Pour nous, Européens, l'émergence du continent africain est une ardente obligation non seulement dans l'ajustement des intérêts économiques réciproques aux moeurs du temps - il faut absolument que ces échanges profitent au deux parties comme on l'a vu de l'Asie - ; mais aussi parce qu'il n'est pas souhaitable que le genre humain affadisse sa diversité dans une sur-civilisation universelle de la consommation banale, une way of life prête à porter et quelque part boulimique de médiocrité. L'espèce mérite mieux que la philosophie de l'école d'Atlanta, siège de CocaCola. L'Afrique, mais l'Europe de même, doivent se retrouver en leurs fondamentaux civilisationnels.

Loin des clichés misérabilistes, des tueries claniques, l'Afrique doit avancer sur le chemin de la fierté par la puissance économique, afin que tous ses peuples soient heureux de vivre et travailler au pays, comme nous le disions de nos ruraux en France menacés par la désertification des campagnes. Les valeurs différentes de chaque groupe humain doivent être exaltées non pour les opposer mais pour l'enrichissement réciproque et ...... le plaisir des voyages.

Entretemps est arrivé un second "alien" sur le continent, et il sera intéressant de voir comment se passera l'affrontement inévitable entre les OMD guidés par la TICAD et l'offensive corruptrice des Chinois avides de matières premières, qui ruinent tous les efforts de "gouvernance" en consolidant les prédateurs locaux. Mais c'est une autre affaire, qui sera peut-être un jour réglée par les Africains eux-mêmes, quand ils en auront soupé d'être pris pour les éternels pigeons.
Justement !

osier escargotC'est un peu dans ce contexte de développement actif que se place l'initiative médiatique d'AfricaWorks. Sa fenêtre en France est un mensuel de 68 pages couleur sur papier glacé, dont le numéro de présérie 001 vient de sortir, aidé probablement par Alessandro Benetton, le patron des pulls éponymes.
Extrait de l'éditorial de Sambe LO :
L'Afrique avance. Au moment où Chinois, Indiens et Occidentaux se battent pour des parts de marché en Afrique, le continent noir est plus attractif que jamais. Pour son pétrole, son uranium, son bois, ses diamants et d'autres matières premières très convoitées. Un nouveau rush capitaliste cible l'Afrique et cette fois, les Africains sont outillés pour en tirer le meilleur parti. En effet, les progrès démocratiques généralisés, l'arrivée aux postes de responsabilités d'une nouvelle génération dans la plupart des pays, bien formée et patriote, sont autant de facteurs déterminants qui poussent à croire à une véritable Renaissance Africaine ...
C'est tout le mal qu'on leur souhaite.

Le magazine vise à « accompagner l'Afrique positive qui bouge, qui crée, progresse ». La première de couverture présente, outre le sponsor Benetton, Oprah Winfrey, Barack Obama, Djimoun Hounson d'Hollywood et les Noah, père et fils. Le rédactionnel est à la hauteur et va au fond des choses. Je rapproche le titre de la revue d'un slogan que le siège belge de l'OTAN avait lancé dans les années 70 à destination du Congrès américain qui mesurait ses crédits : « NATO works, something else might not » .
Longue vie à AfricaWorks qui va lancer un site www.africaworks.net.


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