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jeudi 9 février 2017

In Fillon We Trust, lol !


Bien obligés ! Le feuilleton hivernal n'est pas fini, tant du moins que des réponses nettes n'auront pas cloué le bec aux accusateurs. Mais encore ? Tant que le candidat n'aura pas compris qu'un emploi fictif avec enrichissement personnel est ce qui se fait de pire comme stratagème de crédit foncier. Chassez le naturel, il revient au galop : l'attitude digne et meurtrie de madame Fillon milite pour son ignorance des faits présumés. « A l'insu de son plein gré » ironisait le candidat au confessionnal médiatique. On aimerait que ce soit vrai, pour elle. La simplicité et bonne foi évidente de son interview accordée en mai 2007 au Sunday Telegraph plaide pour elle et contre lui. On imagine parfaitement quelle est la vie d'épouse d'un homme politique sarthois. Tous ceux qui la croisent à Solesmes ou à Sablé voient en elle madame Fillon et pas Penelope Clarke ! On lui parle, on lui glisse une requête, on prend des nouvelles. De là à conclure qu'elle s'implique dans les travaux parlementaires de son mari plus loin que les relations publiques indispensables à un élu local - goûtez-moi ces cookies maison, vous "mendierez" des nouvelles ! - il y a un grand pas, que ni le député-suppléant Marc Joulaud, ni Martine Crnkovic, vice-présidente de la Communauté de communes, ni l'amie de toujours qui vit en face du château, ne franchit. Alors c'est parce qu'elle travaillait au Palais Bourbon ? Jamais. Nul n'a trouvé notes, brouillons, rapports, analyses, agendas ni badge d'accès. L'emploi est fictif de chez Fictif et la cupidité établie, à fond : ils n'ont pas même oublié l'indemnité de licenciement à chaque réélection puisqu'ils y avaient droit, sans doute pour sauver le caddy au Super-U ! Le redémarrage de la campagne peut se briser sur le scepticisme général de l'Opinion, convaincue un instant par les accents de sincérité du candidat s'excusant, mais perturbée par ce foutu million d'euros que finalement les Fillon ont bien empalmé. Alors quoi ?

Aucun plan B n'a pu être lancé en dix jours. Comme le disait jadis un politicien anglais dont j'ai oublié le nom, la Droite française perd régulièrement parce qu'il y a trop de chefs en cuisine. Ils sont tous douteux, epsilonesques ou ectoplasmiques. Ils se détestent. B comme Bérézina, Branlée, Bordel. Seule une pointure indiscutée de la société civile pouvait sauver le programme du Fillon des Primaires. Il en existe bien sûr mais ce serait capituler en rase campagne et abandonner le(s) pouvoir(s) à un étranger au grand cirque : une horreur ! Tous sont venus à la politique faire carrière jusqu'à leur mort, ils sont tétanisés par la mise en échec du logiciel. Derrière la présidentielle, il y a les législatives de juin et les sénatoriales partielles de septembre 2017 où se renouvellent prébendes et privilèges. Il ne faut pas rater ça et c'est bien plus important que d'avoir son meilleur ennemi à Matignon ou à l'Elysée. Car M. Fillon, excellent technocrate, n'est pas l'apparatchik rassembleur qu'il cherche à montrer. C'est aussi un chieur cassant qui a levé une fronde interne à l'époque de sa gloire.

Sans remonter à l'époque des cheveux permanentés du quadra avantageux, souvenons-nous qu'il avait théorisé la présidentialisation du régime en proposant de techniciser la fonction de premier ministre (doté de pouvoirs très étendus par la Constitution de 1958) jusqu'à sa suppression : La France peut supporter la vérité, Éd. Albin Michel, 2006.
En mai 2007, il endosse le costume de Premier ministre du président Sarkozy, tout en regrettant de perdre les pleins pouvoirs constitutionnels sous les quolibets de Patrick Devedjian qui lui rappelle son livre. Traité comme l'adjudant-major des services gouvernementaux par le président qui déporte l'essentiel de la prise de décisions à l'Elysée, il avouera plus tard avoir énormément souffert de l'activisme et du mépris de Nicolas Sarkozy. Mais lors du remaniement ministériel de novembre 2010 il s'accroche au rocher et obtient le renouvellement du mandat jusqu'en mai 2012, à l'étonnement de tous.
L'élection de 2012 perdue, et malgré un bilan plutôt catastrophique que l'on imputera à l'omniprésident des sondages Buisson, le parti le pressent comme candidat naturel de la Droite parisienne aux élections municipales de mars 2014. Bien qu'en tête des intentions de vote, il se défile pour pantoufler dans une circonscription ultra-facile au grand dam de Rachida Dati, maire du 7ème arrondissement qui la visait. Mais ce n'est pas tout.

Pourquoi solliciter de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Elysée, l'accélération des procédures visant son ancien bourreau. Il s'en défend et crie au complot (déjà) mais l'affaire est documentée. Pourquoi s'acharner sur Squarcini quand d'autres grands flics indésirables aux nouveaux maîtres, plus ou moins issus de la barbouzeraie antérieure comme Claude Guéant, Michel Gaudin, Frédéric Péchenard, Christian Flaesch, sont recasés proprement d'abord, plus tard sera plus tard. Pourquoi tant de haine de la part de l'ex-premier ministre ? Et lui de s'étonner aujourd'hui d'une machination visant à détruire ses chances ! Des gens le connaissent mieux que sa femme ; il n'est pas interdit d'imaginer jusqu'à demain minuit que le paquet fut remis par quelqu'un du métier au Canard Enchaîné, après, nous dit Bruno Roger-Petit, qu'un autre journal ait refusé la bombe ! S'il n'y avait rien de vrai dans tout cela, pourquoi prendre la peine d'une fabrication vite éventée qui peut exploser entre les mains du livreur ? Il n'y avait rien d'illégal sauf l'éthique, les carbonari d'un jour ont été les plus fins.

Le choix est désormais impossible dans le spectre politique entre la ringardise gauchiste, le télévangélisme opportuniste, l'armaggedon économique et la technocratie triste. Quelles que soient ses capacités réelles à réformer - le Piéton a un gros doute - voter pour saint François Fillon c'est déjà voter contre ! Contre la soviétisation ultime du pays, contre la pharaonisation du pouvoir, contre la ruine de l'épargne populaire. Comme l'expliquait la semaine passée, maître Soulez Larivière, spécialiste du crash aérien, quand un avion atteint sur la piste d'envol sa vitesse V1, il ne peut plus que décoller et l'on doit tirer le manche. Quelque soit le commandant de bord, l'avion des Républicains roule trop vite pour qu'on l'arrête sans dommages fatals. Faut faire avec !

Finalement nous voterons avec un cœur qui ne bat guère, pour nous éviter la guerre, même à perdre l'honneur et la guerre aussi. Allez Fillon ! Vas-y François !


Ça va pas le faire mais quand t'as pas le choix !


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PS : Qu'en dit Monsieur Poisson de tout ça ?


Limpide comme toujours !

lundi 29 février 2016

J'ai fait un rêve...

...qui commençait comme un cauchemar

Nos descendants nous citeront (peut-être) en parlant de nous comme "les royalistes de la dernière époque". Nous pouvons espérer qu'ils diront de nous beaucoup de bien, avec un respect amusé, c'est généralement ainsi qu'on se souvient des imbéciles heureux. Quatre mille illuminés, la foi en le roi chevillée à l'âme, qui coururent les messes commémoratives, les conférences commémoratives, les rogations compassionnelles, les kermesses littéraires pour livres d'histoire invendus. Nous eûmes des héros, de vrais héros qui donnèrent leur vie pour la cause du roi, et nombreux. Des seigneurs, des maréchaux, des capitaines, des chouans et des clercs, de quoi nourrir la mémoire de chaque semaine à l'année. Ce fut une occupation à plein temps. Et nous marchions en plus derrière des princes, de vrais princes, à nous donnés par les dynasties en attente de réanimation. Ces princes étaient tous sympathiques, avenants, près du peuple, bien mariés, totalement inefficaces mais nous les aimions. Ils se savaient tout ça et marchaient en connivence devant les quatre mille dans un jeu de relations publiques qui leur donnait des raisons supplémentaires d'exister. Nul n'était dupe, on ne prendrait pas les Tuileries ! Mais comme on le fait du cognac qui tourne dans le verre en redéposant son alcool sur la paroi, nous savions en parler des heures. Nous nous aimions comme nous étions... en loden et chèche blanc puisque la perruque poudrée avait été abrogée.

Et vint l'ouragan du chaos !

Non pas d'Orient comme on l'attendait des actualités mais d'Occident : chaos financier (clic) sinon financier (clac) ou pire (cloc) ! La rupture de régime, le changement de paradigme, n'est pas un choix délibéré, réfléchi, préparé. Cela vous tombe sur la tête comme un avion américain dans les Twin Towers de New York. L'effondrement économique et financier prédit par les savants Clic-Clac se répercutera immédiatement dans le champ politique puisque la classe politique s'est volontairement asservie aux marchés financiers qui la commandent. La démagogie de la Dette qui bétonne les positions retranchées d'une bureaucratie pléthorique explosera comme une figue trop mûre. Les virements des pensions tarderont, on paiera les fonctionnaires le 10 du mois, puis le 20, puis on fera intervenir les cellules psychologiques. Les ministres, sous-ministres, députés et sénateurs partiront en vacances chez leur maman dans le Berry profond où SFR ne passe pas ; tenue rurale et sabots, ils auront eu juste le temps de se souvenir qu'on voulait les brancher sur les Champs-Elysées. Tous biens ou services se paieront cash en liquide, puis en matières, puis en or et chocolat. Les banques fermeront. Les supermarchés fermeront. Les pompes à essence tariront. Le pays s'arrêtera.


Nous y sommes, enfin ! Les princes se téléphonent, les courtisans se téléphonent, les gens se parlent, le Grand Etat Major ne répond pas. Jacques Attali veut faire une télé, tout de suite. Les Quatre Mille attendent la révélation, le surgissement du roi d'au-delà des mers en armure tout mouillé, comme Raquel Welsh émergeant de l'océan. Le vrai roi, avec de la gueule, celui du vitrail, pas d'autres... il ne se passe rien. Enfin si, les Quartiers sont passés à l'émeute et au pillage, on sent qu'ils vont descendre en centre-ville. Garez vos blondes et dégraissez vos lames. Les princes ne se téléphonent plus, un ferry déprogrammé est quand même parvenu à Dieppe et les a tous emportés. L'Insurrection qui vient progresse et va se heurter à la Gendarmerie en tenue de campagne dont on vient de débloquer les soldes et les munitions en sous-préfecture.
La bourgeoisie est aux abris, celle qui n'a pu rejoindre les aérogares, avant ! Des armes sortent des armoires, il n'y a plus aucun sabre japonais à vendre dans les boutiques de pacotille chinoise, les dernières ouvertes ; le chaos s'installe. Des escarpes patibulaires déambulent aux carrefours. On dit que le pouvoir a quitté les palais, comme en 68, que des huissiers à chaîne hantent encore. On a fermé les lourds portails de tous les ministères et des détachements de la Garde républicaine attendent derrière comme les Suisses aux Tuileries jadis. Les Quatre Mille veillent toujours, enfin, quand ils ont terminé de faire la queue au marché noir pour du boudin aux pommes, ils attendent le roi, certains prient. C'est ce que les cadres du mouvement leur avaient expliqué. Au milieu du désordre, les Chambres réunis en Congrès à Versailles ou ailleurs rappelleront le roi et on ira tous à la Maison de la Radio. Easy !


Le Congrès semble impossible à réunir, les présidents des chambres sont partis comme en juillet 1789, la monarchie est inconnue des politiques qui cherchent plutôt l'homme à poigne qui va noyer la révolte dans le sang des mécontents et sauvera le métier ! Il est vrai qu'aucun moyen de communication de masse n'a été construit par les royalistes, leurs princes ou la Cour. Aussi ne doit-on s'étonner si la possibilité d'une monarchie n'effleure l'esprit de personne. Ce qui reste de nation prédit l'insurrection générale derrière un nouveau De Gaulle qui déblaiera les décombres du régime des privilégiés. En ville, une Saint-Barthélémy des Aliens fait la rumeur. Les quartiers arabes font appel aux cités pour tenir les retranchements. Pour la première fois, on a vu des milices chinoises à Belleville. Au milieu du bombardement médiatique des désordres, du roi, nul ne parle nulle part. Ça y est, la Tour Triangle flambe, on ne donne pas cher de l'Hôtel de Ville maintenant.

À n'avoir pas voulu se salir les idées, les royalistes restent affichés dans les mangas royalistes confidentiels et sur des sites de propagande modeste, mais ils n'existent pas dans la vraie vie. Qui sera d'ailleurs le roi ? Comme en 1873, les royalistes ne sont pas d'accord entre eux et quand chaque camp aura terminé de se distribuer les postes du futur royaume, on entendra à la radio un Louis-Bonaparte, un Gambetta, un Blum, un Pétain, un Poujade ou un Mélenchon... mais de roi, point. Finalement c'est le chef syndicaliste de la presse parisienne qui prendra les choses en main et fera donner les chars comme à Budapest en 56 : écrasez-les tous !




C'est fini. Conclusion ? Fils et filles de France, une restauration se prépare d'avance et sérieusement, en dehors des églises et des cénacles discrets. On le saura pour la prochainement fois, car il y aura une prochaine fois, mais pas avec les mêmes. Derrière les princes de la dernière époque, les royalistes de la dernière époque quitteront la scène, tête basse en se regardant marcher vers le magasin aux obsolètes où se rangent les idées perdantes de l'histoire. Plus tard viendront les autres ! Bob, Luc ou Cédric de La Faute à Rousseau ? Même pas, ils sont déjà vieux, bloqués par l'arthrite dynastique !

Une génération nouvelle de royalistes ? Pour qui ? Pour les Bourbon-Bourbon, Bourbon-Orléans, Bourbon-Busset, Bourbon-Parme, Deux-Siciles, Bourbon-Séville, Bourbon-Bhopal, Bourbon-Habsbourg ? ou pas Bourbon ? Qu'importe finalement ! La dynastie sera la queue de trajectoire du Projet après la préparation de terrain. Les autres seront devenus monarchistes par l'étude et le raisonnement, et ils s'amalgameront dans un business plan de reconquête du pouvoir, bien différent de l'exaltation du patrimoine royal qui avait prévalu jusqu'ici.

Les monarchistes de la nouvelle époque seront peut-être de piètres historiens, peu portés sur les rogations et les chants scouts, mais ils seront convaincus rationnellement de la supériorité de la monarchie dans le gouvernement des hommes - sans doute à la manière de Charles Maurras - et ils sauront construire un programme politique pour un régime de rechange qui organisera tout l'étage régalien des pouvoirs, laissant tout l'étage inférieur au désordre démocratique des républiques du sus-nommé. Et surtout, ils en sauront financer la propagande par des médias de communication adaptés aux temps, larges et puissants.

Alors, quand dans l'Opinion, un jour, on entendra dire partout : "un roi ? pourquoi pas !" sera venu le moment de propulser le prince cadrant au projet, dans le sens où le définissait Le Jeu du Prince : un prince exceptionnel en compétences, disposant d'une autorité naturelle, décidé à se battre.

Et nos petits-enfants auront un roi, ou une reine. Facile !



En attendant l'aurore d'une nouvelle monarchie, l'aube, elle, ne s'éteint jamais, accueillons la dernière livraison du Lien légitimiste qui est tombée dans les boîtes ces derniers jours.


vers les archives du Lien légitimiste...

Numéro 67 - janvier-février 2016

* Editorial de Gérard de Villèle : Louis XVI : Dissonances et discordances
* Note de lecture de Phlippe de Lacvivier : La famille des Chanteurs Trapp
* Hopperies : Les élites naturelles, les intellectuels et l'État
* Economie et royauté : les errements de la croissance, par Gabriel Privat
* Alerte de Gérard de Villèle : Vers la fin de l'espèce humaine ?
...duquel article j'extrais la photo ci-dessous :



Le Lien Légitimiste
2 Le Petit-Prix
37240 La Chapelle Blanche Saint Martin

(bimestriel exclusivement sur abonnement 30€, service électronique à 10€)

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lundi 2 juillet 2012

Kick starter !


À l'heure des contacts de guidon qui utilise encore un kick à pied pour démarrer sa moto ? C'est pourtant le nom choisi par un site de jeunes pousses qui aide quiconque à lancer une affaire, une idée, un truc ! Jiminy le grillon qui chuchote à l'oreille des blogueurs m'a suggéré de monter "mon" Agence royaliste de Paris chez Kick Starter, c'est le nom du site. Le principe de départ est que la rentabilité d'une affaire est la garantie de sa durabilité et que seul un format économique commercial est viable.
Comment ça marche, déjà ?

Tu présentes le projet et chiffres tes besoins. Les internautes souscrivent des parts (à partir d'un dollar) et si ton projet réussit, ils sont récompensés de leur mise matériellement, soit en gagnant une ou plusieurs unités produites ou d'autre lots. Ainsi sont créées des strates de mise à 1, 5, 20, 50, 100, 200, 500 dollars. L'appel à miser est mondial. Presque tous les secteurs sont couverts ; allez-y voir : Kickstarter.com
Bien sûr, le site est américain, un pays où l'on ne vous demande que des idées, pas des autorisations !
J'ai souscrit à la farine de sauterelle (cricket flour), l'idée est géniale et le mec sympa.

Donc je ramasse les arguments pour l'Agence royaliste et dispense le distingué lectorat d'un paragraphe re-mouliné en adressant les nouveaux venus au site ad hoc du Million du Roi, où tout ce que vous vouliez savoir sur la communication royaliste sans jamais oser le demander, est là. J'emprunte aussi abondamment à la page Royalisme de la Wikipedia, et quand tout est prêt, je demande 1.250.000 dollars ! Mais par quels retours sur investissement ai-je pu intéresser les internautes (du moins je l'espère) ?

  1. - un fil de réinformation inédit publiant aux abonnés le non-dit des familles royales ? Non ! Trop banal.
  2. - un coupe-file pour le cocktail de jumeaux princiers aux salons du gouverneur des Invalides ? Non ! Les Qataris ne les connaissent pas. Les Sud-coréens ?... non plus.
  3. - un abonnement d'un an à l'édition internationale de Politique Magazine ? Il faut y réfléchir plus tard. Non pour l'instant !
  4. - un blason personnalisé. Pourquoi pas ? Mais qui connaît le mien ?
  5. - un titre de noblesse trié par strate de mises, avec ou sans épée ?
  6. - un titre de chevalerie ? Ce n'est pas cher et ça plairait aux digital natives qui connaissent Final Fantasy.
Finalement rien de décisif pour faire cliquer l'internaute sur le bouton "j'achète".




Bon, ne comptons donc pas trouver seul comment susciter l'intérêt pour notre cause et passons voir les universitaires. Voici la liste des thèmes retenus pour les trois universités d'été royalistes 2012 :

  • Aperçu sur l’histoire de la langue française
  • Aperçu sur les origines occultistes de la Révolution
  • Ce que la Civilisation française doit aux Rois
  • Culture et contre-culture
  • L'Histoire politique de nos courants de pensée
  • Les Idées reçues à propos de la royauté
  • L'Identité de la France que j'aime
  • Le Nationalisme, une ambiguïté qui perdure
  • L'Œuvre de Maurras à l'épreuve de la crise
  • La Révolution ou le mythe du Graal
  • Le Roi mécène au service du royaume
  • Le Royalisme de Christine de Pisan au temps de Charles VI
  • Les Sociétés de pensées : de l’idéologie des Lumières au totalitarisme jacobin

Bon (bis), je n'ai rien trouvé sur les nanotechnologies qui m'intriguent, non plus sur une nouvelle forme de gouvernement des hommes qui pourrait rallier largement nos concitoyens. Je crois bien que je vais suivre une idée exotique garée au plus profond de mon futur mental. Faire un camion-saucisses. Avec Kick Starter, ça va de soi. Je verrai du monde, surtout des jeunes pour le refaire et un vieux ci et là pour le défaire.

Ça marche !




samedi 22 janvier 2011

Rencontres Royalistes /1

Ce court billet est le condensé et le prolongement d'un article de Royal-Artillerie publié le 20 novembre 2010 sous le titre Assises... ce que nous en ferons. Il a paru sur La Toile n°9, trimestriel électronique de la Conférence Monarchiste Internationale, édité et diffusé par SYLM. Il entre en archives RA.

Les Premières Rencontres Royalistes (PRR) — anciennement Assises — pourraient être l’occasion de définir un but commun pour les chapelles et les royalistes inorganisés, qui serait de mettre un jour un roi dans le domaine régalien, sans définir voies et moyens d’y parvenir, et surtout sans l’impliquer dans le débat social si nous ne voulons pas le « diviser » entre nous.

Comme avait dit Anna de Noailles à propos du Martégal : « Qu’importe que l’on diffère d’opinion sur les hommes, les événements, les idées, si l’on est d’accord sur les dieux ». Mais chacun de nous a ses « dieux » ; sa voie exclusive d’accès au trône, en plus d’avoir « son » prince indiscutable. Guidons-nous alors sur un phare loin en mer mais balisé sur la carte et laissons à chaque bateau le choix de sa route, la prise de ris, les virements de bord. En fin de course, les circonstances dramatiques de l’aubaine auront éclairci l’alternative et le choix n’en sera plus un. Reste la question du nerf ! Il n’est pas de propagande aboutie sans moyens préalables, de gros moyens aujourd’hui.

Vers un appel de fonds
Les nouvelles structures d’influence sont des montages capitalistiques même quand elles combattent le Capital. A la louche et pour commencer, un million d’euros est à trouver pour créer quelque chose qui se voit, qui travaille l’Opinion et qui dure. On pourrait détailler l’assiette de « taxation » lors des PRR de printemps et mettre en concurrence des projets neufs, ou lancer un appel d’offres de structure.


L’offre de Royal-Artillerie est connue : un portail web royaliste en libre-service pour les producteurs de contenu, une « agence de presse » pure player et assez vite ensuite, un quotidien sur tablettes Internet avec en option un mensuel papier de réflexion (style Les Epées en moins rural comme maquette). A vous les studios !

Ces Premières Rencontres Royalistes seront ce que nous en ferons, mais n’anticipons pas les travaux accomplis. Au niveau individuel déjà, nous pouvons dire que, même en notre absence physique, si nous traduisons dans notre comportement quotidien de royaliste les recommandations auxquelles elles auront abouti, la situation du mouvement s’améliorera par capillarité.
Pour nous mettre chacun dans l’axe d’une aimantation commune, convergeons simplement vers un roi dans un schéma institutionnel un peu plus précis, et quelque soit le résultat de ce consensus, nous pourrons chacun nous dire, j’ai fait de mon mieux.

Retrouvez ce billet dans La Toile n°9 en cliquant ici (page 29).

Postscriptum du 28.03.2011
Par lettre à Sylvain Roussillon (CMI), le Groupe de Liaison Royaliste annonce l'abandon du projet de Rencontre Royalistes 2011, par défaut de moyens humains et financiers.

vendredi 31 décembre 2010

Le Million du Roi

 

- Jeanneret-Gris design graphique -

Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

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