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Articles

Affichage des articles du janvier, 2022

L'heure de la "chouette"

L'affaire était annoncée à grand tapage, qui ne fut pas soutenu, aussi longtemps que l'actualité n'offre mieux, plus clivant, divisif, scandaleux. L'alarme et le scandale sont les deux mamelles de l'info en continu qui ne vit que d'audience. Demain ce sera le satyre assassin Lelandais ! Ainsi le jacassement insupportable de la pie Taubira parvint-il à couvrir dimanche le frou-frou des suavités sucrées de l'arrivée de Marion Maréchal dans la campagne présidentielle. "Back to the trees !" a-t-on envie de crier à la sorcière vaudoue, qu'on puisse entendre enfin les propos rassurants de l'égérie blonde des conservateurs totaux. Parce qu'on l'écoute, elle, contrairement à Valérie Pécresse que le téléspectateur zappe ! Parce que son charme dont elle sait si bien jouer avec sa coqueterie dans l'œil, est ce qui manque à Eric Zemmour pour éloigner la peur qui plane sur son programme radical quand il s'adresse à la droite classiq

Rénovation - note d'ordre

  * le régalien au roi * * le public aux gens * * la couronne aux dieux * Le dossier Rénovation est constitué de dix articles qui tirent les leçons du passé, même lointain, du présent bien sûr, et permettent de projeter dans l'avenir une possibilité de restauration monarchique. Si le principe prime le prince, celui-ci est indispensable. Aussi doit-on s'atteler à produire des candidats de talents formés à l'emploi ; qui eux-mêmes ne seront pas d'un grand secours si l'environnement institutionnel est vicié ou vicieux. C'est donc la pyramide du socle à la pointe qu'il faut embrasser tout entière, ce qui n'est pas aussi difficile qu'on peut le redouter de prime abord. Le socle institutionnel favorise ou défavorise une restauration monarchique. Propager le plus largement possible la réforme de notre Etat est le moment le plus important sur l'axe d'effort. C'est le dixième article qui s'y colle. Mais il faut déblayer en même

Le cancer sahélien

Le fondamentalisme musulman est une menace sur notre civilisation gréco-romaine en ce qu'il exalte une barbarie mentale et morale fondée sur l'observance minutieuse de rites surannés et de superstitions dont l'Occident s'est défait à la Renaissance, même si des métastases ont couru jusqu'à la fin du XIXè siècle. Nous sommes au XXIème ! Mais dans le cas qui nous occupe aujourd'hui, ce fondamentalisme musulman n'est que la tunique de Nessus dont se sont emparé des groupes ethniques sahéliens méprisés, les laissés pour compte dans la Grande Corruption de l'Indépendance africaine. Incorporant des combattants revenus du Djihad afghan et syrien, ces groupes sont devenus terroristes et narco-trafiquants, pour à la fin se noyer - mais ce n'est pas encore la fin - dans le sirop onusien de l'aide humanitaire permanente. Les "fiers" combattants du Prophète iront à la soupe internationale avec leur petite gamelle et leur petit bidon d'eau. Ce

Au format "Normandie"

Je prends le risque. Même si celle de Troie fit mentir Jean Giraudoux, la guerre de Kiev n'aura pas lieu. Le format Normandie-Niemen (NN) va l'engouffrer dans un tunnel diplomatique dont nul ne sait les conséquences... à l'Ouest. Certes, il serait facile de feuilleter l'histoire pour désigner l'Ukraine comme les Sudètes du petit tsar et les accords gaziers russo-allemands, le pacte Molotov-Ribbentrop. Mais deux acteurs du quadrille NN ne veulent pas se battre, laissant les deux autres comme chiens de faïence sur le manteau de la cheminée. Le plus important est Olaf Scholz qui a décidé qu'il n'irait pas sur la pente glissante d'une opération Barbarossa Reloaded. Le second est le comique-président Zelensky qui a l'intime conviction de s'entendre à la fin entre anciens amis avec Gazimir Poutine, même s'il hurle au charron (c'est un acteur). Ce "doute métaphysique" enrage les saber-rattlers de l'anglosphère qui instrumentalise

Quinte floche royale : un projet politique

| Justice | Guerre | Sûreté | Diplomatie | Trésor | + 12 |  Spécial royco ! Comme nous l'avons souvent dit, l'offre politique monarchiste ne percera que si elle est compréhensible du plus grand nombre. Non tant qu'il faille en convaincre beaucoup, que pour désarmer les foules ameutées jusqu'à l'hystérie par les milices de la bourgeoisie régnante contre tout projet la menaçant. Parler du roi lèvera le vacarme d'un retour des tyrans orchestré auprès des médiats de masse par les profiteurs du régime actuel, aussi conviendra-t-il d'être fort et clair en toute compagnie ! Il n'y aura pas de place ni le temps pour les biais dialectiques, les arrières-pensées qui passent devant, les complots en chemin, pis que tout, le combat des grimoires. Dans l'état de calamités avancé où se trouve notre pays - ce qui n'empêche pas un président à crédit d'aller faire le coq à Bruxelles - il sied de sauver l'essentiel pour qu'il ne soit pas emporté

*Нехай помруть росіяни !

* "Crèvent les Russes !" (nouveau slogan ukrainien) - Les analystes en polémologie sont partout interdits devant l'insondable mystère du cerveau de Vladimir Poutine. Au cours d’une entrevue avec le premier ministre de l'époque en Russie en 2011, Joe Biden, vice-président de Barack Obama, lui avait dit : « Je vous regarde dans les yeux et je ne pense pas que vous ayez une âme ». Lequel lui avait répondu en souriant : « Nous nous comprenons », ce qui trahissait un certain décontenancement. C'était à l'époque du reset USA-Russie post-Clinton. Depuis lors le lieutenant-colonel du KGB disparu est entré dans un rêve de tsar : réunir les peuples russes éclatés dans des entités hostiles à la Fédération, que sont l'Ukraine, la Transnistrie, l'Abkhasie, l'Ossétie du Sud, la Biélorussie, la Lettonie et l'Estonie. Ces Etats ne sont pas des nations, il n'y a qu'une nation, la russe. Que l'Ukraine et la Biélorussie ait disposé chacune d'u

Au souvenir du roi décapité

C'est demain l'anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI. « Fils de saint Louis, montez au ciel !» lui dit l'abbé de Firmont face à la Veuve. Le roi tressaillit et s'abandonna à ses bourreaux. Il était dix heures dix ce 21 janvier 1793. La France venait de se damner. Pourquoi Louis XVI ne fit jamais l'objet d'un procès en canonisation est une question qui revient souvent dans le monde "chouan". Sans doute les rois ne sont-ils pas installés en leur royaume pour faire carrière de saint, mais pour prendre soin de leurs sujets et de les gouverner avec justice et fermeté dans leurs faiblesses, contre leurs errements. Le roi décapité, pour cent raisons que nous savons tous, a failli à sa mission, laissant tomber ses peuples sous l'empire de la Haine la plus cruelle. S'il est mort en martyr, ce ne fut pas pour sa foi et il ne vécut pas en "sainteté" bien qu'il fut très pieux. Seul personnage vertueux de la Cour, disaient

La fatigue des ducatures

Un des premiers billets de 2005, qui faisait une large part à l'émotion d'Emmanuelle de Dampierre, grand-mère de Louis-Alphonse de Bourbon, fut écrit sur la titulature d'Anjou de Charles-Philippe d'Orléans par son oncle Henri VII d'Orléans. Il fut repris en référence sous la cote 26 dans la notice Wikipedia du précité. C'est de la dispute d'Anjou qu'il s'agit à nouveau, pour la venue à Paris de Louis de Bourbon cette semaine, et ce billet-ci n'est que la revendication d'une certaine crédibilité à soigner chez nos princes pour faciliter la tâche du mouvement royaliste. D'Albufera à Uzès, il y a trente-trois ducs réguliers héréditaires français, plus quatre non patentés chez les d'Arenberg, les Riquet de Caraman, les Pérusse des Cars et ceux de La Rochefoucaud (source) . Tous les autres sont purement décoratifs. Charles-Philippe d'Orléans Tous les titres créés après l'extinction de la monarchie sont réputés de courtoisie

L'épouse du Margrave est morte

Aliette Raspail avait 92 ans. Nos condoléances sincères à son fils Quentin et à sa fille Marion. S'échappe de la lampe magique le dernier souffle d'un royaume mental que Jean Raspail avait construit de sa plume dans l'attente d'un autre, qu'il savait ne jamais devoir revenir, bien qu'il y aidât autant qu'il put. J'avais écrit il y a douze ans une exaltation de la Patagonie raspalienne dont je replace l'entame ici aujourd'hui en guise d'eulogie. « Si vous brassez le ciel de votre imagination d'un grand éventail à chimères, il peut transmettre une vibration dans le manche vous indiquant que vous avez touché quelque chose. C'est l'incarnation fortuite d'une idée. Vous en sentez la masse et les contours, quelque chose s'est métamorphosé venu de l'impalpable et a pris corps. Ainsi en va-t-il de certaines utopies que la force mentale peut faire naître dans la réalité. Il s'agit ce matin d'un royaume liquide, un

Du microcosme

Spécial royco ! Le 2000ème article de Royal-Artillerie se termine sur un point d'interrogation : Serons-nous prêts au jour de l'insurrection qui vient ? . A vue de nez, non ! Et jamais ne le fûmes ! L'impuissance est consubstantielle au mouvement royaliste comme nous le montre son histoire. Comment se défaire de cette malédiction est le préalable à tout renouveau royaliste en France. J'en demande d'avance pardon au distingué lectorat de Royal-Artillerie si ces propos peuvent choquer, mais dans l'état de sédimentation du mouvement monarchiste il est temps d'en venir à la raison avant de laisser parler le cœur. Typique de "la droite où l'on n'arrive jamais" comme disait Yves-Marie Adeline, le mouvement royaliste n'a jamais surmonté la liquéfaction de la menace qu'il représentait encore le 5 février 1934, ni l'erreur stratégique de Charles Maurras du 9 février 1941. Dans un article du Petit Marseillais, le Martégal évoqua l

Est-Ouest

La semaine diplomatique Est-Ouest est séquencée en quatre tiers (comme au Bar de la Marine) et bizarrement s'est engouffrée dans le défi politique intérieur russe qu'affrontera Vladimir Poutine s'il fait mine de reculer. Sa réélection truquée de 2024 est conditionnée par la gloire rapportée du Front, parce que les résultats intérieurs ne sont pas au rendez-vous du culte soviétique de la personnalité et qu'il lui faut des succès étrangers, même si l'opinion russe est assez rétive aux aventures lointaines. On résume la semaine en cours : 1/3.- Négociation américano-russe à Genève sur les menaces acceptables de part et d'autres. Les Américains montent l'enchère sur les missiles. 2/3.- Mise au clair des positions stratégiques réciproques entre l'OTAN et la Fédération de Russie en ressuscitant le COR à Bruxelles. 3/3.- Rapport à l'OSCE de Vienne présidée par la Pologne, sur les positions acquises, en présence de l'Ukraine et des neutres.

La faille au fond du Détroit

Petit chapeau Ce billet a été rédigé le 15 décembre 2021 après qu'ait apparu plusieurs fois ce mois-là dans la presse diplomatique américaine l'expression "One China-One Taiwan" qui confirmait mon intuition d'une dérive diplomatique discrète plus que secrète au Département d'Etat sur la question de Taïwan. Il a été mis sur étagère en attendant le premier incident grave provoqué dans le Détroit par l'Armée populaire de Chine avant le nouvel an lunaire, mais une analyse plus fine annonce une crise économique intérieure insoutenable par le Parti, que provoquerait la réaction chimique d'une invasion éventuelle de Taïwan. La Chine est trop imbriquée aujourd'hui dans l'économie mondiale pour que la société civile accepte d'être ruinée par les caprices idéologiques d'autocrates indéboulonnables... jusqu'à preuve du contraire. Prudence est mère de sûreté, même chez les fiers-à-bras communistes. On ira de la gueule, mais sans plus, telle