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jeudi 25 mai 2023

Le Lys royal au duc d'Anjou


Ce carillon, hourvari et fanfare de trompes musicales "Lys Royal" fut créé par Le Débuché de Paris en l'église Saint-Roch de Paris pour le jubilé de l'institut de la Maison de Bourbon en présence de son protecteur statutaire le duc d'Anjou le samedi 13 mai 2023. Petit reportage illustré sur le site de l'IMB en cliquant ici.
Le Piéton regrette de ne l'avoir pas su, tant pour la visite à l'hôtel de Soubise de l'exposition sur la famille royale de Louis XVI aux Tuileries que pour la messe du cinquantenaire à Saint-Roch. Mais bon, avec trois jardins au printemps, on ne peut patrouiller le blue web en permanence ni le carnet du Figaro.

Mais ce qui aura marqué la journée autant que les trompes musicales c'est le speech de Mgr Louis de Bourbon qui est accessible par ici sur le site de l'IMB. Votre blogue favori s'autorise à commenter l'allocution du prince dans ses saillants.

Après avoir noté que le "Centre de documentation [ndlr: prévu par les fondateurs] qui aurait pu recueillir archives et documents divers... n'a pas pu voir le jour", sacré bémol pour la suite, il insiste par deux fois sur la "progressivité" de l'essor, se rappelant sans doute la paresse des Bauffremont qui irritait tant son père. Puis il noie les lauriers que l'IMB pouvait s'attribuer dans les manifestations du Millénaire capétien en réinsérant dans les mémoires "d'autres associations qui avaient vu le jour localement. Un véritable réseau [qui] existait alors pour faire rayonner la cause allant de Lille à Marseille et Nice, de Toulouse à Nancy, de Nantes à Lyon, de l'Aquitaine à la Bretagne". Il enfonce le clou peu après : "fort d’une notoriété retrouvée, l'ensemble du mouvement se réorganisait avec de nouvelles structures dont un Secrétariat et diverses associations ou fédérations régionales d'associations culturelles."

S'il ne parle pas du recadrage musclé de l'Institut fait par le prince Alphonse et encore moins du lancement de son propre Institut Duc d'Anjou destiné à palier les lenteurs et insuffisances de l'IMB, il achève son intervention sur les encouragements à l'endroit de la tout nouvelle "Fondation Maison de Bourbon" créée pour démultiplier l'action patrimoniale et culturelle, avouant en creux que l'Institut actuel n'y parvient pas de manière satisfaisante. On notera aussi que le texte ne présente aucun bilan flatteur du passé - qu'est-ce un millier de membres pour une organisation aussi capée ? - insistant plutôt sur le développement à venir.

Une chose est sûre, le papelard n'a pas été rédigé par un rédacteur de l'IMB mais par la plume personnelle du prince Louis, et les critiques feutrées mais évidentes sont aussi la marque de son autorité, en quoi il nous étonne un peu. Sans doute que les combats menés en Espagne au bénéfice du souvenir de son arrière-grand-père Francisco Franco et de la préservation du legs franquiste l'ont-ils mûri et assuré de son rang : "Eres nuestro rey" criait le petit peuple nationaliste à don Luis-Alfonso, venu manifester en Valle de los Caidos contre l'exhumation du Caudillo. C'est un homme qui a beaucoup appris pour s'installer dans la problématique dynastique. A tout prendre, je préfèrerais l'athlète au penseur dans les jours de gros temps. Que les royalistes français en tiennent compte s'ils ont le projet de réaliser un jour la restauration d'une monarchie.

samedi 30 décembre 2017

Le Château de Passin

Pour terminer l'année 2017 en fanfare, voici le Débuché de Paris au complet dans "Le Château de Passin".
Il n'est aucune explication plus utile qu'écouter ce qui reste malgré tout la meilleure société de trompes de France.
A l'an prochain !



Si la trompe de chasse vous intrigue vous pouvez en savoir plus en cliquant ici.





Une Dampierre


samedi 26 décembre 2015

Boxing Day in Vènerie

26 décembre - Ouverture (jadis) de la chasse au renard chez les Rosbifs -

SUPPORT YOUR LOCAL HUNT ON BOXING DAY (clac)

Tout ce que vous vouliez savoir sur le Boxing Day sans jamais oser le demander se trouve sous ce CLIC !

Et chez nous Le Renard sonne comme cela :


courtoisie Chasses du Monde


lundi 30 novembre 2009

La trompe alpine du muezzin

J'attendais le dessin de Chappatte dans Le Temps de Genève pour lancer ce billet. C'est bien de cela qu'il s'agit : la "grosse caricature" danoise. On frémit à l'idée des représailles islamiques envers le christianisme de la part de pays tolérants comme tous ceux du Croissant Vert ; surtout depuis que le vénéré Tariq Ramadan a légitimé par avance les réactions islamistes, et il s'y connaît.
dessin de chappatte

Plus saine a été ce matin la réaction du recteur de la Grande Moquée de Paris qui encaisse le résultat en déplorant que la communauté musulmane ait mis beaucoup trop de temps à dénoncer le fondamentalisme, du même Tariq Ramadan. Pour ma part, je suis à jeun d'avoir lu en France la condamnation islamique des islamistes (mais je ne guette pas particulièrement cette communauté), par contre résonnent encore dans mes oreilles moult explications "circonstanciant" les effets de la propagande nauséabonde des salafistes et autres wahhabites, et par l'UOIF intégriste souvent. L'affaire des caricatures danoises fut le révélateur de l'intolérance native de ce mouvement religieux. On le savait déjà sans avoir voyagé dans aucun de ces pays malades du fondamentalisme, mais on ne l'avait pas expérimenté sur notre propre sol. Les Suisses font rebondir la preuve.

trompeAinsi nos voisins confédérés ont-ils jeté la bienpensance aux orties et ont appelé un chat un chat. Ce qui ne se fait pas. Les cris d'orfraie de la presse suisse et européenne préparent la risposte politique... de la démocratie chrétienne, qui n'entend pas céder sur le juste partage des consciences. On va mettre sur les estrades médiatiques les opposants au décret d'interdiction, suisses de la plaine ou du désert, socio-européistes et surtout La Banque.
Mais chez nous, c'est l'ineffable Dr Kouchner, toujours en remorque de la politique arabe du Quai d'Orsay, qui ouvre le feu sur le vote ô combien démocratique de nos voisins : M. Bernard Kouchner s'est dit "un peu scandalisé" par ce vote suisse à la radio, vote qui constitue selon lui "une expression d'intolérance"; "c'est négatif pour ce qui concerne les inquiétudes même des Suisses parce que si on ne peut pas construire de minarets, cela veut dire qu'on opprime une religion".
Que le peuple soit quelquefois souverain dans le système républicain ne l'effleure pas une seconde. Il faut dire qu'il ne privilégie ce système que s'il lui rapporte gloire ou prébende. Ce grand olifant est de nulle part. Quelle outrecuidance de la part du chef de la diplomatie française de "juger" notre voisin qui n'obéit qu'à ses propres lois ! Napoléon pas mort !
L'identité nationale fait-elle débat chez nous ? Qu'on tranche donc par un référendum ! Question de couilles, pas plus. Vous n'y pensez même pas, comme les eunuques de la Cité Interdite, arriver aux Affaires à Paris commence par l'opération et l'enfouissement de la preuve en bocal dans une anfractuosité d'un mur du Louvre !

hannibal KEn attendant que la République française se virilise, concédons que l'argumentaire des musulmans des cantons et de leurs soutiens domestiques appelant à tolérer l'intolérant était un chiffon rouge agité devant la vache Milka. En même temps, la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste bloquait sur son sol deux ressortissants helvétiques depuis cinq cents jours en représailles à l'interpellation de Hannibal Kadhafi inculpé à Genève pour esclavagisme. Ils risquent maintenant de prolonger leur séjour tripolitain même si le Bédouin suprême récuse le terme d'otages.

La constitution fédérale étant depuis ce matin modifiée par l'interdiction d'ériger des minarets en Suisse, les muezzins helvétisants seraient bien inspirés de troquer l'appel du minaret impossible par la trompe alpine, au moins feraient-ils sourire, et pourquoi pas, attireraient-ils une sympathie qui leur a manquée hier. Et pour régler une bonne fois la question, avant d'aller devant des juges à Strasbourg ou La Haye, que le Saint Siège dépose donc des permis de construire en Algérie, au Soudan, en Arabie, au Koweït, en Iran, en Irak, etc... etc.
On s'amuse comme on peut.



Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

jeudi 17 avril 2008

Trompe de chasse

La Marquise de Noailles par M. Nicolas DROMER :


J'aime le son du cor.
Je n'irai pas dimanche à La Chabotterie* et j'en suis désolé, non que je manquerai le concours - il y faut les dents de fonte que je n'ai plus ! - mais parce que je serai privé de la trompe de vènerie. J'en suis réduit à suivre à l'automne des messes de saint Hubert qui sont pour moi des fanfares de fantaisie réverbérées par les voûtes jusqu'au vacarme, ... mis à part le kyrié.

*C'est là, à Saint-Sulpice le Verdon (Vendée) que fut arrêté Monsieur de Charette en 1796.

trompe de chasse
une Pettex Muffat

La trompe de vènerie est un instrument exceptionnel de puissance et portée, et si terriblement simple que les curieux non avertis y soufflent comme ils s'imaginent que le feraient les moines de l'Himalaya.
Ils n'en sortent rien tant qu'ils n'y pètent pas.

L'instrument
La trompe de chasse apparue vers la fin du règne de Louis XIII, trouve son aboutissement sous Louis XV. Des perfectionnements suivront qui ne changeront pas le principe d'exécution. C'est un instrument sans piston ni coulisse. Il est formé d'un tube de cuivre mince de 4545 mm de long, évasé en pavillon à son extrémité. Ce tube est enroulé sur lui-même 3 fois et demie. Ces caractéristiques sont dites "d'Orléans" dès lors que le modèle fut commandé par le Duc d'Orléans vers 1820 pour son équipage de chasse à courre. Il existe des trompes de plus grand diamètre roulées sur 2 tours et demi mais toujours de la même longueur, dites "Dampierre" ; on les trouve en collection plus souvent qu'en vènerie car fragiles ; et des trompes plus serrées sur 8 tours, assez dures.
C'est le tube d'embouchure conique et son grain qui personnalise l'instrument et sa facilité plus ou moins grande d'exécution.
Le facteur de trompe le plus connu fut François Périnet. La Maison Périnet (beau site en flash) existe toujours à Paris.



La technique
L'instrument étant "sans fin" le souffle du sonneur ne crée pas de surpression dans le tube. C'est un noeud de pression qui joue. Toutes les fréquences ne sont pas renvoyées par le tube de cuivre puisqu'elles ne trouvent aucun dispositif d'ajustage. Ainsi la trompe est-elle légèrement fausse et le technicien des Trompes d'Eustache de Paris nous explique cela par le menu avec formules pythagoriciennes, table de fréquences et tout le tintouin. Cliquez ici (chapitre "Tout sur les notes"). Si vous avez survécu à la démonstration, passez à la page "suivante" (chapitre "pavillon").
Ca me la coupe !

La pratique
Tout est question d'oreille dans la trompe puisque c'est le seul pincement de vos lèvres qui va donner les notes. Il s'agit d'insérer l'accessoire emboîtable spécifique à la trompe dénommé "embouchure" dans le tube éponyme et d'y appliquer ses lèvres serrées et tenant fermement l'ensemble contre ses maxillaires. On gonfle les poumons, et l'on expire l'air à travers les lèvres serrées comme si l'on voulait imiter un "vent". La force du pincement va créer des bruits plus ou moins élevés en fréquence qui deviendront un jour des notes de musique.
Cent fois sur le métier ... et on passera bientôt au tayaut.

Le tayaut et l'hourvari
C'est le vrai son de vènerie, celui qui imite les abois du chien courant. Il s'obtient par surprise, mais certains ne le connaîtront jamais, en redoublant l'attaque d'embouchure d'un coup de langue. C'est un coup à prendre, pas facile mais comme le vélo, il ne s'oublie plus.

L'hourvari est une volée de notes liées en une seule respiration. Il fait office d'alarme en cours de chasse car même si la mélodie est difficilement perceptible à causes de la distance, l'attaque est caractéristique.

Le plaisir

Je ne regrette pas les concerts, les cérémonies et les retours de chasse. Mais le vrai plaisir est à pied, de sonner à deux, première et seconde, et l'extase surgit parfois quand on vous répond de loin de la même manière et qualité.

Je n'irai pas à La Chabotterie, mais vous encourage à assister au Championnat de trompes du Grand Ouest de ce week-end. Ce sera un grand moment, et assez royaliste quelque part !

piqueux
On peut approfondir la trompe et la vènerie sur les sites ci-dessous, à commencer par l'incontournable lexique de Hallo & Rousseau :

Lexique de Vènerie
Fédération internationale des trompes de France
Trompes d'Eustache
Fanfares de trompe
Fanfares de Volcelest
Société de Vènerie française
Musée du veneur Montpoupon
Equipage Brissac
Equipage des bois de Margues
Chasses du Monde


Mais il y en a une bonne trentaine de plus, jusqu'en Belgique, Suisse et Allemagne.

Un article de Royal-Artillerie sur la chasse à courre fut publié il y a juste un an. On peut cliquer ici.


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lundi 16 avril 2007

Chasse à courre

 

Tyndare de PérinetFaçon d'épauler la candidature d'un chasseur, voici un billet sur un sport sulfureux, la chasse à courre. Eliminons d'entrée les veneurs en Land Rover et autres métèques de la ville qui courent pour la photo avantageuse. Parlons vènerie. Jetons aussi par dessus les moulins de la vanité les viandards abonnés aux chasses d'infirmes et les trop nombreux parachutistes du dimanche qui traquent les fells et les lapins en tenue camouflée pour voir sans être vu ni que leur sueur ne soit perçue par la bête !

Toute chasse est un art. La vènerie est le plus abouti. La Société de Vènerie nous dit gravement que "La chasse à courre est un mode de chasse ancestral qui consiste à poursuivre un animal sauvage avec une meute de chiens, jusqu'à sa prise éventuelle. Seuls les chiens chassent grâce à leur odorat et leur instinct naturel de prédateur, l'homme n'étant là que pour les assister. On chasse à courre en France le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard et le lièvre". Bientôt le loup ?!

 


Le Vol ce l'est - courtoisie Chasses du Monde


Cet art reconnaît la collaboration de l'homme, de l'animal et de la nature en une unité de lieu et de temps dans le plus grand espace de liberté qui soit. Le gibier n'est pas tiré par surprise, à l'affût, ni piégé d'aucune façon. Il doit participer. L'intérêt - sauf à se nourrir dans les temps antiques - fut toujours d'égaliser les chances de chacun, en confiant à l'homme ce qui restait propre à son génie particulier, la présomption, le pronostic et le codex. Quels sont-ils donc ces participants ?

La nature d'abord.
Quel intérêt y aurait-il à chasser l'antilope dans le désert de Dubaï ? Aucun, mais ils y viendront quand même, nous imitant en tout. C'est la variété du pays qui fait le charme de la vènerie, entrelaçant les difficultés de parcours, les lisières de déception, les bois de repose, les étangs qui coupent la voie aux chiens, les prairies de relance, les pistes fausses et sures.
A savoir la beauté et la diversité de nos terroirs, on se doute bien que la chasse à courre y garde un bel avenir, du moins si les culs-de-jatte de la ville n'arrivent pas à égalitariser tout cela au motif de ne pas désespérer les nouveaux Billancourt.

Vieux dix-cors
Le gibier.
Contrairement à la chasse à tir, l'exercice de la vènerie contribue à l'amélioration des races de gibier parce qu'elle y développe les caractères de ruse et d'endurance. Le cerf est l'animal le plus prestigieux et souvent plus intelligent qu'il n'y paraît, mais le renard est le plus sportif car aussi malin que le maître d'équipage et dix fois plus qu'un grand bleu de Gascogne que l'on ne mettra pas sur sa piste.

chien courantLes chiens.
L'originalité du chien de chasse à courre est double. Il chasse (1)en meute sur (2)une seule espèce. On comprend bien que toutes les races de chiens de chasse n'ont pas ces prédispositions. La meute est donc une création humaine à base d'un matériau choisi en fonction des ressources et profils du terroir considéré. Les qualités recherchées chez le chien de vènerie sont la finesse de nez d'abord, l'intelligence de la quête ensuite, et pour y parvenir une ossature, gage d'endurance dans des conditions extrêmes - les chiens s'encouragent mutuellement jusqu'au-delà de leurs limites propres -, la vitesse évidemment, la résistance nerveuse - un courant ne se décourage pas - et la gorge, sa voix pour le repérer à l'ouïe. On les appelle "Chiens d'Ordre", car ils sont conformés à un équipage donné.
Peu de races sont élues. La Société de Vènerie en distingue huit sans les bassets. Ma préférence va au Blanc et Noir issu de vieux gascons anglaisés. C'est un costaud qui a l'acharnement du grand bleu. S'il n'a pas inventé la poudre c'est qu'il n'en a pas besoin. Il pousse, il pousse ...

Le centaure.
Lui c'est le phénomène, hors-nature, quoique les grands anciens nous aient cité cette espèce dans des voyages initiatiques à l'aurore des temps. Les premiers auraient été les Celtes, après les Chinois certainement puisqu'ils ont tout fait les premiers. Le centaure sait tout de la chasse. Il ressent tout ce que ressentent les chiens et le gibier, il prévoit comme eux la pluie, le vent, le changement d'allure, la ruse à choisir parmi cent. Il est sur son terroir comme le gibier, ils le partagent ensemble. Quatre fois sur cinq ils se quittent sans s'être vus, et si l'un est rasséréné d'avoir gagné, l'autre l'est également pour posséder dans son univers de vènerie un exemple d'intelligence instinctive. Le cerf vainqueur récompense le centaure s'il a lutté jusqu'au bout, le centaure !

sonneur sur l'étrierLa trompe.
Non ce n'est pas un cor, celui-ci est en mi et amuse les chasseurs ... alpins !
La trompe de chasse (en ré) est le cuivre le plus vrai car intrahissable. Pas de coulisse ni de pistons. Des dents d'appui, des lèvres forgées et un souffle de dragon, c'est tout ! C'est la trompe qui parle en vènerie. Il faut apprendre le Code. Les mots n'existent pas. Mais ce n'est pas si difficile une fois qu'on a chopé le virus. Tout est dans la fréquence des répétitions puisque c'est un instrument simple façonné par l'exécution (on peut d'ailleurs fausser une trompe).

La réunion des compétences énumérées dans une société de chasse à courre produit ce que l'on pourrait appeler une aristocratie si le terme n'était pas si galvaudé. Les grands équipages naturels sont en symbiose avec leur territoire. Autour d'eux gravitent d'authentiques écologues qui battent la campagne en leggins pour gérer leur chasse et réviser leurs paysages aux quatre saisons. La vènerie c'est aussi la convivialité rurale la plus authentique car elle respecte tout le monde, du moins les ensouchés, mais sans doute faut-il y participer pour bien comprendre cela.

 


La laie - courtoisie Chasses du Monde

Si vous êtes bon cavalier de steeple, laissez-vous inviter à une chasse à courre. Vous y découvrirez un monde qui vient de loin et qui n'entend pas s'arrêter aujourd'hui pour répondre aux vociférations des inaptes à la vraie nature. A l'inverse, trouvez une excuse pour vous abstenir, car c'est un monde plutôt dur à la peine, et qui supporte mal le teint pâlot des petits marquis restés avec les damoiselles à boire des orangeades à la paille. De toute façon, elles obéissent elles-aussi aux lois immémoriales de l'espèce humaine et choisiront les centaures à leur retour !

2 veneurs rentrants

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