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Articles

Affichage des articles du mars, 2005

Constitution, la lumière viendra d'en haut

Le débat constitutionnel montre d’évidence que le peuple convoqué se fie plutôt à ses représentants qu’à ses propres analyses, perdu qu’il se trouve devant le texte ouvert sur des complications indéchiffrables. C’est donc bien de la responsabilité des élites politiques d’éclairer le plus honnêtement possible selon les capacités particulières de chacun, les gens du commun qui forment le gros des troupes laborieuses et démocratiques. Il doit y avoir un mouvement vertical du savoir qui doit investir l’espérance de la nation jusqu'à décider le "peuple souverain" en son âme et conscience de nous dire ce qui sera bon pour elle. Ne nous leurrons pas, l'individu qui à millions constitue le peuple, est majoritairement égocentrique, et laisse le destin de la nation aux ânes ou aux lions qui selon l'époque le gouvernent. Jusqu'à présent d'un bord à l'autre, on se contentait d'amuser la galerie avec des arguments de préaux, ici la "connerie" agricu

Sané, architecte naval de Louis XVI

Qui se souvient hors de Bretagne de Jacques Noël Sané ? Né en février 1754* à Brest, Sané entre comme élève à l'arsenal de la ville en 1769 et progresse jusqu'au grade d'ingénieur. Il apportera des améliorations aux navires de guerre qu'il construit dans ses cales jusqu’à être reconnu par les Anglais comme le maître des carènes. En 1793, il obtient la charge de directeur du port de Brest, et prend part à l'organisation de la flotte commandée par Villaret de Joyeuse. En 1796, Sané entre à l'Institut dans la 1ère Classe des Sciences et des Arts, puis ils est nommé inspecteur général du génie maritime. Note: (*) l'Institut déclare sa naissance un 18 février 1740, ce qui le ferait entrer à l'Académie des Sciences à 56 ans, le 9 ventôse de l'an IV. L'année "1754" comme année de naissance correspond mieux à son CV. Mais il faut commencer par le professeur qui fit éclore le génie : Duhamel & Sané Henri Louis Duhamel du Monceau (17

Hommage au canon Gribeauval

Royal Artillerie se devait d’évoquer la dernière contribution royale à la patrie des armes, en l’espèce le canon Gribeauval, qui donna aux armées de Rochambeau puis à celles de la Convention, du Consulat et de l’Empire, la supériorité sur tous leurs adversaires. A tout seigneur … Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval , général français, né à Amiens en 1715, mort à Paris en mai 1789, entra comme volontaire au Royal-Artillerie en 1735. Il devint officier dans le corps des mineurs, et se fit connaître par un rapport remarquable sur l'artillerie prussienne. Marie-Thérèse d’Autriche le prit à son service en 1757 comme chef de l'artillerie impériale où il s'illustra en défendant Schweidnitz contre le roi de Prusse Frédéric II. Retourné en France, il devint successivement maréchal de camp (1762), lieutenant général (1765), premier inspecteur de l'artillerie (1776) et grand croix de saint Louis. pièce de 8 au musée Il s’est agi de revoir d’abord le système de production de l

Vexilla Regis

Le Vexilla Regis qui fut écrit par Mgr Venance Fortunat (530-609) est encore considéré comme l’un des plus grands hymnes liturgiques. La Reine Radegonde s’étant retirée dans un couvent qu’elle avait bâti près de Poitiers, cherchait quelques reliques pour sa chapelle quand l’empereur Justinien le Second et l’impératrice Sophie lui envoyèrent un morceau de la vraie croix. Pour célébrer l’arrivée de la sainte relique, la reine demanda à Mgr Fortunat de créer un hymne pour la procession d’accompagnement jusques à la chapelle. Cet hymne a depuis lors une relation très forte avec la Croix. Il se chantait à Vêpres aux jours de la Passion, du lundi au jeudi saint. C’est un hymne “croisé” qui sert aussi de ralliement, mais il est le plus souvent classé comme motet. Lancer la mini-console Real Player pour écouter le Choeur de Chambre d'Epsom et pleurer de tristesse et de bonheur mêlés en ce temps de Carême. Voici que s'avancent les étendards du roi, la croix rayonne en son mystère; cru

Utopie

Préambule Pour esquisser le gouvernement de la France de demain il faut pas mal de présomption, puis tenir compte non trop encore de son environnement présent mais plutôt de celui qui sera le sien à partir de la prochaine décennie, tout semblant écrit déjà jusqu’à la fin de la présente. Il n’est jamais inutile de fonder pareille aventure sur les principes reconnus dans le passé pour leur force d’assemblage mais il faut savoir les lire avec les yeux de maintenant. Le texte de Charles Maurras que nous avons placé à la fin du post « ce que je crois » est fondateur. Nous le remontons ici. "Il faut tendre à éliminer de l'Etat politique d'un grand pays tout élément de démocratie parlementaire et républicaine. Cet Etat politique doit être indépendant. Cet Etat politique doit être « absolu », mot qui signifie indépendant en latin, et qui doit être répété, dans son sens, par tous les esprits sains qui, n'étant pas malades, n'ont pas la peur des mots, qui est une maladi