jeudi 10 mai 2018

À 60 ans du Putsch d'Alger


Ce dimanche 13 mai compte double, pour le souvenir du Putsch d'Alger de 1958 et pour celui de sainte Jeanne d'Arc bien sûr. Au-delà de la légende attestée par les minutes du procès de Rouen, Jeanne fut surtout un capitaine de guerre d'une rare intelligence du terrain, capable d'assimiler la tactique immédiate aussi rapidement que les vieux briscards qui l'entouraient, La Hire et Xaintrailles, Rais, Dunois. Elle sut aussi garder à l'esprit la queue de trajectoire de sa mission quand elle y inséra, contre l'avis de beaucoup, le sacre du dauphin Charles à Reims. Ce faisant, elle ôtait toute légitimité transcendée au prince de Lancastre et ralliait le maximum d'adversaires des Anglois pour les bouter hors du royaume. Cela se nomme stratégie ; pas sûr qu'à ce niveau d'expertise elle ait plu longtemps à la Cour.
S'il y a un mystère de la Pucelle, il est tout entier dans sa complète disparition sur Terre, à croire qu'elle fut emportée par les anges au Paradis, une sorte d'ascension. Bien sûr, on ne retrouva aucun reste de la crémation, mais n'apparut jamais un objet lui appartenant, sauf au Puy-du-Fou, ni l'anneau que l'évêque Cauchon lui avait pris, ni une pièce d'armure, ni l'étendard blanc, pas même une de ses épées. Quelque Chose a nettoyé la page d'histoire de tout artefact, de toute "relique", comme si l'on avait craint la naissance d'un culte. Elle ne fut d'ailleurs canonisée que cinq siècles après son supplice, ce qui fit longtemps tache sur la cappa magna des épiscopes français.
Postscriptum du 14: le Groupe d'action royaliste (GAR) a exhumé Le Ditié de Jehanne d'Arc (clic), un joyau de Christine de Pisan (1429) qu'on se plaît à réciter à haute voix.
Pierre Lagaillarde
Du Putsch d'Alger de 1958, on ne parle pas non plus en temps ordinaires. Fonder la Cinquième République sur un coup d'État militaire fait désordre dans les armoiries de la gardienne bavarde des droits universels de l'homme et du citoyen. Mais certains s'en souviennent (tititi-ta-ta), qui en éprouvent encore une grande joie, un peu de fierté, de mélancolie aussi, puisque le porteur de tous les espoirs du moment s'attela bien vite à les éteindre un par un, après en avoir garanti l'achèvement.
Il est trop tard pour raconter l'histoire de cette trahison qui épuise les nerfs. Le putsch avait déclenché une réaction populaire à l'avachissement général d'une classe politique liquidant les positions du pays les unes après les autres. Il ne fallut pas longtemps pour faire accepter au peuple qu'il avait tort de s'insurger contre le sens de l'histoire, mais pas celui de faire revenir l'Hermite de Colombey. On manipula les gens par des référendums à question double, privilégiant la lâcheté démocratique naturelle quand il s'agit d'effort. Préférez-vous garder l'argent ou développer les départements algériens ? c'était le sens des questions posées, enrobées de slogans grandiloquents comme la Paix des Braves pour impressionner Mimile. Quatre ans suffirent pour plier l'Algérie française.

L'Algérie fut larguée pour son malheur, et sans aucun remord pour les dommages collatéraux causés aux populations européennes et aux supplétifs indigènes qui s'étaient laissés enrôler. Cinquante ans d'indépendance n'ont rien apporté à sa population qui ne rêve que d'une chose : en partir ! Des lendemains dangereux s'approchent avec la succession de la momie ; pillage, spoliations et corruption de la nomenklatura n'étant plus supportables. Le printemps arabe tunisien était de la gnognotte en comparaison de ce qu'il se prépare en Algérie. Il suffit de lire régulièrement la presse locale. D'ici là, quand vous croiserez un gaulliste du canal historique, traitez-le de sac à merde, ça le surprendra !


L'Action française va marquer la journée du 13 mai par un cortège traditionnel de Jeanne d'Arc qui partira dimanche à 10 heures de la place de l'Opéra à Paris.


Courtoisie Kadou, Groupe action royaliste


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