dimanche 3 janvier 2010

Ghetto, chacun son tour...

mouton dans le tunnelQui ne s'est jamais blessé en forçant des tenailles ? C'est ce qui attend l'Etat d'Israël dans son projet de ghetto gazaoui, poussé jusqu'au délire. Avec l'aide de l'US Engineers Corp, l'Egypte obéissante et cupide¹ enfouit un mur d'acier jusqu'à soixante pieds sous terre et sept miles de long pour contrer la foration de tunnels palestiniens sous sa frontière. Ces tunnels sont les artères de survie de la population gazaouie qui subit un blocus quasi-étanche de la part d'Israël. Un seul chiffre parle : en 2009, seulement quatorzes camions de matériaux de construction ont pu pénétrer dans la Bande de Gaza pour commencer à réparer quelques-uns des dégats causés par l'assaut Plomb Durci² de décembre 2008. Les produits alimentaires sont strictement contrôlés et limités à l'essentiel, tous bien sûr produits par des entreprises israéliennes qui s'enrichissent du blocus. On est en pays juif. Le complément d'approvisionnement est fourni par les tunnels qui trafiquent de tout, même des moutons sur pied, et des kalashnikov...

mur de Gaza
Et la production locale ? Des cent trente mille tonnes de produits frais que la Bande de Gaza exportait il y a encore deux ans, il ne reste rien. Les jardins, champs et vergers ravagés ne produisent même pas la ration nécessaire aux prisonniers. La Bande est perfusée par les Nations-Unies.

On savait le Likoud "grosses couilles, petits cerveaux", mais là ils manifestent une formidable absence de vista. Que croient-ils devenir au milieu de l'océan arabe³ ? Attendent-ils que les pays du Golfe soient un jour à sec pour enfin les attaquer et y déporter ces Palestiniens encombrants qui, comme le bâton merdeux, sont plus faciles à prendre qu'à lâcher. Croient-ils pouvoir gérer d'ici là la bombe chiite qui leur est en priorité destinée, alors que des pays déterminants comme la Chine et la Russie la considèrent comme un fait acquis, simplement retardé ?
Si le reste du monde - j'en exclue les pays musulmans - ne supporte ni le terrorisme palestinien, ni les katiouchas tirées sur les écoles juives, il n'admet pas plus le vol des terres, le captage forcé des sources chez autrui, l'édification de murs au milieu des exploitations agricoles, les pogromes anti-arabes, en un mot le pillage colonial "haute époque".
Le problème juif a peu à peu dérivé d'une condamnation de la politique terroriste de l'OLP vers la "compréhension" d'une extraction chirurgicale de la dent cariée que représente Israël au milieu de cent millions de musulmans qui le détestent. L'avenir va les enterrer debout comme les escargots dont ils imitent la progression intellectuelle.

plage à Gaza
A quoi sert la plus forte armée du Proche Orient si elle ne peut forcer la paix avec ses voisins ? La question commence à courir les compagnies de Tsahal. Israël fut longtemps capable d'occuper militairement et d'administrer les territoires gagnés par la guerre des Six Jours. Au lieu d'avancer sur l'axe d'un projet de paix (même précaire au début) où les résidents anciens et nouveaux pourraient trouver leur place (protocole d'Oslo), ils ont mis la haine en culture par toutes leurs possessions, en bâtissant à tout va sur le pays conquis pour y importer des immigrés du vaste monde ; en expropriant les meilleures terres arables, celles qui détenaient l'eau ; en paupérisant les villageois, peut-être dans le dessein de les décourager et de les pousser à l'exil ; ils restent !

Finira par arriver un accident historique qui relancera le "juif errant" pour quelques siècles de plus. Et les rabbins de se lamenter longtemps de la cruauté du Monde à leur endroit. Le Destin leur aura pourtant donné leur chance.


Note (1): un milliard de dollars d'aide militaire américaine et un milliard d'aide économique (USAID) ; cinquante milliards plus tard (depuis 1975), l'Egypte fait où on lui dit de faire.
Note (2): un billet a déjà été publié sur Gaza à l'occasion du rapport Goldstone.
Note (3): arabes et juifs sont maintenant à parité sur la zone Israël-Palestine : En 2000, Israël comptait 6,1 millions d’habitants, dont 950 000 arabes. La Palestine comptait 3,2 millions d’habitants, dont Cisjordanie : 1,8 millions, Gaza : 1,2 millions et Jérusalem Est : 230 000. Total de la zone : 9,3 millions d’habitants dont 5,1 millions de juifs et 4,2 millions d’arabes.
En 2020, Israël devrait compter 8,3 millions d’habitants, dont 2 millions d’arabes. La Palestine en comptera 6, 5 millions. Total de la zone : 14,8 millions de personnes, dont 6,3 millions de Juifs et 8,5 millions d’arabes.
Tous les pays voisins sont arabes : Egypte 79 millions, Jordanie 5,2 millions, Syrie 19 millions et Liban 3,8 millions.



affiche toulousaine
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vendredi 1 janvier 2010

Vœux du Royal-Artillerie

bonne année sur champ de lysL'année passée fut celle du carnet mondain des princes et de quelques péripéties pour les royalistes.
Deux mariages d'amour chez Orléans, et les fiançailles du prince aîné de Plaisance, Carlos de Bourbon-Parme à Melle Gualtherie van Weezel ; un petit prince pressé que l'on charge d'un prénom de guerre et de bande dessinée, un livre politique et monarchiste du duc de Vendôme, son papa, ouvrage promu sur un circuit vraiment national - il fallait quand même le faire -, et qui rencontre plus qu'un succès d'estime. Mais d'abord pour le protocole, l'annonce faite à Marie-Marguerite, duchesse d'Anjou, de jumeaux pour ce printemps, qui réjouit toute la maison capétienne et son prince Louis, tant les chances sont bonnes d'avoir ainsi un garçon dans la grande tradition machiste de la dynastie.
La roue tourne, et l'année démarre bien, avec ou sans nous.
Qu'avons-nous fait de notre côté ?...

logo charte fontevraultL'activité royaliste se partage entre des effets d'annonces inabouties et quelques réalisations concrètes. Parmi ces dernières, j'en citerai trois : la campagne électorale européenne de l'Alliance Royale qui représente les travaux pratiques en vraie grandeur d'une démarche nationale de notoriété, palier indispensable à la promotion de l'offre institutionnelle monarchiste.
L'autre, plus modeste mais ô combien signifiante, fut la première Biennale Blanche de la Charte de Fontevrault qui regroupait les stands de propagande et mémoire de nos organisations. Pas toutes encore, mais ça viendra...

sondage SYLMLa troisième réalisation concrète est le sondage SYLM des royalistes de France et de Navarre qui, avant les Assises du mouvement en 2010, mesure les pertes en ligne des réseaux "politiques", pertes énormes qu'il est toujours cruel d'expliquer, ce dont nous nous garderons bien en ce premier jour de l'an dix. Laissons les Assises à venir débusquer l'insuffisance où elle gît.
On dit que l'Action Française travaille enfin à sa réunification. Que l'année 2010 voie le renouveau de cette "vieille maison" qui s'est un peu égarée d'avoir mal lu ses maîtres, et qui a privilégié les ego à la cause. Sauf à se pétrifier dans la conservation des hypothèques et à en mourir, l'aggiornamento de ce mouvement est incontournable, et ceux de l'intérieur qui s'en dispenseraient pourraient être taxés de... squatters. La fidélité, comme l'assiduité d'ailleurs, n'est pas un gage de "qualité". A chacun son rouage, qui ne doit pas être choisi par l'impétrant quelquefois surévalué par lui-même (ou sous-évalué), mais par l'organisme auquel il adhère. Douloureuse humilité qui ne peut être bien vécue que sous un chef tant soit peu charismatique.

Frédéric BastiatRestera une question somme toute centrale dans notre monde en bouleversement permanent et ouvert aux quatre vents, celle de l'économie. Comment articuler le message monarchiste et une théorie économique qui tienne la route ? Celle déjà faite n'aide pas beaucoup, à ce que nous a montré la surprise générale des économistes distingués au krach de la Lehman Brothers.
Quelle économie pour demain ? Il semblerait que les choix économiques divergent autant parmi nous que les choix institutionnels ou... dynastiques. Ma religion est faite depuis longtemps. Me méfiant du colbertisme dans la république des prébendes, en économie, je suis un libéral de l'Ecole autrichienne et de Frédéric Bastiat. Ce blogue tentera d'expliquer cette année un peu mieux ce modèle à ses lecteurs.

Royal-Artillerie souhaite le meilleur aux princes et princesses de la grande maison de France. Aux royalistes, qu'ils serrent les rangs dans leurs compagnies respectives, les temps sont à grains et les démâtages possibles. Le but est pour tous le même : au Roi et vite ! Et 2010 sera l'Année Henri IV !

Bonne Année
2010



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jeudi 31 décembre 2009

Liza & ...!

Semaine festive.
Je dédie ce billet chantant à ceux qui vont se trouver seuls ce soir, devant cet écran.
Le top du music hall pour la Saint-Sylvestre.



On aurait pu commencer par "Willkommen" !

Et on terminera par la chouchou de Royal-Artillerie :
Mademoiselle Kaas
sous vos applaudissements...


Gros poutou sous le gui !



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mercredi 30 décembre 2009

Bonne fin d'année aux Lafayettes

le guet en KapissaBonne fin d'année aux chasseurs et légionnaires de la Task Force La Fayette de l'ISAF, sans oublier les troupes d'appui.
Sait-on le motif du choix de ce nom de baptême pour le nouveau dispositif français qui protège les accès orientaux à Kaboul ? Le crâne en pain de sucre au milieu de l'Hindou Kouch peut-être ? Notre soutien indéfectible à la Révolution américaine en Afghanistan ? Non, la brigade opère à l'intérieur d'une zone sous responsabilité de la 82ème Airborne américaine, dont le Quartier Général est à Fort-Bragg, Fayetteville (Caroline du Nord). D'où le clin d'oeil.

pucelle du 13°BCALa brigade La Fayette est formée de deux bataillons à trois compagnies de combat, d'un bataillon d'hélicoptères¹ et d'un bataillon de commandement et de soutien (génie, artillerie, cavalerie). Les bataillons au sol appartiennent, l'un au 13° Alpins, l'autre au 2° Etrangers (REI puis REP). Ils bénéficient d'appuis à longue portée du système Caesar² et de mortiers de 120, et du renfort d'un peloton blindé sur AMX10-RC (canon de 105) pour chacun. Les compagnies projettent devant elles des systèmes de drones tactiques. Ainsi dotées et appuyées, elles peuvent faire face à toutes les éventualités. C'est du moins le but.

pucelle du 2°REICette nouvelle brigade à 2500 hommes regroupe les deux tiers des forces françaises en Afghanistan. Sa mission est d'implanter l'Armée nationale afghane dans sa zone d'occupation³ en cassant du taliban, et de l'y maintenir ensuite jusqu'à ce que la pacification forcée ait amorcée une décrue du recrutement chez les insurgés.
Une manoeuvre multinationale des légionnaires en vallée d'Uzbin infestée de rebelles a montré courant novembre que l'objectif était à portée, avec un surcroît d'instruction certes, et si l'Etat afghan remplissait son contrat. Les Fairchild ont quand même dû larguer des bombes de 2000 livres sur les insurgés pour faire passer la colonne, et l'assemblée paysanne convoquée en apothéose (la choura) n'a pu tenir sa session. Ce sera pour une autre fois, à compter du moment où l'ANA saura se maintenir sur ses avant-postes.

A tous nos gars, bonne Saint-Sylvestre !


Click for Kaboul, Afghanistan Forecast


Note (1): 3 Tigres, 3 Gazelles, 3 Caracal et 2 Cougars
Note (2): nouveau système français d'artillerie lourde à mise en batterie rapide. Détails ici.
Note (3): district de Surobi et province de Kapisa



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mardi 29 décembre 2009

Islam de Foucauld

pucelle du 4e Chasseurs d'Afrique
J'avais préparé un brouillon sur l'islam, depuis longtemps promis, quand un ami m'a mis entre les mains la lettre du père de Foucauld à Bazin. Ecrite il y a presque un siècle, elle se passe de commentaires, même d'actualisation. La conclusion en est si évidente qu'il n'en est pas besoin. Aussi me contenterai-je de l'illustrer pour en agrémenter la lecture. N'oublions pas qu'avant de faire l'ermite, le vicomte Charles de Foucauld (1858-1916) était officier au 4° Chasseurs d'Afrique et participait au projet colonial de développer l'AFN et l'AOF avec des difficultés pressenties certes, mais sans obstacles insurmontables dans l'esprit techniciste de l'époque. D'où le pronostic à cinquante ans d'une région presque concurrente de la France.


**Lettre¹ du Père de Foucauld adressée à René Bazin, de l'Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse du mois d'octobre 1917, donc après sa mort tragique.**

JESUS CARITAS


Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie, le 29 juillet 1916.


Monsieur,

Je vous remercie infiniment d'avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais, m'écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu'on peut attendre d'une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l'exemple et par l'éducation et qui par conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les affaires d'Europe et sur la guerre.

Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes

charles de foucauldHabituellement chaque mission comprend plusieurs prêtres, au moins deux ou trois ; ils se partagent le travail qui consiste surtout en relations avec les indigènes (les visiter et recevoir leurs visites) ; œuvres de bienfaisance (aumônes, dispensaires) ; œuvres d'éducation (écoles d'enfants, écoles du soir pour les adultes, ateliers pour les adolescents) ; ministère paroissial (pour les convertis et ceux qui veulent s'instruire dans la religion chrétienne). Je ne suis pas en état de vous décrire cette vie qui, dans ma solitude au milieu de populations très disséminées et encore très éloignées d'esprit et de cœur, n'est pas la mienne.
Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut, quelques chrétiens. Vous avez en partie décrit leurs devoirs dans votre article : " Le plus grand service " (Écho de Paris, 22 janvier 1916). Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l'ami sûr, à qui on va quand on est dans le doute ou la peine, sur l'affection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n'est que quand on est arrivé là qu'on peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations affectueuses avec autant d'âmes qu'on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c'est notre premier devoir : ce n'est qu'après l'avoir bien rempli, assez longtemps, qu'on peut faire du bien. Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m'entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l'intimité s'établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu'il peut porter, fuite du péché, acte d'amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l'amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment.
affiche des chasseurs d'afriqueIl y a fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu'il y en eût beaucoup : tout curé d'Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l'exemple de Priscille et d'Aquila), pourrait l'être. Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s'agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d'indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s'efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l'amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi...

Espérons qu'après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d'aller coloniser dans les territoires africains de la mère patrie, non pour s'y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes françaises et surtout leur procurer le salut éternel, étant avant tout des Priscille et des Aquila !

Comment franciser les peuples de notre empire africain

calligraphie touaregMa pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

2 belles du désertL'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.

Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du Medhi, il n'y en a pas : tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi) croit qu'à l'approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l'engage à subir avec calme son épreuve ;
targui au sabre"l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles, mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du Medhi.

Conversation avec des personnages du désert sur les affaires de l'Europe et sur la guerre

soldat à VerdunJe n'en ai pas. Je n'ai jamais cessé de dire aux indigènes que cette guerre est chose sans gravité : deux gros pays ont voulu en manger deux petits ; les autres gros pays, tel que les Anglais, les Russes et nous, leur font la guerre non seulement pour empêcher cette injustice, mais pour ôter à ces deux voleurs la force de recommencer ; quand ils seront bien corrigés et affaiblis on leur accordera la paix ; cela durera ce que cela durera, le résultat ne présente aucun doute, et nous avons l'habitude d'aller lentement mais sûrement... Les gens de ce pays reculé sont d'une telle ignorance que tout détail supplémentaire les induirait en erreur : ils ne comprendraient pas, et se feraient des idées fausses.

La main-d'œuvre polonaise

Votre article sur la main-d'œuvre étrangère (L'Écho de Paris du 28 mai 1916), et ce que vous y dites avec tant de vérité des Polonais me porte à vous parler d'un ami... qui a consacré sa vie à l'étude et au relèvement de la Pologne, sa patrie ; il travaille à la relever surtout par la pureté des mœurs, l'austérité de la vie et le renoncement à l'alcool. Voyant avec douleur beaucoup de Polonais partir annuellement pour l'Amérique où ils perdent leurs âmes, il cherche à détourner ce mouvement d'émigration vers la France et les colonies françaises du Nord de l'Afrique, Algérie, Maroc, Tunisie. Depuis trois ou quatre ans il a fait parvenir des propositions à ce sujet aux autorités françaises d'Algérie et du Maroc, offrant de diriger sur ces pays des familles choisies de Polonais. Rien de ce qu il a proposé n'a été exécuté jusqu'a présent. L'heure viendra peut-être bientôt de reprendre son idée et de l'appliquer non seulement à l'Algérie, à la Tunisie et au Maroc, mais aussi à la France.

Les Kabyles

miss kabylie 2009Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français. et que notre race reste pure. Pourtant je me réjouis de voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles, amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes.
Si le contact de bons chrétiens établis en Kabylie est propre à convertir et à franciser les Kabyles, combien plus la vie prolongée au milieu des chrétiens de France est-elle capable de produire cet effet.
Les berbères marocains, frères des Kabyles, sont encore par trop rudes ; ils seront pareils aux Kabyles, quand, comme eux, ils auront soixante ans de domination française. Saint Augustin aimait la langue punique, parce que, disait-il, c'était la langue de sa mère : qu'était la race de sainte Monique dont la langue était la punique ? La race berbère ? Si la race berbère nous a donné sainte Monique et en partie saint Augustin, voilà qui est bien rassurant. N'empêche que les Kabyles ne sont pas aujourd'hui ce qu'étaient leurs ancêtres du IVe siècle : leurs hommes ne sont pas ce que nous voulons pour nos filles ; leurs filles ne sont pas capables de faire les bonnes mères de famille que nous voulons.
Pour que les Kabyles deviennent français, il faudra pourtant que des mariages deviennent possibles entre eux et nous : le christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera, avec le temps, à combler en partie l'abîme qui existe maintenant.

En me recommandant fraternellement à vos prières, ainsi que nos Touaregs, et en vous remerciant encore de votre lettre, je vous prie d'agréer l'expression de mon religieux et respectueux dévouement.

Votre humble serviteur dans le Cœur de Jésus.


Charles de Foucauld


icone charles de foucauld


Note (1): cette lettre a été excavée des archives familiales Bazin lors de la préparation des travaux de béatification du père de Foucauld. Elle a été publiée par le site Liberté-Politique.com qui nous offre vingt entrées sur le mot-clé "Charles de Foucauld".

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dimanche 27 décembre 2009

Cheval Fou

Semaine festive.
Trois écrans pour le prix d'un.

Parodie réussie du Crazy Horse Saloon de Paris.


[ La réservation en vrai est par ici...]
Ne soyez pas timide, poussez le portillon !
Celui qui arrive jusqu'à Zula Zazou a un bon point !



Les fans de BHL, nombreux sur ce blogue, feront ensuite une ovation à Madame dans le plus beau "besame mucho" que j'ai jamais vu.

On clique ici et on monte le son.




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samedi 26 décembre 2009

Liu Xiaobo

Mister LiuLa Trêve des confiseurs est mise à profit par l'Empire céleste pour embastiller, ni vu ni connu, ses contempteurs. Gardé au chaud pendant un an mais "écroué" officiellement depuis six mois seulement, Liu Xiaobo a été expédié au Laogaï par un tribunal de Pékin. Il en prend pour onze ans. Motif : subversion.
Son crime ? "Ancien" de Tiananmen déjà emprisonné une fois, il a participé l'an dernier à la rédaction d'un manifeste politique reconnu dans le monde entier comme la Charte 08. Elle est à ce jour signée par 300 chinois, on ne peut plus courageux, eux qui ne traversent aux clous que quand le petit bonhomme est vert. La voici en français en cliquant ici (merci au Figaro).

Les réactions règlementaires sont arrivées du Monde Libre pour que la pièce soit jouée tout entière malgré les fêtes. On notera la déclaration corne-cul de la Commission européenne à Bruxelles qui déplore «le caractère disproportionné de la condamnation». Condamner pour des idées, c'est donc possible, si la peine est mesurée ! J'attend avec inquiétude la déclaration internationale de Mme Ségolène Royal, fervente admiratrice d'une justice prompte et d'équerre. Le pouvoir chinois, chez qui défilent les "explicateurs de texte", se marre.

Que veulent les "trois cents" ? La démocratie, mais dans le cadre de la Constitution de la République populaire de Chine. Il faut lire la Charte d'abord.
On ne souffle pas dans la gueule du tigre en disant qu'il pue de la gueule ! Hélas : « En 1997 et en 1998, le gouvernement chinois signait deux importantes conventions internationales relatives aux droits de l'homme. En 2004, il amendait sa constitution pour y enchâsser l'expression "respecter et protéger les droits de l'homme." Cette année, en 2008, il s’est engagé à articuler et à mettre en oeuvre un « Plan d’action national pour la protection des droits de l’homme. » Malheureusement, la plupart de ces progrès politiques sont pour l’instant restés lettre morte. La Chine possède bel et bien un cadre juridique, mais pas d’état de droit; la Chine a bien sa constitution, mais pas de régime constitutionnel : telle est bien la réalité politique chinoise, pour qui a des yeux pour voir. L'élite au pouvoir continue de s'accrocher à sa domination autoritaire, refusant tout changement politique, ce qui entraîne pour conséquence: une corruption officielle endémique; un état de droit qui n’arrive pas à s’établir; des droits de l'homme douteux; un effondrement de la moralité; une polarisation sociale; un développement économique asymétrique; de graves atteintes à l'environnement naturel et humain; les libertés civiles, le droit à la propriété et au bonheur n’arrivent pas à trouver de garantie institutionnelle; une accumulation croissante des contradictions sociales; une hausse constante des sentiments d’insatisfaction; et en particulier, ces derniers temps, un exacerbation des antagonismes entre fonctionnaires et citoyens et une forte poussée d’incidents impliquant des groupes de personnes. Tout cela démontre une nette tendance vers des dérapages catastrophiques; la désuétude des institutions et du régime actuels impose des changements urgents.»

Ce paragraphe est tellement vrai qu'il en devient terrible pour toute la pyramide de nomenklaturistes. Les principes proclamés ensuite sont très académiques et ne mériteraient qu'une année de rééducation en camp, s'il n'y avait pas ce qui précède.

Xian
Liberté ? Pourquoi ne pas aller au-delà de celle de s'enrichir de manière éhontée, mais inclure le "droit de grève et de manifestation" est meurtrier pour le pouvoir. Grèves et manifs, ils en ont déjà beaucoup dans les provinces pauvres, et savent que si le Dongbei industriel se soulève, ils disparaitront plus vite que l'étron sous la chasse.
Droits de l'homme ? Rien à dire, discours vaseux habituel.
Egalité ? Rien à dire non plus, sinon que donner l'égalité civile à des ethnies réputées légèrement inférieures à la grande nation han, ne réunira pas grand monde en Chine.
Républicanisme ? C'est nouveau. Il y est question de la séparation des pouvoirs. Cette séparation serait fatale au Parti Communiste Chinois qui se couperait de la machine judiciaire, vénale en plus. Exiger cela, c'est de la part des rédacteurs de la Charte tendre les doigts sous la règle.
Démocratie ? "Un véritable gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". Le pouvoir étant le représentant unique et sacré des peuples de Chine, il ne peut qu'être d'accord tant la formule est creuse.
Régime constitutionnel ? La revendication est malheureuse, même si nous comprenons bien de quoi il retourne au fond, parce que la Chine est un Etat de droit écrit trimillénaire. Que l'application des lois soient biaisée par des fonctionnaires vénaux et des juges-caporaux aux ordres ne suffit pas à contester la légitimité constitutionnelle du pouvoir en place.

Si vous prenez la peine de lire la Charte jusqu'au bout, vous saurez que les réformes préconisées par les dissidents conduisent à une démocratie de type étasunien. Il n'est pas sûr que le modèle convienne aux spécificités d'un empire renaissant en richesse et puissance comme celui du Milieu. Qui peut se flatter de connaître le régime politique capable de gouverner un milliard trois cents millions d'hommes sous la même bannière ?

On observera simplement que malgré ses défauts - qui, vérifions-le, ne sont insupportables que pour les Chinois - le régime mixte de capitalisme-socialiste sauvage s'en sort plutôt moins mal que ne le prédisaient les acclamateurs de la pérestroïka. La gestion du despotisme central et la défense des contraintes sociales maintenues par les caciques communistes sont "vendues" contre une totale liberté d'entreprendre, qui colle parfaitement aux qualités de la race. Les consciences occidentales de nos gouvernements en conviennent.
Si les dissidents soviétiques trouvaient un certain écho dans le romantisme slave de leurs concitoyens, les dissidents chinois ne risquent pas de sortir du cercle universitaire qui les a vu naître, car le reste des gens n'a tout bonnement pas de temps à leur consacrer.

Mammon
Chaque matin, ce n'est pas le muezzin qui réveille la Chine, mais le rugissement gras de Mammon.
Liu Xiaobo et ses potes n'en sont que plus courageux. Qu'en pense M. Fillon de retour de Chine où il a reçu toutes assurances ?

Chapeau les fous !




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vendredi 25 décembre 2009

Le 30° Lien est paru

Chambord dessiné par Vallotton en 1895Joyeux Noël, le Lien Légitimiste est paru.
Harassé, je rentrai chez moi hier soir pour affronter une longue soirée, quand je pris le Lien dans la boîte et ouvris l'huis en souriant à mes pénates inquiets. Cette trentième livraison est aussi pleine de sens que les précédentes et continue de pivoter sur son axe, pour nous expliquer qui du verbe ou de l'action précède l'autre. Les mollahs du muppet show - suivez mon regard - fouillent déjà dans la trousse d'excommunication avant même d'entendre que le comte de Chambord n'avait pas suffisamment mûri les prédispositions activistes du duc de Bordeaux ainsi qu'en atteste une lettre du prince au vicomte de Chateaubriand postée de Vienne en 43, dans laquelle il affirmait ne pas croire au droit divin de la royauté. Enorme, pour les licteurs autoproclamés du Catafalque royal. Hélas, le prince de gouvernement, capable d'embrasser les contradictions du royaume pour les réduire ensuite, serait donc devenu avec l'âge un providentialiste contemplatif sous l'influence de sa tante¹, après le plébiscite napoléonien. Le verbe prenait tout le champ, le prince se pétrifiait-il en gentilhomme ? Gérard de Villèle s'en désole : « Par tradition familiale, je pense qu'il vaut mieux tâcher de trouver une solution plutôt que de tout abandonner »...

Les évènements du siècle montraient pourtant que la première vertu d'un prince de gouvernement en France ne pouvait être que "politique". Comme l'avait signalé Choiseul à l'avènement de Louis XVI, ça s'apprend. Espérons que la leçon sera retenue par l'impétrant d'aujourdhui au moment du rendez-vous de la France et de la royauté, et qu'il n'ira pas à Vêpres quand chargeront les dragons au Pont de la Concorde. Les ruptures constitutionnelles se gagnent à cheval, pas au prie-dieu. La bibliographie qui a permis le billet du Lien est en note (2).

Aujourd'hui il n'y a qu'un projet institutionnel complètement développé sur la table. C'est celui de l'Alliance Royale. Le Lien entame un cycle d'explication de ce projet par le rôle du Roi et celui du Haut Conseil. Heureuse initiative qui va se continuer sur plusieurs numéros. Souhaitons qu'elle soit largement débattue.
Le Lien c'est aussi douze pages.

princes Alphonse et Louis-AlphonseLe fondateur Jacques Rolain - qui me prend pour un loup, mais on m'a dit pire - revient sur la question du secrétariat politique du duc d'Anjou qui pallierait le choix de l'exil (pour raisons économiques). Le projet convoque la matérielle. C'est ce qui manque le plus à nos mouvements, littéralement castrés par l'impécuniosité. Dans son dernier volet de l'In Memoriam, Gérard Guillotel nous égrène la composition du secrétariat du prince Alphonse, qui devenait un vrai cabinet politique, plus étoffé que je ne le pensais avant. Nous nous permettons de le reprendre ici.

- Finances : comte Jacques de Pontac
- Relations avec les organisations légitimistes : vicomte Yves de Pontfarcy
- Voyages et déplacements officiels : Philippe Montillet
- Relations avec l'Institut de la Maison de Bourbon : Philippe Montillet
- Sécurité : lieutenant-colonel Boret
- Communication : Daniel Hamiche
- Etudes et recherche : Pr Jean Barbey

A côté du secrétariat, un service d'honneur était assuré par le duc de Bauffremont, président de l'institut de la Maison de Bourbon.
Le territoire était quadrillé par des secrétaires délégués, flanqués d'un ou plusieurs assistants. Leurs noms sont aussi dans Le lien.
La cohésion était assurée par le baron Pinoteau qui en répondait devant le prince.
Cette machinerie politique s'arrêtera à la mort du prince, mort qui reste suspecte comme le ressent José Maria Zavala dans son ouvrage récent "El Borbón non grato. La vida silenciada y la muerte violenta del duque de Cádiz". On en attend une traduction en français.

Reste que pour le moment, le royaume le plus vivant, s'il est vrai que le liant essentiel d'une pareille nation est fourni par l'intensité du sentiment d'appartenance et l'affection partagée pour une même idée transcendantale, c'est celui de Patagonie de Jean Raspail, royaume dont nous fêterons le 150° anniversaire de sa fondation, le 18 septembre 2010 à Tourtoirac, où repose SM Orélie-Antoine Premier. On y reviendra dans Royal-Artillerie.

LLL : 6 numéros par an
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Le Lien Légitimiste
Petit-Prix
37240 La Chapelle-Blanche-St Martin

- règlement par chèque établi à l'ordre du Lien Légitimiste -



Note (1) : Madame Royale, Marie-Thérèse, duchesse d'Angoulême puis comtesse de Marnes, sa mère de substitution
Note (2): bibliographie récente sur Chambord :
- L'Enigme par Philippe de Saint-Robert (Valeurs Actuelles 3810)
- Le Journal par Philippe Delorme (FX de Guibert)
- Le Comte de Chambord par Georges Poisson (Pygmalion)
- Le Comte de Chambord par Daniel de Montplaisir (Perrin)
- Henry V par Christine de Buzon (Albin Michel)




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