25 mai 2015

Miscellanées de Mai


Il m'est difficile de comprendre comment les Français de ce temps arrivent à supporter l'odeur et le bruit de notre régime politique. A moins qu'ils ne s'en foutent carrément, ce qui serait peut-être sage précaution pour lui survivre malgré tout. Car il va tomber. Tomber comme l'Ancien régime bouffé aux mîtes, comme la monarchie de Juillet vampirisée par ses commettants, comme la III° République noyée dans le purin du Front populaire, comme la IV° emprisonnée dans les petits jeux de couloirs.

Le gavage toujours pas interdit en France

La directrice de l'Institut national de l'audiovisuel, congédiée comme un domestique malhonnête pour avoir gratté plus que de raison sur les notes de frais, vient d'être récupérée au sein de la même mouvance par Mme Pellerin et occupera un poste de gestion des emplois créé spécialement pour asseoir ses compétences et continuer sa carrière juteuse. La liste est trop longue des postes de gavage d'oies créés par la République pour nourrir ses thuriféraires, on trouve sous ses ors les maris, compagnes ou compagnons, fils et filles de la parasélite régnante. Même le mari de Mme Belkacem, Boris Vallaud, est sur le payroll de l'Elysée comme secrétaire général adjoint, grâce à son réseau de la Promotion Senghor de l'ENA. Chaque promotion de la fabrique des robots-pensants tourne au gang ! Dans cette époque si difficile pour le pays, les gorets démocratiquement élus se vautrent dans la bauge comme jamais. Le roi des cochons roses prend même l'avion pour aller voter dans une circonscription où il n'habite pas, qui ne l'a pas vu naître non plus, juste pour serrer des mains reconnaissantes à son endroit ! C'est cher le bain de foule. On pourrait en faire dix pages...

 

Palmyre serait tombée, la belle affaire

Palmyre 1910
Avec le mosquée des Omeyyades, la cité de Palmyre, excavée par les Français du Mandat est le diamant de Syrie. D'après ses ennemis, l'armée du tyran alaouite a calté ! D'après la propagande du régime, la vermine est tenue en respect aux portes de Palmyre (source). Quoiqu'il en soit, s'ils sont là, c'est bien que l'armée de l'air syrienne n'a pu ou voulu attaquer les colonnes de l'Etat Islamique progressant à découvert en plein désert ; gardant le kérozène pour bombarder sa population civile au baril de dynamite ? Fiers guerriers qui ont anéanti deux cent mille compatriotes et fuient maintenant comme des lions ! Des cinq frontières du pays, le régime ne contrôle plus que celle du Liban et les ports (source).
Ceux qui, comme ce pauvre monsieur Myard, veulent surfer sur la planche pourrie d'el-Assad, vont-ils comprendre enfin que ce type ne défend que lui-même et son clan ; et que la sûreté toute relative des zones gouvernementales est aux mains des Pasdarans iraniens et du Hezbollah libanais ? Les Alaouites du peuple ne font plus bloc, ils ont compris qu'ils mourront jusqu'au dernier pour le président-oculiste et sa Marie-Antoinette. On devrait d'ailleurs se demander pourquoi Vladimir Poutine ne fournit pas au régime ami la couverture aérienne dont il aurait besoin pour casser l'Etat Islamique, alors qu'il la propose au régime de Bagdad dans l'affaire de Ramadi ! À voir reculer son allié partout, la Russie n'y croit pas. Ces infanteries arabes ne valent pas grand chose, laissant derrière elles leurs stocks d'armes et munitions pour courir plus vite. Aucune n'a tenu le choc, à l'exception notable du Hezb sous le pilonnage israélien de 2006, mais il ne manœuvrait pas.

 

... c'est ma cousine !

Les historiens se demanderont pourquoi dans des postes clés comme l'Education nationale et la Justice, le président Normal a mis l'Imcompétence majuscule aux manettes. Pour avoir l'occasion d'arbitrer les âneries dans le plus pur style de la Synthèse solférinesque ? Concernant Christiane Taubira cela reste un mystère, tant le ministère résonne de ses hystéries imprévisibles qui font défiler ses collaborateurs à grande vitesse. Pour madame Belkacem, que rien ne destinait à l'emploi - elle n'a pas le bagage, loin s'en faut - on peut la dédouaner en partie au débit du staff de pédagogistes fous qui règnent en maîtres rue de Grenelle et qui parviennent chaque fois à imposer leurs délires. Le tintamarre que provoque la réforme du collège dans les rangs de l'UMP ne portera pas à conséquence si ces gens revenaient au pouvoir, ils arrondiront les angles et ne changeront rien aux dispositions retenues, comme il en fut des funestes 35 heures. Il est vain de compter sur un détricotage post-électoral de l'aventure socialiste, le programme de la droite n'a aucune colonne vertébrale et si peu de convictions !

 

Trading sacré

Les géostratèges que le monde nous envie établissent aujourd'hui l'Etat islamique entre l'Euphrate et le Tigre, lui reconnaissant les bénéfices d'exploitation de champ pétrolifères et gaziers. Tous les revenus de l'EI proviendraient de là et sont affectés majoritairement aux dépenses de fonctionnement. La Défense n'est pas abondée depuis que Daech a récupéré tout l'équipement militaire de la province de Ninive que les Américains avaient donné à l'armée de fonctionnaires chiites d'Al-Maliki, le désastreux président de Bagdad, viré non sans difficultés en 2014. Question : qui achète les produits et comment sont-ils livrés ? La carte nous indique que s'ils ne sont pas consommés sur place, ils passent obligatoirement la frontière turque, même si la Turquie n'est pas impliquée par elle-même. La chaîne de contrebande est tout ce qu'il y a de classique, collection des quantités, passage physique de la frontière, livraisons aux grossistes qui détaillent. On en sait un peu plus par ici. Le contenant privilégié sont les fûts et bidons, roulables, portables et même discrets ; le camion-citerne rarement en dehors du territoire de l'EI. Sans bases de calcul très sûres, on pense néanmoins que l'EI collecte ainsi un million de dollars quotidiennement.
Intercepter le trafic convoquerait des moyens de police et douane bien plus utiles ailleurs - on est en pays kurde. Les autorités turques qui sont parfaitement au courant, considèrent cyniquement que ses ressortissants s'approvisionnent à moindre frais et que le débouché, vital pour les Freux, les protège.

 

Rohingya et Bengalis

Comptage de Rohingya par la Marine thaïe
La bonne conscience occidentale est choquée de la gestion des migrants dérivant en Mer d'Adaman. Les marines birmane, indonésienne, thaïe et malaisienne défendent leur côtes jusqu'à envoyer par le fond des bateaux vides au canon. Elles ont "oublié" de demander la permission aux Nations-Unies et on ne voit pas qui viendrait le leur reprocher. Le principe appliqué est de refouler en haute mer les bateaux non déchargés vers les eaux territoriales de départ, sinon vers le voisin, en fournissant des bouteilles d'eau aux gens. Noyades et maladies n'attendrissent pas les coeurs sauf peut-être ceux de pêcheurs-pirates du Détroit de Malacca qui volent au secours des malheureux pour en tirer ce qui peut représenter encore quelque valeur. La vie est en Asie une fenêtre d'opportunités des espèces animales dont la nôtre, et certainement pas un "sacrement". S'y ajoute l'aspect présentable de la personne, l'habit faisant là-bas le moine ! Aussi leur approche est-elle bien différente de la nôtre, compassée et faux-cul. Je pense que M. Bernard-Henri Lévy devrait faire une mission d'intermédiation entre la crasse et le cynisme, ou faire un selfie avec Aung San Suu Kyi, prix Nobel anti-muzz de la Paix. Bonne chance.

 

Addendum

En ce mois de mai, la Chine communiste a réitéré ses menaces d'expulsion des forces américaines de "sa" Mer de Chine méridionale pour régionaliser les conflits de souveraineté qu'elle attise, et ce faisant accroître son poids de négociation non négociable. Mais cela mérite un billet à soi seul... au premier coup de canon.



♫ Joli mois de mai,
Quand reviendras-tu
M'apporter des feuilles, m'apporter des feuilles ?
♫ Joli mois de mai,
Quand reviendras-tu
M'apporter des feuilles pour tala tutu ♫


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18 mai 2015

Brexit or Not To Be !

Au lendemain de la victoire des Tories aux Communes, j'ai été très surpris de l'agressivité à l'antenne d'un économiste officiel, d'ordinaire si bonhomme, qui vouait la Grande Bretagne aux gémonies et annulait d'un trait les prétendus succès de la coalition sortante. Alors j'ai compris que l'économiste officiel grassement payé au mois - c'est Elie Cohen - se sentait insulté par la prétention britannique à mettre en débat sérieusement la voie de la longue marche vers la fédération des Etats-Unis d'Europe.
Incapable de projeter aucune alternative heureuse puisqu'il lui est impossible de s'arracher au sillon européiste, le génie des amphithéâtres s'obstinait à développer les fondamentaux britanniques existants dans tous leurs travers, si tant est qu'il les prît tous. J'ai alors ressenti de la pitié pour un con ! Normalement sur scène, la régie lance là le Requiem de Gainsbourg. Je vous le mets quand même ?



La Grande Bretagne a ceci d'original qu'elle déroute toujours ceux qui veulent s'en repaître. On ne donnait pas cher de l'Angleterre quand l'Invincible Armada de Philippe II se mit en lignes de combat en 1588 ; les préparatifs d'invasion lancés à Boulogne en 1805 par Napoléon Ier montraient à tous où se poseraient les lauriers de la fortune ; plus tard, même Göring avait compris que c'en était fini de la morgue anglaise quand la France fut couchée ! Et ben non ! Monsieur Cohen a séché les cours d'histoire. Oublions-le.

Certes le vieux combat de l'archipel britannique contre le continent se s'est jamais éteint complètement. Mais alors qu'il convoquait toujours la France de la vieille monarchie, il se passe aujourd'hui entre le IV° Reich revenu, avatar moderne de la Prusse de Frédéric le Grand, et la thalassocratie de référence qui va encore nous surprendre. Nous, les phraseurs, nous avons disparu. C'est facile à comprendre, déjà, car l'histoire du futur n'est tracée nulle part, elle est faite d'hommes : qui est David Cameron ?

C'est un fils de la gentry anglaise qui n'a pas que des origines aristocratiques. C'est un aristrocrate pur sang, au CV impeccable, éduqué dans l'emploi (source), avec une vision du monde, une spiritualité, de ceux qui ne courent jamais sous la pluie.


David rentre au Ten avec son épouse, pas avec une p...

Qu'avons-nous en face ici ? François Hollande ? Manuel Valls ? Michel Sapin ? Pierre Moscovici ? Ajoutons Nicolas Sarkozy pour faire le poids. Ce n'est pas que nous souffrions d'un déficit d'élite, mais notre système politique sélectionne les médiocres, la plupart issus de la fabrique des robots de Strasbourg, l'ENA. Le dernier chef d'Etat français qui lisait de la littérature est François Mitterrand ! Nos élites sont "ailleurs". Il est inutile d'épiloguer sur ce plan.

Ce n'est pas pour autant que David Cameron aura la partie facile avec l'Allemagne et ses alliés de circonstance, la France et l'Italie. Il veut établir clairement une confédération européenne dont le coeur battant restera le Marché commun, alors que les continentaux veulent marcher à la fédération politique, quitte à diviser le groupe en plusieurs sous-groupes de vitesses différentes. En fait, et sans y faire référence continûment, ils clonent les Etats-Unis d'Amérique avec des spécificités cosmétiques locales. Mais l'anglais règne déjà en maître à Bruxelles, un signe qui ne trompe pas sur le mouvement de fond.

Si les choses tournent mal, au-delà des calculs "avantages et inconvénients" des comptables en lustrines, la Grande Bretagne pourrait ne pas partir seule. Le Danemark, l'Irlande pourraient être intéressés - ils forment déjà le trident rétif*, et les Pays Bas aussi, qui ont voté "non", comme la France à la constitution giscardienne. Ce groupe très maritime peut intéresser la Norvège et l'Islande qui ne sont pas de gros PIB mais de grandes ZEE (zones économiques exclusives maritimes), et revenir immédiatement dans le jeu par derrière en s'intégrant au TAFTA qui reste positionné au coeur du trafic dans le plan mercantile anglo-saxon ; sans avoir à traîner de casseroles de politique étrangère comme la Commission européenne les crée à longueur de temps.

Rien n'est joué et le combat anglo-allemand peut desserrer les mâchoires du piège à cons, à la réserve près d'une stratégie cachée de Berlin telle qu'en prêtent aux Allemands des gens aussi divers que Pierre Hillard, Jean-Luc Mélenchon ou Marc Fiorentino qui pour sa part verrait bien un couplage Brexit-Grexit à l'instigation des Huns. Mais personnellement, j'opterais pour la thèse d'une primauté de la Deutschland AG en toutes choses. Le Brexit ne lui coûte rien, l'inverse non plus.

Puisqu'on a ouvert la boîte à gifles, on va terminer par un Rule Britannia de derrière les fagots :



(*) Le Royaume-Uni, le Danemark et l'Irlande bénéficient d'une clause OPT OUT dans les domaines d'asile et d'immigration, et spécialement la GB dans ceux de la monnaie commune, de la Justice, police et Défense (DK aussi).
Cf. la Wikipedia en six cartes sur les op-outs européens.

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11 mai 2015

Jean-Marie Le Pen, une inconséquence gratuite


Que n'est-il resté ainsi ?
Aux grands mots, les grands naïfs. Le fondateur du seul parti nationaliste d'après-guerre qui ait percé, grâce au jeu de pouvoirs du président Mitterrand, est débarqué de la phase évolutive d'une structure qui se met pour la première fois de son histoire en situation de pouvoir gouverner le pays.
C'est la revanche "posthume" de Bruno Mégret qui avait sué sang et eau pour construire une machine politique de conquête, machine vite déraillée par un démagogue jadis génial dont les trétaux étaient le seul aboutissement. Les analyses prédirent par deux fois une victoire à l'arrachée du Front national dans la région PACA, que le candidat indépassable s'acharna à détruire par des rugissements qui n'étaient plus de son âge. Et pourtant ! Dans son intimité, Jean-Marie Le Pen a su montrer une certaine classe, une capacité d'analyses froides et pertinentes, une vraie convivialité jusqu'à parfois de la retenue. Mais comme Charles Aznavour, il lui est impossible de passer la rampe, quitter les planches, remiser les provocations de théâtre. Que ne s'est-il jeté dans l'écriture de ses mémoires ! Il serait aujourd'hui un vieux monsieur considéré bien au-delà de sa zone de chalandise. Au lieu de quoi, il casse le jouet.

C'est ce syndrome de l'acte manqué que le bureau politique frontiste est en train d'évacuer, à juste raison s'il veut régner un jour. Avec une presse hostile, comment passer sur le ventre d'une démocratie de pillage généralisé si l'on crie sur les toits des #durafourcrematoire ou des #chambresagazledetail(qui tue) ? Il y a un minimum de conventions à respecter dans le débat politique et parmi l'establishment qui y participe et que l'on veut malgré tout rejoindre. Les refuser revient à s'en exclure et donc jouer sur l'illusion d'un combat mais ne pas le mener pour de vrai. On ne peut être président de la Corpo de Droit jusqu'à la fin de sa vie. Vendredi 1er mai, j'ai vu surgir à l'Opéra un diable rouge, les poings au ciel, un vieux gamin de quatrevingt ans qui était venu faire chier sa propre fille et son staff ! Pourquoi ?

Est-il une seule fois venu à l'esprit du Menhir que des gens cotisaient à son parti, lui donnait du temps et parfois beaucoup d'argent pour améliorer leur vie ou celle de leurs enfants ? Ses foutaises de potache attardé ne les font pas rire car, eux, sentent très bien combien ces outrances sont préjudiciables au succès de leurs idées. Il ne suffit pas de les promulguer, de les partager, faut-il aussi les respecter !

Que lui importe un succès aux élections régionales dont il ne sera pas la vedette. Au congrès de destitution, il veut l'estrade, les micros, les caméras pour se défendre en public, quels que soient les dégâts médiatiques. Le dernier show, son dernier show, celui où explose la rampe à l'applaudimètre ! Pour dire ou laisser pire encore derrière lui que ses éructations douteuses sur les "réalités" de l'histoire ? Il ne lui viendrait pas à l'esprit que pour accéder à la division 1, ce parti a besoin de s'affranchir des remugles d'un passé qui n'intéresse plus son électorat potentiel ? Vendredi 8 mai, les trottoirs des Champs Elysées étaient vides aux cérémonies du matin.


... ou bien ainsi ?


Et c'est (déjà) l'épithète : "Gratuite". Le Front fera des scores impressionnants aux prochaines élections régionales et pourra même cueillir une région avec la loi électorale de la prime au premier, mais il ne gouvernera pas. Son programme le coupe de la classe moyenne active dans son volet anti-européen. Ce qu'un archipel comme le Royaume-Uni et ses dominions peut se permettre désormais (chapeau bas, Mr Cameron!), la France ne le peut pas. Les Britanniques et leurs cousins sont issus d'une thalassocratie ouverte sur le monde, et ce dont le continent berlinisé les privera sera bientôt compensé par ce "reste du monde" qui parle sa langue et utilise ses codes sociaux.

En France, le tricot est à maille trop serrée, tous les acteurs économiques se braqueront contre une sortie de l'euro, à défaut trafiqueront dans la monnaie européenne même sur le marché domestique comme l'Iran des mollahs le fait en dollars. A quitter les institutions européennes, des pans entiers de l'économie française se lézarderaient pour disparaître, et les adversaires du Front feront campagne facilement contre ce projet, effrayant le troisième âge qui forme encore un contingent important des électeurs frontistes.

Gratuite aussi, parce que le Front n'est pas outillé pour gouverner. Il ne suffit pas d'avoir recruté Florian Philippot et deux ou trois autres apparatchiks de bon niveau. Il faut construire la pyramide politique de bas en haut avec un logiciel praticable (donc un programme intelligent) et inverser la propension à tout décider au sommet faisant ensuite suinter les décisions de haut en bas, comme à l'époque du "roi de Montretout", dérive typique d'un bizness politique familial ! Il pouvait très bien accepter que la nouvelle génération ait envie de venir aux affaires à sa façon afin de débloquer le pays un peu mieux qu'en paroles. La pratique induisant le succès d'autrui lui a toujours déplu ; Bompard, Le Chevallier en savent quelque chose ! Mais l'âge venant, il aurait dû s'apaiser, et la mise à la retraite d'un vieux garnement qui s'ennuie aurait dû être réglée en famille, même en cassant de la vaisselle. Les arguments décisifs abondent du côté de Marine Le Pen ! Je me suis parfois demandé s'il n'avait pas voulu la "nomination" de sa fille parce qu'il la jugeait de plus fort caractère que Bruno Gollnisch pour lui tenir tête et réussir enfin malgré lui (j'en parle à Sigmund). Gratuite encore parce que, suivant la loi de l'espèce, Jean-Marie Le Pen va mourir.


Un vieil acteur attend son dernier tour


Rompons les chiens. La défense de notre civilisation par un parti patriotique motive le rallye de tous les Français sincères. Réarmons les chiens. Il est très surprenant qu'à cette cause noble, des gens (mais qui en fait ?) ait associé un programme économique injouable, infusé par des professeurs payés au mois qui n'ont jamais bossé de leur vie en vrai, qui n'ont jamais misé leur bon argent dans une entreprise du secteur marchand qui leur appartienne, qui n'ont finalement jamais pris de risques mais veulent en faire prendre à la France. Le Front national réussira le lendemain du jour où il aura coupé les ponts avec ces doctrinaires contemplatifs, et se sera recentré sur le Bon Sens et l'inventivité française.

Alors, il leur fera vraiment peur !

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